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PARLEMENT EUROPEEN/UNION EUROPEENNE/MAROC/PECHE

L'UE appelée à contrôler que les bénéfices de l'accord de pêche avec Rabat soit versé aux Sahraouis

17.05.05

 

 

Bruxelles, 17/05/2006 (SPS) L'intergroupe du Parlement européen pour le Sahara Occidental, a exigé de l'Union européenne (UE) "une réponse urgente sur la manière de contrôler que les bénéfices de l'accord de pêche signé avec Rabat soit versés à la population sahraouie", selon un communiqué de l'intergroupe publié mardi à Bruxelles.

 

Une réaction qui intervient à la suite de l'adoption, mardi à Bruxelles, par le Parlement européen, de l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc, qui, "injustement et illégalement inclut les eaux territoriales sahraouies", selon le communiqué, signé par la Présidente de l'intergroupe, Mme Karin Scheele, reçu par SPS.

 

"Le droit internationale ne reconnaît pas la souveraineté ou la juridiction du Royaume du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental, ce qui signifie que le Maroc est une puissance occupante du territoire", a soutenu le texte.

 

Pour l'UE, l'exploitation des ressources naturelles d'un territoire non autonome n'est pas illégale "si la population du territoire en est la principale bénéficiaire". "Ce qui est tout à fait contraire du cas (Sahara Occidental) qui nous inquiète", a rétorqué Mme Scheele.

 

"Cet accord ne cesse de nous préoccuper entre autres et surtout parce qu'il illustre l'incapacité de la Commission européenne de fournir des garanties prouvant que la population sahraouie en sera le principal bénéficiaire", a-t-elle soutenu.

 

"Comment peut-on garantir que les bénéfices de cet accord iront à leurs bénéficiaires de droit au moment où ceux-ci sont séparés par un mur résultant d'une occupation illégale et d'un conflit de plus de trente ans imposé par l'associé commercial avec lequel l'accord a été signé", s'est-elle indigné.

 

L'eurodéputé a enfin appelé les Etats membres de l'UE à "un engagement sérieux pour une solution (du conflit) qui garantisse au peuple sahraoui son autodétermination" et à "conditionner" la coopération et les accords commerciaux avec le Maroc à "l'instauration de la démocratie dans ce pays, au respect des droits humains et à la reconnaissance du droit à l'autodétermination au peuple sahraoui". (SPS)

 

010/090/000 171050 mai 06 SPS

 

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Sept personnes arrêtées à la ville d'El Aaiun occupée

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés), 17/05/2006 (SPS) Les forces de répression marocaines ont procédé mardi à l'arrestation de sept jeunes sahraouis à la ville occupée d'El Aaiun, dans une tentative "d'éviter tout soulèvement ou manifestation pacifique" à l'occasion de la haute commission des droits de l'Homme des Nations Unies, présente depuis mardi soir dans la capitale occupée de la RASD, ont indiqué des sources concordantes.

 

Il s'agit de : Kara Lembarek, Mohamed Salek Mohaimdat, Jamaa Salek Mohaimdat, Hamza Ayach, Ghali Bouhel-la, Said Loumadi et Benfous Faraji, selon les mêmes sources.

 

Les autorités coloniales marocaines à El Aaiun, avaient auparavant convoqué les différents services de la sécurité, les chefs de familles des colons marocains, afin de leur distribuer les vêtements traditionnels sahraouis "daraa et melhfa" pour défiler devant la délégation onusienne.

 

Les différents corps de sécurité marocains ont été déployés dans toute la ville, procédant à l'enregistrement des citoyens sahraouis et de leurs véhicules, les "avertissant de ne pas sortir de leur maison", ont précisé les mêmes sources.

 

De leur côté, les employés du syndicat de la société de Fos-Bucraa, qui devaient organiser une manifestation devant la commission onusienne, ont été surpris par la décision de l'administration marocaine, leur "promettant" la solution de leurs problèmes en cas où "ils ne manifestent pas" devant cette commission.

 

Par ailleurs, un grand déploiement a été constaté dans la ville d'El Aaiun occupée, regroupant les forces auxiliaires, des détachements de l'armée marocaine, des détachements mixtes de l'armée et de la gendarmerie, des unités du GUS, de la police, des unités des forces d'intervention rapide auxquelles s'ajoutent 7000 agents vêtus en civils, notamment en "habits traditionnels sahraouis" pour "se camoufler entre la population et intervenir au moment opportun", ont souligné les mêmes sources. (SPS)

 

020/090/110 171110 Mai 06 SPS

 

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SPS
RASD/UE/PECHE

L'accord de pêche Maroc-UE "nul et non avenu", affirme un ministre sahraoui

 

 

 

Paris, 17/05/2006 (SPS) Le ministre sahraoui délégué pour l'Europe, M. Mohamed Sidati, a qualifié mercredi de "nul et non avenu" l'accord de pêche entre l'Union européenne et le Maroc, soulignant que le peuple sahraoui épuisera tous "les moyens et recours légaux" pour faire échec à cette opération de "brigandage internationale", a rapporté l'Agence de presse algérienne APS.

 

"Le peuple sahraoui spolié considère cet accord comme nul et non avenu et épuisera tous les moyens et recours légaux pour lui faire échec, sachant qu'au regard du droit il revêt le caractère d'une véritable opération de brigandage international", a affirmé M. Sidati depuis Strasbourg en réaction à l'adoption, mardi à Bruxelles, par le Parlement européen, de l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc.

 

Trois importants groupes du Parlement européen ainsi que de nombreux autres députés, soit un total de 178, ont rejeté cet accord qu'ils ont qualifié d'"illégal et d'atteinte au droit international". Le vote parlementaire européen est consultatif.

 

M. Sidati a averti en outre que la conclusion d'un tel accord" privera en outre le peuple sahraoui des ressources qui lui reviennent de droit et aura des implications dangereuses pour toute la région".

 

Les autorités sahraouies, a-t-il dit, "plaideront auprès de toutes les instances européennes et internationales pour l'invalidation d'un tel accord contraire aux valeurs que les institutions européennes entendent incarner au nom des citoyennes et des citoyens européens".

 

Une éventuelle adoption par l'UE de cet accord de pêche "sans en modifier les dispositions pour le rendre conforme au droit international, constitue une grave et tragique erreur'', a affirmé M. Sidati.

 

"A notre profonde indignation, nous constatons que les dispositions de l'accord de pêche conclu par l'Union européenne avec le Maroc ne sont pas applicables aux seules eaux maritimes qui relèvent incontestablement de la souveraineté marocaine, mais s'étendent également et illégalement aux espaces maritimes qui dépendent du territoire du Sahara occidental", a poursuivi le représentant du Front Polisario en Europe.

 

"Le territoire sahraoui est un territoire non autonome, qui fait l'objet d'un processus de décolonisation, au sens de la Charte des Nations Unies.

 

Le statut du territoire, comme l'ont réaffirmé les hautes instances internationales, dont la Cour internationale de Justice, est juridiquement distinct de celui du Maroc, lequel est seulement la puissance occupante au Sahara occidental", a tenu à préciser M. Sidati.

 

"L'Etat marocain n'est en effet ni la puissance souveraine légitime, ni la puissance administrante légale aux termes de l'article 73 de la Charte des Nations-Unies", a-t-il ajouté.

 

De ce fait, M. Sidati en déduit que "toute tentative d'engager des accords incluant l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental constitue une violation claire de la loi internationale, une violation du droit du peuple sahraoui à s'autodéterminer et à disposer de ses richesses".

 

Pour lui, la signature de cet accord et son application constituent une "forme de caution apportée par l'Union européenne au Maroc pour maintenir son occupation illégale du territoire sahraoui, un quitus pour sa politique de répression et d'oppression à l'endroit des populations sahraouies qui y vivent".

 

C'est aussi, a-t-il poursuivi, "un encouragement à la poursuite du pillage éhonté des ressources halieutiques du Sahara Occidental, au profit de certains intérêts égoïstes espagnols et marocains", tout en se déclarant convaincu que les populations sahraouies du territoire occupé par le Maroc, comme celles vivant en exil dans des campements de réfugiés "ne profiteront en aucun cas de cet accord".

 

A ses yeux, cette perspective "de pillage ne rehausse guère la crédibilité de l'Union européenne en tant qu'acteur de premier plan sur la scène internationale''.

 

M. Sidati a accusé, par ailleurs, le gouvernement espagnol qui, par le biais de "tractations et de manoeuvres de toutes sortes" a fini, a-t-il dit, par "entraîner les Etats membres de l'Union à violer le droit international à travers l'adoption de cet accord". (SPS)

 

020/090/700 171830 Mai 06 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/NOU/DROITS HUMAINS

Plusieurs ONG sahraouies dénoncent devant l'ONU les violations des droits humains au Sahara Occidental

 

 

 

El Aaiun (territoires occupés), 17/05/2006 (SPS) Plusieurs ONG sahraouies ont dénoncé, ce mercredi à El Aaiun, devant une mission d'enquête de l'ONU, "les violations des droits humains" au Sahara Occidental et ont appelé l'organisation internationale à "assumer ses responsabilités dans la protection des civils sahraouis dans ce territoire qui relève de ses compétences", a-t-on appris de sources concordantes sur place.

 

A cet égard, le Comité sahraoui contre les violations flagrantes des droits humains commises par l'Etat marocain, dirigée par M. Brahim Dehane a mis en relief "les violations des libertés fondamentales dans cette portion du monde où on tue en silence devant l'instance onusienne sans qu'elle lève le petit doigt pour au moins ces condamner actes répréhensibles".

 

M. Dehame entouré de membres du bureau exécutif de son comité a également relevé que "la radicalisation de l'Intifada pacifique sahraouie déclenchée en mai 2005 se poursuivra crescendo tant que le Maroc n'aura pas respecté le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance". 

 

Trois des membres de ce comité, Bachir Lekhvaounni, Daha Rahmouni et Mohamed Fadel El Hairech seront arrêtés immédiatement au niveau de l'avenue El Qods par les forces du GUS après leur audience avec la commission onusienne, avant d'être relâchés quelques heures plus tard.

 

Le comité des familles des disparus sahraouis, présidé par Jimi El Ghalia, a pour sa part réclamé devant les membres de la commission des droits humains onusienne que le Gouvernement de Rabat "fasse toute lumière" sur le sort de leurs fils et de "restituer leur dépouille mortelle après les avoir identifier par l'ADN afin de les inhumer selon les rites religieux".

 

Les membres du bureau exécutif de ce comité ont remis à la commission une liste nominative de 116 disparus sahraouis.

 

La commission d'enquête onusienne qui a entamé ce mercredi une enquête sur les violations des droits humains au Sahara Occidental sur recommandation du SG de l'ONU, Kofi Annan, a également reçu le Comité pour l'autodétermination du peuple sahraoui, dirigé par le prix Rafto 2002 des droits humains, Sidi Mohamed Dedech, ainsi que l'Association des familles des martyrs dans les commissariats de police marocains. Cette dernière a réclamé les dépouilles mortelles de leurs progénitures et "la livraison à la justice internationale des geôliers responsables de ces crimes".

 

Elle a ensuite reçu en audience une commission de la ville de Smara occupée dirigée par Naciri Hamadi qui lui a relaté "le carnage qui avait eu lieu le 26 mars dernier, durant la réception d'un prisonnier politique sahraoui qui venait d'être libéré de la carcel negra (prison noire) d'El Aaiun, où plus de 131 personnes ont été blessés ou arrêtées, dont 14 dans un état grave et particulièrement le cas de M. Dehouar Mohamed Lamine cloué à un lit d'hôpital pour des fractures de ses membres.

 

Enfin le Comité pour la protection des prisonniers politiques sahraouis à la carcel negra devait clôturer les activités de cette première journée de la visite de la commission onusienne, quia été sollicitée par tous ces comités à assister une manifestation qui se prépare dans la soirée contre les violations des droits humains au Sahara Occidental et qui réclameront  l'autodétermination et l'indépendance du peuple sahraoui, a-t-on indiqué de mêmes sources.

 

Il est à noter enfin, que la famille de l'ex prisonnier politique, Heddi Mohamed Mahmoud El Kainan, résidant dans l'avenue Smara, a été persécutée par la police marocaine martyrisé son père, sa mère ses soeurs et ses frères. La scène s'est déroulée alors que M. Kainan se trouvait en audience avec la commission onusienne, a-t-on indiqué. (SPS)

 

010/090/000 171940 mai 06 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ONU/VISITE

Arrestations de dix neuf Sahraouis à El Aaiun  

 

 

 

El Aaiun (territoires occupés), 17/05/2006 (SPS) Dix neuf personnes ont été arrêtées par les forces coloniales marocaines dans plusieurs quartiers de la capitale sahraouie occupée, El Aaiun, en prévision de manifestations à l'occasion de l'arrivée de la commission onusienne des droits humains au Sahara Occidental.

 

Dans la nuit du 16 au 17 mai et précisément dans l'avenue "Hay Maatalla", dix citoyens sahraouis: Jamal El Housseini, El Kharachi Mohamed, Mohamed bahia Rachidi, Mohamed Lamine Sidi Zeine, Mailemnine Mahjoub Boutebaa, El Karima Brahim, Ikmal Mohamed Liha, Benta Mohamed Hamiya, Lembarki Mohamed et Alouatt Sidi Mohamed ont été arrêtés, alors que la famille de Mohamed Fadel Lehbib a été menacé de représailles et sa maison a été fermée au visiteurs.

 

Deux autres jeunes sahraouis, Lamadi Said et Boufous Faraji ont été arrêtés mardi soir dans l'avenue"Alimarat", alors que Mohamed Fadel Bechir, Bechraya Bechir ont été arrêtés dans leur boutique, selon des témoins oculaires.

 

Un autre citoyen sahraoui, Faghour Walid, a été arrêté dans l'avenue "Le porco" en compagnie de Laroussi Mheidi, tandis que Lechgar Baba Ahmed a été arrêté dans l'avenue "Dir Eidak, alors que Dahou El Mahfoud a été sauvagement agressé dans la rue par les forces du GUS.

 

Des dizaines de tracts ont été distribués ce mercredi dans le quartier "Lehcheicha" et au lycée "Lemsal-la".

 

Par ailleurs, les citoyens sont terrorisés par les concentrations des différentes forces de polices et de corps paramilitaires dans toutes les rues de la ville d'El Aaiun, alors que des escarmouches ont eu lieu entre des manifestants sahraouis et des colons marocains épaulés par plus de 7.000 soldats marocains déguisés en civils, armés de piques et de manchettes, a-t-on indiqué de sources concordantes.

 

Un observateur au fait des méthodes marocaines croit savoir que les autorités coloniales tentent de déclencher des émeutes entre les colons marocains et les Sahraouis pour justifier une intervention musclée devant rétablir l'ordre.

 

Les Sahraouis qui programmaient de sortir dans la rue cet après-midi ont reporté leur manifestation pour ne pas donner à l'administration coloniale l'occasion de trouver un alibi pour intervenir contre eux, a-t-on indiqué. (SPS)

 

010/090/000 172025 mai 06 SPS

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SPS
RASD/ALLEMAGNE

Le Gouvernement de la RFA réaffirme son soutien au Plan Baker  

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 17/05/2006 (SPS) Le Gouvernement Fédéral a exprimé son soutien clair au plan Baker adopté à l'unanimité du Conseil de sécurité dans sa Résolution 1495 du 31 juillet 2003, rappelant qu'il se range du côté du Bundestag allemand (Parlement), dans sa résolution présentée, en janvier 2004, par l'ensemble des groupes parlementaires invitant le Gouvernement fédéral à soutenir le plan de paix proposé par l'ancien Envoyé spécial de l'ONU James Baker.

 

M. Gernot Erler, Ministre d'Etat au ministère des affaires étrangères, répondant aux questions  devant la Commission des affaires étrangères au Bundestag, a réaffirmé que le Gouvernement Fédéral "continuera sa politique du soutien très actif aux activités des Nations Unies" et "soutiendra les efforts du Conseil de Sécurité et du Secrétaire Général" pour une solution juste et durable du conflit du Sahara Occidental, a-t-il ajouté.

 

L'Allemagne, a-t-il dit, est "prête à accomplir les bons services", si les parties au conflit "souhaitent que nous offrions de nouveau ces bons services nous le ferons avec un très grand plaisir".

 

M. Gernot Erler a rappelé que son pays avait joué un rôle important en 1996 au moment de rapatriement du Maroc des derniers prisonniers de guerre sahraouis ou encore au moment de la libération de 101 prisonniers de guerre marocains par le Polisario. (SPS)

 

020/090/000 171920 Mai 06 SPS

 

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