SAHARA
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Alger,
19/01/2004 (SPS) - Une délégation conjointe du Programme Alimentaire
Mondial (PAM) et du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) des
Nations unies effectuera du 20 au 23 janvier une mission d'évaluation
de l'assistance humanitaire aux réfugiés sahraouis chassés
depuis plus d'un quart de siècle
par l'invasion militaire marocaine de leur territoire, a-t-on indiqué
dimanche auprès des organisateurs de la mission.
Des représentants du Croissant Rouge Sahraoui, du Croissant Rouge
Algérien et de l'organisme humanitaire européen (ECHO) prendront
part à cette visite.
Des représentants du corps diplomatique des pays donateurs accrédités
en Algérie feront également le déplacement vers les
camps de réfugiés, menacés de faim, pour les retards
considérables accusés dans la livraison de l'aide humanitaire.
Le Croissant Rouge Sahraoui a lancé en décembre dernier un
appel aux organismes humanitaires internationaux et aux pays donateurs pour
fournir une aide d'urgence aux réfugiés sahraouis, menacés
par une grave crise alimentaire, rappelle-t-on. (SPS)
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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS/TAMEK/MEDIA
Tamek : attaché à l'autodétermination du peuple sahraoui
Rabat,
19/01/2004 (SPS) L'activiste sahraoui de défense des Droits humains,
Ali Salem Tamek, a déclaré qu'il demeure attaché à
l'autodétermination du peuple sahraoui, estimant qu'il a été
victime de l'arbitraire et de l'injustice du Makhzen et renouvelant sa détermination
à continuer avec les démocrates marocains le combat pour l'organisation
d'un référendum libre au Sahara occidental.
Dans une interview qu'il a concédé à l'hebdomadaire
marocain, Al Ayam, publié le 15 janvier, M. Tamek a affirmé
qu'ont lui reproche seulement ses convictions qu'il clame haut et fort, se
rapportant à la solution du conflit du Sahara occidental, lorsqu'il
affirme que « la seule solution juste et légale qui garantie
l'autodétermination du peuple sahraoui réside dans l'organisation
d'un référendum, exigé par la communauté internationale
et accepté par le Maroc, qu'on ne peut pas reprocher à quelqu'un
».
Il a en outre relevé qu'il «n'a jamais demandé la grâce
» au roi du Maroc, estimant qu'il n'est pas coupable pour demander
une grâce, selon les termes qu'il a répété à
plusieurs responsables marocains, venus lui suggérer de demander pardon.
Toutefois, a-t-il estimé, la grâce royale a «corrigé
une situation exceptionnelle en contradiction avec toutes les normes internationales
des droits humains » et qu'elle est intervenue pour « témoigner
ainsi de la nature injuste et arbitraire des verdicts prononcés contre
nous pour avoir exprimer nos opinions d'une manière civile et civilisé,
sans recours à la violence ».
Interrogé s'il a l'intention de continuer ses activités syndicales
et de défenses des Droits humains, M. Tamek a renouvelé sa
« fermeté de poursuivre ses activités associatives, «rappelant
ses déclarations devant le tribunal de première instance lors
de son procès, lorsqu'il a affirmé que « indépendamment
de ma situation, emprisonné ou libre, je continuerai à défendre
mes convictions».
Mettant en doute « l'unanimité » clamée par le
Palais royal autour de la colonisation marocaine du Sahara occidental, M.
Tamek a cité à titre d'exemple la position des militants du
parti « Annahj Addimoucrati », qui « défendent le
droit à l'autodétermination du peuple sahraoui » et dont
« certains ont
payé le prix trop cher à travers des procès injustes
».
Il va même jusqu' à révéler que durant son séjour
en prison, il a pu constater qu'il existe là « des militants
démocrates honnêtes ayant une vision positive des derniers événements
au Sahara occidental et qui partagent avec moi une vison commune dans plusieurs
domaines » et qu'ils ont convenu de mener ensemble le combat contre
« des parties ayant un profit à tirer du statu quo actuel dans
le conflit ».
Enfin, M. Tamek devait réaffirmer que son combat pacifique s'inscrit
dans le cadre de la démocratie, dont se flatte le Maroc de Mohamed
VI, estimant qu'on ne peut se targuer de ces valeurs démocratiques
en continuant à nier au peuple sahraoui son droit démocratique
à l'autodétermination.
M. Tamek avait été condamné en août 2002 par le
tribunal d'Agadir à deux ans de prison et à une amande de 10.000
dirhams. Selon l'acte d'accusation, il était reproché au membre
du Forum Vérité et Justice son appartenance au Front Polisario.
(SPS)
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