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SPS
RASD/USA

Le Gouvernement sahraoui n'a pas l'intention de menacer les intérêts américains (officiel)

20.10.05


 

 

Bir Lehlu (territoires libérés), 20/10/2005 (SPS) Le Gouvernement sahraoui n'a pas l'intention de menacer les intérêts américains en encore moins les ressortissants des Etats Unies d'Amérique, a indiqué une déclaration écrite de l'exécutif sahraoui, parvenue par SPS.

 

"Le Gouvernement de la RASD et le Front POLISARIO qui appellent au respect de la légalité internationale réitèrent qu'il n'ont l'intention de menacer ni les ressortissants ni les intérêts américains et réaffirment leur condamnation du terrorisme sous toutes ses formes", a notamment souligné la déclaration.

 

"Le combat que mène le peuple sahraoui, depuis plus de 30 années, est une lutte de libération nationale propre s'inscrivant  dans le cadre de la légalité internationale et des résolutions des Nations unies qui toutes préconisent l'exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance", a précisé le texte. (SPS)

 

010/090/100 201634 oct 05 SPS

 

SPS
RASD/ESPGNE/ONU

Brahim Ghali: Walsum doit surtout amener le Maroc à faire appliquer les résolutions onusiennes

 

 

 

 

Madrid, 19/10/2005 (SPS) Le Représentant sahraoui à Madrid, M. Brahim Ghali, a réitéré, mercredi, que le conflit du Sahara Occidental est une question de décolonisation inachevé, estimant que la mission de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, Peter Van Walsum, consiste principalement en le déploiement des efforts nécessaire pour amener le Maroc à appliquer les résolutions du Conseil de Sécurité appelant à l’organisation d’un referendum d’autodétermination au Sahara Occidental.

 

"La question du Sahara Occidental est une question de décolonisation et il faut, par voie de conséquence, appliquer la doctrine de l’ONU en la matière", a affirmé M. Ghali, en référence à une déclaration de l’ambassadeur Walsum, dans laquelle il a indiqué que les positions des parties au conflit du Sahara Occidental sont "presque irréconciliables".

 

"Il ne s’agit pas de réconcilier les parties, il s’agit de faire appliquer la légalité internationale. Nous sommes devant une situation où il y a un envahisseur et un envahi, un agresseur et un agressé, un colonisateur et un colonisé", a fait remarquer le diplomate sahraoui, dans une déclaration à l’agence de presse algérienne, APS.

 

Le peuple sahraoui "souffre depuis 30 ans, parce que la communauté internationale n’a pas assumé ses responsabilités. La prolongation des souffrances d’un peuple est un crime impardonnable", a-t-il déploré.

 

Le délégué sahraoui a souligné que si durant la prochaine période de prorogation du mandat de la MINURSO aucune perspective de solution au conflit, tenant compte du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, ne se dessine, le Front POLISARIO sera, alors, amené à "réfléchir sur l’attitude qu’il a adoptée ces dernières années", précisant que cette réflexion n’exclura pas l’option du retour à la "lutte armée".

 

Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait réaffirmé, lors de son entretien avec l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, l’ambassadeur, Peter Van Walsum le 14 octobre dernier à la Présidence, l’attachement du Front Polisario à une solution pacifique du conflit qui oppose le Maroc au peuple sahraoui, soulignant que "Le Plan Baker demeure la solution politique optimale" pour la décolonisation du Sahara Occidental, a indiqué le Ministre de l’Information, Sid Ahmed Batal à SPS.

 

"L’application du Plan de paix est dorénavant un défi que l’ONU se doit de relever", avait précisé M. Abdelaziz à son hôte, exprimant la préoccupation du Front Polisario du manque de volonté politique chez le Gouvernement marocain, "qui refuse toujours d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU relatives au conflit", a ajouté la même source. (SPS)

 

060/090/700 201624 Oct 05 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES/GREVE DE FAIM

Les prisonniers politiques sahraouis reprennent leur grève de la faim ce jeudi

 

 

 

 

El Aaiun (capital occupée de la RASD), 20/10/2005 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel Negra (prison noire) à El Aaiun ont décidé de reprendre leur grève illimitée de faim, qu’ils ont suspendu provisoirement le 29 septembre après 51 jour en grève, en raison de "l’escalade dans la répression marocaine contre les prisonniers politiques et leurs familles", et pour dénoncer le manque de volonté, chez le Gouvernement marocain, de respecter ses engagements contractés avec les prisonniers grévistes de satisfaire tous leurs revendications, a indiqué jeudi un communiqué rendu public par les détenus sahraouis.

 

"Depuis le 17 octobre, les autorités pénitentiaires de la Carcel negra à El Aaiun ont opté, de nouveau, pour l’escalade visant à nous retirer tous no acquisitions en adoptant des mesures et des actes de violence contre les prisonniers et leurs familles", a souligné le communiqué, ce qui a poussé la totalité des prisonniers politiques sahraouis à cette prison à déclaré leur décision de reprendre la grève de la faim ce jeudi 20 octobre.

 

Les signatures du communiqué ont fait état de plusieurs violations de leurs droits par les autorités marocaines, qui n’ont pas hésité à inciter les gardiens et tortionnaires marocains de la prison à "attaquer les prisonniers politiques en scandant des slogans chauvines contre le peuple sahraoui, essayant de diviser les prisonniers, torturant quelques uns d’entre nous et ont même emprisonné 3 prisonniers politiques dans la cellule de châtiment ‘cachot’", a souligné le communiqué.

 

"Même nos familles, venu pour nous rendre visite n’ont été épargné de cette répression. Elles ont été victime d’une attaque de la part des agents du Groupe Urbain de Sécurité (GUS) causant plusieurs blessés", a indiqué le communiqué faisant référence à la brutale intervention des autorités marocaines contre une manifestations pacifique organisée lundi par les familles des prisonniers en face de la Prison noire.

 

Entamant leur grève de faim le 8 août dernier, pour réclamer le respect des libertés fondamentales au Sahara Occidental et l’autodétermination de leur peuple ainsi que leurs droits de prisonniers politiques, 37 détenus politiques sahraouis avaient annoncé la suspension provisoire de cette grève, qui a durée plus de 50 jours dans le différentes prisons marocaine, à la Carcel negra à El Aaiun, Oukacha à Casablanca et à la prison locale de la ville marocaine d’Ait Melloul, rappelle-t-on.

 

Les grévistes dont plusieurs ont laissé des plumes dans cette action avaient renouvelé leur "attachement vigoureux au principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et appellent l’ONU à urger pour le mettre en œuvre", ainsi que leur valorisation du "large mouvement de solidarité qui a couvert toutes les contrées où se trouve le peuple sahraoui et à laquelle ont pris part des organisations et des organismes internationaux de poids", avaient-t-ils souligné dans un communiqué annonçant cette suspension de grève.

 

Une grève qui "n’aurait du pas avoir lieu n’aurait été la persistance de l’Etat marocain dans les violations de droits de l’Homme, l’atteinte à la dignité, et son obstination à avilir les Sahraouis et les humilier à travers une politique systématique, toujours en vigueur, de répressions, d’emprisonnements, de tortures, de procès iniques et d’enlèvements à l’intérieur même des prisons, qui rappellent les procédés de l’invasion militaire et l’annexion par la force du territoire sahraoui vers la fin de 1975", avait-t-ils tenu à préciser dans le même communiqué. (SPS)

 

060/090/000 202337  Oct 05 SPS

 

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