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M. Driss Basri : "Seul un référendum d'autodétermination réglera définitivement le problème"

18.11.04

Alger, 18/11/2004 (SPS) L'ancien ministre marocain de l'intérieur, Driss  Basri, a réaffirmé que "seul un référendum d'autodétermination réglera définitivement"  le conflit opposant le Maroc au Front Polisario, et que son pays "ne peut ignorer  longtemps le droit international", dans deux interview au quotidien algérois, El Watan, parue jeudi et au journal espagnol, Colpisa, publiée lundi dernier.         

L'ancien homme fort du Maroc qui a été ministre de l'intérieur durant 30 ans sous le régime du roi Hassan II, a souligné en outre que le Gouvernement  marocain "ne peut se placer de son propre fait au ban de la communauté internationale et il ne peut ignorer le droit", en référence aux résolutions pertinentes de  l'ONU.         

"Le problème du Sahara Occidental est un problème de décolonisation, puisque les résolutions onusiennes, dont la dernière en date parlent ultimement de l'organisation d'un référendum d'autodétermination", a-t-il souligné.           

M. Basri a rappelé dans ce contexte que la Cour internationale de justice  (CIJ) avait estimé que pour transcender le problème de liens d'allégeance ou de non allégeance de certaines tribus sahraouies au sultan du Maroc et "pour  la décolonisation du territoire, il fallait organiser un référendum d'autodétermination" au  Sahara Occidental.         

C'est devant cet avis, que le roi Hassan II avait pris la décision en 1981 à Nairobi d'organiser un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, a-t-il encore rappelé.          

Evoquant le Plan de paix de l'ONU, il s'est référé au Plan Pérez De  Cuellar, "complété et précisé dans certains de ses points aussi bien à Londres  qu'à Houston".          

Ce Plan, a-t-il dit, indique plusieurs étapes allant du cessez-le-feu aux échanges de prisonniers, au redéploiement des troupes armées que de l'administration du territoire.          

Dans toutes ces phases, a-t-il précisé, "l'ONU, le Maroc et le Front  Polisario ont franchi des étapes importantes", regrettant cependant qu'avec  "un peu de bonne volonté", les difficultés liées à l'identification des votants "peuvent être aplanies".          

"Malheureusement, des conseils et des idées obliques, dont personne ne veut reconnaître la paternité jusqu'a présent, proviennent de certaines capitales pour souffler l'idée d'une troisième voie", a déploré M. Basri.         

 A ce propos, il a exprimé son opposition à cette dernière solution  (NDLR:l'autonomie large proposée par le Maroc aux Sahraouis) car porteuse,  selon lui, de dangers pour son pays.        

 "Je ne vous cache pas que, aussi bien du temps de Sa Majesté  Hassan II que du temps de Sa Majesté VI, je n'ai jamais dissimulé mon rejet de cette solution que j'appelle déviation pour les raisons suivantes: une autonomie  fait perdurer le problème sans le régler au fond, dans le mot autonomie, il  y a de l'imprécision, de l'indéfini, dans le mot large, on fait appel à une mesure de dimension encore moins définie", a-t-il expliqué.

Dans une autre interview au journal espagnol, Colpisa, publiée lundi dernier, M. Basri a estimé que "la meilleure solution du conflit du Sahara Occidental ne se trouve pas dans l’actuelle stratégie indécise de certains de nos dirigeants" en référence à l’autonomie prônée par Rabat.

"Pour ce qui est de l’autonomie, comme je l’ai dit en 2000, elle signifie envoyer le ballon à la touche. Le Maghreb n’est pas préparé pour une solution de cette nature, parce qu’elle est dangereuse pour la stabilité du Maroc, mais aussi pour la Mauritanie, l’Algérie et la Libye", a pronostiqué M. Basri.

Selon l’ancien vizir de Hassan II, "l’unique solution valide c’est celle proposée par le Plan de paix initial signé par les deux parties en 1991 complété par les accords de Houston", estimant que c’est là le cadre adéquat d’une solution durable. (SPS)

010/090/666 181210 NOV 04 SPS

    


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RASD/INTERNATIONALE SOCIALISTE
L'internationale socialiste soutient le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination



Johannesburg, 18/11/2004 (SPS) Le Secrétaire général de l'Internationale socialiste (I.S), Mr. Luis Ayala, a affirmé dans une conférence de presse, au cours des travaux du Conseil de son organisation, qui s'est tenu le 15 et 16 novembre dernier à Johannesburg, que la position de l'I.S est "conforme à la résolution adoptée au 22ème congrès du Sao Paulo" en 2003.

Le 22ème congrès du l'IS, qui s'est tenu à Sao Paulo du 27 au 28 Octobre 2003, avait adopté une résolution qui "soutient le processus des Nations Unies et la résolution 1495 du Conseil du sécurité en vue de mettre en œuvre l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". 

La résolution appelle également, "toutes les parties à coopérer avec les Nations Unies et, en particulier, avec les efforts du Secrétaire général des Nations Unies…".

Une délégation du Front Polisario, comprenant l'Ambassadeur Sadafa Bahia et M. Tayeb Sadik, membre du Comité des Relations Extérieures, a participé aux assises du  Conseil qui a été consacré, cette fois-ci, essentiellement a l'Agenda progressiste de l'Organisation et aux thèmes s'y afférent, tels que les priorités d'aujourd'hui du Mouvement, la plateforme d'action de Pékin et le développement durable.

La délégation sahraouie a eu de nombreuses rencontres avec les partis politiques d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine en marge des séances du Conseil, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/000 181400 Nov 04 SPS

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