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SPS 19.07.04
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Alger,
19/07/04 (SPS) Le Ministre Conseiller auprès de la
Présidence, Mohamed Sidati, a déclaré lundi que la
politique extérieure de l'Espagne au Sahara occidental "est
sujette à celle de la France", dénonçant un lobi
"pro-marocain" au sein du Gouvernement espagnole "dirigé par
Zapatero", qui vise à légaliser le Fait accompli marocain
au Sahara occidental, défiant ainsi la légalité
internationale et la volonté des deux peuples sahraoui et
espagnole.
Dans un interview qu'il a accordé lundi au quotidien
algérien, Le matin, M. Sidati a déclaré que le
Gouvernement Zapatero n'a pas de vision politique cohérente et
autonome sur la question du Sahara occidental, précisant que la
"politique extérieure de l'Espagne concernant le dossier
sahraoui… est sujette à celle de la France".
"Dirigé par Zapatero, une minorité agissante qui active
pour le compte du Maroc et subit l'impact de la politique
française dans la région", défi non seulement la
légalité international en adoptant les thèses
coloniales marocaines au Sahara occidental, mais aussi s'oppose
à "la majorité des socialistes, de la classe politique et
de l'opinion publique espagnoles", qui est "favorable à la cause
du peuple sahraoui et à son droit à
l'autodétermination", a-t-il souligné.
La politique du nouveau Gouvernement espagnole est "empreinte
d'ambiguïté dans le sens où elle est
influencée par un lobbying pro-marocain qui essaye de formuler
une démarche outrepassant la légalité
internationale", ce qui est contradictoire avec la
responsabilités historique "établie" de l'Espagne "dans
le drame du peuple sahraoui", a-t-il dénoncé.
"Sujette" à "des pressions franco-marocaines", le Gouvernement
espagnole s'est lancé dans sa chute en avant dans le
piège franco-marocain, qui, parait-il, a commencé de
faire usage de quelques relations individuelles avec certains
dirigeants socialistes, pour faire rallier la position espagnole aux
thèses de l'axe Paris-Rabat, fameux par son intransigeance et
son opposition à la légalité international et au
droit du peuple sahraoui à la liberté et à
l'indépendance.
"les Marocains ont le soutien actif de l'ancien président du
gouvernement socialiste, Felipe Gonzalez", a affirmé Sidati,
ajoutant que quand les socialistes essayent de rectifier leur
déclarations, poussé par "la pression de l'opinion
nationale (espagnole) en soutenant le droit des Sahraouis et la
légalité internationale, …, le gouvernement espagnol
subit des pressions franco-marocaines", ce qui explique la grande
confusion que suscitent les déclarations des
déférents dirigeants du Gouvernement Zapatero.
"La politique d'Etat doit procéder des intérêts de
l'Etat et non de personnes", a-t-il souligné en critiquant cette
confusion espagnole entre les intérêts personnels du
groupe espagnole pro-marocain et les intérêts de l'Espagne
dans la région du Maghreb.
Dans ce sens, le ministre sahraoui a considéré que
l'Espagne à tout à perdre en se soumettant à la
volonté Franco-marocaine visant à contourner la
légalité international et le droit du peuple sahraoui
à l'autodétermination et à l'indépendance,
avertissant des dangers qui puissent en résulté sur le
plan de la stabilité Maghrébine.
"L'Espagne a des relations denses avec les pays du Maghreb et aurait
plus d'intérêt à composer avec tous", a-t-il
assuré, avertissant que la seule garantie "pour une
stabilité réelle de la région du Maghreb
réside dans une solution au conflit sahraoui"
conformément aux résolutions onusiennes, insistant que
"Le Maghreb ne peut pas se construire sur la dépouille des
Sahraouis".
"On peut apprécier que l'Espagne manifeste son
intérêt et sa volonté de contribuer à une
solution politique", au conflit a souligné le diplomate
sahraoui, mais cette dite contribution ne doit en aucun cas "permettre
au Maroc d'enfreindre le droit international et de contourner le
référendum", ce qui semble être le résultat
possible d'une telle position espagnole aussi confuse que celle
déclaré par Moratinos, sans oublié que le Plan
Baker est en effet un compromis et une solution politique "raisonnable"
au conflit, avait déclaré le diplomate sahraoui
auparavant en réponse à des déclarations du Chef
de la diplomatie, rappelle-t-on.
D'autre part, le Conseil des ministres, qui a tenu une réunion
dimanche sous la présidence du Chef de l'Etat, Mohamed
Abdelaziz, avait encouragé toutes volontés allant dans le
sens du règlement pacifique du conflit, prévenant
toutefois que "toute initiative qui ne prenne pas en
considération le droit sacré du peuple sahraoui à
l'autodétermination sera vaine et exposera la région
à la déstabilisation".
Le Conseil des ministres avait par ailleurs "hautement salué le
rejet de l'Algérie des tentatives visant la négation des
droits légitimes du peuple sahraoui à
l'autodétermination et à l'indépendance", en
référence aux dernières tentatives
franco-marocaines visant à contourner la légalité
internationale, estimant que la position de principe algérienne
reste conforme aux résolutions pertinentes de l'ONU, est fait
honneur à ce pays qui a toujours défendu les droits des
peuples à l’autodétermination et à la libre
décision sur leurs futures. (SPS)
060/090/700 192304 juil 04 SPS
SPS
RASD/ESPAGNE/MANIFESTATION
Barcolone manifeste pour la tenue d'un référendum
d’autodétermination au Sahara occidental
Barcelone,
19/07/2004 (SPS) Une manifestation regroupant plus de 3000 personnes a
eu lieu dimanche à Barcelone pour "exiger" l'application des
résolutions onusiennes, reclamant une implication directe de
l’Espagne pour la tenue d’un référendum
d’autodétermination au Sahara occidental, a rapporté
lundi, les medias espagnols.
Cette manifestation a été conduite par les
représentants des différentes compositions politiques et
sociales espagnoles, notamment, l'eurodéputé de
l'Iniciativa per Catalunya Verds (ICV), Raul Romeva, le porte parole de
la gauche unie (ICV-EUIA) auprès du parlement, Joan Boada, le
député du Parti Populaire Catalane (PP), Rafael Luna, le
député du Parti Socialiste Catalane (PSC), Alex
Masllorens, le responsable de l’imigration et la coopération,
David Minoves et Cristina Navarro, de l'Association Internationale des
Juristes pour le Sahara ainsi que la vice-présidente de
l’Association catalane des amis du peuple sahraoui (ACAPS), Neus
Canells.
Les representants des 214 communautés environant la
municipalité catalanne, qui coopère dans l’organisation
du programme "Vacances en Paix" pour les enfants sahraouis, ont aussi
été présents dans la marche.
Défilant derrière une pancarte sur laquelle on peut lire
"Nous ne les voulons pas comme réfugiés ! liberté
pour le peuple sahraoui’’ et scandant des slogans, comme "Maroc dehors
du Sahara occupé !", et "Zapatero écoute, le Sahara est
en lutte", les manifestants ont parcouru les principales rues du Centre
de la ville de Barcelone.
Les organisateurs ont demandé une solution immédiate du
conflit, sachant que le 31 octobre prochain expire le mandat de la
Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara
occidental (MINURSO) et ont reclamé une implication directe de
l’Espagne dans ces moments où elle est représentée
au Conseil de sécurité.
L’Espagne doit "assumé sa responsabilité d’ex-puissance
coloniale et doit conduire le processus de solution de ce conflit,
à l’image du Portugal au Timor de l’Est", a sommé la
déclaration finale de cette manifestation lue par l’Acteur,
Carles Arquimbau, devant le siège regional du Gouvernement de
Barcelone.
Critiquant la nouvelle position affichée par Zapatero,
considérée comme une "trahison pour le peuple sahraoui",
les participants ont appelé le Gouvernement espagnol à
s’impliquer efficacement pour la défense du droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance,
et de respecter la volonté du peuple espagnol solidaire avec la
cause de l’ex-colonie, vue la responsabilité historique de
l’Espagne dans cette tragedie qui a engendré "une situation de
répression vécu par ce peuple depuis plus de 29 ans,
aussi bien dans les camps de refugiés que dans les territoires
occupés du Sahara occidental par le Maroc", ont-il
martelé. (SPS)
020/090/000 191232 juil 04 SPS
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