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SPS 18.02.04
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Madrid, 18/02/04
(SPS) ''Les forces d'occupation marocaines n'ont cessé leur politique
de répression, intimidation, séquestration, détentions
abusives et condamnations à l'emprisonnement'', a déclaré
Ali Salem Tamek, dans une interview au quotidien espagnol, El Periodico,
publié mardi.
Interrogé sur les conditions de détention d'un sahraoui dans
les prisons marocaines, l'activiste sahraoui des droits humains libéré
le 7 janvier dernier par les autorités marocaines a qualifié
son expérience de ''terrible''.
''Il a fallu que je fasse 17 grèves de la faim pour avoir le statut
d'un prisonnier politique. L'Administration marocaine ne cache à aucun
moment sa volonté de détruire n'importe quel recoin de notre
dignité comme sahraoui'', a relevé M. Tamek.
A la question de savoir ce que ressentent les Sahraouis sous l'occupation
marocaine envers le Front Polisario, M. Tamek a souligné que la jeunesse
''croit fermement à sa cause'' et que les sympathisants dans les territoires
occupés ''sont chaque fois plus nombreux démontrant ainsi l'échec
de la politique d'occupation marocaine du Sahara occidental'', une raison
pour laquelle le Gouvernement marocain a ''multiplié le flux de colons
marocains dans les territoires occupés''.
A titre d'exemple, M. Tamek en veut pour preuve, El Aaiun (la capitale occupée
du Sahara occidental) ''où les sahraouis sont estimés à
25% seulement de la population totale''.
''Nous sommes décidé à lutter et à militer pour
exercer notre droit à l'autodétermination'', a-t-il indiqué,
soulignant que les Sahraouis ''n'ont d'autres rêves que l'édification
d'un jeune Etat avec de bonnes relations avec ses voisins, le Maroc inclu''.
''Nous avons donné notre confiance à la direction du Front
Polisario pour décider si le futur passe avec la continuation avec
le processus de paix où s'il faut lutter'', a-t-il martelé.
Interrogé si la répression a changé, M. Tamek a indiqué
que le Gouvernement marocain a ''déplacé vers des villes très
loin du Sahara des militants sahraouis qui travaillent dans des administrations
liées à l'Etat, les sanctionnant pour avoir défier l'Etat
marocain en demandant la liberté des prisonniers politiques''.
Selon lui, ''La liberté d'expression est une question prioritaire'',
reprochant à Rabat de vouloir ''taire tous ceux qui rejettent la dite
marocanité du Sahara'' et ''d'interdire la formation d'association''.
Concernant le Plan Baker, M. Tamek a indiqué que ''les Sahraouis ne
peuvent qu'appuyer n'importe quelle voie qui mène véritablement
à l'autodétermination et à l'indépendance''.
(SPS)
010/090/720 181855 fev
04 SPS
SPS
RASD/ESPAGNE/MAROC
Le Front Polisario : ''les patrouilles mixtes (maroco-espagnoles) commettront
une violation de la légalité internationale''
Las Palmas
(Iles Canaries Espagne), 18/02/2004 (SPS) - Le représentant du Front
Polisario auprès de l'ONU, Boukhari Ahmed, a affirmé que si
les patrouilles conjointes d'Espagne et du Maroc commenceront à fonctionner
les semaines à venir dans les côtes sahraouies pour la lutte
contre l'immigration illégale, elles commettront '' une violation de
la légalité internationale'' et cela peut aussi amener l'Espagne
à s'écarter du rôle d'interlocuteur privilégié
dans le conflit.
M. Boukhari qui s'exprimait dans une conférence de presse aux Iles
Canaries, a exprimé son voeu que cette action n'aboutisse pas, parce
que dans tel cas elle changera ''le rôle'' de l'Espagne dans le cadre
du processus de paix des Nations Unies entre le Maroc et le Sahara occidental.
M. Boukhari a estimé que la formation de patrouilles mixte est un
''piège'' du Maroc, dans lequel est tombé l'Espagne, puisqu'elle
reconnaîtrait, ''en termes tangibles'' que le littoral sahraoui est
un territoire marocain.
Un fait qui en ces moments inquiète le Front Polisario, parce que,
selon M. Boukhari, cet acte '' engage'' l'Espagne à reconnaître
la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et dans tel cas,
l'exécutif espagnol s'écarte ainsi d'être un interlocuteur
privilégié dans le conflit.
M. Bukhari a confirmé qu'il a des preuves de ''l'implication directe
de hauts officiers marocains dans le trafic de l'immigration illégales
à travers les pateras''.
A cet égard, il a estimé que le Gouvernement marocain ''ne
joue pas proprement'' dans la recherche d'une solution pour un problème
qui est ''strictement marocain dans ses origines'', et qu'en aucun cas il
ne peut être résolu tant que le conflit entre le Front Polisario
et le Maroc n'est pas réglé, à l'origine, selon lui,
de '' l'immigration massives de personnes poussées par la faim''.
Le diplomate sahraoui croit savoir les difficultés actuelles auxquelles
fait face l'Exécutif espagnol pour jouer un rôle ''en harmonie
avec le sentiment de solidarité des Iles Canaries et des autres parties
du pays'' avec le peuple sahraoui, ajoutant que l'Espagne a une dette, pour
laquelle ''son poids politique doit et peut jouer un rôle plus important''.
(SPS)
030/040/710
181639 fev 04 SPS
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