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SPS 17.06.04
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Tenerife,
17/06/04 (SPS) Le représentant permanent du Front Polisario
auprès des Nations
Unies, Ahmed El Bukhari, a alerté mardi à Tenerife, qu'
"aucune autorité
ne peut donner la souveraineté au Maroc" sur le Sahara
occidental", a
rapporté Canarias Ahora, le journal digital des Iles Canaries.
Dans
une interview au journal digital espagnol, M. Bukhari a estimé
que les offres marocaines
de relations privilégiés avec les Iles Canaries, visant a
rallier le
gouvernement autonome a ses thèses expansionnistes ne sont en
effet qu'
"une stratégie pour porter les Canaries a collaborer dans
l'occupation illégale
d'un autre peuple".
Le
représentant sahraoui, en visite de travail aux îles
Canaries, a d'autre part
indiqué que le successeur de Baker doit nécessairement
être américain parce que
dit-il, "seul un autre Américain parviendra à se
faire respecter par
le Maroc".
Le
diplomate sahraoui a insisté sur la responsabilité de
L’Espagne à contribuer à
une équitable solution du conflit, soulignant qu'en abandonnant
son ex-colonie elle
a contribué "à la
tragédie du
peuple sahraoui", ajoutant que le peuple sahraoui est disposé
à consolider
la sécurité et la stabilité de la région et
à maintenir des relations fiables
et pacífiques avec ses voisins.
M.
Boukhari a rappelé que "L'Union européenne est
diplomatiquement absente du
conflit du Sahara en raison du veto français" et que "le soutien
de
la France au Maroc restera un obstacle
à
la paix" dans la région. (SPS)
040/090/997
170558 juin 04 SPS
SPS
MAROC/MEDIAS/EXPULSSION
Reporters sans frontières dénonce l'éxpulssion de
deux journalistes norvegiéns du Maroc
Rabat,
17/06/04 (SPS) Reporters Sans Frontières
(RSF) a dénoncé mercredi l'éxpulssion par les
autorités marocaines de deux
journalistes norvegiéns, Tor Dagfinn Dommersnes et Fredrik
Refvem, qui
envisageaient selon des informations concordantes d'entreprendre un
contact à
Rabat avec Ali Salem Tamek, l’ex– prisonnier politique sahraoui et
activiste
des droits humains.
Dans
un communiqué de l'organisation, rendu
publique mercredi, le RSf s'est consideré " vivement
préoccupée par
l'interpellation", la même journée,
des deux journalistes qui avaient l'intention de
réaliser, pour le
quotidien local norvegién 'Stavanger Aftenbladet', des
reportages sur la
situation politique dans le royaume, le conflit du Sahara et les
problèmes de
l'immigartion illégale vers l'Europe.
"Les
autorités marocaines surveillent de près
les activités et les déplacements des journalistes, et
cherchent à empêcher
tout reportage indépendant sur la question du Sahara
occidental", a
notamment souligné le communiqué.
Arrivant
au Maroc le 13 juin dernier, les deux
journalistes avaient telephoné mercredi à Ali Salem
Tamek, selon AFP. Ils
envisagaient apparament, fixer un rendez-vous avec cet activiste des
droits de
l'homme sahraoui pour discuter des dérniers
développements de la question
sahraouie et de la situation des activistes sahraouis dans les
territoires
occupés du Sahara occidental.
"Les
services de sécurités étaient très
probablement au courant de ce coup de fil, qui est sans doute à
l'origine de
notre arrestation ", a déclaré Dagfinn Dommersnes
à Reporters sans
frontières par téléphone, avant d'être
expulsé vers la France par les autorités
marocaines, alors qu'ils avaient "rempli toutes les formalités
nécessaires, de travailler librement", selon l'organisation.
Il est à
rappeller que ce n'est pas la première
fois que des journalistes étrangers soient
éxpulsés du Maroc surtout si les
autorités découvrent qu'ils envisagaient rencontrer des
activistes sahraouis,
ou faire des reportages sur la question du Sahara occidental.
le
5 avril 2004, Erik Hagen, journaliste
norvégien avait été expulsé d’El aaiun
(Capital occupé de la RASD) vers la
Mauritanie. Arrêté par la police marocaine, ce journaliste
indépendant se
rendait à El Aaiun pour y rencontrer des militants des droits de
l'homme et
d'anciens prisonniers politiques Sahraouis.
Pour leurs part, Catherine Graciet, journaliste
indépendante et Nadia Ferroukhi, photographe, avaient
été reconduit à Agadir,
alors qu'elles se rendaient à El Aaiun pour les mêmes
motifs, après avoir
étaient longuement interrogées les autorités
marocaines les avaient expulsées
vers la France, Le 28 janvier 2004. (SPS)
060/090/000
171109 juin 04 SPS
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