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TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/MAROC/AFASPA/ONU
L’AFASPA: Les autorités marocaines mettent en place les ingrédients d’un génocide



20.06.05




Bagnolet (France), 20/06/2005 (SPS) "Les autorités marocaines mettent en place les ingrédients d’un génocide en incitant les civils marocains, majoritaires sur le territoire, à participer aux exactions sur des civils sahraouis", a averti l’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPPA) dans une lettre adressée au SG de l’ONU, Kofi Annan.

"C’est grave, car ces populations se sont côtoyées depuis les années 90, époque de l’installation d’une colonie de peuplement, sans que les populations opprimées n’aient été poussées à s’en prendre aux civils, qui s’emparaient des maisons ou du travail disponibles", a souligné la lettre, dont une copie est parvenue à SPS.

L’organisation s’est interrogée sur le silence de l’ONU face à ce déni de droit et aux violations flagrantes des Droits Humains. "Quel but recherchez-vous en restant muet devant cette situation et en laissant perdurer une colonisation dont les populations paient lourdement les frais", s’est indignée l’AFASPA.

Elle a en outre déploré que la presse "ne puisse faire librement faire son travail au Sahara Occidental, où nombre de journalistes ont été expulsés" et que "les délégations de parlementaires espagnols soient interdites d’accès" au Sahara Occidental.

L’AFASPA a également dénoncé "la férocité de la répression" qui s’abat depuis le 20 mai dernier sur les Sahraouis dans les villes sahraouies occupées et au Maroc.

"Arrestations, disparitions de plusieurs jours, passage à tabac, tortures, séquestrations, saccages d’habitations, autant d’atrocités sous embargo médiatique qui risquent d’embraser de nouveau la région où le cessez-le-feu instauré depuis bientôt 14 ans n’a pas débouché sur l’organisation d’un référendum initialement prévu en janvier 1992", a ajouté la lettre.

Elle citera par leur nom douze activistes sahraouis des Droits Humains "particulièrement visés dans cette vaine tentative de faire taire la voix du Droit", dont certains sont gravement blessés à la suite des manifestations du 17 juin dernier à El Aaiun, estimant que la Minurso "se doit de protéger ces défenseurs de la liberté".

"Vous devez demander d’urgence la libération de Madame Haidar qui doit bénéficier des soins nécessités par son état de santé", a martelé la lettre signée du Président de l’AFASPA, Jean Paul ESCOFFIER.

Pour M. Escoffier, "la patience d’un peuple et sa confiance dans la loyauté de l’instance internationale ont leurs limites. Le mépris affiché à l’égard des Sahraouis pour l’application d’un droit indéfectible et inaliénable selon les termes de la Charte de l’ONU n’a que trop duré".

Et "seule l’organisation rapide d’un référendum libre et sans contrainte peut permettre de sortir de la situation qui s’aggrave de jour en jour au Sahara Occidental", a conclu la lettre. (SPS)

010/090/666 201304 jun 05 SPS



SPS
TERRITOIRES OCCUPES/PRISONIERS/GREVE
Grève de faim de plus de 170 détenus politiques sahraouis à El Aaiun et au Maroc





El Aaiun (territoires occupés), 20/06/2005 (SPS) Ils sont 171 prisonniers de conscience sahraouis à déclencher ce lundi une grève limitée de faim pour réclamer "la libération immédiate et sans condition" de la militante des Droits Humains, Aminetou Haidar, gravement blessée et incacérée dans un commissariat d’El Aaiun pour sa participation aux manifestations du 17 juin dernier, a constaté SPS.

Les prisonniers répartis dans la Carcel negra (prison noire) d’El Aaiun et dans cinq prisons marocaines à Tiznit, Ait Melloul (Agadir), Sale (Rabat), Kinetra, Boulemharez (Marrakech) veulent ainsi protester contre "la  répression érigée en système par le colonialisme marocain au Sahara Occidental" et réclamer "la garantie des libertés fondamentales", selon un communiqué publié par les grévistes.

Cette action limitée à 24 heures est appelée à se poursuivre prochainement si les autorités coloniales marocaines ne se conforment pas à la légalité internationale "en organisant le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, unique voie à même de mettre un terme à la tragédie de ce peuple martyr", a ajouté le communiqué, dont une copie est parvenue à SPS.

Mme Aminetou Haidar, ancienne prisonnière politique, a été sauvagement bastonnée par le GUS dans la rue avant de la torturer au siège du commissariat de police. Elle a eu droit à 14 point de suture au niveau de la tête en plus de plusieurs autres blessures.

Ses enfants et ses parents ont été expulsés dimanche de leur maison, alors qu’elle a été présentée ce lundi au parquet du tribunal des autorités d’occupation à El Aaiun sous haute surveillance, pour lui intenter un procès hâtif illégal devant permettre de la mettre sous les verrous pour quelques temps, a-t-on indiqué. (SPS)
010/090/100 201711 jun 05 SPS


 
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TERRITOIRES OCCUPES/MEDCINS SANS FRONTIERES
Les activistes sahraouis appellent Médecins Sans Frontières à venir en secours aux victimes de la répression marocaine






El Aaiun (territoire occupé), 20/06/2005 (SPS) Les activistes sahraouis des droits humains ont lancé un appel désespéré à l’organisation internationale, Médecins Sans Frontières (MSF), pour venir en secours aux victimes de la répression marocaine, "subie par la population sahraouie au Sahara Occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines", a indiqué un communiqué publié lundi par les activistes.

"Nous appelons l’organisation MSF à intervenir en urgence pour fournir les soins médicaux nécessaires aux citoyens sahraouis" (…) "exposés aux arrestations, enlèvements, tortures et traitements inhumains", et comptés en de centaines de blessés, qui "n’ont jamais eu de soins" médicaux depuis le déclenchement "de l’Intifada de l’indépendance" le 21 mai dernier, a écris le texte.

Les autorités marocaines empêchent les blessés, par plusieurs moyens, de se rendre aux hôpitaux. "Pis encore, les services de sécurités, utilisent les ambulances pour enlever et torturer les citoyens sahraouis", et arrêtent les blessés qui prennent le risque de se rendre aux hôpitaux, ont ajouté les activistes.

Parmi les blessés, "figurent des activistes sahraouis des droits humains, ainsi que des prisonniers politiques dans la prison noir d’El Aaiun, enlevés lors de manifestations pacifiques populaires, tenues dans la région depuis le 21 mai 2005". Ces activistes sont tout particulièrement visés et privés des soins nécessaires, ce qui peut nuire à leurs états de santé dans le futur.

"Les autorités marocaines ont même procédé à l’intimidation des médecins et infirmiers sahraouis, travaillant dans des cliniques privées, les empêchant de fournir les soins préliminaires aux victimes de la répression", a encore ajouté le texte.

Depuis le 21 mai dernier, de violents affrontements ont eu lieu entre les forces marocaines de répression et les Sahraouis, qui réclamaient le respect des droits humains et le droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Des affrontements qui se sont soldés par des dizaines de blessés, de prisonniers et disparus à El Aaiun, Smara, Boujdour, Dakhla (Sahara Occidental) ou à Rabat, Marrakech, Agadir, Casablanca (Maroc), rappelle-t-on. (SPS)

060/090/000 202152 Juin 05 SPS


 
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