SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION
Un cinquième activiste Sahraoui des droits humains tabassé par les agents du Groupe Urbain de Sécurité



18.06.05



El Aaiun (territoires occupés), 18/06/2005 (SPS) Les agents du Groupe Urbain de Sécurité (GUS), ont tabassé un cinquième activiste sahraoui des droits humain, M. Mouthiq El Houssein, à El Aaiun, cette nuit du vendredi au samedi, après avoir brutalement traité Mme. Aminatu Haidar, Mme. Fatma Ayach, MM. Lidri El Houssein et Hmad Hammad un peu plus tôt, a rapporté notre correspondent sur place.

"M. El Hussein Mouthiq, membre de l’Association Marocaine des Droit de l’Homme, a été tabassé par les agents du GUS, alors qu’il essayait de se rendre à l’hôpital ‘Ben El Mehdi’ pour s’enquérir de la situation de trois activistes sahraouis tabassés l’après midi lors d’une manifestation pacifique à l’Avenue de Smara", a notamment précisé la même source.

D’autre part, "M. Hmad Hammad, qui a été lui aussi brutalement tabassé par les forces de l’occupation marocaine et transporté par des volontaires à sa maison entre la vie et la mort après avoir essayé de visiter les trois activistes hospitalisés, est dans un état critique et perd conscience de temps à autre. Sa famille n’a pas pu l’hospitaliser", a-t-il déploré.

Mme. Aminatu, ex-prisonnière politique et activiste des droits humains est encore disparus, après avoir été arrêté à l’hôpital Ben El Mehdi par les autorités marocaines. "Contacté par la famille de la victime et des activistes, la police judiciaire a nié son existence dans ses locaux", al précisé la même source.

"Les maisons des activistes sont toutes mises sous surveillance. Chaque maison à droit à une fourgonnette du GUS, pleine d’agents. Un nouveau acte d’intimidation ou une introduction à d’autres arrestations cette nuit ? Nous ne sommes pas impressionné ni de l’une ni de l’autre", a notamment déclaré un des activistes à SPS. (SPS)

060/090/000 180227 Juin 05 SPS





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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/PRESSE/RSF
RSF dénonce le blocus médiatique imposé par le Maroc au Sahara Occidental






Paris, 18/06/2005 (SPS) Reporters Sans Frontières (RSF) a dénoncé dans un communiqué, "les conditions de travail des journalistes dans le Sahara occidental", appelant les autorités coloniales marocaines à "mettre un terme au harcèlement des médias locaux et étrangers dans cette région et de leur permettre d'exercer leur métier dans de bonnes conditions". 

"Depuis le début du mois d'avril 2005, au moins dix journalistes ont été agressés, interpellés ou encore expulsés dans la ville d’El Aaiun", a indiqué l’organisation, soulignant qu’il est important que les autorités marocaines "définissent un cadre clair de travail pour les journalistes présents au Sahara occidental, en évitant notamment de mettre en place des moyens indirects de contrôle, comme informer au préalable le ministère de l'Intérieur de leur arrivée à El Aaiun".

Pour RSF "l'argument de la sécurité n'est pas suffisant pour interdire aux reporters l'accès à la ville. Cette décision relève du journaliste et de sa rédaction. Même en Irak, le gouvernement n'interdit pas aux journalistes de se rendre dans le pays ou dans une région particulière".
   
L’organisation relate avec détail les déboires d’au moins dix journalistes qui ont été arrêtés, menacés ou expulsés de la capitale sahraouie occupée, appelant Rabat a permettre aux médias de faire leur travail dans de bonnes conditions. (SPS)

010/090/666 171113 jun 05 SPS





SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/SUISSE/SOLIDARITE
Plus de 25 parlementaires suisses demandent une commission d'enquête internationale au Sahara Occidental





Genève, 18/06/2005 (SPS) Plus de 25 parlementaires suisses, parmi lesquels figure le Président du Parlement, Thérèse Meyer, ont réclamé la mise en place d’une "commission d'enquête internationale chargée d'établir la vérité sur la répression qui s'abat sur les territoires sahraouis occupés", a rapporté un communiqué signés de ces députés, reçu par SPS.

Inquiets de "la gravité de la situation dans les territoires du Sahara Occidental", les parlementaires suisses ont également appelé à "la nomination d'un Rapporteur spécial sur la situation des Droits Humains, à "l’ouverture  du territoire sahraoui aux médias internationaux" et à "l’application de la résolution 1495 du Conseil de sécurité de l'ONU selon laquelle un plan d'autodétermination du peuple sahraoui doit être mis en place".

Rappelant que "la répression des autorités marocaines" a été "particulièrement violente" depuis que des "manifestations non violentes contre l'occupation du Maroc et en faveur d'un scrutin d'autodétermination" se sont déclenchées le 21 mai 2005, les députés ont condamné "cette vague de violence policière, les arrestations et les disparitions de militants sahraouis et les maisons saccagées".

Ils ont en outre déploré "le climat d'intimidation et de harcèlement dans lequel vivent les territoires sahraouis sous occupation marocaine, les violations des droits humains ainsi que le refus du Gouvernement marocain d'organiser le référendum d'autodétermination exigé par l'ONU", a notamment souligné le texte. (SPS)

010/090/666 181134 jun 05 SPS


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SPS
RASD/INTIFADA/ONU
Le Président de la République: Le silence de l’ONU face aux violations des droits humains au Sahara Occidental est incompréhensible






Bir Lehlu (territoires libérés), 18/06/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a exprimé samedi son insatisfaction du silence affiché par "les Nations Unies et le Conseil de sécurité face aux violations" systématiques des droits de l’homme perpétrées par les autorités coloniales marocaines à l’encontre des citoyens sahraouis et les activistes sahraouis des droits humains depuis le 21 mai dernier.

Face aux violations systématique des droits de la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental, le Chef de l’Etat a envoyé une lettre au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, critiquant la passivité de l’organisation internationale face "à cette situation précaire, qui prévaut dans la zone occupée", alors que "la question sahraouie est du ressort des Nations Unies, comme en témoignent les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU et celles du Conseil de sécurité", a souligné le texte.

Le Chef de l’Etat a appelé M. Annan et le Conseil de sécurité "à intervenir en urgence pour protéger la population sahraouie contre l’oppression de la machine répressive marocaine, leur garantir leur droit fondamentaux", soulignanat la nécissité de "la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis et la révélation des sorts des disparus".

M. Abdelaziz a d’autre part appelé "à la lever du siège imposé sur les territoires occupés du Sahara Occidental, à travers l’exercice de pressions sur le Gouvernement marocain pour mettre un terme à sa présence militaire intense et pesante dans les rues et les quartiers sahraouis".

Il a aussi incité le responsable onusien à faire en sorte pour garantir "aux observateurs internationaux et à la presse internationale d’accéder au territoire", considérant que "l’application immédiate des résolutions onusiennes pour la décolonisation du Sahara Occidental" reste l’unique alternative à même de faire face à cette situation dégradante.

Le Président de la République a, en outre, dénoncé la stratégie répressive marocaine visant l’intégrité physique des activistes sahraouis des droits humains nommant en guise d’exemple plus de 32 activistes et prisonniers politiques qui ont subit tortures, arrestation, emprisonnement et mauvais traitement.

Le Maroc semble être gêné par ces témoins, qui ne cessent de démasqué ses crimes contre le peuple sahraoui, est veut, en les visant physiquement, "cacher la vérité et cacher toutes les opérations et les violations possibles" que les autorités coloniales marocaine manigance contre les citoyens sahraoui sans défense à El Aaiun et dans d’autres villes sahraouis occupées.

A cet égard, le Président de la République a dévoilé des informations qui affirment que "les autorités coloniales marocaines ont procédé à l’achat de milliers de vêtements traditionnelles sahraouis, pour hommes et femmes, pour les distribué sur les agents de l’administration et des forces marocaines, afin d’organiser des manifestations" pro-marocaines au cas où il y aurait des démonstrations sahraouis dans le futur. 

"Nous appelons la communauté internationale, à travers vous, à assumer ses responsabilités et à œuvrer immédiatement pour éviter les graves dangers d’instabilité et l’insécurité qui peuvent en découlé de la position intransigeante du Maroc", a-t-il souligné, avertissant contre "de possibles massacre" commises par le Maroc contre la population sahraoui dans les territoires occupés du Sahara Occidental, et contre les activistes sahraouis des droits humains en particulier. (SPS)

060/090/100 182228 Juin 05 SPS




SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/REPRESSION
Arrestation de plusieurs activistes sahraouis des droits de l’homme à El Aaiun






El Aaiun (territoire occupé), 18/06/2005 (SPS) Les autorités marocaines ont poursuivit samedi leur raid d’arrestations et de tortures contre des activistes sahraouis des droits humains à El Aaiun, après avoir tabassées 5 activistes vendredi, a rapporté le correspondant de SPS sur place.

"Les forces coloniales ont arrêté l’activiste sahraoui, M. Abderrahman Bougarfa, 53 ans et responsable d’une famille de 10 membres, alors que la citoyenne sahraouie, Mme. El Ghalia Sbaai, a été soumise à la torture, à coté de M. Nah Tarek, qui a été tabassé à son tour" par les agents du Groupement Urbain de Sécurité (GUS) lors de leur participation à une démonstration organisée par des activistes sahraouis devant l’hôpital Ben El Mehdi hier soir.

Deux membres du Comité pour la protection des prisonniers de la Carcel Negra, Moussamih Baba et Karroum Hamdi ont été arrêté samedi après midi, alors que le Président du même Comité, Bazeid Salek, ainsi que deux autres activistes: Hmad Hammad et Sbaai Ahmed, ont été victimes de tentatives d’arrestations illégales.

D’autre part, le siège de l’Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l'Etat marocain (ASVDH) a été attaqué par des agents marocains qui ont confisqué l’archive de l’association, a rapporté la même source. (SPS)

060/090/000 182320 Juin 05 SPS



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