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TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS/OMTC
L’OMTC "préoccupée" par "la dégradation" de la santé des prisonniers politiques sahraouis
 
18.09.05



El Aaiun (territoires occupés), 18/09/2005 (SPS) l'Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a exprimé sa "plus vive préoccupation quant à la sécurité et l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 9 août 2005", appelant le Gouvernement marocain à prendre les mesures nécessaires pour que les grévistes "aient accès à une assistance médicale adéquate et gratuite, et que leurs revendications soient prises en compte dans les meilleurs délais".
 
Dans un communiqué rendu public vendredi, l’OMCT a constaté "la dégradation de la santé" de ces prisonniers politiques sahraouis, en grève de la faim depuis 40 jours déjà et a lancé une campagne de collecte de lettres aux autorité marocaines appelant à "la libération immédiate de tous les prisonniers dont la détention aurait lieu sans charges valables et dans les cas où ces charges le sont, les traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial en assurant les garanties procédurales de tous les accusés".
 
Elle a également réclamé "une enquête exhaustive et impartiale sur les circonstances des mauvais traitements et tortures infligés aux prisonniers, afin d'identifier les responsables, les traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et de leur appliquer les sanctions pénales et/ou administratives prévues par la loi".
 
L’OMCT a en outre appelé à "garantir le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de la population sahraouie, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des Pactes et des Conventions Internationales des droits de l'homme".
 
C’est la deuxième fois en un mois que L’OMCT exprime sa "vive préoccupation" quant à "la sécurité et l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis, et qu’elle renouvelle son appel  pour une "intervention urgente" pour sauver leur vie.
 
Le 28 août 2004, l’organisation a également adressé une lettre le au Roi du Maroc, Mohamed VI, pour manifester "sa préoccupation vis à vis de la situation que vie le peuple sahraoui dans son intégrité et tout particulièrement la situation des prisonniers sahraouis dans les geôles marocaines et celle de leur proches", citant comme exemples les cas de l'assassinat sous la torture de deux citoyens sahraouis par les autorités de l'occupation marocaine, à savoir les défunts: Chouihi Slimane et Bouceta Mohamed Barca, respectivement assassiné fin avril 2004 et novembre 2002, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/666  191616 sept 05 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ESPAGNE/PRISONNERS/SOLIDARITE
Fin d’une grève de la faim à Barcelone en solidarité avec les 37 prisonniers politiques sahraouis
 



Barcelone, 18/09/2005 (SPS) Une grève symbolique de la faim, déclenchée par des amis du peuple sahraoui en catalogne, en signe de solidarité avec les 37 prisonniers politiques sahraouis qui refusent de s’alimenter depuis 40 jours dans des geôles marocaines, a pris fin ce dimanche à 12 heures après 24 heures de jeûne, a constaté SPS.
 
Les grévistes catalans entendent ainsi sensibiliser l’opinion publique espagnole et internationale autour des violations des droits humains au Sahara Occidental et appeler à la libération immédiate des grévistes sahraouis de la faim, ainsi que l’intervention du Gouvernement Zapatero pour aider à libérer ces prisonniers politiques, selon les organisateurs.
 
Dans une déclaration à Europa Press, la vice-présidente de l’Association Catalane des Amis du Peuple Sahraouis (ACAPS), Mme Neus Canyelles, a critiqué "le silence absolu" qu’affiche le Gouvernement espagnol face à la "répression" du peuple sahraoui. "Ils sont en train de vendre des droits en échange d’intérêts", a-t-elle affirmée, selon la même source.
 
Des représentants des 17 provinces autonomes espagnoles du mouvement associatif solidaire avec le peuple sahraoui avaient déclenché le 24 août dernier une grève de la faim de 24 heures devant le siège du ministère des Affaires étrangères espagnol à Madrid, pour dénoncer le maintien en détention arbitraire de 37 prisonniers d’opinion sahraouis en grève de la faim depuis le 8 août dernier dans les prisons marocaines, rappelle-t-on.
 
Amnesty International a exprimé, dans une déclaration publique publié sur son site Web le 1 août 2005 dernier, son inquiétude de l'arrestation et détention "de six défenseurs des droits humains au Sahara occidental", appelant les autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les cas de tortures contre des activistes sahraouis et de veiller à identifier et traduire en justice tout représentant de l'État colonial marocain "ayant ordonné, utilisé ou approuvé la torture".
 
"Amnesty International craint que les militants des droits humains arrêtés, torturés ou présentés à la justice ne l'aient été que parce qu'ils avaient parlé des violations les plus récentes des droits fondamentaux des personnes. Des actes d'agression, de harcèlement et d'intimidation de défenseurs locaux des droits humains et de journalistes par des agents de l'État avaient déjà été signalés auparavant, avec même des périodes de détention pour certains d'entre eux", avait notamment souligné la déclaration. (SPS)

 010/090/666 181635 sept 05 SPS



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TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS/SANTE
40 jours de grève de la faim : vie en danger et ferme détermination des prisonniers politiques sahraouis
 

 



El Aaiun (territoires occupés), 18/09/2005 (SPS) Après 40 jours de grève de la faim, les
37 prisonniers sahraouis sont "en danger de mort" pour une quinzaine d’entre eux, alors que "leur détermination est ferme", selon leurs familles, qui ont organisé jeudi dernier un sit-in devant le siège du tribunal colonial d’El Aaiun, réclamant leur libération immédiate et inconditionnelle.
 
"Tous ont perdu plus de la moitié de leur poids et la majeur partie d’entre eux ont été transférés inconscients une ou plusieurs reprises à des hôpitaux pour réanimation", ont-elle indiqué dans un communiqué parvenu dimanche à SPS.
 
A elle seule Aminetou Haidar s’est évanouie la semaine dernière à plusieurs reprises et elle souffre de maladies chroniques contractées au cours de ses séjours répétés en prison, majorées de cette grève de la faim qui a dépassé la quarantaine. "Sa vie est réellement en danger", selon des témoins oculaires ayant pu lui rendre visite dans la Carcel negra (prison noire) d’El Aaiun en début de la semaine dernière.
 
De son côté Ali Salem Tamek souffre toujours d’une forte fièvre depuis cinq jours. Il a été conduit, inconscient, à l’hôpital d’Ait Melloul (Agadir) sous une forte escorte où il a refusé aux médecins de lui administrer des médicaments, craignant  qu’ils portent atteinte à sa santé mentale, étant menacé à plusieurs reprises par ses geôliers de le transférer dans un asile d’aliénés mentaux.
 
A la prison d’Oukacha (Casablanca), les autorités marocaines ont refusé aux familles la visite des trois activistes sahraouis des droits humains en grève de la faim, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil et Lidri El Hussein. Leur état de santé est lamentable selon ces familles qui ne cessent de se poster devant le portail de la prison pour visiter leur fils.
 
Les familles avaient lancé la semaine dernière un appel de "détresse" en direction des âmes éprises de justice pour venir en aide à leur fils qui "meurent à petit feu dans l’indifférence totale des autorités marocaines d’occupation".
 
"Nous réaffirmons de nouveau la continuité de la grève (de la faim) et la situation dangereuse dans laquelle se trouvent les grévistes qui peut engendrer une tragédie à cause de la gestion négative et inhumaine des responsables et en premier lieu le ministère de la justice qui ne cesse de diffuser des communiqués trompeurs", avait indiqué récemment l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), en réponse à une lettre du ministre marocain de la justice niant l’existence de ces grévistes de la faim.
 
Plusieurs organisations internationales, telles qu’Amnesty international, l’Organisation  Mondiale Contre la Torture, plusieurs parlementaires européens, des congressmen et autres personnalités politiques internationales ont exprimé leur vive préoccupation quant à la sécurité et l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines et appellent sans cesse à leur libération immédiate, rappelle-t-on.
 
Le Président de République, Mohamed Abdelaziz, avait requit des dirigeants du monde réunis récemment au 60 sommet de l’ONU à New York leur "intervention urgente" pour "sauver la vie en danger" de ces prisonniers, estimant qu’à moins d’une action pareille ces personnes "risquent une mort certaine", rappelle-t-on. (SPS)

010/090/000 181832 sept 05 SPS

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