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AFRIQUE DU SUD/ANC/SOLIDARITE

Fikile Mbalula: "Notre devoir est de soutenir le peuple sahraoui qui lutte toujours pour son indépendance"

20.06.06

 

 

 

(Envoyé spécial)

 

Durban (Kwazulu Natal- Afrique du Sud), 19/06/2006 (SPS) Le Président de la jeunesse du Congrès National Africain (ANC Youth League), M. Fikile Mbalula, a déclaré vendredi à Durban, lors des célébrations de la 30ème anniversaire du massacre commit par les forces de l’Apartheid en 1976 à Soweto, que le peuple sud-africain "a le devoir de soutenir le peuple sahraoui, qui lutte toujours pour son indépendance, sans réserves ni conditions".

 

M. Mbalula, qui se prononçait au stade olympique de Durban devant une concentration qui a réunit plus de cinquante milles jeunes sud-africains, venue de plusieurs régions du pays pour célébrer ce jour qui est aussi le jour de la jeunesse dans ce pays, a déclaré qu’il "est inacceptable d’accepter cette situation de colonisation, notre devoir est de soutenir le peuple sahraoui qui lutte toujours pour son indépendance".

 

Une délégation sahraouie, composée de M. Saleh Abeid, membre du Parlement Pan Africain, et M. Malainin Lakhal, Secrétaire général de l’Union des Journalistes et écrivains sahraouis, a participé à cette événement, et fut l’unique délégation internationale invité à joindre la présidence de l’événement et s’est prononcé devant la jeunesse sud-africaine dans un discours qui a ému l’audience. (SPS)

 

060/DURBAN/000 200956 Juin 06 SPS

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SPS

AFRIQUE DU SUD/ANC/SOLIDARITE

Une délégation sahraouie en visite en Afrique du Sud pour commémorer l’anniversaire du massacre de Soweto

 

 

 

 

(Envoyé spécial)

 

Durban (KwazuluNatal- South Africa), 20/06/2006 (SPS) Une délégation sahraouie a entrepris une visite de trois jours en Afrique du Sud depuis le 13 juin 2006, pour participer aux célébrations par la jeunesse du Congrès National Africain (ANC Youth League) du 30ème anniversaire du massacre de Soweto commis au 16 juin 1976 par le système de l’Apartheid.

 

La délégation sahraouie, composée de M. Saleh Abeid, membre du Parlement Pan Africain, et M. Malainin Lakhal, Secrétaire général de l’Union des Journalistes et écrivains sahraouis, a participé, en tant que délégation d’honneur, à une concentration organisée par la jeunesse de l’ANC au stade olympique à Durban.

 

La concentration a été dirigée par le Président de la jeunesse de l’ANC, M. Fikile Mbalula, le vice-Président du Parti de l’ANC, Jacob Zuma, le Président du Parti communiste sud-africain, M. Charles Maakula, le Secrétaire général du COSATO le plus grand syndicat au pays, M. Zwelinzima Vavi, la Secrétaire générale de l’Union des femmes de l’ANC, Mme. Bathabile Dlamini, et d’autres personnalités sud-africaines et étrangères.

 

La délégation sahraouie a été la seule délégation internationale à être appelé à joindre la présidence et s’est prononcé dans un discours qui a ému l’audience.

 

D’autre part, la délégation sahraouie s’est entretenu avec plusieurs responsables sud-africain pendant son séjours, dont le Maire de Johannesburg, Amos Mosano, qui a réitéré, jeudi 15 juin, son soutien à "la juste cause du peuple sahraouie et à sa lute légitime pour la liberté".

 

La délégation sahraouie a, en outre, effectué une visite au Royaume de Kwazulu Natal (Afrique du Sud), ou elle fut reçu par le bureau exécutive régional de la jeunesse de l’ANC, avant d’être reçu en déjeuner par la Maire de la capital du royaume, Mme. Bongi Nomuga, accompagnée par le maire de la ville de Mpofana, M. Sifiso Mkhize, en plus de la Conseillère à la municipalité de Ethekwini (district de Durban), Mme. N.J Makhanya, et d’autres personnalités.

 

La délégation a aussi entrepris une visite au cartier historique, Soweto, qui fut le théâtre du plus grand soulèvement populaire en Afrique du Sud au 16 juin 1976. (SPS)

 

060/DURBAN/000 201053 Juin 06 SPS

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RASD/HCR/APPEL

Le HCR appelle Etats et bailleurs de fonds à augmenter l'aide aux réfugiés sahraouis  

 

 

 

Alger, 20/06/2006 (SPS) Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a appelé lundi à Alger les Etats et bailleurs de fonds internationaux à augmenter l'aide humanitaire aux quelques 165.000 réfugiés sahraouis, déplorant que ces derniers soient "ignorés" et "oubliés" par une grande partie du monde.

 

"J'aimerai lancé un appel, notamment aux Etats et aux bailleurs de fonds internationaux, pour augmenter l'aide aux réfugiés sahraouis", a indiqué, dans un entretien à l'APS, le représentant du HCR en Algérie, M. Peter Van Der Vaart, à la veille de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés qui sera célébrée mardi.

 

M. Van Der Vaart a rappelé que "le problème des réfugiés sahraouis existe depuis trente ans". Il s'agit, selon lui, d'un problème de réfugiés "oublié et ignoré" par une grande partie du monde.

 

Le responsable onusien a salué le rôle "très positif" et "moteur" de l'Etat et du Croissant Rouge algériens dans l'aide fournie aux réfugiés sahraouis.

 

Le HCR tente à travers ses activités quotidiennes, a-t-il dit , de faire "sensibiliser" les Etats, les bailleurs de fonds et les organisations non gouvernementales (ONG) internationales, sur la situation "très difficile" des réfugiés sahraouis afin de leur apporte l'aide "nécessaire".

 

Les réfugiés sahraouis, a relevé M. Van Der Vaart, sont "démunis" et dépendent de l'aide internationale, assurée actuellement, en partie, par le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et quelques ONG.

 

"Le HCR a un programme d'aide de base au profit des réfugiés sahraouis portant sur plusieurs secteurs, notamment sur la santé, l'éducation et l'eau, d'un montant annuel d'environ 2 millions de dollars", a-t-il indiqué regrettant  que son organisme "n'arrive pas à le financer entièrement".

 

Concernant l'aide alimentaire, M. Van Der Vaart a révélé que le HCR envisage de mettre en place conjointement avec le PAM, d'ici à la fin de l'année, "un plan d'action pour une alimentation de qualité au profit, notamment, des enfants et des femmes", dans le but de prévenir les problèmes liés à la malnutrition.

 

Il a ajouté, d'autre part, que le HCR envisage à la prochaine rentrée scolaire 2006- 2007 d'offrir à des enfants sahraouis des fournitures scolaires.

 

Par ailleurs, M. Van Der Vaart a indiqué qu'au début 2006, plus de 2.000 personnes (611 familles environ) ont bénéficié du programme d'échanges de visites entre les camps de réfugiés sahraouis et les territoires occupés du Sahara Occidental, initié en mars 2004 conjointement par le HCR et la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso).

 

Cette opération a permis, a-t-il souligné, "la rencontre entre les members de familles sahraouies dont certains ne se sont pas vus depuis 30 ans, leur permettant ainsi de se revoir et de renouer contact".

 

Evoqué l'opération des services téléphoniques mise en place en 2004 pour joindre les populations des camps de réfugiés et les territoires occupés sahraouis, quelque 1.000 personnes utilisent par mois et gratuitement ces services.(SPS)

 

010/090/700 200931 jun 06 SPS

 

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SPS

TERRITOIRES OCCUPES/ITALIE/AMINETOU HAIDAR

Les personnalités institutionnelles et politiques italiennes assurent leur engagement aux cotés de la lutte pacifique du peuple sahraoui

 

 

 

Rome, 20/06/2006 (SPS) Les personnalités institutionnelles et politiques italiennes assurent ont assuré à Mme Aminetou Haidar, qui a achevé ce week-end en Italie sa mission d'explication et de sensibilisation sur la situation au Sahara occidental, leur engagement aux cotés de la lutte pacifique du peuple sahraoui.

 

Que ce soit en Toscane, en Emilie Romagna ou dans le Lazio, la militante sahraouie a pu mesurer l'audience et le capital sympathie de la cause sahraouie auprès des organisations et institutions italiennes, qui ont réitéré leur engagement et leur plein soutien à la lutte pacifiste d'un ''peuple qu'on veut faire oublier'' et à sa revendication légitime de vivre libre et indépendant.

 

Témoin vivant des souffrances de ce peuple et symbole de cette lutte, Aminetou Haidar, a pu constater au cours de ses nombreuses rencontres que la cause du peuple sahraoui trouve un large écho auprès de plusieurs personnalités politiques et de la société civile italienne.

 

Après le président de la Chambre des députés, Fausto Bertinotti qui avait dénoncé les violations des droits de l'homme, les tortures et la justice sommaire dans les territoires occupés du Sahara Occidental et l'inaction de la communauté internationale à mettre fin à ces pratiques, c'est au tour du vice-président du Sénat, M. Milziade Caprili de prendre une position ferme sur la question en tirant la sonnette d'alarme sur les conséquences d'un drame et les risques que pourrait connaître la région si le ''cri des sahraouis n'est pas entendu''.

 

''Il faut faire très attention et il est important que chacun de nous s'investisse et apporte son engagements pour trouver des solutions et donner une réponse immédiate et positive à une sacro-sainte exigence de démocratie et de développement formulée par le peuple sahraoui'', souligne M. Capeuli dans une lettre publiée par le journal l'Unita.

 

Après avoir fait un long rappel sur l'histoire, les souffrances et les malheurs du peuple sahraoui ''oublié'' et dont ''les revendications ont souvent dérangé les équilibres internationaux et les intérêts économiques considérables'', le vice-président du Sénat italien évoque le danger de cette "tragédie qui frappe aux portes de l'Occident'' et qui guette les nouvelles générations sahraouies.

 

''fatiguées et désorientées ils commencent à se demander si cette politique modérée et pacifique (du peuple sahraoui) est vraiment payante'', a-t-il dit.

 

''Le cri  étouffé de ce peuple trouve même ses racines dans l'histoire du peuple italien et nous interpelle contre l'injustice, la violence et les vexations'', a ajouté le vice-président du Sénat qui a appelé, à cet égard, les institutions italiennes à faire preuve davantage d'engagement pour le respect de la légalité internationale et pour mettre fin aux persécutions que vit le peuple sahraoui.

 

Même sentiment et même détermination de tous les interlocuteurs de la militante sahraouie qui a eu à rencontrer également le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés, Umberto Ranieri, le vice-président de la Chambre des députés, M. Carlo Leoni ainsi que des responsables de parties politiques et les présidents de plusieurs provinces et régions qui lui ont renouvelé leur engagement et leur solidarité indéfectible avec le peuple sahraoui. (SPS)

 

010/090/700 200940 jun 06 SPS

 

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SPS

SUD MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS/REPRESSION

Les prisonniers politiques sahraouis condamnent la tentative d'assassinat du jeune Lehmam

 

 

 

 

Inzegan (Sud du Maroc), 20/06/2006 (SPS)  Les prisonniers politiques sahraouis ont condamné lundi, la tentative d'assassinat du jeune sahraoui, Lehmam Salama Brahim Mouloud, en détention à la prison d' Inzegan, qui a été poignardé à la gorge par un prisonnier marocain de droits communs sous ordres d'un des  responsables de cette prison dénommé, Abdellatif.

 

Le prisonnier politique sahraoui, Lehmam Salama Brahim Mouloud, , a été grièvement blessée au niveau de la gorge et de l'oreille dont les premiers soins lui ont coûté quinze points de sutures, a précisé un communiqué des prisonniers politiques sahraouis publié le même jour dont la SPS a reçu une copie.

 

Devant ce crime "odieux" Les prisonniers politiques sahraouis ont appelé à l'ouverture d'une enquête sur les circonstances du crime et à faire la lumière autour de "l'inculpation des autorités pénitentiaires dans cette  agression", a ajouté le texte.

 

Ils ont en outre demandé l'évacuation de la victime vers un hôpital afin de recevoir les soins en toute urgence et son indemnisation contre les effets physiques et moraux dont il a été l'objet, appelant à l'arrestation du malfaiteur et à ce qu'il soit traduit d'urgence devant la justice.

 

Les prisonniers politiques sahraouis ont enfin appelé au transfert de leurs compatriotes à la prison d'Inzegan vers la Carcel negra d'El Aaiun pour les approcher de leur famille. (SPS)

 

020/090/110 201320 Jun 06 SPS 

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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Quatre anciens détenus politiques sahraouis reprennent le chemin de la Carcel negra et trois autres demeurent sous la torture  

 

 

 

 

El Aaiun (territoires occupés), 20/06/2006 (SPS) Quatre anciens détenus politiques sahraouis ont été incarcérés dimanche à la Carcel negra (prison noires) d'El Aaiun après leur arrestation samedi aux portes de la ville à bord de leur voiture en provenance de Boujdour et après qu'ils aient été soumis aux "tortures" dans les locaux de la police, selon un communiqué d'une ONG sahraouie locale.

 

Les détenus parmi lesquels se trouve le SG de l'Association Sahraouie Des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l'Etat Marocain (ASVGDHCEM), Brahim Sabbar, ont été sauvagement malmenés par les autorités coloniales marocaines avant d'atterrir dans la prison, ont-ils indiqué dans ce communiqué publié lundi.

 

Il s'agit notamment de MM. Ahmed Sbaai, membre du comité exécutif de l'ASVGDHCEM, Heddi Mohamed Mahmoud El Kainan et son frère Heddi Saleh, a-t-on précisé.

 

Trois autres activistes sahraouis des droits humains et ancien prisonniers politiques, Taoubali El Hafed, Hmeidat Ahmed Salem et Laroussi Lehbib, arrêtés le même jour à El Aaiun, demeurent sous les tortures et les interrogatoires dans les locaux de la police, a ajouté le texte.

 

"L'extrême gravité de la situation dans les territoires sahraouis occupés, et la situation précaire dans laquelle se trouvent les activistes sahraouis des droits humains", dont quatre ont été arrêtés récemment, ont amené le Président de la République Mohamed Abdelaziz a écrire mardi au SG de l'ONU, Kofi Annan, afin d'intervenir de manière urgente, pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis. (SPS)

 

010/090/110 201136 jun 06 SPS

 

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SPS

RASD/ONU/DROITS HUMAINS

Intensification de la répression au Sahara Occidental, Abdelaziz écrit à Annan

 

 

 

Bir Lehlu (territoires libérés), 20/06/2006 (SPS) "L'extrême gravité de la situation dans les territoires sahraouis occupés, et la situation précaire dans laquelle se trouvent les activistes sahraouis des droits humains", dont quatre ont été arrêtés récemment, ont amené le Président de la République Mohamed Abdelaziz a écrire au SG de l'ONU, Kofi Annan, afin d'intervenir de manière urgente, pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.

 

M. Abdelaziz qui espérait que "le Maroc allait mettre fin à la répression brutale et à l'intensification des exactions commises contre la population civile sahraoui", s'est montré outré par "les réactions démesurément violentes des autorités marocaines qui n'épargnent aucune frange de la société sahraouie", estimant que la répression actuelle  a atteint "des proportions inégalées depuis qu'elle vise des activistes des droits humains" (...) "réprimées parfois dans le sang".  

 

Les autorités coloniales marocaines avaient arrêté, torturé et emprisonné, le 17 juin dernier un groupe d'activistes sahraouis des droits humains aux portes d'El Aaiun en provenance de Boujdour où ils venaient de créer une branche de leur ONG.

 

Voici le texte intégral de cette lettre, dont une copie est parvenue à SPS :

 

"Monsieur

Kofi Annan,

Secrétaire général des Nations Unies

New-York.

 

Monsieur le Secrétaire général,

 

Après la visite effectuée, fin mai dernier,  par la délégation du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés et les témoignages de plusieurs organisations sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental, largement repris par les médias, nous avions cru que le Maroc allait mettre fin à la répression brutale et à l'intensification des exactions commises contre la population civile sahraouie.

 

Cependant, les événements qui ont accompagné et suivi cette visite, et notamment les réactions démesurément violentes des autorités marocaines qui n'épargnent aucune frange de la société sahraouie ont anéanti tous les espoirs,  car la répression actuelle  a atteint des proportions inégalées depuis qu'elle vise des activistes des droits humains qui ne participent même pas aux manifestations,  lesquelles  sont régulièrement réprimées parfois dans le sang.   

 

Ainsi, les autorités d'occupation marocaines ont procédé, le 17 juin 2006, à l'arrestation d'un groupe d'activistes sahraouis des droits humains venant de la ville de Boujdour et qui se dirigeait à El Aaiun. Ce groupe est composé de Brahim Sabar, ancien prisonnier politique et actuel secrétaire général de l'Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l'homme commises par l'Etat du Maroc, Ahmed Sbai,  membre du Conseil de coordination de cette Association, Heddi Kainane, ancien prisonnier politique, ainsi que son frère Heddi Saleh. L'ancien prisonnier politique, El Hafed Toubali a été, quant à lui, victime d'un enlèvement, et son sort demeure inconnu.

 

Juste après son arrestation, le groupe d'activistes sahraouis des droits humains a subi des actes de torture et des sévices de toutes sortes qui ont aggravé, notamment le cas d'Ahmed Sbai souffrant  d'une maladie cardiaque.

 

Aux manifestations pacifiques, les forces d'occupation marocaines continuent de répondre par une répression qui prend des proportions alarmantes. Les anciens prisonniers politiques  sahraouis et les activistes des droits humains, qui n'ont commis aucun crime, ni délit,  constituent, ces derniers temps, la cible toute désignée pour les autorités de ce pays qui les enferment arbitrairement à la prison « noire »  d'El Aaiun. Quelques jours seulement après la visite de la délégation du  Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme au Sahara Occidental, les forces d'occupation marocaines ont inauguré une nouvelle étape dans leur  long processus de violations des droits humains au Sahara

Occidental en mettant le feu aux différents parties du corps de Saidi Salek à l'intérieur d'un commissariat de police judiciaire à El Aaiun, et en tentant d'assassiner le citoyen sahraoui, Mohamed Boutabaa.

 

L'extrême gravité de la situation dans les territoires sahraouis occupés, et la situation précaire dans laquelle se trouvent les activistes sahraouis des droits humains, m'incitent à solliciter, de manière urgente, votre intervention pour leur libération ainsi que celle de tous les prisonniers politiques sahraouis. Aussi, nous réitérons notre appel  concernant la mise en place de mécanismes de prise en charge par l'ONU de la protection des civils sahraouis dans les territoires occupés, ainsi que la préservation de leurs droits et ce, dans l'attente de l'application du droit international et des résolutions onusiennes qui permettraient au peuple sahraoui de choisir librement son destin à travers l'organisation d'un référendum libre et démocratique.

 

Recevez, Monsieur le Secrétaire général, les assurances de ma haute et

parfaite considération.

 

Bir Lahlou, le 20 juin 2006 

Mohamed Abdelaziz,

Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique,

Secrétaire général du Front POLISARIO". (SPS)

 

010/090/100 201059 jun 06 SPS

 

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