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SPS 17.04.04
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Madrid, 17/04/2004 (SPS)
Plusieurs formations politiques espagnoles ont rappelé à Zapatero
la dette historique de l'Espagne envers l'autodétermination du peuple
sahraoui et interpellant le nouveau Chef du Gouvernement sur la responsabilité
de son pays dans la décolonisation du territoire sahraoui encore occupé
militairement par le Maroc.
Intervenant au cours de l'investiture, vendredi de M. José Luis Rodriguez
Zapatero, le représentant du Parti Nationaliste Basque (PNV), José
Erkoreka, a appelé le nouveau Chef de l'exécutif espagnol à
« se compromettre avec la résolution d'un conflit qui nous affecte
de très près, le conflit sahraoui» qui, selon lui, «se
trouve oublié dans l'apparente indifférence des chancelleries
internationales alors que des milliers de personnes souffrent d'une marginalisation
qui les humilie comme êtres humains et les avili comme peuple».
Il a ensuite appelé à l'acquittement de l'Espagne, ancienne
métropole du Sahara occidental, de sa dette envers les Sahraouis.
«Au sein de l'Etat espagnol, tous, sans exception, nous avons une
dette en instance avec le peuple sahraoui, et nous espérons que vous
pourriez l'aborder à juste titre tout au long de ce mandat».
De son côté le bloque nationaliste de Galicia (BNG) a exprimé
sa conviction que «la globalisation ne mettra pas fin aux droits des
peuples à l'autodétermination», s'interrogeant ainsi «pour
quand celle du peuple sahraoui ?».
La Coalition Canaria (CC) a insisté, quant à elle, sur la
proximité de l'Afrique avec les archipels des Canaries et particulièrement
du conflit qui oppose le Maroc aux Sahraouis, soutenant le droit des ces
derniers à l'autodétermination et appelant M. Zapatero à
définir sa position sur le conflit.
«Pour nous c'est un thème important et nous voulons savoir
aujourd'hui le critère de Rodriguez Zapatero», a martelé
le représentant de la CC, M. Paulino Rivero Baute.
Pour sa part, le parti, Esquerra Republicana de Catalunha, (ERC) a interpellé
son nouveau Chef du Gouvernement pour ne pas oublier le Sahara occidental.
«Un peuple abandonné,
qui exige ce qui est juste, son droit à l'autodétermination»,
a souligné le représentant de cette formation, Puigceros I Boixassa.
Enfin, la gauche unifiée (Izquierda Unida - IU) s'est déclarée
confiante en la prochaine étape pour «renforcer l'appui traditionnel
de l'Espagne au référendum d'autodétermination du peuple
sahraoui, préservant ses droits dans le cadre des résolutions
des Nations Unies et sur la base du Plan Baker».
M. Zapatero a été porté à la tête de l'exécutif
espagnol lors des élections législatives du 14 mars dernier,
par 183 voix pour, 148 contres et 19 abstentions lors du premier vote. Une
majorité relative 164 (sur 350), qui l'oblige à composer au
parlement avec les forces politiques de gauche qui l'ont soutenu lors de
l'investiture. (SPS)
010/090/666 171615 avr
04 SPS
SPS
USA/RASD/MAROC/ONU
''On soutient le plan Baker'', affirme un diplomate américain
Alger, 17/04/2004 (SPS) Le Dr Walter Russel Mead, expert américain
en relations internationales au Council of Foreign Relations (Conseil des
Relations Extérieures), a soutenu récemment que son pays soutient
le Plan Baker pour l'autodétermination du peuple sahraoui, sans toutefois
imposer une solution à aucune des parties.
M. Mead qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, animée
lundi dernier, au siège de la fondation, Freiderich-Ebert, à
Alger, co-organisée par l'ambassade des États-Unis et le Centre
El Khabar pour les études internationales a affirmé que «l'administration
américaine appuie le plan Baker pour le règlement
de la question sahraouie».
Pour M. Mead, l'Amérique n'est pas disposée, visiblement,
à coopérer avec un Maghreb miné par le «problème»
du Sahara occidental, précisant néanmoins qu' «on ne
peut pas imposer une solution à l'encontre des parties». (SPS)
010/090/666 171059 avr
04 SPS
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