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TERRITOIRE OCCUPES/FRANCE/MME HAIDAR/VISITE

Mme Aminetou Haidar "très satisfaite" à l'issue de sa visite en France

20.10.06

 

 


Paris, 20/10/2006 (SPS) La défenseuse sahraouie des droits humains, Mme Aminetou Haidar, s'est déclarée vendredi "très satisfaite" de sa tournée en France où elle a informé de nombreuses personnalités politiques et associatives françaises, ainsi que les médias, de la situation "préoccupante" de son pays face à l'occupation coloniale marocaine.
     
De retour à Paris, la défenseuse sahraouie des droits humains avait sillonné la France où, en tant qu'acteur de la résistance civile sahraouie, elle a rencontré des députés, des élus locaux, des associations, et a animé des conférences de presse, comme au Havre et Limoges, dernières étapes d'une tournée entamée le 4 octobre à l'invitation de l'ONG Amnesty International.

Dans ces deux villes, où elle a été accueillie par les maires ainsi que par le député Daniel Paul du Havre, elle a animé des débats et des conférences de presse durant lesquels elle a dénoncé "les répressions qui martyrisent l'ensemble du peuple sahraouis actuellement en résistance contre l'occupant marocain" pour son droit, jugé à échelle internationale comme légitime, à la gestion souveraine de son propre destin.

Elle a rappelé que le peuple sahraoui compte actuellement plus de 500 disparus depuis 1975 lorsque le Maroc avait envahi le Sahara occidental. Elle a ajouté que les autorités marocaines "retiennent actuellement 37 prisonniers politiques, dont 4 défenseurs des droits humains".

Avant ces deux villes de la côte atlantique française, Mme Haidar s'était rendue au Mans, invitée par le comité de la Sarthe de l'Association des Amis de la RASD à l'occasion de la tenue de la fête du livre du Mans, la 25ème heure. La ville du Mans est jumelée depuis 1982 avec Haouza.

Le maire du Mans, Monsieur Jean-Claude Boulard, a été très attentif à son témoignage, décrivant "l'Intifada opiniâtre" de son peuple.

"Depuis 17 mois, mon pays connaît une Intifada, expression de la détermination d'un peuple qui ne supporte plus le joug colonial. Le fait dominant, c'est la jeunesse, l'ampleur et la permanence de ce mouvement pacifique", a souligné Mme Haidar à chacun des débats qu'elle a animés.

Malgré "le cordon répressif installé par les autorités marocaines" depuis  l'occupation du Sahara Occidental en 1975, "l'action des défenseurs sahraouis des droits de l'homme a réussi à briser le mur du silence, en dévoilant au monde les graves atteintes aux droits humains", a-t-elle poursuivi.

Elle a décrit "le vent de révolte" lorsque "le 21 mai 2005 à El Aaiun, l'Intifada se déclenche suite au transfert d'un prisonnier sahraoui à Agadir. Il avait rejeté la nationalité marocaine qu'on nous impose, et renvoyé sa carte d'identité".
      
"La réponse policière marocaine fut encore plus violente. Aux forces de police se sont joints les Groupes urbains de sécurité (GUS), véritables escadrons de la mort ainsi que d'autres corps. Les forces répressives marocaines saccageaient des dizaines de maisons de citoyens sahraouis. Ce soulèvement s'est répandu rapidement au sud du Maroc, où vit une population sahraouie importante, et dans les centres universitaires où étudient des jeunes sahraouis, eux aussi
violemment réprimés", a-t-elle poursuivi.

Pour elle, "la parole, trente ans confisquée, s'est libérée" et "la résistance a pris le visage d'une Intifada pacifique qui se poursuivra inlassablement".  A Paris, où elle a été aussi reçue par le sénateur Robert Bret, vice-président du groupe communiste au Sénat, elle avait également, décrit tant durant les débats publics que face à la presse, ces scènes de répression.

"Je garde beaucoup d'espoir parce qu'ils se sont engagés pour la cause sahraouie, pour le respect des droits humains au Sahara Occidental et surtout des droits du peuple sahraoui à son autodétermination, pour l'application d'un référendum qui mette fin à cette souffrance", a déclaré à l'APS Mme Haidar,
à l'issue de son entretien avec le sénateur.

Dans toutes les villes de France, Mme Haidar a souligné que "la situation est vraiment préoccupante au Sahara Occidental occupé par le Maroc". "Le peuple sahraoui y est quotidiennement réprimé dans un territoire verrouillé par les autorités marocaines qui empêche les représentants de la communauté internationale et la presse de venir s'informer de ce qui s'y passe réellement",
a-t-elle ajouté.

Mme Haidar, elle-même incarcérée, notamment de 1987 à 1991, et "torturée" pour son activité, a longuement décrit "le lot de souffrances, de répression, de brimades que subit quotidiennement le peuple sahraoui". Elle a également exposé un jeu de photographies-témoignages de ces horreurs.

La défenseuse des droits de l'Homme a aussi évoqué  "le mur de la honte" de 2.700 kilomètres qui, parsemé de 3 millions de mines antipersonnelles,  "sépare les familles sahraouies qui de ce fait vivent aussi un drame psychologique".

La militante des droits de l'homme a en outre signalé "l'accélération depuis 3 ans de la colonisation de peuplement" que subit le Sahara Occidental.

"La répression qui s'abat sur le peuple sahraoui n'est pas chose nouvelle", a-t-elle encore souligné, rappelant "les fosses communes, le napalm, le phosphate
blanc dont ont usé les autorités marocaines pour réprimer" toute velléité de "résistance à l'occupation".

"Malgré tout cela, le peuple sahraoui reste toujours attaché à son droit à l'autodétermination", a-t-elle souligné. "Il est clair que ce droit à l'autodétermination est la seule condition pour que tout cela cesse définitivement", a mis en relief Mme Haidar.

Face à l'urgence de la situation des droits de l'homme Mme Haidar a appelé la communauté internationale à « la création d'un mécanisme de protection
du peuple sahraoui".

"La défenseuse des droits humains a par ailleurs remercié l'Algérie"  pour avoir accueilli, à titre humanitaire, la population sahraouie réfugiée".

Cette visite en France entre dans le cadre d'une tournée mondiale entamée par la militante sahraouie pour sensibiliser les politiques et les mouvements associatifs autour de la cause de son peuple. Elle s'était rendu aux Etats-Unis,
Suisse, Italie, Espagne, Suède, Belgique et  en Afrique du Sud.

"Depuis que nous avons accueilli Mme Haidar en France, nous sommes fiers qu'à travers ces diverses rencontres elle a beaucoup marqué les esprits par son courage et par la manière ferme et digne avec laquelle elle a expliqué la lutte du peuple sahraoui", a affirmé Mme Régine Villemont, présidente de l'association française des amis de la RASD.
      
Ce combat a fait que la défenseuse sahraouie des droits humains a en 2006 reçu le prix espagnol ''Juan Maria Bandres'' pour la défense du droit d'asile, et le prix ''Freedom award'' aux Etats-Unis.

A l'issue de cette visite en France, Mme Haidar a indiqué qu'elle allait rentrer à El Aaiun, où elle réside, accompagnée par une délégation internationale de magistrats qui "vont évaluer sur le terrain la situation préoccupante des
droits humains" . (SPS)

010/090/700 201956 oct 06 SPS

 

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SPS
RASD/UE

Le Polisario demande à l'UE d'intervenir pour mettre fin à l'oppression au Sahara Occidental  

 

 

 


Bruxelles, 20/10/2006 (SPS) Le front Polisario a demandé à l'Union européenne
d'intervenir en « urgence » pour mettre fin aux violations des droits de l'Homme et « l'oppression de toute forme d'expression » dans les territoires sahraouis.
       
Dans une lettre aux dirigeants des institutions européennes, le ministre, conseiller à la Présidence, représentant du Polisario en Europe, Mohammed Sidati, a affirmé que la  persistance des violations des droits de l'homme dans les territoires du Sahara Occidental, a atteint aujourd'hui «des proportions inégalées n'épargnant aucune frange de la société », ce qui requiert une « intervention urgente de L'Union Européenne».

L'un des fondements des traités de l'Union argue-t-il,  est le respect des droits de l'homme et qui est une « condition préalable  pour tous les pays ayant conclu des accords avec celle-ci, tel le Maroc ». Aussi, demande-t-il à l'UE d'opposer les clauses de l'accord d'association qui lie le Maroc à l'UE, notamment les articles engagent au respect des principes des nations unies et le respect des droits de l'Homme.

La Commission et le Conseil de l'Europe « doivent mettre fin aux agissements
du Maroc qui fait de la répression sa stratégie d'occupation du Sahara  Occidental», ajoute le message de M. Sidati qui estime que Rabat « ne peut échapper indéfiniment à la légalité internationale en continuant à nier  au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination ».

Le représentant pour l'UE du Polisario affirme que c'est avec la « complaisance
voire la manipulation » de certains  pays membres de l'UE,que le Maroc  « entrave» le processus de paix au Sahara Occidental en proposant, depuis quelques temps, «une pseudo solution qui s'éloigne du respect du droit du peuple sahraoui à disposer de son propre destin et contraire au droit à la libre détermination, seul et unique cadre de référence incontournable pour une solution juste et durable au conflit du Sahara Occidental ».

La « propagande » du Maroc, ajoute M. Sidati, «  ne peut plus cacher la réalité qui vient d'être étayée » par le rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme qui évoque de manière on ne peut clair  « la situation préoccupante » des droits de l'homme dans les territoires sahraouis sous occupation  marocaine.

Outre des « révélations qui accablent le Maroc » telles les arrestations, les pratiques de disparitions ou la torture, le rapport souligne clairement  «le droit d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental doit être assuré et mis en place sans attendre».

A cet effet, M. Sidati appelle l'UE à prendre des « mesures décisives» pour permettre l'ouverture du territoire sahraoui aux médias et ONG internationaux,
mettre un terme à la persistance des violations des droits humains et la libération inconditionnelle des détenus politiques, oeuvrer pour la création d'un mécanisme de protection de la population sahraouie et, enfin entreprendre  des mesures concrètes pour  la décolonisation du Sahara Occidental, conformément au droit international.

A cet égard, le représentant sahraoui a également dénoncé l'annulation par Rabat au début octobre, de la visite que devait effectuer le comité ad hoc du parlement européen au Sahara occidental.

Cependant, M. Sidati s'est par ailleurs réjouit de l'attitude de la majorité des pays membres de l'UE dont la présidence Finlandaise, pour leur vote favorable de la résolution du 4ème comité de l'ONU (décolonisation), adopté par 12 voix pour (et aucun vote contre) sur les 15 membres du Conseil de sécurité et qui réaffirme le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

En effet, rappelle-t-il, si la France, l'Espagne et le Portugal se sont abstenus (mais n'ont pas voté contre), d'autres pays importants de l'UE ont soutenu la résolution (Allemagne, Grande Bretagne, Italie  les pays nordiques la présidence actuelle de l'UE).

« C'est une grande victoire du droit international, un triomphe de la liberté sur l'oppression », malgré les manoeuvres du Maroc visant à « vider la résolution de ses éléments essentiels ».

Rabat, selon M. Sidati, a fait un pressing « vainement » auprès des 25 pays de l'Union, en se basant sur leur  « attitude floue de l'année 2004 devant la Commission de décolonisation de l'ONU.

Cette résolution contient « beaucoup de choses positives ». Le Rapport que vient de soumettre le SG au Kofi Annan au Conseil de sécurité reprend en outre, les conclusions du rapport du Haut Commissariat des Nations unies aux Droits de l'Homme sur leur violation dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc et les recommandations, clairement énumérées pour assurer la  protection des populations sahraouies.

En outre, ce rapport de l'ONU réaffirme qu'il ne saurait y avoir de solution du conflit en dehors de la mise en oeuvre de l'autodétermination et identifie les deux parties du conflit qui sont le Maroc et le Polisario.

Après « une longue période de mou, les choses bougent au niveau de l'UE», selon lui. Cette dernière a, justement, soutenu et voté à une très large majorité,
la résolution Commission de décolonisation de l'ONU.

Il émet le voeu que l'Europe, « s'engage plus concrètement dans l'application des résolutions onusiennes pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.  (SPS)

010/090/700 202003 oct 06 SPS



 

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SPS
RASD/ALGERIE/SOLIDARITE

Un comité algérien de soutien algérien appelle l'Onu à achever le processus référendaire au Sahara occidental   

 

 

 


Alger, 20/10/2006 (SPS) Le Comité national algérien de solidarité avec le
peuple sahraoui (CNASPS) a appelé vendredi le Conseil de sécurité de l'Onu à "assumer ses responsabilités en matière de décolonisation" et achever le processus référendaire d'autodétermination au Sahara occidental.

Le CNASPS "en appelle avec force au Conseil de sécurité de l'Onu pour qu'il s'engage plus résolument sur la voie devant conduire à  l'autodétermination
et à l'indépendance" des Sahraouis, indique un communiqué du Comité.

Le Comité a exprimé en outre sa "satisfaction" après l'adoption, le 13 octobre dernier, par la 4è Commission de l'Assemblée générale de l'Onu, chargée
de la décolonisation, d'une résolution appuyant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Il a souligné que cette résolution a été adoptée "à une très large majorité
politiquement significative (...) en dépit des manoeuvres de blocage du Maroc et de ses alliés, notamment la France et l'Espagne".

"Cette résolution vient une fois de plus conforter la juste lutte du peuple sahraoui et de son représentant unique, légitime et authentique, le Front Polisario, pour la réalisation de ses droits nationaux", ajoute le communiqué.

Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira le 31 octobre pour se prononcer à nouveau sur le dossier du Sahara occidental. Il devrait à cette occasion proroger
de six mois le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), qui arrive à échéance à la fin du mois. (SPS)

010/090/700 201521 oct 06 SPS



 

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SPS
GB-RASD/REFERNDUM

La Grande Bretagne réitère son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination   

 

 

 

 
Londres, 20/10/2006 (SPS) Le secrétaire d'Etat britanniques aux Affaires
étrangères, Kim Howells, a affirmé que le Royaume Uni assumera lors des débats
du Conseil de sécurité autour du conflit au Sahara occidental un rôle actif conformément à sa position soutenant un règlement juste dans le cadre des Nations unies et garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
      
La chambre des communes britannique s'apprête à organiser mardi prochain
et pour la première de son histoire, un débat en plénière sur la question du Sahara occidental en présence de la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett.

Le ministre britannique chargé du Proche-Orient, de l'Afrique du Nord et de la sécurité internationale, a fait cette annonce mercredi soir en réponse à une question du député David Drew sur les propositions de la Grande Bretagne
sur la relance du plan de règlement onusien du conflit au Sahara occidental.

Le Royaume Uni n'a formulé aucune nouvelle proposition sur "la nécessité d'organiser un référendum", a précisé M. Howells, soulignant son "soutien aux efforts du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et de son envoyé spécial Peter Van Walsum, pour convaincre les deux parties en conflit d'accepter une "solution politique permanente qui énonce le droit du peuple du Sahara  Occidental
à l'autodétermination".

Bien que rien n'indique qu'un référendum est en voie d'organisation, dira Howells, la Grande Bretagne maintient le contact avec les deux parties et tente de les encourager à respecter le processus de règlement onusien.

A une question sur l'initiative britannique pour la publication, par l'Onu du rapport du Haut commissariat des Droits de l'Homme (HCDR) élaboré par la mission d'enquête qui s'est rendue en mai dernier aux territoires sahraouis occupés, au Maroc et aux camps des réfugiés, Howells a indiqué que le Foreign Office n'a aucune proposition à faire mais son action se définira sur la base du rapport de secrétaire général de l'ONU.

Le secrétaire général de l'ONU avait appelé mercredi dans son rapport devant le Conseil de sécurité, le Maroc et le Front Polisario à revenir à la table des négociations directes "sans préalables" pour aboutir à une "solution politique juste et permanente acceptée par les deux parties et qui garantirait le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

Le soutien britannique au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination intervient au moment où le Maroc a dépêché des délégations ministérielles aux capitales des pays membres permanents du Conseil de sécurité pour éviter un nouvel échec diplomatique, avec l'amorce du débat autour de la question du Sahara occidental au Conseil de sécurité, après celui déjà accusé lors de la 4eme commission ad hoc chargée des questions de décolonisation et du HCDR.
      
Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme dans le monde publié la semaine dernière, le ministère britannique des Affaires étrangères a mis l'accent sur la nécessite de trouver "une solution politique acceptée par les deus parties" au conflit au Sahara occidental" qui inclurait le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

C'est là une position claire par rapport à d'autres qui soutiennent "la solution politique acceptée par les parties du conflit dans le cadre de l'ONU" sans citer les deux parties ou sans affirmer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
(SPS)

010/090/700 201517 oct 06 SPS


 

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