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SPS Ma visite aux Etats Unis a eu des échos favorables (Mme Aminetou Haidar) 17.09.06
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Washington, 17/09/2006 (SPS) Mme. Aminetou Haidar, militante sahraouie
des droits de l'homme, qui vient d'effectuer une visite de trois jours (13 au 15
septembre) à Washington, a jugé que son voyage et ses rencontres et contacts ont
eu "des échos favorables" chez ses interlocuteurs américains qui se sont montrés
"très sensibles au sort qui est fait aux populations sahraouies dans les
territoires occupés par le Maroc".
"J'ai rencontré plusieurs parlementaires et des responsables aussi bien du
département d'Etat en charge des questions de la démocratie, des droits de
l'homme et du travail que ceux d'associations de défense des droits de l'homme
américaines. J'ai expliqué la situation qui prévaut dans les territoires occupés
et les violences et abus auxquels sont confrontées quotidiennement les
populations civiles.
La cause sahraouie et la situation des droits de l'homme ont non seulement
touché ces responsables, mais j'ai aussi ressenti chez eux de l'intérêt et une
disposition à nous aider et à plaider notre cause. Il y a maintenant des échos
favorables aux Etats Unis", a confié Mme Haidar à l'APS, avant de quitter
Washington pour poursuivre son périple à travers plusieurs autres villes
américaines.
La militante sahraouie, qui a reçu jeudi soir le Freedom Award 2006, que lui a
décerné l'association américaine Defense Forum Foundation, pour notamment son
combat pour la défense des droits de l'homme et des libertés civiles au Sahara
Occidental, pour son travail en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui
et pour les souffrances endurées dans les prisons marocaines, a estimé que la
cause sahraouie, qui doit faire l'objet d'un large débat, dans les prochaines
semaines, aux Nations unies, à New York, comme au sein du Conseil des droits de
l'Homme à Genève, ainsi que lors d'une prochaine conférence internationale à La
Haye (Pays Bas), "est une cause entendue chez nombre de militants et
responsables américains convaincus qu'il s'agit d'une des dernières luttes
d'indépendance en Afrique".
A une question sur l'importance et la signification de son message aux
Américains, elle a répondu : "mon message aux Américains se veut un message
d'espoir et de paix mais aussi et surtout un cri de douleur et un appel pressant
pour exprimer les souffrances du peuple sahraoui sous domination marocaine
depuis 1975 et pour solliciter le peuple et le gouvernement américains à
intercéder en notre faveur auprès des instances internationales et du
gouvernement de Rabat pour que la légalité internationale soit reconnue au
Sahara Occidental".
Mme Haidar a souligné que "les Américains ont le pouvoir et l'influence
nécessaires pour faire pression sur le Maroc pour qu'il respecte les droits de
l'homme au Sahara Occidental".
"Je voulais mettre au courant les institutions démocratiques, les organisations
humanitaires et les associations de défense des droits de l'homme sur la gravité
des violations quotidiennes qui ont lieu dans mon pays. Je crois que les
Américains savent ce qui passe au Sahara Occidental, qu'ils ont été sensibles à
mon appel de détresse et qu'ils vont agir", a-t-elle ajouté.
"J'ai aussi demandé à mes interlocuteurs d'intercéder auprès du gouvernement
marocain pour qu'il consente à donner des informations et des indications sur le
sort de plus de 500 sahraouis disparus depuis trois décennies, libère les
centaines de détenus politiques et de militants qui croupissent dans les prisons
au Maroc et au Sahara Occidental, et cesse les arrestations, brimades, tortures,
enlèvements et autres violences qui sont le lot quotidien des populations
civiles dont le seul crime est de demander leur liberté et le respect de leur
dignité", a-t-elle poursuivi.
Pour Mme Haidar, "la mobilisation est de plus en plus perceptible et importante
aux Etats Unis pour la cause sahraouie", soutenant qu'il est plus qu'urgent de
"briser le mur du silence" et d'amener la communauté internationale,
particulièrement les Nations unies, à sortir de la situation de statu quo pour
donner corps et âme aux différentes résolutions appelant à l'organisation d'un
référendum d'autodétermination qui doit "libérer le peuple sahraoui du carcan et
de l'oppression des forces d'occupation marocaines".
"Les Nations Unies et aussi le gouvernement américain, engagés aujourd'hui dans
la lutte contre le terrorisme international, ne doivent plus ignorer le
terrorisme d'état que Rabat exerce contre le peuple sahraoui. Ils ont le devoir
de nous aider à faire cesser les injustices et faire reconnaître notre droit
inaliénable à l'indépendance, à la paix, à la sécurité, à la démocratie et au
progrès", a affirmé la militante sahraouie.
"J'ai aussi plaidé la cause de notre peuple, qui, face aux crimes et à la
barbarie des forces d'occupation, continue à opposer une résistance pacifique",
soutient Mme Haidar, indiquant qu'il faut s'attendre, à court terme, à des
actions et des projets de soutien en faveur des Sahraouis, de la part des Etats
Unis, notamment l'organisation de missions, de campagnes d'information et de
sensibilisation et des actions humanitaires.
"J'espère que ma visite va pouvoir lever le voile sur notre cause et déclencher
un mouvement de solidarité plus important", a-t-elle souhaité, avant de rappeler
que la campagne internationale de mobilisation qu'elle entreprend a travers
plusieurs pays (Suède, Italie, Espagne, Afrique du sud, Parlement européen,
Etats unis, puis Genève, France et Hollande) "aidera à mieux faire connaître la
cause sahraouie pour laquelle est mobilisé tout un peuple qui se bat le plus
souvent les mains vides contre la machinerie guerrière et policière féroce et
impitoyable du Maroc".(SPS)
020/090/700 171430 Sept 06 SPS
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SPS Des ONG sahraouies appellent à l'envoi d'une mission des droits de l'Homme au Sahara Occidental
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Chahid El Hafed, 17/09/2006 (SPS) L'Association des familles des
prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) et l'Union des juristes sahraouis
(UJS) ont appelé le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, pour l'envoi d'une
mission d'enquête sur les crimes perpétrés par les forces coloniales marocaines
et à introduire les responsables devant un tribunal "indépendant et impartial",
selon un communiqué publié récemment par les deux ONG dont une copie est
parvenue à SPS.
Les deux ONG ont condamné "énergiquement" l'enlèvement de deux activistes
sahraouis des droits humains: Yahdih Ettarrouzi enlevé dans la nuit du mercredi
à jeudi par les forces spéciales marocaines dans la rue, (Boulevard Hassan II) ,
alors qu'il se dirigeait vers un cybercafé à Tan Tan (Maroc).
La deuxième victime : Haiba Mohamed Mahmud, membre du Collectif des défenseurs
des droits de l'Homme au Sahara Occidental, et ex prisonnier politique sahraoui,
arrêté jeudi par les force d'occupation marocaines devant sa boutique à El
Aaiun (Sahara Occidental).
L'AFAPREDESA et l'UJS ont qualifié ces enlèvements "d'acte inhumain et
dégradant" commis par les forces de répression marocaines contre les civils
sahraouis, estimant que le Maroc est "responsable" du sort de ces jeunes
sahraouis, a ajouté le texte.
Elles ont en outre appelé à la libération "immédiate et sans conditions" des
activistes et prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent dans des
conditions "difficiles", suite à la grève de la faim "illimitée" qu'ils
observent depuis le début de ce mois dans les prisons marocaines.
Les deux organisations ont enfin, lacé un appel "pressant" en direction des
organisations internationales de défense des droits de l'Homme, afin
d'intervenir auprès du Maroc pour mettre un terme aux violations "flagrantes des
droits humains et des libertés" dans les territoires occupés du Sahara
Occidental.
Pour sa part, le Comité sahraoui pour le référendum au Sahara Occidental (CSRSO)
a dénoncé l'enlèvement des activistes sahraouis des droits humains et a appelé à
la libération "prompte" des prisonniers politiques et défenseurs sahraouis des
droits humains qui se trouvent dans une situation "critique" dans les prisons
marocaines d'El Aaiun (Sahara Occidental), Inzegan et Ait Melloul (Maroc).
(SPS)
020/090/110 171215 Sept 06 SPS
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SPS Le sommet de La Havane réaffirme son soutien à l'autodétermination du peuple sahraoui
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La
Havane,
17/09/ 2006 (SPS) Les chefs d'Etat et de gouvernement du Mouvement des pays
non-alignés (MNA) ont réaffirmé leur soutien à l'autodétermination du peuple
sahraoui, dans une résolution du Document final du 14è sommet du Mouvement, qui
a pris fin tard dans la nuit de samedi à dimanche.
Les non-alignés ont souligné la nécessité d'un "règlement politique mutuellement
acceptable qui accordera l'autodétermination au peuple sahraoui", indique le
texte, qui a été préparé et adopté vendredi lors d'une réunion des hauts
d'experts préparatoire au sommet.
Cette solution, ajoute le Document, doit être conforme avec "les buts et
principes de la Charte des Nations Unies et avec la résolution 1514" adoptée en
1960 par l'Assemblée générale de l'ONU et qui affirme le droit des peuples
colonisés à l'autodétermination.
"Les chefs d'Etat et de gouvernement ont réaffirmé et souligné (à) la validité
et la pertinence des positions de principe du Mouvement en ce qui concerne le
droit à l'autodétermination des peuples sous occupation étrangère et sous
dominations coloniale ou étrangère », ajoute le texte sanctionnant le sommet de
La Havane, cité par l'APS.
Les non-alignés ont aussi rappelé la responsabilité des Nations unies envers le
peuple sahraoui, rappelant que le Conseil de sécurité de l'ONU est actuellement
l'institution internationale en charge du dossier du Sahara occidental.
Le Conseil avait adopté en juillet 2003 un plan de paix pour l'autodétermination
du peuple sahraoui, élaboré par M. James Baker, ancien envoyé personnel du
secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental, en tant que "solution
politique optimale".
Ce plan de paix, connu sous le nom de "Plan Baker", prévoit la tenue d'un
référendum d'autodétermination au Sahara Occidental après une période
transitoire de cinq ans au maximum. Il a été accepté par le Front Polisario mais
rejeté par le Maroc, qui est revenu sur ses engagements ultérieurs où il avait
accepté la tenue du référendum.
(SPS)
020/090/700 171455 Sept 06 SPS
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SPS La résolution du MNA sur le Sahara Occidental, un "nouvel échec pour le Maroc" (diplomates)
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La
Havane, 17/09/2006 (SPS) L'adoption par la réunion préparatoire au sommet du
Mouvement des non-alignés (MNA), vendredi à la Havane, d'un texte de résolution
réaffirmant avec "force" le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination est
un nouvel "échec" pour la diplomatie marocaine, a-t-on estimé samedi de sources
diplomatiques à La Havane, citées par l'APS.
Le texte adopté par les hauts fonctionnaires des pays membres, réunis durant
deux jours pour préparer les documents à soumettre au sommet, est un "échec au
prétendu plan d'autonomie autour duquel le Maroc a mobilisé tout son appareil
diplomatique", a-t-on indiqué de mêmes sources.
Le projet réaffirme, en outre, toutes les résolutions adoptées par l'Assemblée
générale et le Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara occidental.
Le texte du MNA a réitéré, rappelle-t-on, son soutien à la résolution 60/114,
adoptée sans vote, qui prône "une solution politique mutuellement acceptable qui
garantisse l'exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit à
l'autodétermination".
Le MNA a appelé, par ailleurs, toutes les parties et les Etats de la région à
"coopérer" avec le secrétaire général de l'ONU et son envoyé spécial,
réaffirmant la responsabilité des Nations unies envers le peuple du Sahara
Occidental.
Le texte de résolution a mentionné également le plan de paix, connu sous le nom
de "Plan Baker", qui prévoit la tenue d'un référendum d'autodétermination au
Sahara Occidental après une période transitoire de cinq ans au maximum. Il a été
accepté par le Front Polisario mais rejeté par le Maroc, qui est revenu sur ses
engagements ultérieurs où il avait accepté la tenue du référendum.
Le Président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika a souligné lors de son discours
devant les membres du MNA, que le Mouvement des non-alignés "issu de la
décolonisation, se doit de réaffirmer le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination tel que consacré par les résolutions de l'Assemblée générale
et du Conseil de sécurité des Nations unies".
Il a cité notamment la résolution 1495, adoptée en juillet 2003, qui a approuvé
le plan Baker de règlement du problème du Sahara Occidental.
L'Algérie "souhaite une solution rapide qui assure la sécurité de l'ensemble de
la région par un règlement satisfaisant et durable respectant le droit du peuple
sahraoui de choisir son avenir et de définir son destin", a-t-il assuré.
Le 14ème sommet du Mouvement des pays non-alignés (MNA) s'est ouvert vendredi à
La Havane avec la participation d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de
gouvernement, dont une délégation sahraouie présidée par le ministre des
affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek, rappelle-t-on.
(SPS)
020/090/700 171525 Sept 06 SPS
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SPS Le Gouvernement sahraoui rejette toute négociation avec le Maroc en dehors des résolutions de l'ONU
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Chahid El Hafed, 17/09/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a rejeté "toute forme de négociations" avec le Gouvernement marocain "qui ne soit pas basée sur le Plan de règlement onusien ou sur le Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental".
M. Abdelaziz, qui recevait, samedi une délégation ad hoc du Parlement européen (PE) en visite dans les camps de réfugiés sahraouis, a estimé que le question du Sahara Occidental "relève d'un problème de décolonisation inachevé" et que "l'unique voie de résoudre le conflit réside dans l'expression libre et authentique du peuple sahraoui à travers un référendum d'autodétermination organisé et supervisé par l'ONU".
A l'intention de "certaines sphères" qui prônent "des négociations sans conditions" avec Rabat, pour une solution "chevauchant entre deux extrêmes", le droit et le fait accompli colonial, le Président de la République y décèle des "manœuvres tendant à "enterrer les résolutions pertinentes de l'ONU, spécifiant le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".
"S'il est indéniable que les négociations sont appropriées pour trouver des solutions aux conflits, les amis du Maroc doivent plutôt l'encourager et l'exhorter à souscrire à la légalité internationale en permettant la décolonisation du territoire sahraoui qu'il occupe illégalement depuis 1975", a ajouté le Président de la République.
"Ces mêmes amis, soucieux, comme nous d'ailleurs de la stabilité du Maroc, doivent bien comprendre que la stabilité d'un pays ne se construit pas sur le compte de ses voisins et encore moins dans la course vers l'armement ou les guerres de conquêtes coloniales, mais plutôt sur le respect mutuel, la bonne gouvernance, la démocratie, la liberté et la référence au Droit international", a-t-il martelé.
"Nous dénonçons, rejetons et combattrons de toutes nos forces toute autre approche en dehors du référendum d'autodétermination qui ne saurait être qu'une nouvelle agression destinée à usurper le peuple sahraoui de ses droits légitimes, à prolonger son drame et à consacrer le fait accompli colonial", a-t-il avertit.
Par ailleurs, le Président de la République a salué "le soutien du Parlement européen aux droits légitimes du peuple sahraoui à travers ses différentes résolutions et ses prises de positions contre les violations flagrantes des droits humains au Sahara Occidental".
En revanche il a déploré la signature par l'UE des accords de pêche avec le Maroc incluant les eaux territoriales sahraouies, estimant que l'Europe "participe ainsi à la spoliation des droits du peuple sahraoui, au pillage de ses richesses et à l'encouragement du Gouvernement marocain à continuer à persister dans sa rébellion contre le Droit international".
Il a en outre dénoncé devant la délégation ad hoc du PE dirigée par l'ancien ministre chypriote des Affaires étrangères, Joanis Kasoulides, membre du Groupe populaire européen, "les campagnes de répressions, de terreur et de violations systématiques des droits humains au Sahara Occidental et surtout la situation dramatique de 32 prisonniers politiques sahraouis en grève de faim dans les geôles marocaines depuis plusieurs jours, dont certains sont en danger de mort".
La délégation ad hoc du PE qui a achevé samedi soir sa visite aux camps de réfugiés sahraouis, se rendra, début octobre prochain au Sahara Occidental avant d'élaborer un rapport de sa mission devant porter évidemment sur les violations des droits humains au Sahara Occidental perpétrées par le Maroc depuis son occupation militaire du territoire en 1975au Parlement européen. (SPS)
010/090/100 171546 sept 06 SPS
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SPS Victoire écrasante de la cause sahraouie au sein du Mouvement des non aligné (ministre)
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La
Havane,
17/09/2006 (SPS) Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek,
a indiqué que la cause sahraouie a "remporté une victoire importante" au sein du
Mouvement des pays Non-alignés (MNA), malgré les "vaines tentatives" du
Gouvernement marocain et ses deux alliés inconditionnels, le Sénégal et le
Bourkinafasso.
Dans une déclaration exclusive à SPS, le chef de la diplomatie sahraouie, qui conduit la délégation sahraouie à ce sommet, a soutenu que les 118 Chefs d'Etats et de Gouvernements réunis à la Havane dans le cadre de ces assises, qui ont pris fin tard dans la nuit du samedi à dimanche, ont réaffirmé "la responsabilité de l'ONU vis-à-vis de la décolonisation du Sahara Occidental conformément à la doctrine de l'organisation en la matière".
Le sommet de La Havane a également renouvelé son soutien aux efforts du SG de l'ONU et de son envoyé personnel pour une solution mutuellement acceptable qui garantisse "l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental dans le cadre d'accords conformes avec les principes et objectifs de la Charte des Nations Unies et avec la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 relative aux pays et aux peuples coloniaux", a-t-il ajouté.
M. Ould Salek a en outre relevé que les débats ont été intenses pour cause de "l'initiative marocaine visant à inclure dans la résolution deux paragraphes faisant référence à son Corcas et à son projet d'autonomie", que les intervenants ont "carrément écarté".
"La majorité écrasante des intervenants aussi bien au cours des débats que lors des consultations informelles ont réaffirmé la nature de la question du Sahara Occidental en tant que question de décolonisation qui ne peut être résolue que par l'exercice du peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance", a relevé le ministre.
"Soutenue par le Sénégal et le Bourkinafasso, le Maroc n'a ménagé aucun effort pour arriver à son but, mais en vain", a-t-il indiqué, ajoutant que le sommet à "opposé au Maroc une fin de non-recevoir et un rejet catégorique aux démarches unilatérales et coloniales marocaines".
"Le sommet du MNA, a-t-il conclu, a ainsi réaffirmé qu'il n'y aura pas de négociation avec le Maroc que celles qui discuteront des voies et moyens pouvant aider à l'octroi par le peuple sahraoui de son droit inaliénable et incontournable à l'autodétermination et à l'indépendance". (SPS)
010/090/100171852 sept 06 SPS
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