SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES
Les prisonniers politiques sahraouis en grève de faim "ont atteint un état de santé critique" (activistes)

20.08.05




El Aaiun (territoires occupés), 20/08/2005 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis, en grève général de faim depuis déjà 11 jours, "ont atteint, dans leurs majorité, un état de santé critique", a déclaré un activiste sahraoui des droits humains, estimant que l’Etat colonial continue à ignorer les revendications légitimes de ses prisonniers en violations de toutes les conventions des droits de l’homme.

"7 grévistes ont perdu connaissance hier (jeudi 18 août) à savoir MM. Abd Errahman Bouguarfa, (numéro de prisonnier) n: 26225, 53 ans et père de 10 enfants, Hassana El Meki, 44 ans  (n: 24373), Hamma Achrih (n: 26128), Nafaa  Bouchama (n: 26144), Elhousain  Ndour (n: 26136), Lahcen  Zraiguinat (n: 26126) et Abdelaaziz Day (n: 26137)", a indiqué la même source, exigeant l’anonymat pour des raisons de sécurité.

"Au lieu de revoir ses politiques répressives barbares contres la population sahraouie et contre les prisonniers politiques, qui n’ont, après tout, que refusé l’occupation illégale de leur pays et réclamé leur droit à l’autodétermination, le Gouvernement marocain persiste dans son escalade de répression et laisse les prisonniers politiques sahraouis en grève de faim mourir à petit feu, de faiblesse, de faim et des conséquences de la torture et du mauvais traitement qu’ils ont subis dans les différents centres marocains de torture à El Aaiun", a ajouté la même source.

L’activiste a d’autre part souligné que la population sahraouie se sente "délaissée, abandonnée ou même livrée par la communauté internationale à l’oppression marocaine", surtout que le Maroc continue à "torturer, arrêter et juger des activistes de droits humains et des prisonniers politiques, hors toute loi, sans que cette communauté ne bouge le petit doigt. Ces hommes et ces femmes, continue pourtant à défier l’oppresseur pacifiquement malgré tous ce qu’ils ont vécu sous l’oppression marocaine", a-t-elle affirmé.

Le prisonnier politique sahraoui, Abdelaaziz Day, condamné le 7 juillet dernier à une peine de 4 ans  de prison ferme réduite le 5 août dernier à 2 ans de prison ferme par la cour coloniale marocaine d’appel, à été transporté à l’hôpital d’El Aaiun suite à la grève de la faim, une première fois, le 10 août dernier.

Un autre prisonnier, Nafaa  Bouchama, avait perdu conscience mercredi dernier. Les autorités coloniales l’ont conduit à l’hôpital dans une voiture de l’un des tortionnaires marocain au lieu de l’ambulance. Quelques heures plus tard il fut reconduit à la prison, sans avoir eu les soins nécessaires à son état, "parce qu’il a refusé de céder au chantage de la direction pénitentiaire et arrêter sa grève", avait indiqué une source digne de foi.

Les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir)  ont déclenché, mardi dernier, une grève illimitée de la faim pour réclamer le retour de cinq activistes sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud, déportés le 1er août dernier vers des prisons marocaines dans des coffres de voitures de police sur une longue distance pour échouer dans les prisons de Ait Melloul (à Agadir-Maroc- 600 km au nord du Sahara Occidental) pour le premier et dans celle d’Oukacha (à Casablanca-Maroc plus de 1200 km au nord du Sahara Occidental) pour les quatre autres.

Le Gouvernement sahraoui avait prévenu que "le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut arriver à Tamek et à ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri", rappelle-t-on. (SPS)

060/090/ALG 200030 Août 05 SPS





SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/REPRESSION
2 nouveaux prisonniers politiques arrêtés et torturés par les autorités coloniales marocaines





El Aaiun (territoires occupés), 20/08/2005 (SPS) 2 nouveau prisonniers politiques sahraouis ont été arrêté le 14 août dernier, accusés de crimes inventés, torturés et mis en détention le 18 août, "alors que le monde entier suivait, ce même jour, avec attention la libération" unilatéral par le Front Polisario des derniers 404 prisonniers de guerre marocains, a rapporté une source digne de confiance, de l’intérieur des territoires occupés du Sahara Occidental.

Lekhlifa El Jenhaoui et Mahmoud Lehouidi, tous les deux âgés de 19 ans, ont été arrêté le 14 août 2005 a 21.00 G MT, alors qu’ils participaient à une manifestation qui a été vite réprimé par les autorités coloniales marocaines à El Aaiun. Les agents du GUS et de la Police Judiciaire (PJ) les ont torturé du 14 au 18 août, dans les locaux de la PJ à El Aaiun, a indiqué une source digne de foi à la SPS.

Pendant cette période, les jeunes gens furent présenté, le 16 août, à l’assistant du procureur du roi du Maroc à El Aaiun occupée, "qui les a ‘re-envoyé’ aux agents de la PJ pour ‘re-interrogatoire’, c'est-à-dire ‘re-torture’ et abus de leurs droits par les tortionnaires de la PJ et du GUS", a commenté la même source.

"Le 18 août, alors que le monde entier suivait avec attention et satisfaction la libération des prisonniers de guerre marocains par le Front Polisario, les jeunes victimes sahraouies ont étaient présentés, au juge colonial d’instruction", qui a ordonné leur emprisonnement dans la Carcel Negra à El Aaiun, "pour des raisons que lui seule connaît", a souligné la même source. (SPS)

060/090/ALG 200057 Août 05 SPS


SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/REPRESSION
Les autorités coloniales essayent de contraindre un jeune à un faux témoignage contre un activiste sahraoui

 

 



El Aaiun (territoires occupés), 20/08/2005 (SPS) Les agents de la DST et des autres corps répressifs marocains ont échoué dans une tentative de contraindre un jeune sahraoui, Mohamed Tahlil, à donner un faux témoignage contre l’activiste sahraoui et prisonnier politique, Hmad Hamd, a-t-on appris d’un témoignage de la victime.

Voici la traduction de son récit originalement en arabe:

"J’étais enlevée alors que je marchais tranquillement dans l’avenue Smara à El Aaiun, le lundi 15  août dernier à 17.00 GMT, par 3 agents de la DST et mis de force dans une Mercedes verte, pour atterrir dans les locaux de la police judiciaire à Colomina. Je fus aussitôt soumis à l’interrogatoire, qui ne fut en vérité que des séances successives de tortures. Je fus battu, suspendu dans plusieurs positions indescriptibles, brûlé avec des cigarettes et avec du plastic en feu, étouffé par un sac de plastique jusqu'à évanouissement, électrifié, et j’en passe.

Le jour suivant je fus soumis a d’autres séances de torture, puis des agents de la DST m’ont conduit, en début de la soirée, dans un studio équipé de cameras, et m’ont demandé sous menaces de prétendre que l’activiste sahraoui des droits humains, Hmad Hamad, qui était présent à lui aussi, est le responsable des événements d’El Aaiun, avec les autres activistes sahraouis détenus en échange de ma liberté.

Comprenant leur jeu, j’ai refusé catégoriquement de mentir. Une fois qu’il ont été sur de ma détermination de refuser ses mensonges, ils m’ont fait subir une autre fois leurs pratiques répressives.

Le lendemain, 17 août, j’ai été présenté au juge d’instruction qui a ordonné mon transfert vers la prison noire sous le numéro de prisonnier: 26449, ou je suis entrain de moisir pour des crimes que je ne connais même pas". (SPS)

060/090/ALG 200121 Août 05 SPS



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SPS
RASD/MAROC/PRISONNIERS
La France "se réjouit" de la libération par le Front Polisario des derniers prisonniers de guerre marocains

 

 




Paris, 19/08/2005 (SPS)- Paris se "réjouit du geste positif " effectué par le Front Polisario, qui a libéré jeudi, les derniers prisonniers de guerre marocains, a indiqué vendredi le ministère français des affaires étrangères, rapporté par l’Agence de presse algérienne, APS.

La France, qui "salue la libération des 404 prisonniers de guerre marocains, détenus par le Front Polisario",  se "réjouit de ce geste positif effectué avec l'entremise des Etats Unis, en liaison avec le comité international de la croix rouge", a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay.
 
Il a par ailleurs indiqué que "La France rappelle son soutien constant à la recherche d'une solution politique" à la question du Sahara Occidental, "dans le cadre des Nations Unies", a ajouté la même source. (SPS)

Le Polisario veut ainsi à travers ce geste "généreux" adresser "un message de paix" assorti d'un "appel pressant" aux Nations Unies, à l'Union Européenne, pour qu'elles "assument leur responsabilité vis a vis du drame vécu, depuis plus de trois décennies par le peuple sahraoui" et pour faire preuve d'un engagement "ferme" pour que le Maroc "mette un terme à sa répression contre les populations sans défense, libère, sans conditions, les prisonniers de guerre sahraouis ainsi que les prisonniers d'opinion, arrêtés depuis le 21 mai 2005"..  

Le dernier contingent de prisonniers de guerre marocains libérés ce jeudi comprend trois officiers, un capitaine d’infanterie motorisée, un lieutenant et un aspirant. Le plus anciens de ces prisonniers a été capturé le 14 juin 1985 à Lefkah alors que le plus récent a été capturé avec un groupe de 27 autres prisonniers le 8 novembre 1989 à Amgala. (SPS)

060/090/ALG 200130 Août 05 SPS



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SPS
RASD/MAROC/ALLEMANGNE/PRISONNIERS
L’Allemagne salue l’élargissement des prisonniers marocains et appelle à la libération des prisonniers sahraouis au Maroc

 

 



Berlin, 20/08/2005 (SPS) Le représentant du Gouvernement fédéral allemand chargé des questions du droit de l’Homme et l’aide humanitaire, Tom Kœnigs, a salué la libération, vendredi par le Front Polisario, des 404 derniers prisonniers de guerre marocains, appelant le Maroc à faire de même pour les 150 combattants sahraouis et 500 disparus qu’il détient.

"Ce geste constitue un pas très important" et constituera "une contribution très importante dans l’amélioration du climat des négociations et faire ainsi avancer, sans doute, la solution définitive du conflit du Sahara Occidental sur la base de toutes les résolutions adoptés par les Nations Unies sur ce conflit", a souligné M. Kœnigs dans une déclaration de presse publiée samedi à Berlin.

Pour l’Allemagne, à qui le Polisario a libéré 101 prisonniers de guerre marocains en 2002, "il est claire que cette opportunité doit être saisie par toutes les parties", exprimant l’espoir que "les questions qui restent encore ouvertes à propos des prisonniers politiques et disparus sahraouis au Maroc soient clarifiées le plus rapidement possible".

Berlin qui se "réjouit pour cette évolution très positive dans ce conflit qui n’a que trop duré", a réaffirmé son "soutien sans réserve en coopération avec ses partenaires de l’Union européenne, aux efforts des Nations Unies pour une solution pacifique de ce conflit".

Enfin le représentant du Gouvernement fédéral allemand a également attiré l’attention sur la tragédie du peuple sahraoui. "Parallèlement au aspects politiques du conflit, il y a aussi des questions humanitaires très urgentes auxquelles la communauté internationale est confrontée depuis plus de 20 ans tel l’approvisionnement des réfugiés Sahraouis", a rappelé M. Kœnigs.


"Estimés par le HCR à  plus que 155 000 réfugiés, ils attendent, avec passion et grande espérance depuis plus d’un quart de siècle dans le sud-ouest du désert algérien une solution définitive à ce conflit et le retour dans leur patrie", a-t-il conclu. (SPS)

010/090/000 201150 Août 05 SPS



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