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SPS
Les procès
prononcés contre les 14 Sahraouis sont trop lourds, dénonce une
association française 18.12.05
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Paris, 18/12/2005 (SPS) L'Association des Amis de la RASD en France (AARASD) a dénoncé vendredi les procès "trop élevés" prononcés par la cour coloniale marocaine d'El Aaiun, contre des militants (es) sahraouis ; dont "le seul crime est de dire leur conviction, celle de l'autodétermination et de l'indépendance" de leur peuple, selon un communiqué qu'elle a rendu public le même jour.
"C'est une victoire ! Victoire de la mobilisation populaire sahraouie qui depuis mai se renforce chaque jour en dépit des intimidations, et de la répression", a estimé le communiqué de l'association, dont une copie est parvenue à SPS.
L'AARASD s'est "félicité vivement d'une telle situation" et a salué "le courage et la détermination des Sahraouis et tout particulièrement des 14 prisonniers qui ont transformé le tribunal en tribune".
Elle a d'autre part remercié les avocats, les associations des droits de l'homme mobilisés, présents à ce procès, ajoutant que "leur vigilance a également permis d'imposer l'apaisement au pouvoir marocain et à sa justice".
L'Association des Amis de la RASD en France a en outre souhaité que ce "message sera entendu par un grand nombre de Marocains, soucieux de promouvoir la démocratie et le bien être des peuples", relevant que "ce progrès aura contribué à faire progresser les causes de la liberté et de la justice". (SPS)
020/090/000 181045 Dec 05 SPS
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SPS
Amnesty
internationale "doute de l'équité" des procès des 14 Sahraouis
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El Aaiun (Territoires occupés), 18/12/2005 (SPS) Amnesty internationale a mis "sérieusement en doute l'équité" des procès des 14 Sahraouis prononcés par la cour coloniale marocaine d'El Aaiun mercredi dernier, ce qui "constitue un grave recul pour les droits humains au Sahara occidental", envahi par le Maroc depuis 1975, selon une déclaration qu'elle a rendu public jeudi.
L'organisation a redouté également que les condamnations prononcées par la Cour d'appel d'El Aaiun "ne compromettent pas le travail en faveur des droits fondamentaux au Sahara occidental", soulignant que les défenseurs des droits humains ont à maintes reprises été "pris pour cible ces dernières années pour leur recensement et leur dénonciation des violations des libertés fondamentales imputables aux autorités marocaines sur ce territoire".
Selon Amnesty internationale, ce procès, qui a également abouti à la condamnation de sept autres personnes poursuivies pour avoir participé à des manifestations anti-marocaines, n'a pas respecté les normes d'équité.
Elle a en outre déploré "l'incarcération pour des périodes allant de sept mois à deux ans les sept défenseurs des droits humains qui sont sans doute des prisonniers d'opinion", et des "peines de six mois à trois ans leurs sept coaccusés".
La cour coloniale marocaine a retenu seulement les déclarations des policiers à titre de preuve sans examiner dûment les allégations des accusés. D'après les avocats de la défense, tous les accusés avaient refusé de signer des « aveux » lors de leur détention provisoire et ont contesté lors du procès les charges retenues contre eux, a précisé l'organisation.
Le "droit des accusés de faire citer et d'interroger des témoins est une clef de voûte du droit de la défense dans le cadre d'un procès équitable", a estimé Amnesty, ajoutant que les avocats de la défense ont demandé à faire citer des témoins, notamment des personnes à même de contester les déclarations des policiers, ce qui a été rejeté par la cour coloniale marocaine sans justification.
Amnesty internationale a indiqué qu'un huitième défenseur des droits humains, Brahim Dahane, est également maintenu en détention dans la Carcel negra et doit comparaître en justice séparément.
Il est à signaler que cette organisation internationale a envoyé Samir Ben Amor, avocat tunisien spécialisé dans la défense des droits humains, en tant qu'observateur à la première audience du procès, qui devait s'ouvrir le 30 novembre 2005, a été presque immédiatement suspendue, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/000 1811250 Dec 05 SPS
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SPS
Une
organisation juvénile algérienne réitère sa solidarité avec les Sahraouis
sous l’occupa tion
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Alger, 18/12/2005 (SPS) La Commission nationale algérienne de la jeunesse et de l’éducation (CNAJE) a réitère vendredi, sa solidarité avec les Sahraouis sous l’occupation marocaine, selon un communiqué émanant de la dite commission.
"Au moment où le monde fête le jour de la Déclaration internationale des droits de l’homme, au moment où on se sert de l’Organisation Onusienne pour appliquer la démocratie, le peuple sahraoui frère poursuit son combat entre l’amertume de l’occupation marocaine et l’échec de la communauté internationale à accélérer la solution de son problème nationale et l’acquisition de son indépendance", a souligné le communiqué.
"l’Algérie qui fut et demeure un modèle pour tous les peuples, du rejet du colonialisme, de la servitude et de la ségrégation raciale, et qui a, du haut de toutes les tribunes, a dénoncé toutes les formes de colonialisme et d’occupation, et dont le récent exemple est celui du Timor oriental, appelle à présent à décoloniser le Sahara Occidental, et à octroyer au peuple sahraoui son indépendance et sa liberté", a ajouté le texte
"Nous jeunesse algérienne déclarons notre solidarité absolue avec nos frères Sahraouis qui souffrent de la misère et le martyre dans les territoires sahraouis occupes par le Maroc", a souligné le communiqué, dont une copie est parvenue à SPS.
La CNAJE a enfin appelé la communauté internationale et toutes les organisations des droits de l’homme à "sortir de (leur) réticence et à solutionner le problème conformément à la doctrine de l’ONU" en matière de décolonisation, a conclu le communiqué.(SPS)
040/090/000 180528 dec 05 SPS
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