|
|
|
SPS M. Abdelaziz averti l’ONU des
dangers d’une éventuelle escalade militaire marocaine 19.10.05
|
"Je voudrai attirer votre attention, Monsieur le Secrétaire Général, et à travers vous le Conseil de Sécurité et l’ONU, sur la possibilité que le Gouvernement marocain puisse se préparer pour une dangereuse aventure, en attaquant militairement les territoires libérés du Sahara Occidental", a souligné M. Abdelaziz dans une lettre au SG de l’ONU, Kofi Annan, qui lui été une lettre remise mardi au palais du Manhattan, selon une source officielle.
"Nous sollicitons (…) "votre intervention rapide pour" (…) éviter que le Gouvernement du Maroc ne dérape vers les options de la tension, la violence et la guerre dans la région", a-t-il martelé dans cette missive, dont une copie est parvenue à SPS.
Voici à présent le texte complet de cette lettre traduite de l’arabe par nos soins.
"Bir Lehlu, 18 octobre 2005
Excellence, Monsieur Kofi Annan
Secrétaire général de l’ONU
New York
Monsieur le Secrétaire général,
Dans la lettre que je vous ai adressé le 11 octobre 2005, j’ai attiré votre attention sur le fait que le Gouvernement marocain peut être amené à commettre une acte, prélude à une catastrophe humanitaire, allant dans le sens de jeter en plein désert des candidats à l’émigration clandestine, comme il l’a fait dans un passé récent en les forçant à traverser le mur marocain qui partage le Sahara Occidental.
J’ai également demandé votre intervention urgente pour empêcher, ensembles, que le territoire sahraoui ne soit encore une fois de plus transformé en théâtre de crimes abjectes contre l’Humanité, qu’a commis le Gouvernement marocain par le passé et qu’il continue à commettre aujourd’hui contre les citoyens sahraouis et contre les émigrés clandestins africains.
Et pour cause, ce que nous craignions est arrivé dans des conditions abjectes. Depuis mercredi 12 octobre 2005 nous avons commencé à cueillir les émigrés clandestins perdus dans le désert sahraoui libéré que nous avons rencontrés dans des situations lamentables, épuisés et souffrants de la faim et de la soif, après qu’ils aient été jetés par le Gouvernement marocain en dehors du mur militaire les livrant ainsi à une mort certaine.
Comme vous le savez, nous avons réussi en collaboration avec le Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso) à sauver la vie de 117 émigrés clandestins, répartis à l’heure actuelle sur trois centres dans les territoires sahraouis libérés, près des postes de l’ONU à Bir Lehlu, Tifariti et M’Hairiz.
Devant cette situation dramatique, je vous écris aujourd’hui, Monsieur le Secrétaire général, pour attirer votre attention sur des déclarations officielles marocaines diffusées par la presse depuis le 16 octobre 2005. Ces déclarations dangereuses s’efforcent de démentir des vérités probantes autour du sauvetage de vies humaines, abandonnées par le Gouvernement marocain pour une mort certaine dans le désert, dont vous êtes témoins.
Mais le plus périlleux, c’est ce qu’on peut clairement déduire des déclarations de hauts responsables marocains, à l’image du Premier ministre, Driss Jettou, qui, en plus des mensonges, falsifications et démentis de vérités criantes, répand la menace directe qui verse dans le sens d’une dangereuse escalade.
Face à ces déclarations, je voudrai attirer votre attention, Monsieur le Secrétaire Général, et à travers vous le Conseil de Sécurité et l’ONU, sur la possibilité que le Gouvernement marocain puisse se préparer pour une dangereuse aventure, en attaquant militairement les territoires libérés du Sahara Occidental.
Un tel agissement constitue une violation flagrante du cessez-le-feu signé entre les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, et supervisé par l’ONU représentée par sa Mission pour l’Organisation du Référendum au Sahara Occidental (MINURSO).
Si cela se produit, ce sera une tentative de traiter un délit par un autre beaucoup plus complexe, et cela aura des répercussions néfastes sur la paix et la stabilité dans toute la région et sur la crédibilité de l’ONU.
Ces déclarations, qui reflètent la menace de déclencher une guerre généralisée dans la région, interviennent alors que la communauté internationale s’attendait à ce que le Gouvernement marocain se plie à la légalité internationale et qu’il collabore avec le Représentant spécial, Peter Van Walsum, actuellement en tournée dans la région, dans le sens de l’accélération de la mise en œuvre du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, conformément au plan de l’ONU.
Elle intervient également à un moment où le monde s’attendait à ce que le Gouvernement marocain s’investisse pour gérer la question de l’émigration clandestine dans le cadre du respect de la dignité humaine et des droits de l’homme.
Nous sollicitons, Monsieur le Secrétaire général, votre intervention rapide pour arrêter ces pratiques marocaines contre les émigrés clandestins, et éviter que le Gouvernement du Maroc ne dérape vers les options de la tension, la violence et la guerre dans la région, rejetant les résolutions des Nations Unies relatives à la décolonisation du Sahara Occidental.
Recevez mes salutations distinguées,
Mohamed Abdelaziz,
Président de la République sahraouie
Secrétaire général du Front Polisario". (SPS)
010/090/100 191724 oct 05 SPS
|
SPS
Le président de la République entame une visite en Espagne ce jeudi
|
Madrid, 19/10/2005 (SPS) Le président de la République, M. Mohamed Abdelaziz, entamera, jeudi, une visite en Espagne qui le conduira dans les régions des îles Baléares et du Pays Basque, a-t-on indiqué de source proche de la représentation sahraouie en Espagne.
Le Chef de l’Etat aura au cours de cette visite des entretiens avec les présidents des gouvernements des deux régions espagnoles autonomes, Jaumé Matas et Juan José Ibarretxe, les responsables des parlements, des partis politiques et des mouvements de solidarité avec le peuple sahraoui, ainsi que la communauté sahraouie, a-t-on indiqué.
L’objectif de la visite, a ajouté la même source, est la consolidation des liens historiques, culturels et d’amitié entre les peuples sahraoui et espagnol, et la traduction de la sympathie et du soutien dont jouit la cause sahraouie auprès de l’ensemble de la société espagnole en une position plus ferme de l’Espagne à l’égard du Maroc afin de l’amener à respecter la légalité internationale en collaborant avec les Nations Unies pour la tenue du référendum d’autodétermination au Sahara Occidental. (SPS)
060/090/700 192320 Oct 05 SPS
|
SPS
37 immigrés africains jetés par le Maroc en plein désert, sauvés et
regroupés dans le nord de la Mauritanie
|
Chaid El Hafed, 19/10/2005 (SPS) Les autorités mauritaniennes ont sauvé d’une mort certaine, et installé dans un camp de fortune à Zouerate (extrême nord mauritanien) 37 immigrants clandestins africains, ayant été abandonnés par les autorités marocaines à leurs sorts dans le désert près de la frontière de la Mauritanie avec le Sahara Occidental, a indiqué mercredi l'agence de presse française, AFP, citant une source sécuritaire mauritanienne.
L’AFP a affirmé que selon les "déclarations des immigrants recueillies par des représentants d'ONG, ces trente sept immigrants erraient dans le désert après avoir été transporté dans des camions et déposés par leurs "convoyeurs marocains", aux confins du Sahara, dans un "coin perdu" sur la frontière mauritanienne" après qu’ils aient été forcé à traverser le Mur militaire marocain, qui divise le Sahara Occidental et son peuple en deux depuis son érection dans le territoire au début des années 80, courant ainsi le risque de tomber sur des champs de mines ou de mourir de soif et de faim.
Les immigrés, ajoute l’AFP citant les mêmes sources, "avaient quitté il y a une semaine la ville Marocaine d'Oujda à bord de bus, passant par Ouarzazate et Smara, avant d'être transférés dans des camions et laissés à eux-mêmes près du "Mur", avec un peu de nourriture.
Le Front Polisario annonce avoir retrouvé 2 émigrés clandestins sortis de la région de Mahbes (Est du Sahara Occidental) et que la Minurso a également retrouvé 20 autres sortis dans de Smara (300 Km à l’ Est El Aaiun), "tous refoulés par la Maroc dans le cadre d’une campagne de nettoyage par le vide que Rabat a entrepris en début de la semaine", selon un porte parole de l’armée sahraouie.
Les deux groupes, de différentes nationalités, étant distants de 200 Km, le dernier (20 personnes) se trouve actuellement à M’Hairiz (150 Km au sud-est de Smara) sous la protection des unités de l’armée sahraouie et de la Minurso, alors que les deux derniers rejoindront leurs autres compagnons d’infortunes à Bir Lehlu dans quelques heures après qu’ils aient récupéré, sous des tentes de fortunes, de cette traversée du désert, a indiqué la même source, qui précisent qu’ils ont eu toute l’assistance nécessaire.
Ces groupes s’ajoutent à 92 autres rescapés refoulé du nord du Maroc et jeté en plein désert, actuellement regroupés à Bir Lehlu (Est du Sahara Occidental) et qui ont été visités ce dimanche par des équipes de journalistes étrangers.
Ces personnes de différentes nationalités africaines affirment qu'elles ont été contraintes à se jeter en plein désert sous la bastonnade et la menace des armes à feu par les forces armées marocaines sur différents points du mur militaire marocain.
Dans une lettre qu’il a adressé mardi au Secrétaire général des Nations Unies, Le Chef de l’Etat a déploré que "depuis mercredi 12 octobre 2005 nous avons commencé à cueillir les émigrés clandestins perdus dans le désert sahraoui libéré que nous avons rencontrés dans des situations lamentables, épuisés et souffrants de la faim et de la soif, après qu’ils aient été jetés par le Gouvernement marocain en dehors du mur militaire les livrant ainsi à une mort certaine".
Il a rappelé au responsable onusien qu’il avait déjà attirer son "attention sur le fait que le Gouvernement marocain peut être amené à commettre une acte, prélude à une catastrophe humanitaire, allant dans le sens de jeter en plein désert des candidats à l’émigration clandestine, comme il l’a fait dans un passé récent en les forçant à traverser le mur marocain qui partage le Sahara Occidental", l’appelant à intervenir d’urgence pour mettre un terme à ce crime contre l’humanité. (SPS)
060/090/000 192337 Oct 05 SPS
|
>> Dernières Dépêches << |
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info