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SPS 20.04.04
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Amsterdam, 20/04/2004
(SPS) la Fondation pour l'Autodétermination au Sahara occidental a
exprimé son «indignation et son inquiétude sur les pratiques
anti-démocratiques de l'ambassade Marocain aux Pays-Bas», qui
a essayé «en vain» de saboter un débat publique
sur la question du Sahara occidental,
le 15 avril dernier organisé à l'Institut Royal des Tropiques
(KIT) d'Amsterdam.
«La seconde personne de l'ambassade s'est permis de faire de la pression
sur 'Institut Royal des Tropiques (KIT) d'Amsterdam, où devait se
dérouler le débat», a précisé un communiqué
du comité ajoutant que les diplomates marocains ont exigé de
la direction de l'Institut l'annulation du débat
et de la présentation précédente du livre, "La dernière
colonie de l'Afrique; voyages à travers le Sahara occidental", paru
en hollandais et du débat qui s'en suit sous le thème "Le plus
grand tabou du Maroc".
Le communiqué fait état également de menaces contre
l'Institut lui intiment d'annuler le débat auquel était convié
le journaliste, Ali Lemrabet, sinon «deux milles marocains y viendraient
jeter des pierres», a précisé le communiqué.
«La Fondation estime inacceptable que l'ambassade marocaine se mêle
dans l'exercice du droit de libre expression, même aux Pays-Bas»,
a ajouté le communiqué, estimant que le comportement de l'ambassade
témoigne de ce que le Maroc «va très loin dans son entreprise
de dissimuler l'illégalité de
son occupation du Sahara occidental et la violation du Droit international».
Indignée, la Fondation relève que le Maroc oeuvre «non
seulement pour intimider la communauté marocaine et sahraouie aux
Pays-Bas, mais également essaie de les inciter aux menaces contre
des institutions néerlandaises dans l'intention d'empêcher la
tenue d'un débat publique ouvert et large». (SPS)
010/090/666 201122 avr
04 SPS
SPS
RASD/MAROC/DESINFORMATION
M. Sidati dénonce la campagne de désinformation marocaine
visant à entacher l'image du Polisario
Bruxelles, 20/04/2004
(SPS) Le ministre, délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati,
a dénoncé lundi à Bruxelles, la campagne « sournoise
et grotesque» de désinformation des services marocains et de
«leurs suppôts français», visant à entacher
l'image du Front Polisario, par de vaines tentatives de l'assimiler au terrorisme
international auxquelles «toute personne de bon sens, ne saurait accorder
le moindre crédit ».
« Ce n'est pas la première fois que le régime colonialiste
marocain recourt à de tels procédés puisque par le
passé et, selon la mode du temps, il accusait tantôt le peuple
sahraoui d'être une simple création de l'Espagne, tantôt
la lutte pour l'indépendance nationale de celui-ci comme étant
à la solde de tel ou tel pays et, comme le ridicule ne tue pas, les
combattants pour la liberté et la démocratie du Sahara occidental
ne seraient qu'une poignée de subversifs à la solde du bloc
soviétique », a souligné le ministre.
Relevant que « le régime marocain qui assurément n'est
pas au mieux de sa forme face à une situation socio-économique,
politique et sécuritaire bloquée », le ministre soutient
que c'est là «un ingrédient pour le développement
de tous les extrémismes ».
Rappelant que depuis plusieurs semaines et « avec plus d'insistance,
depuis les odieux attentas terroristes de Madrid », la presse marocaine
mène «avec la complicité de certains milieux français
» une campagne sournoise « pour faire diversion », le
ministre a fait le rapprochement avec l'isolement de Rabat au niveau international
après son rejet des propositions des Nations Unies pour une solution
juste et pacifique au Sahara occidental.
Le Maroc « s'emploie à jeter l'anathème sur la victime
de son expansionnisme et de son terrorisme d'état, le peuple sahraoui,
alors qu'il ne devait s'en prendre qu'à lui-même », a-t-il
souligné.
« C'est dire que le Maroc acculé, singulièrement depuis
les attentats du 11mars à Madrid, s'emploie à user et abuser
d'une argumentation spécieuse et mensongère dans un objectif
de détourner l'opinion et pour ternir la lutte de libération
nationale que mène le peuple sahraoui depuis plus de trois décennies
», a-t-il martelé.
Il a en outre dénoncé « les conférences bidons
» d'une « recrue de prédilection » des services
de propagandes marocains d'un professeur français, Aymeric Chauprade,
«engagé avec émoluments pour la besogne », qui
invente pour «manipuler le contexte international sensible et la préoccupation
mondiale
de menaces terroristes ».
Mais là encore ce « professeur des idéologies les plus
sinistres », qui n'a jamais visité le Sahara occidental et
ignore tout de son peuple et du Front Polisario, « mord la poussière
», a ajouté le ministre. (SPS)
010/090/100 201017
avr 04 SPS
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