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RASD/GUINEE BISSAU

Le président du PAIGC renouvelle le soutien de son parti à l'indépendance du peuple sahraoui

20.05.05

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 20/05/2006 (SPS) Le président du Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée Bissau et du Cap vert (PAIGC), Carlos Gomez Junior, a renouvelé le soutien de son parti à "l'autodétermination du peuple sahraoui et à son indépendance", au cours d'une audience avec le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, vendredi au siège de la Présidence.

 

"Nous continuerons à soutenir le combat légitime du peuple sahraoui pour sa liberté et son indépendance", a indiqué le dirigeant du parti d'Amilcar Cabral à la presse nationale,  ajoutant qu'il a été "très surpris agréablement par le haut degrés d'organisation de la République sahraouie".

 

Les entretiens avec le Président Mohamed Abdelaziz ont porté sur les voies et moyens de "renforcer les relations excellentes d'amitié et de coopération qui ont de tout existées entre le PAIGC et le Front Polisario dans leur combat commun contre le colonialisme", a révélé le dirigeant du principal parti d'opposition en Guinée Bissau.

 

"Nous ne manquerons pas une occasion de défendre la cause légitime du peuple sahraoui au sein des forums régionaux et internationaux", a promit M. Junior à la fin de cette audience assistée par M. Khattri Adouh, membre du secrétariat national, responsable de l'orientation politique du Front Polisario, Daf Mohamed Fadel, secrétaire général de la Présidence, Mohamed Mezine, Président du Conseil constitutionnel et Abdadi Breika, conseiller à la Présidence.

 

Le président du PAIGC est arrivé le 17 mai dernier en visite à la RASD au cours de laquelle il a visité plusieurs wilaya et institutions et a eu plusieurs entretiens avec des dirigeants politiques sahraouis.

 

010/090/000 200943 mai 06 SPS

 

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Une ONG sahraouie regrette que la mission onusienne n'ait pas visité les victimes de la répression marocaine

 

 

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés), 20/05/2006 (SPS) Le comité pour la protection des détenus sahraouis de la Carcel negra (CPDSCN) a regretté vendredi, que la mission du Haut commissariat des droits humains, arrivée mardi dernier à El Aaiun, est restée "enfermée" durant son séjour "sans pouvoir observer in situ" la répression marocaine contre les civils sahraouis qui s'est déroulée à quelques mètres de sa résidence.

 

Le CPDSCN a en outre dénoncé les exactions policières et les tortures infligées aux citoyens sahraouis, notamment les activistes sahraouis des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental, à travers leur mise en garde à vue dans des centres de la police et les brimades, durant le séjour de la mission qui s'est achevée vendredi dans les territoires occupés.

 

Il a également interpellé toutes les instances et organisations internationales et locales pour presser le Gouvernement de Rabat à "lever l'état de siège imposé au territoire depuis 1975" et à "ne plus restreindre la liberté des activistes sahraouis des droits humains".

 

Le CPDSCN  a enfin lancé un appel à toutes les forces éprises de paix et de justice et celles des droits humains, afin de soutenir le peuple sahraoui dans son droit à l'autodétermination, saluant "les héros de l'intifada de l'indépendance".  

 

"Le Gouvernement sahraoui avait vivement regretté que les membres de la mission, depuis leur arrivée dans le territoire, au lieu de visiter toutes les localités, théâtres de violations des droits de l'homme, de rencontrer directement la population et de circuler librement, sont  restés enfermés à l'hôtel "Parador" consacrant leur temps à auditionner, selon un agenda établi par les autorités marocaines, des membres d'organisations humanitaires et politiques fictives et des représentants de l'administration coloniale sur place".

 

La mission d'enquête du Haut Commissariat des droits humains de l'ONU est attendue dans la soirée aux camps de réfugiés sahraouis dernière étape de sa visite dans la région, à la demande du SG de l'ONU, Kofi Annan, "préoccupé" par les violations des droits humains au Sahara Occidental, selon son rapport au Conseil de sécurité le 18 avril dernier. (SPS)

 

020/090/110 201001 Mai 06 SPS 

 

 

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FRONT POLISARIO/ANNIVERSAIRE

Le Président sahraoui appelle à la création de mécanismes de l'ONU pour protéger les Sahraouis contre la répression marocaine

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 20/05/2006 (SPS) Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a averti des dangers de dégradation de la situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental et a appelé en conséquence à mettre en place des "mécanismes de l'ONU" à même de " protéger les Sahraouis contre la répression marocaine" dans un souci de prévenir le massacre d'un peuple soumis depuis plus de 30 ans à une occupation coloniale implacable.

 

Intervenant lors des cérémonies de commémoration du 33ème anniversaire du déclenchement, par le Polisario, de la lutte armée, le Président Abdelaziz a appelé le Conseil de sécurité à "prendre des dispositions fermes et urgentes pour garantir la sécurité et la vie des citoyens sahraouis dans les zones occupées par le Maroc".

 

A cet égard, le Président de la République propose d'élargir les compétences de la Minurso pour s'acquitter de cette tâche" ou bien trouver d'autres mécanismes capables de garantir les libertés fondamentales du peuple sahraoui sous l'occupation".

 

Pour M. Abdelaziz, "il est inconcevable de passer outre la légalité internationale en se contentant d'une proposition coloniale marocaine qui vise à contourner un droit international sacré, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à consacrer un fait accompli colonial illégal d'une partie du territoire de la République sahraoui".

 

"Il est impossible de traiter sur le même pied d'égalité, pour leur antagonisme,  le fait accompli colonial et la légalité internationale" (...) "comme il est également invraisemblable que les intérêts économiques priment pour une complicité avec la force coloniale et la signature d'accords avec elle pour piller les richesses des peuples et fermer les yeux sur ses souffrances et son oppression", s'est-il indigné.

 

M. Abdelaziz  qui a exprimé les voeux  de son peuple de pas être contraint à "reprendre la résistance armée", a toutefois relevé que les Sahraouis sont "disposés plus que jamais à exercer leur droit à la lutte armée si cela s'avère impératif, ou si les obstacles dressés par le Gouvernement marocain arrivent à faire avorter les efforts de paix en vigueur basés sur le respect de la légalité internationale".

 

"La seule solution démocratique définitive du conflit du Sahara Occidental, étant un conflit de décolonisation, est de donner la parole aux Sahraouis en leur permettant d'exercer leur droit légitime à l'autodétermination à travers un référendum libre, régulier et transparent", a-t-il soutenu au cours de ces cérémonies de trois jours marquant aussi le 1er anniversaire de l'Intifada, le 21 mai et le 30ème anniversaire de a journée du martyr, le 9 juin prochain.

 

"Il est impératif maintenant que la Communauté internationale s'investisse davantage et avec fermeté. Le Gouvernement marocain ne peut continuer indéfiniment à avoir les coudées franches avec le soutien et la compassion de la France, pour contourner le Droit internationale", a-t-il souligné devant un parterre de cadres politiques sahraouis qui tiennent, pour l'occasion, un symposium sur l'expérience politique du Front Polisario. (SPS)

 

010/090/100 201830 mai 05 SPS

 

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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

La fille d'Aminetou Haidar agressée par les autorités d'occupation marocaine à El Aaiun

 

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés), 20/05/2006 (SPS) Les autorités coloniales de l'établissement scolaire "Ennahj" ont agressé sauvagement Hayat El Khasmi, fille de l'activiste sahraoui des droits humains, Aminetou Haidar, célèbre activiste sahraouie des droits humains, sortie de prison en janvier dernier et qui se trouve actuellement en tournée de sensibilisation en Espagne, ont indiqué des témoins oculaires.

 

Les autorités coloniales de cet établissement scolaire où étudie Hayat El Khasmi, ont reproché à la petite d'être responsable de calligraphies sur les murs de l'établissement en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que des dessins du drapeau de la RASD, ont précisé les mêmes sources.

 

Une réaction mesquine déplorable contre un enfant innocent, considéré par son entourage comme des "représailles" contre Mme Haidar, en raison de ses activités de défense des droits de l'Homme visant à "démasquer" les crimes perpétrés par le régime marocain contre les citoyens civils sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a-t-on ajouté de mêmes sources.

 

D'autre part, les citoyens sahraouis à la ville de Smara ont organisé vendredi des réceptions spontanées aux familles en provenance des camps de réfugiés sahraouis dans le cadre du programme d'échange des visites entre les familles sahraouies supervisé par le HCR.

 

Ils ont également organisé un sit-in à l'occasion de la célébration du 33ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée du peuple sahraoui pour sa liberté et son indépendance.

 

Les forces d'occupation marocaine ont "brutalement" dispersé les manifestants procédant à l'arrestation de 3 citoyens sahraouis qui n'ont pas pu être identifiés en raison de l'état de siège imposé sur la ville de Smara, selon les mêmes sources.

 

A El Aaiun les forces de répression marocaines ont arrêté cinq citoyens sahraouis dont quatre ex prisonniers politiques dans le cadre d'une campagne d'intimidation de la population sahraouie, ont indiqué les mêmes sources.

 

Il s'agit du jeune citoyen sahraoui, Taglebout Ahmed et des ex prisonniers politiques Ejenhaoui Lekhlifa, Hamdi El Karcha, Toubali El Hafed et Mahmoud Haddad. (SPS)

 

020/090/110 201800 Mai 06 SPS

SPS
FRONT POLISARIO/ANNIVERSAIRE

M. Abdelaziz à l'APS: M. Annan doit clore le dossier du Sahara Occidental avant la fin de son mandat  

 

 

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 20/05/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a appelé le Secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, à ''clore définitivement'' le dossier du conflit au Sahara Occidental avant la fin de son mandat à la tête de l'ONU, fin 2006, dans un entretien à l'APS à l'occasion du 33ème anniversaire de la création du Front Polisario.

 

''Nous demandons à M. Annan de clore définitivement la question de la dernière colonie en Afrique avant la fin de son second mandat'', a déclaré M. Mohamed Abdelaziz dans cet entretien réalisé au siège de la présidence sahraouie.

 

M. Annan ''doit demander à la communauté internationale de l'aider pour faire pression sur le Maroc et l'amener à respecter les accords qu'il a signés'', a souligné le Président sahraoui, en ajoutant que le Front Polisario, dont il est le secrétaire général, ''ne demande rien d'extraordinaire, seulement que l'ONU applique ses propres résolutions''.

 

''Les instruments adéquats pour régler le conflit du Sahara Occidental existent. Il s'agit du Plan de règlement de 1991, enrichi par les accords de Houston de 1997, et le Plan Baker. Pour nous, il ne peut exister d'alternative en dehors de ces plans pour régler le problème sahraoui'', a-t-il insisté.

 

Le Maroc, ''a annoncé en 1981 qu'il acceptait le référendum d'autodétermination, et nous avons signé avec lui le Plan de règlement de l'ONU et l'accord de cessez-le-feu, en 1991. Mais en avril 2004, il a fait volte-face en rejetant tous ses engagements, c'est une honte pour lui'', a-t-il dit.

 

"Le Maroc s'est mis au ban de la communauté internationale et celle-ci se doit de le traiter comme un Etat rebelle à la légalité internationale'', a martelé le Président sahraoui.

 

Revenant sur le dernier rapport sur le Sahara Occidental du Secrétaire général de l'ONU, le Président sahraoui a estimé que ce rapport, présenté fin avril, a constitué une ''dangereuse tentative de dévier la question sahraouie de son cadre naturel, qui est la décolonisation''.  

 

''Cette tentative, menée avec l'aide des Gouvernements français et espagnol, a heureusement échoué, grâce à l'opposition du Conseil de sécurité et la communauté internationale'', s'est-il félicité.

 

Le Conseil de sécurité, dans une résolution adoptée à l'unanimité le 27 avril, a en effet rejeté le rapport de M. Annan, dans lequel le secrétaire général de l'ONU proposait que le Maroc et le Front Polisario engagent des ''négociations directes sans préalables'' afin de ''sortir de l'impasse actuelle''.

 

''Le Conseil de sécurité a réaffirmé que le règlement de la question du Sahara Occidental était tributaire de l'application du référendum d'autodétermination. La sagesse et  la légalité internationale ont finalement triomphé'', s'est réjoui M. Mohamed Abdelaziz.

 

Le président sahraoui a toutefois rendu hommage à M. Annan pour ''les efforts qu'il a fourni'' en vue de régler la question sahraouie (nomination de M. James Baker en tant que représentant personnel, élaboration de la liste du corps électoral devant participer au référendum d'autodétermination, ...), depuis le début de son premier mandat à la tête de l'ONU, en 1997.

 

A propos du projet marocain d'accorder une ''autonomie'' aux territoires occupés du Sahara Occidental, le président de la RASD a affirmé que c'est un plan ''mort-né, la preuve en est les manifestations pacifiques continues depuis un an'', à El Aaiun, Smara, Dakhla et les autres villes sahraouies occupées.

 

Il a, en outre, appelé à la création d'un ''mécanisme onusien'' chargé de protéger les droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

 

''La situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental ne cesse de se détériorer, notamment depuis le déclenchement de l'Intifada d'El Aaiun, le 21 mai 2005'', a déploré M. Mohamed Abdelaziz.

 

''Nous souhaitons que la mission menée actuellement au Sahara Occidental par une délégation du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme aboutisse à la création d'un mécanisme onusien chargé de protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales'' dans ce territoire, a-t-il souligné.

 

Le président sahraoui a souhaité que ce mécanisme soit créé au sein de la Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso), ''ou du moins, qu'il soit attaché à elle''.

 

Il a indiqué que cette proposition vise à ''faire arrêter les violations des droits humains dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, en attendant l'organisation d'un référendum d'autodétermination et la règlement définitif du conflit''.

 

Une délégation du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme, composée de cinq membres, se trouve depuis mardi à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.

 

''Nous nous félicitons de cette visite, le première du genre depuis 1975, et nous annonçons notre pleine disposition à coopérer avec la délégation de l'ONU. Nous espérons que les autorités marocaines lui laissent la liberté de mouvement, pour qu'elle puisse rencontrer librement les acteurs de la société civile sahraouie sous l'occupation'', a ajouté M. Mohamed Abdelaziz.

 

Par l'''Intifada d'El Aaiun'', le peuple sahraoui est ''engagé dans une dynamique très forte'' vers l'indépendance, a-t-il en outre affirmé.

 

''L'intifada d'El Aaiun est un large mouvement de protestation pacifique et populaire qui demande la tenue du référendum d'autodétermination, la libération des détenus sahraouis dans les prisons marocaines et le respect des libertés fondamentales au Sahara Occidental'', a-t-il rappelé.

 

Interrogé pour savoir si c'est le Front Polisario qui contrôle les manifestations dans les territoires occupés, M. Mohamed Abdelaziz a affirmé que ''les Sahraouis qui vivent sous l'occupation marocaine luttent à leur manière''.

 

''Nous ne dictons rien aux Sahraouis dans les territoires occupés, ils luttent à leur manière, avec leurs propres slogans appelant à l'autodétermination. Nous fixons seulement les limites de la lutte, qui doit être pacifique, car nous tenons à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu'' avec le Maroc, en vigueur depuis 1991, a-t-il affirmé.

 

''La résistance pacifique est complémentaire de la lutte armée. Le peuple sahraoui a différends moyens de lutte qu'il utilise selon son intérêt et la conjoncture. Sans jeter le fusil, nos forces armées se trouvent d'ailleurs dans nos territoires libérés, prêts à reprendre la guerre et au sacrifice'', a-t-il expliqué.

 

Sans exclure la reprise des armes, le chef du Front Polisario déclare ''privilégier la lutte pacifique comme moyen efficace utilisé par de nombreux peuples luttant pour leur libération, notamment les Sud-africains et les Algériens, en complément de la lutte armée''.

 

M. Mohamed Abdelaziz, questionné à propre d'une récente déclaration d'un collaborateur sahraoui avec le Maroc proposant au président de la RASD de prendre la tête d'un gouvernement ''d'autonomie sous la couronne marocaine'', a dit ne ''pas vouloir polémiquer'' mais a voulu ''établir une clarification à l'attention de l'opinion publique et l'histoire''.

 

''Je me dois de clarifier une chose, qui constitue peut-être la différence entre le Front Polisario et les autres : le colonialisme marocain doit comprendre que nous ne luttons pas pour des postes de responsabilités ou pour des biens matériels. Nous luttons et nous nous sacrifions pour un seul objectif : la liberté pour le peuple sahraoui de disposer de lui-même'', a-t-il déclaré, d'un ton serein.

 

Analysant la situation globale de la question sahraouie, M. Abdelaziz a estimé qu'elle s'est ''agrandie, sur les plans international, régional et national''.

 

''Aujourd'hui, a-t-il expliqué, la question sahraouie est sur la table de la plus haute instance internationale, le Conseil de sécurité de l'ONU. Cela veut dire qu'il s'agit d'un problème international, que la présence marocaine au Sahara Occidental est de nature colonialiste, que la solution passe par le respect de l'avis du peuple sahraoui et que les deux parties au conflit sont le Maroc et le Front Polisario''.

 

''Sur le sol du Sahara Occidental flotte le drapeau bleu de l'ONU, c'est-à-dire que la légalité internationale y est présente. En plus, la RASD est membre fondateur et actif de l'Union africaine (UA) et le Front Polisario a des relations avec tous les pays du monde'', a-t-il poursuivi.

 

''Le Maroc et ceux qui le soutiennent, et je parle clairement de la France et de l'Espagne, ne doivent pas perdre leur argent, leurs efforts et leur honneur à faire pression sur des pays pour les obliger à changer de position vis-à-vis de la juste cause du peuple sahraoui. Cela n'aura aucun effet sur le cours des évènements'', a prédit le président de la RASD.

 

D'autre part, M. Mohamed Abdelaziz a regretté que les organismes d'aide humanitaire internationale - HCR, PAM et programme de l'Union européenne (UE) - établissent une ''hiérarchisation des réfugiés''.

 

''Les réfugiés sahraouis dans les camps sont quelque 165.000. Le HCR, le PAM et l'UE disent qu'ils ne peuvent aider que les plus vulnérables des réfugiés, qu'ils estiment à 90.000. Nous leur rappelons que les réfugiés vivent en exil, qu'ils ont été chassés de leur terre et dépossédés de leurs biens par le colonialisme marocain, qu'ils sont, par conséquent, tous vulnérables'', a-t-il dit.

 

Le secrétaire général du Front Polisario s'est par ailleurs félicité du gel par la compagnie pétrolière américaine Kerr McGee de ses activités dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

 

''C'est un signal moral positif de la part de cette société avec laquelle nous somme prêts a ouvrir un dialogue pour discuter de l'éventualité d'une coopération, pour préparer l'après indépendance. Nous sommes prêts également à négocier avec toutes les sociétés qui s'intéressent à la région'', a annoncé le président Abdelaziz. (SPS)

 

010/090/700 201525 mai 06 SPS

 

       

 

 

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