SPS RASD/MAROC/LEMRABET Le Président de la
République condamne "les pratique répressives" contre Ali
Lemrabet
21.04.05
ِِِBir Lehlu (territoires
libérés), 21/04/2005 (SPS) Le Président de
la République, Mohamed Abdelaziz, a condamné "les
pratique répressives" contre le journaliste marocain, Ali
Lemrabet, interdit d'exercer son métier pendant 10 ans au Maroc,
au terme d'un verdict prononcé le 12 avril dernier par le
tribunal de première instance de Rabat.
"Nous saluons en vous votre courage, votre abnégation à
défendre vos positions et votre attachement à la
vérité", a souligné le Chef de l'Etat dans un
message adressé à M. Lemrabet, lui exprimant sa
solidarité avec son combat pour la liberté, face à
cette "terrible campagne contre votre personne pour laquelle le
Gouvernement marocain a utilisé tous les moyens (...) et a
monté une campagne chauvine tout azimut à travers des
slogans creux véhiculés par les partis politiques, les
associations et les médias (marocains)".
M. Lemrabet avait affirmé dans une interview à
l'hebdomadaire marocain, EL Moustaquil, publiée en janvier
dernier, que "les réfugiés sahraouis n'ont aucune envie
de rentrer au Maroc", contrairement à la propagande officielle
marocaine qui en fait d'eux des "séquestrés" du Front
Polisario.
"Cette pratique en contradiction avec les slogans de la
démocratie et le respect des droits humains affichés par
Rabat, n'a d'autre fin que de taire la voix de la vérité
(...) et réprimer la liberté d'expression", a
relevé le message, affirmant que le monde d'aujourd'hui "ne
tolère plus de telles pratiques dignes de la période
médiévale".
Le Président de la République affirmera qu'aucune
personne n'est habilitée à porter plainte au nom des
réfugiés sahraouis, qui, "loin d'être
séquestrés, n'ont pas mandaté qui que ce soit pour
les représenter devant les tribunaux d'un pays qui occupe
illégalement leur territoire, réprime, kidnappe et
bombarde au napalm et au phosphore leurs compatriotes et de
surcroît, maintient un rempart militaire truffé de
mines, qui divise leur pays et les empêchent d'exercer leur droit
légitime à choisir librement leur destin".
Il s'interrogera si le Gouvernement marocain, fort du
résonnement qui a condamné M. Lemrabet pour avoir
affirmé que les réfugiés sahraouis ne sont
séquestrés, n'ira pas jusqu'à vouloir
"traîner en justice tous les réfugiés sahraouis qui
affirme haut et fort qu'ils sont exilés de leur propre
volonté".
Au terme des résultats obtenus par le procès de M.
Lemrabet, "le Maroc ne peut-il pas s'imaginer d'intenter des
procès contre le SG de l'ONU, L'Assemblée
générale, le Conseil de sécurité, le HCR,
les dizaines d'organisations internationales, eurodéputés
et autres centaines de journalistes, écrivains, cinéastes
et personnalités politiques internationales de tous les
continents qui n'épousent pas cette thèse", s'est-il
interrogé.
Enfin, M. Abdelaziz exprimera le souhait de voir les espoirs de M.
Lemrabet en "des changements réellement positifs dans
votre pays, le Maroc, se réaliser pour dépasser cette
étape de répression et de terreur policière". Une
phase qui participera à édifier l'opinion publique
marocaine en toute transparence sur la nature coloniale de la
présence marocaine au Sahara Occidental et qui contribuera
à trouver une solution juste au conflit "sur la base de la
légalité internationale et principalement le respect du
droit des peuples à l'autodétermination". (SPS)