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SPS 19.10.04
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New York, 19/10/2004 (SPS) La Commission des questions politiques
spéciales et de la décolonisation (Quatrième
Commission) a adopté lundi une résolution par laquelle
elle rappelle à l'ONU
sa "responsabilité vis-à-vis
du peuple du Sahara Occidental", soulignant la validité du "plan
de paix
pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", qui
constitue "une solution politique optimale reposant sur un accord entre
les deux parties".
Agissant dans le cadre de "l'application de la Déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux",
la résolution, adopté par 52 voix pour et 89 abstentions,
a réaffirmé "le droit inaliénable de tous les
peuples à
l'autodétermination et à
l'indépendance, conformément aux principes
énoncés dans la Charte des Nations Unies et dans sa
résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et
aux peuples coloniaux".
La résolution a par ailleurs mis l'accent sur "la
validité du plan de règlement",
notant toutefois "les divergences de vues fondamentales entre les
parties au sujet de son application" et soulignant l'importance qu'elle
attache au "maintien" du cessez-le-feu "en tant que partie
intégrante du plan de règlement".
Le texte qui doit être
soumis à
l'approbation de l'Assemblée générale,
déplore que l'absence de progres dans le règlement
du différend au sujet du Sahara Occidental "continue
d'entraîner des souffrances pour le peuple du Sahara Occidental"
et demeure "une source d'instabilité potentielle
dans la région et fait obstacle au développement
économique du Maghreb", pour lequel "une solution politique est
indispensable".
La résolution a en outre demandé au Comité
spécial chargé d'étudier la situation en ce qui
concerne l'application de la Déclaration sur l'octroi de
l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, de "continuer à
suivre la situation au Sahara Occidental et de lui présenter un
rapport sur la
question" au cours de sa prochaine session.
En outre, le texte demande à
"toutes les parties et aux États de la région de
coopérer pleinement avec le Secrétaire
général" afin de "parvenir a un règlement
politique mutuellement acceptable du différend concernant le
Sahara occidental".
Enfin, la résolution invite les parties à
"coopérer" avec le Comité international de la Croix-
Rouge dans ses efforts visant à"régler
le probleme du sort des personnes portées disparues" et les
engage à
honorer l'obligation qui leur incombe, en vertu du droit international
humanitaire, de
"libérer sans plus tarder toutes les personnes qu'elles
détiennent depuis le début du conflit". (SPS)
010/090/000 191245 OCT 04 SPS
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SPS
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Alger, 19/10/2004 (SPS) Le ministre
algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz
Belkhadem, a estimé mardi que la communauté
internationale, dont l'ONU, à le devoir de "sauvegarder la
doctrine de la décolonisation" face aux tentatives visant les
droits des peuples à la liberté et à la libre
autodétermination, estimant que le Maroc assume seul "la
responsabilité des tergiversations et des remises en cause de
ses engagements" dans la décolonisation du Sahara Occidental.
Dans un communiqué du ministère algérien des
affaires étrangères, M. Belkhadem a
considéré que l'adoption par la IV commission de
l'Assemblé générale d'un projet de
"résolution co-parrainé par 42 pays", par 52 vote pour,
86 abstentions y compris celle du Maroc, qui s'est trouvé
forcé de s'abstenir faute de se trouver seul contre tout le
monde, n'est qu'une preuve de plus que le devoir de la
communauté internationale "est précisément de
veiller à prémunir et sauvegarder la doctrine de la
décolonisation contre les tentatives de perversion de ceux qui
s'emploient à attenter à la libération des peuples
de la férule coloniale".
"La Communauté internationale, qui soutient les efforts du
Secrétaire Général et le Plan Baker pour
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, est plus que
jamais sujette à une double obligation de vigilance et de
persévérance", face aux tentatives du Maroc, qui ne cesse
de déclaré par les faits "sa décision de ne plus
accepter le principe même de la tenue d'un
référendum d'autodétermination au Sahara
Occidental", opposant ainsi la communauté et la
légalité internationales, a-t-il déploré.
L'adoption par la IV Commission de cette résolution est en effet
"un nouveau revers diplomatique" pour Rabat, a souligné
Belkhadem, puisque même "les pays qui se sont abstenus ont
simplement expliqué leur vote par le fait qu'il n'y avait pas
consensus et que tous, y compris l'Union Européenne, ont, dans
leurs explications de vote, réaffirmé leur appui au plan
de paix de M. Baker et aux efforts des Nations Unies", en vue de
parvenir à l'exercice par le peuple sahraoui de son droit
inaliénable à l'autodétermination, a-t-il
relevé.
Critiquant la politique de fuite en avant adopté par le
Gouvernement marocain et sa machine médiatique, qui s'autorisent
à accuser l'Algérie des revirements et du blocage du
processus de décolonisation du Sahara Occidental, M. Belkhadem a
assuré que ces "accès de violence" et ces "commentaires
acérés de fébrilité et de
cécité" (…) "ne sauraient induire en erreur" la
communauté internationale, ni "avoir raison de l'exigence du
plein respect de la légalité internationale" dans ce
territoire à travers "l'expression libre et authentique de la
volonté du peuple sahraoui", a-t-il martelé.
Il est "universellement établi, a-t-il souligné, que le
Royaume du Maroc occupe un territoire dont la décolonisation a
été contrariée" par l'attitude obstructionniste de
Rabat, qui fait fi à la légalité internationale,
tandis que l'Algérie, "qui n'a de revendication sur aucun
territoire voisin", se limite à soutenir fermement, "comme la
communauté internationale dans son ensemble, l'exercice par le
peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination",
conformément aux résolutions onusiennes pertinentes et
aux principes de la Charte de l'ONU, a réaffirmé le
ministre algérien.
"Les contrevérités" propagés par les
autorités marocaines "dans un communiqué officiel
pétri d'une hostilité véhémente à
l'égard de l'Algérie", ne réussiront pas à
détourner l'Algérie "de la position juste que la
conscience collective du peuple algérien et sa propre
épopée libératrice lui ont fixée", à
savoir le soutien indéfectible au "droit des peuples à
l'autodétermination, du Pacifique à l'Atlantique et de
Timor Oriental au Sahara Occidental", a-t-il conclu. (SPS)
060/090/700 201002 OCT 04 SPS
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