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L'UA doit "contraindre le Maroc à respecter les résolutions internationales" (Parlement panafricain)  

17.11.06

 

 


Midrand (Afrique du Sud), 17/11/2006 (SPS) Le président de la Commission des Relations internationales au Parlement panafricain (PAP) a recommandé jeudi que l'Union africaine (UA) "contraigne le Maroc à respecter les résolutions internationales" sur le Sahara Occidental, a rapporté jeudi, l'APS.

"L'incapacité de l'Onu à appliquer le Plan de règlement adopté par le Conseil de sécurité en 1990 va compromettre, voire hypothéquer, l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental", a déclaré M. Kante El Hadj Diao, lors de la 6è session du PAP, à Midrand, en Afrique du Sud.

M. Diao a déploré que le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) ait été "renouvelé plus de quinze fois" depuis son déploiement sur le terrain en 1991, "sans qu'elle ne soit en mesure d'accomplir sa mission".

L'Onu et la Minurso "n'ont pas encore osé adresser de sérieuses mises en garde contre le Maroc qui, à maintes reprises, a entrepris des actions compromettant le processus de paix au Sahara occidental", a-t-il ajouté.

La Minurso "n'a pas été en mesure de réussir sa mission parce que, bien avant qu'elle n'entame ses activités, il y eu des entraves dressées par le Maroc", a-t-il affirmé.

Pour ces raisons, "les membres de la Commission recommandent que le Parlement panafricain propose à l'UA de saisir le Conseil de sécurité afin qu'il veille à l'application des résolutions qu'il a lui-même adoptées" pour régler la crise au Sahara occidental, a souligné M. Diao.

Il a également préconisé que "l'UA contraigne le Maroc au respect des résolutions des institutions internationales" et exigé des "entrepreneurs étrangers, opérant au Sahara occidental en vertu de contrats signés avec le gouvernement marocain de se retirer" de ce territoire "occupé par le Maroc", a-t-il dit.

Il a aussi recommandé au Front Polisario de "continuer à privilégier la voie diplomatique plutôt que militaire, dans la recherche d'une solution à la situation actuelle".

La Commission des Relations internationales, de la Coopération et de règlement des conflits a aussi présenté en plénière, un projet de résolution sur le Sahara occidental exigeant sa "décolonisation".

Le PAP "s'engage à soutenir les efforts des Nations unies et de l'Union africaine pour la décolonisation totale du continent africain, par l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental conformément à la résolution 1514 (de l'Assemblée générale) de l'Onu relative à l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés", indique le texte, dont l'APS a obtenu copie.

Le PAP "lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle fasse pression sur le royaume du Maroc, afin qu'il coopère" avec l'Onu en vue de mettre en application la résolution 1495 du Conseil de sécurité de l'Onu, en appui au "Plan Baker", lit-on encore dans le projet de résolution.

Ce plan, qui prévoit l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental après une période transitoire de 5 ans au maximum, "représente la solution médiane la plus indiquée pour mettre un terme à l'occupation marocaine du Sahara Occidental", relève-t-on encore.

L'UA est invitée, dans le texte, à "redoubler d'efforts dans les forums internationaux, en vue d'accélérer un règlement juste du conflit au Sahara Occidental et de protéger les richesses de son territoire de l'exploitation illégale".

Les Parlementaires africains proposent également, dans le projet de résolution, d' "étendre le mandat de la Minurso pour prendre en charge la protection des droits de l'homme et trouver les mécanismes pour les garantir".

Pour sa part, le chef de la délégation sahraouie au PAP, M. Ouadadi Ahmed El Haiba, a souligné dans une déclaration à l'APS, que le Parlement panafricain "est la voix des peuples du continent. Il est donc important pour nous d'exiger de l'UA, à travers le PAP, qu'elle fasse pression sur le Maroc pour accepter le référendum d'autodétermination et la légalité internationale".

Il a précisé que la question du Sahara Occidental a été discutée pour la première fois au PAP, lors de sa 5è session, en avril dernier. (SPS)

020/090/700 171210 Nov 06 SPS





 

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TERRITOIRES OCCUPES/AMINETOU HAIDAR

Aminetou Haidar accueillie en "véritable héroïne" à El Aaiun occupée  

 

 

 

 
El Aaiun (territoires occupés), 17/11/2006 (SPS) La symbole de la résistance sahraouie et activiste des droits humains dans les territoires occupés, Mme Aminetou Haidar, a été accueillie mercredi soir à El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental) en "véritable héroïne" par la population sahraouie, a rapporté jeudi le quotidien espagnol ABC.

Des dizaines de citoyens sahraouis se sont rendus au domicile de Mme Haidar pour lui souhaiter la bienvenue et "exprimer, à haute voix, leur soutien au Front Polisario et à l'indépendance du Sahara Occidental'', en dépit du fait que beaucoup d'autres aient été empêchés par un "important'' dispositif des forces d'occupation marocaines, déployé dans toute la zone, de se rapprocher du domicile, a indiqué le journal.

Selon le correspondant du quotidien, auparavant, à l'arrivée de Mme Haidar à l'aéroport d'El Aaiun, en fin de journée, à bord d'un vol de la compagnie Binter, en provenance de Las Palmas (archipel des Canaries), des policiers marocains avaient pris position sur la piste, intimant au commandant de l'avion l'ordre de ne laisser descendre de l'appareil que les passagers marocains.

Seuls quelques proches parents ont pu accueillir par la suite sur le parking de l'aéroport l'activiste sahraouie des droits de l'homme, a précisé ABC.

La Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara) avait appelé mercredi à faire pression sur le gouvernement marocain pour qu'aucune atteinte ne soit portée au "droit fondamental à la liberté de circulation et d'expression'' de Mme Haidar.

L'activiste sahraouie des droits de l'homme a été invitée le 1er décembre à la journée mondiale des droits de l'homme qui sera célébrée à Vienne, "mais elle ne sait pas si elle pourra y assister'', car, a expliqué le quotidien, elle risque de se voir confisquer son passeport.
(SPS)

020/090/700 171150 Nov 06 SPS

 



 

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