SPS
RASD/MAROC/MEDIAS
LE FRONT POLISARIO DEMENT LA FUITE DE 12 PERSONNES AU MAROC RAPPORTEE
PAR LA PRESSE ROYALE
Chahid El Hafed, 19/12/2000 (SPS) - Le Front Polisario a démenti, mardi, les informations rapportées par l'agence officielle de presse marocaine selon lesquelles 12 Sahraouis auraient été arrêtés par les autorités algériennes alors qu'ils tentaint de prendre la fuite vers le Maroc.
Ces informations colportées par le quotidien londonien en langue arabe, El Hayat, ne sont pas fondées et relèvent de l'intoxication pratiquée par certains médias à la solde du régime de Rabat, a déclaré à la SPS un responsable du ministère de l'intérieur.
Pour détourner l'attention de l'opinion publique des mouvements insurrectionnels qui se sont déroulés sur la quasi totalité du territoire marocain, a-t-il constaté, l'agence officielle marocaine, relayée par des médias vendus au le régime, ont essayé de créer un écran de fumée devant la répression aveugle des manifestations de l'AMDH et du mouvement islamiste et l'arrestations de plusieurs de leurs membres.
Le responsable sahraoui a par ailleurs déploré qu'un journal comme El Hayat se fasse ainsi l'écho de la propagande marocaine sans se donner la peine de vérifier l'information auprès de sa source.(SPS)
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SPS 002
RASD/MAROC/PRISONNIERS
UNE REPLIQUE INGRATE ET DE SURPLUS ARROGANTE
Chahid El Hafed, 19/12/2000 (SPS) &endash; En réponse à la courageuse initiative du Front Polisario de libérer sans conditions 201 prisonniers de guerre marocains, le gouvernement de Rabat a publié un communiqué officiel, signé du ministère des AE, qui dénie à ces hommes, ayant passé la plus part de leur jeunesse en captivité, leur statut de prisonniers de guerre.
En qualifiant ses prisonniers de "détenus", le régime actuel de Rabat tente de dissimuler une réalité longtemps dépassée par les événements. Tout au long de la guerre qui l'a opposée aux troupes marocaines depuis leurs invasion du Sahara Occidental en 1975, le Front Polisario a capturé plus de 2000 prisonniers de guerre marocains, mais a également libéré tout au long de cette longue guerre qui dure depuis plus de 25 ans, plus de 800 prisonniers.
La libération de ces prisonniers de guerre qui s'est échelonnée sur les onze dernières années a toujours obéi au seul facteur humanitaire, un terme qui ne figure pas dans le dictionnaire des tenants du pouvoir à Rabat.
En envoyant ces hommes, mourir ou se faire prisonniers, pour assouvir ses visées expansionnistes, Hassan II, le roi défunt du Maroc, leur avait, dans le temps, refusé le retour à leur patrie, sous le prétexte fallacieux qu'il ne reconnaît pas qu'il mène une guerre au Sahara. Maintenant et pour les mêmes prétextes son successeur, Mohamed VI, ne leur reconnaît pas leur statut de prisonniers de guerre.
Les milieux officiels sahraouis ont qualifié "d'arrogante et d'irresponsabble'", la réaction officielle marocaine exprimée dans le dernier communiqué du ministère des AE à la suite de la libération de cette tranche de prisonniers de guerre marocains.
Le geste humanitaire du Front Polisario aurait du, pour ces mêmes milieux, susciter de l'autre côté un peu plus d'humanisme pour les deux peuples marocains et sahraouis qui souffrent d'une guerre fratricide imposée par des hommes sans scrupules. En ce mois sacré de Ramadan, où la "rahma" est de rigueur, les autorités de Rabat devraient se ressaisir et mettre fin au calvaire des deux peuples en allant droit vers le référendum, la seule voie à même de ramener la paix et la stabilité dans la région dont bénéficieront tous les peuples de la région.
Les autorités marocaines devaient également, en ce mois sacré, ouvrir leurs geôles qui regorgent de prisonniers politiques, de détenus et de disparus et mettre un terme aux poursuites judiciaires, à l'intimidation et autres exactions policières dont sont victimes les citoyens sahraouis dans les territoires occupés de la RASD.
Les cas de Deddah, Khaya Cheikh, Najem Leghzal, Salek Bahaha et autres Messoud n'en sont que des exemples éloquents parmi tant d'autres.
L'irresponsabilité caractérisée des autorités marocaines et leur arrogance ne peuvent demeurer impunément pardonnables par la communauté internationale qui continue à observer un mutisme absolu devant les dépassements et les atteintes des droits de l'homme au Maroc et au Sahara Occidental.
L'ONU, le Conseil de sécurité et toute la communauté internationale doivent exercer suffisamment de pressions sur le Maroc pour l'amener à respecter la légalité internationale et accepter le verdict des urnes au cours du référendum préconisé par l'ONU, pour mettre un terme à cette guerre qui saigné à blanc l'économie marocaine, exaspéré la pauvreté dans le royaume et déstabilisé toute la région.
SPS 003
MAROC/ETUDIANTS/GREVE
DES ETUDIANTS MAROCAINS EN PRISON OBSERVENT UNE GREVE ILLIMITEE DE LA
FAIM
Rabat, 19/12/2000 (SPS) - Quatorze détenus, pour la plupart arrêtés au cours des heurts avec les forces de l'ordre à Mohamedia, poursuivaient mardi dans une prison de Casablanca, une grève illimitée de la faim, a rapporté mardi l'AFP qui cite les familles des victimes.
Les grévistes qui ont entamé leur action depuis quinze jours pour améliorer leurs conditions de détention, revendiquent "des visites correctes et réclament d'être groupés dans un même pavillon au lieu d'être mélés aux détenus de droit commun dans la prison Oukacha de Casablanca", a ajouté la même source.
Au cours des manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes marocaines pour commémorer l'anniversaire des droits de l'hommes plusieurs dizaines de personnes se sont trouvées dans les prisons, rapelle-t-on. (SPS)
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