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SPS Escalade dans la répression marocaine contre la population sahraouie à El Aaiun et à Boujdour 18.10.05
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Une manifestation pacifique, organisée lundi par les familles des prisonniers politiques sahraouis détenus à la Carcel negra à El Aaiun, à été brutalement réprimé, les manifestants dispersés et plusieurs personnes furent arrêtées, torturées dans les locaux de la police judiciaire et puis relâchées, a-t-on appris de sources concordantes.
Cette manifestation, qui a été organisée en protestation contre l’interdiction par les autorités pénitentiaires marocaines, aux familles et proches des prisonniers politiques à la Carcel negra, de visiter leur fils, qui sont toujours en phase de récupération suite à la grève de faim de 51 jours qu’ils ont entrepris depuis le 8 août dernier.
Le 13 octobre dernier, fut une journée de répression générale à El Aaiun et à Boujdour occupées.
A El Aaiun, au moins 3 démonstrations ont pris place à l’avenue Smara, à Maatallah et à Zemla. Les manifestants ont porté les couleurs nationales sahraouies, scandant des slogans appelant à l’indépendance du Sahara Occidental et du respect des droits de l’homme dans le territoire sous occupation marocaine. Les autorités marocaines non pas tardé à intervenir avec la traditionnelle violence, blessants une dizaine de citoyens.
A Boujdour une trentaine de personnes ont été blessées et douze autres arrêtés dans les rangs de manifestants sahraouis à la suite des affrontements avec les forces coloniales marocaines ayant intervenu pour disperser un sit-in, qui a commencé depuis le 6 octobre dernier, réclamant l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et le respect des droits humains au Sahara Occidental.
Quant aux prisonniers politiques, M. Aalouat Sidi Mohamed, détenus à la Carcel negra, a été déporté mercredi en urgence à l’hopital Avessene à Rabat à cause de la détérioration de l’état de sa jambe droite en raison de la négligence des autorités marocaines, qui lui refusait les soins. Alors que M. Mohamed Daaki, arreté pendant des manifestations éstudiantine sahraouie à Marakesh fin mai dernier, a été transferé abusivemende de la prison "Boulemharez" à Marrakesh (ou il suivait ses études universitaires) vers une prison à Kalaat Sraghna (plus de 200 km au nord de Marakesh).
Un autre citoyen sahraoui, M. Mohamed Lhmaidi, qui fut arreté jeudi suite aux derniers évenements de Boujdour, a été transporté dans des conditions inhumaines à El Aaiun où il fut présenté au procurreur colonial marocain avant d’être emprisonnée à la Carcel negra.
M. Elfaqrawi Sidi Mohamed, qui fut jeter du toit d’une maison qu’il a grimpé durant une traque du GUS, contractant ainsi plusieurs fractures dans la colonne vertébrale, le bassin, les côtes, le bras droit et la jambe droite, a été arreté vendredi en companie de son frère and une autre personne non encore identifiée, a-t-on indiqué de source digne de foi. (SPS)
060/090/000 181216 Oct 05 SPS
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SPS La presse internationale démasque les atrocités commises par le Maroc contre des centaines d’immigrés
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Chahid El Hafed, 18/10/2005 (SPS) La presse internationale, qui a suivit de très près les développement des souffrances de centaines d’immigrés, qui étaient regroupés dans des camps de concentration puis déportés par les autorités marocaines et abandonnés à leur sorts en plein désert du Sahara Occidental, a clairement démasqué le mensonge de Rabat, qui persiste toujours à nier avoir commis ce crime contre l’humanité.
Le reporter espagnol, Luis de Vega, du quotidien "ABC", a pu voir de ses propres yeux "la vraie histoire de l’infortune des immigrés, le vrai visage du régime marocain ainsi que ses mensonges", écrit le quotidien introduisant le reportage de son correspondant publié lundi.
"La preuve définitive", de Vega titre son reportage, du mensonge de Rabat qui persiste à nier avoir abandonné des centaines d’immigrés en plein désert, est ce camerounais de 28 ans, Thomas, que le reporter a lui-même interviewé un mois et une semaine auparavant dans les bois près des frontières de Melila.
Pour de Vega "l’évidence que Thomas et ce jeune homme sont la même personne n’admet pas de discussion. Il est aussi évident qu’il était à Melilla et qu’il est maintenant chez le Polisario", le Maroc nie toute relation avec ces immigrés et que le Polisario est entrain de faciliter l’immigration vers ces territoires, car "il est claire que Thomas n’est aucunement un candidat à l’immigration clandestine qui essaye de s’infiltrer aux territoires marocains partant des territoires du Polisario".
Carlos E. CUÉ, correspondant d’El Pais, a estimé mardi que les immigrés "sub-sahariens, abandonnés pas le Maroc à travers le mur du Sahara Occidental, ont été localisés au milieu du désert, assoiffés et affamés", grâce aux efforts de recherches entreprises par les forces du Polisario et les patrouilles du Minurso.
Pis encore, le Gouvernement marocain avait explicitement "réclamé à l’ONU de ne plus collaborer avec le Polisario dans ce péril du désert, seulement les militaires internationaux ne lui ont pas prêté attention", ajoute le correspondant.
Indigné, l’envoyé spécial du quotidien, "la Voz de Galicia", David Beriain, n’a pas hésité a confirmé lundi le mensonge de toutes les déclarations du Gouvernement marocain à propos des immigrés.
"Le Maroc ment. Il a menti quand il a assuré ne pas avoir abandonné de sub-sahariens derrière le mur qui divise le Sahara Occidental des territoires sous le control du Polisario. Son Premier ministre, Driss Jetu, a menti quand il a affirmé que toute cette histoire des déportations vers le désert n’est qu’une invention de l’Algérie et du Polisario" a-t-il martelé indigné.
"Le Maroc a menti, ajoute l’envoyé spéciale de La Voz de Galicia, nous avons fait nos investigations et la mission de l'ONU, la Minurso, nous a confirmé" que les immigrés ont bel et bien été déporté du Maroc dans des conditions plus qu’inhumaines et obligés à traverser le mur militaire marocain sous la menace des armes et au risque de tomber sur des champs de mines.
"Les 92 immigrés, que le Polisario a trouvé dans le désert du Sahara Occidental, abandonnés avec un tout petit peu de pain et d’eau, sont les mêmes immigrés que nous avons rencontré il y a une semaine à peine dans la station service de la localité marocaine de Bouarfa ou sortant épuisés du désert de Ain Chouater. Nous les avons vu entassé dans des autobus, menottés les uns aux autres, appelant les journalistes à l’aide, demandant de l’eau que les marocains leur refusaient, pleurant comme des enfants parce qu’ils sentaient le sort qui les attendaient", a-t-il assuré. (SPS)
060/090/000 182301 Oct 05 SPS
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