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Le Président de la République reçois le Prix international des droits de l’homme de l’APDHE espagnole
 

16.12.05


 

Madrid, 16/12.2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a reçu, jeudi à Madrid, le Prix international des droits de l’homme de l’Association espagnole pro-droit humains (APDHE), de la main de son président en exercice, Manuel Ollé Sesé, a-t-on appris de source proche de la délégation présidentielle.

 

M. Abdelaziz reçois ainsi ce prix, octroyé par l’association non gouvernemental espagnole  cette année au Front POLISARIO, en "hommage à la lutte que mène le peuple sahraoui depuis 30 ans pour la défense de ses droits", et pour "attirer l’attention sur les violations massives des droits de l’homme", qui sont commises actuellement dans les territoires occupés du Sahara Occidental par le régime colonial marocain, a souligné le Président de l’Association, dans une déclaration à l’agence de presse algérienne à l’issue de la cérémonie de remise du Prix.

 

Dans son allocution, le Président de la République a souligné que "bien qu'étant la victime et la partie la plus faible", le peuple sahraoui a toutefois maintenu sa "foi dans la légalité internationale et dans la voie pacifique pour la résolution du conflit qui nous oppose au Maroc.  Sur la base de cette conviction, nous avons donné  vie aux espoirs qui ont encouragé l'ONU et la Communauté internationale à œuvrer en faveur d’une solution  pacifique d’un problème de décolonisation sur la base du droit et de la légalité internationale".

 

Il a néanmoins regretté l’attitude intransigeante du royaume du Maroc, qui ne s’oppose pas seulement au solutions pacifiques au conflit mais aussi persiste dans la répression "dans le sang les manifestations pacifiques et  utilise l’assassinat  pour faire taire toute contestation au  Sahara Occidental", en référence aux deux crimes récemment commises par les autorités marocaines contre les deux martyrs Hamdi Lembarki et Lekhlifi Aba Cheikh. (SPS)

 

060/090/000 16123 Dec 05 SPS

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Le président de l’APDHE dénonce la "violation" de la légalité internationale au Sahara Occidental
 

 

 

Madrid, 16/12/2005 (SPS) Le Président en exercice de l’Association espagnole pro-droit humains (APDHE), Manuel Ollé Sesé, a dénoncé, jeudi soir à Madrid, la "violation" par le Maroc de la légalité internationale au Sahara Occidental et le "non respect des droits civils, politiques et de l’homme dans ce territoire", objet aux Nations Unies d’un processus de décolonisation. 

 

Dans des déclarations à l’APS à l’issue de la cérémonie de remise du Prix international des droits de l’homme au Front POLISARIO, M. Ollé Sesé a condamné le recrudescence de la ‘’répression’’ et de la pratique de la "torture" dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

 

"L’octroi du Prix au Front POLISARIO revêt une double signification: d’une part, c’est un hommage à la lutte que mène le peuple sahraoui depuis 30 ans pour la défense de ses droits et, d’autre part, il vise à attirer l’attention sur les violations massives des droits de l’homme qui sont commises actuellement au Sahara Occidental", a-t-il souligné.

 

"Le peuple sahraoui mérite que ses sacrifices et sa lutte pacifique pour la défense des droits de l’homme, qu’il paie parfois au prix de la vie de ses enfants, soient reconnues", a affirmé M. Ollé Sesé.

 

L’APDHE est une organisation non gouvernementale fondée en 1976 qui regroupe quelque 800 juristes. Elle est affiliée à la Commission internationale des juristes de Genève et à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), deux institutions jouissant d’un statut consultatif spécial auprès des Nations Unies, de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Conseil européen.

 

Elle est également membre fondateur de la Fédération des associations pour La défense et promotion des droits humains d’Espagne. (SPS)

 

060/090/700 161235 Dec 05 SPS


 

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Mohamed Abdelaziz : Le Maroc tourne le dos à la paix
 

 

 

 

Madrid, 16/12/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a considéré, jeudi à Madrid, que le Maroc tourne le dos à la paix concernant la solution du conflit qui l’oppose au Front Polisario, réitérant la volonté du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte pacifique pour recouvrir ses droits légitimes à l liberté et à l’indépendance.

 

Dans son intervention lors de sa réception du Prix international des Droits Humains, octroyé par l’association non gouvernemental espagnole des droits humains, L’APDHE, cette année au Front POLISARIO, le chef de l’Etat a considéré que "le Maroc, en de nombreuses circonstances a tourné le dos à la paix, revenant, notamment  sur les engagements auxquels il avait  pourtant souscrits en  1990. Il rejeta de manière irrationnelle le  Plan Baker, continue de réprimer dans le sang les manifestations pacifiques et  utilise l’assassinat  pour faire taire toute contestation au  Sahara Occidental.

 

Voici le texte intégral de l’intervention, qui a présenté un exposé détaillé sur les derniers développements de la question humanitaire et politique de la question sahraouie, ainsi que sur la répression marocaine des populations sahraouies dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du Maroc.

 

 Allocution du Président  MOHAMED Abdelaziz à la  Cérémonie de remise du Prix des Droits Humains, attribué par L'Association des Droits humains d’Espagne.  

Madrid, 15 décembre 2005.

 

 

Monsieur le Président de l’Association des Droits Humains

Membres de l’Association,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis (es),

 

C’est un honneur pour moi de recevoir, au nom du peuple sahraoui, ce Prix prestigieux, attribué par l'Association des  Droits humains d'Espagne au Front POLISARIO. Je le reçois en signe de reconnaissance et comme   soutien moral et politique au long et âpre combat du peuple Sahraoui pour  la réalisation de l’un des droits humains les plus fondamentaux qui est celui de l’autodétermination des peuples.

 

Cet acte qui nous réunit aujourd'hui coïncide,  non seulement avec l'anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains des Nations Unies, mais aussi avec un moment historique dans lequel le peuple Sahraoui, particulièrement dans les zones  illégalement occupées par le Royaume du Maroc, paye jour après jour un prix élevé pour  l’affirmation pacifique de ce droit  sans le respect duquel  l'humanité  se retrouverait  au moyen âge.

 

Nous sommes  un peuple qui,  à l’égal  des peuples d’Afrique, d'Asie et d'Amérique latine,  a été contraint  à une  guerre nationale d'indépendance dont l’objectif premier est le recouvrement de notre liberté.  Nous avions cru que le lourd tribut consenti par ces   nations pour la concrétisation de leurs idéaux à la liberté et à l’indépendance en plus des  grandes  avancées dans les domaines économique et des  libertés dans le monde et ce, dès la  fin de la seconde guerre mondiale, constituent   une raison évidente pour éviter au peuple Sahraoui  et à la région maghrébine la tragédie d'une guerre de conquête néo-coloniale, avec son corollaire de destruction et son lot de morts et de souffrances.

 

Lamentablement , nous nous sommes  trompés ainsi que le démontre le  fait que, malgré 30 ans de lutte,  le Maroc, encouragé encore aujourd'hui, directement ou indirectement par les mêmes puissances qui ont contribué de manière décisive dans le déclenchement du conflit,  demeure  obstiné à nier au peuple sahraoui  son droit  à la liberté et à l’indépendance qui lui est  reconnu universellement.

 

Le Maroc n’a pas lésiné sur les moyens lorsqu’il envoya en 1975  plus de 150 000 soldats marocains pour exterminer la population sahraouie . Cette armée d'invasion, malgré les énormes moyens dont elle dispose,  n'a pas pu obtenir le succès dans une aventure   ou elle a du faire face à la  détermination farouche d'un peuple  prêt à tout pour conquérir ses droits.

 

Bien qu'étant la victime et la partie la plus faible, nous avons toutefois maintenu notre foi dans la légalité internationale et dans la voie pacifique pour la résolution du conflit qui nous oppose au Maroc.  Sur la base de cette conviction, nous avons donné  vie aux espoirs qui ont encouragé l'ONU et la Communauté internationale à œuvrer en faveur d’une solution  pacifique d’un problème de décolonisation sur la base du droit et de la légalité internationale.

 

Afin d’y parvenir, nous avons  fait d’énormes concessions, ainsi que des gestes tangibles de bonne volonté  à travers l'acceptation, en 1991, des critères d'identification d'électeurs différents à ceux  initialement approuvés , l’acceptation du Plan Baker et enfin la libération inconditionnelle de tous les prisonniers de guerre marocains.

 

Le Maroc, en de nombreuses circonstances a tourné le dos à la paix , revenant, notamment  sur les engagements auxquels il avait  pourtant souscrits en  1990. Il rejeta de manière irrationnelle le  Plan Baker, continue de réprimer dans le sang les manifestations pacifiques et  utilise l’assassinat  pour faire taire toute contestation au  Sahara Occidental.

 

Les  récents assassinats   des deux jeunes sahraouis , Lemabarki  Hamdi Salek et Lekhlifa  Abba Cheikh, les sentences  exécutées, le 15 décembre 2005  à la suite  du jugement sommaire  -lequel est  une véritable vengeance politique à l’encontre des  groupes de défenseurs des droits de l’homme sahraouis , parmi lesquels figure la jeune Aminattou Haidar-   les images des prisonniers sahraouis entassés à la  « Prison  Noire »  d'El Aiun,  la découverte par des instances officielles marocaines de dizaines de dépouilles  de citoyens  sahraouis  dans différentes prisons secrètes dispersées dans tout le  Maroc, le manque d'information sur plus de 500  civils  et de 151  combattants sahraouis, sont autant  d’éléments qui confirment les agissements de Etat  marocain qui ne consent pas déroger à son entêtement et à son défi de la Communauté internationale.

 

Les médias ont publié ces derniers mois des informations sur les découvertes de fosses communes ou gisent les restes de centaines  de citoyens marocains. Aujourd'hui, dans la presse apparaissent des faits précis digne des plus féroces dictatures latino- américaine  à leur apogée.

 

Les horreurs  d’une dimension encore inconnue se sont étendues  au-delà des peuples marocain et sahraoui. Des dizaines d'émigrants africains furent transportés, comme au temps de l’esclavage, pieds et mains liés,  dans des camions et  abandonnés  à leur triste sort au  Sahara occidental, les exposant ainsi à mourir de soif, de faim ou sur les champs de mines.  Nous avons pu sauver  plusieurs groupes, dont certains sont encore accueillis chez nous et ce, dans l’espoir que leur  situation tragique soit dénouée  de manière satisfaisante . La même chose  s’est déjà passée avec plusieurs centaines d'émigrants asiatiques, notamment de Pakistan,  de 'Inde et du Bangladesh.

 

Pour certains, il s'avère difficile de croire ou ne veulent pas croire  que ceci puisse arriver  mais les faits sont là et démontrent une évidence indiscutable. Ce qui s’avère  encore plus difficile à croire c’est que ce  même État, qui agit de  manière brutale à l’encontre des droits humains les plus élémentaires, qui foule aux pieds le droit international,  continue à être l’un des plus grands bénéficiaires des  fonds d'aide et de coopération de l'Union Européenne. Avec sa manière de procéder et  l'impunité avec laquelle le Maroc a paralysé l'application des résolutions de l'ONU, les espérances originales  qui animent la Communauté Internationale  en vue de trouver  une solution rapide et définitive du conflit, diminuent  comme une peau de chagrin, d’où l'importance du rôle de  la société civile, des ONG, telle que votre  Association qui  peuvent et doivent jouer un rôle prépondérant .

 

La tentation de maintenir un cessez-le-feu comme une pseudo- solution sans aucune perspective réelle d'application des résolutions du Conseil de  sécurité sur le référendum d'autodétermination,  le défi persistant du Maroc face à la volonté de la  Communauté internationale et sa répression dans les zones occupées, sont des éléments qui configurent un contexte ne pouvant conduire qu’à l’échec patent de la mission de l’ONU sur la voie pacifique de la résolution du conflit.

 

A la fin d’avril 2006, le Conseil de sécurité de l'ONU abordera à  nouveau la question du Sahara occidental. Avant cette date, le Conseil recevra en janvier, un rapport du nouveau  Envoyé Personnel du Secrétaire général de l'ONU.  Ce sont donc, deux rendez-vous cruciaux  déterminants pour la crédibilité des Nations Unies. Le Maroc tente d’anticiper ces  rendez-vous afin d’ériger de nouveaux obstacles sur le chemin d’une paix durable.

 

Les intentions du Maroc,  proclamées à cor et à cri, d'offrir des pseudo-solutions ont pour but  de nier au peuple sahraoui son  droit légitime de choisir librement l'indépendance, option qui toutefois a été acceptée par le Maroc et figure dans toutes les résolutions et les Plans de paix approuvés jusqu'à présent par les Nations Unies.  Les objectifs du Maroc sont contraires à la légalité internationale et n'ont,  ni n’auront aucune possibilité d'être acceptées par le peuple Sahraoui comme alternative à son droit imprescriptible de choisir librement  et démocratiquement son destin. L'Histoire a, de tout temps démontré  que les forces colonialistes se meuvent  sur le droit chemin si elles y sont forcées par la pression de la Communauté internationale et, en particulier les pays qui ont une influence directe de  l'élaboration de la décision politique des dites  forces. Cela s’est produit  en Namibie, sous occupation illégale de l'ex-Afrique du Sud de l'apartheid, ou en Timor Oriental, pour ne pas aller plus loin .

 

Dans ce contexte, la France, l’Espagne ainsi que les Etats Unis  assument une responsabilité particulière à rendre crédible leur attachement à la légalité internationale, à la démocratie et aux droits de l’homme. Nous croyons fermement en la paix,   nous tous avons à  y  gagner, et en premier lieu le Maroc. Cette paix, pour qu’elle soit juste et  durable doit se conformer à la  légalité internationale. Le Sahara occidental, sur la base de cette légalité  indiscutable est un pays en voie de décolonisation qui aspire donner à son peuple l’opportunité  d'exercer son droit à la libre détermination à travers la voie des urnes, et par le biais d’un référendum démocratique supervisé par les nations Unies.

 

Aller à l’encontre de  ce principe ne renforce pas le  Maroc, ni ne rendra crédible ses intentions de  démocratisation, ni ne consolidera le prestige des  puissances sur lesquelles il s’appuie, ni n’apportera la paix tant  souhaitée dans cette région stratégique pour la sécurité euro-méditerranéenne. J'espère et souhaite que l'Espagne se maintienne éloignée d’une perspective de ce genre. C’est seulement sur une paix basée sur le droit humain fondamental que le peuple sahraoui  se compromet. Une fois ceci réalisé,  nous sommes prêts  à partager, pour le bien des peuples de la région euro-méditerranéenne, toutes les ressources à notre disposition.

 

L'envergure des nations ne se  mesure pas en Km2 , mais par le degré de développement économique et démocratique que celles-ci peuvent offrir à leurs propres peuples et au reste du monde, particulièrement dans le monde actuel qui se trouve menacé autant par les dangers  politiques qu’économiques. En ce qui nous concerne toute paix doit être la réaffirmation  de la mise en valeur du droit humain. Hors de ce cadre, toute paix déniant ce droit nous fera perdre du temps et de l’énergie et sera inéluctablement vouée à un  échec pur et simple et enlisera le conflit à de nouveaux et imprévisibles risques.

 

J'invite donc le  roi Mohamed VI à retourner sur la voie du Plan initial  ou au plan alternatif proposé par Baker, en somme à la voie du référendum d’autodétermination qui, d’ailleurs a été un legs positif de son  père, Hassan II.

 

Offrons aux générations des maghrébins d'aujourd'hui et demain quelque chose dont elles peuvent se sentir fières. Offrons au Maghreb arabe une possibilité sincère d'écrire une nouvelle page qui assure la concorde, la confiance et le développement économique en liberté et dans la démocratie.

 

Offrons aux générations futures et à l’Europe méditéranéeenne  une leçon de maturité ainsi qu’une puissante raison de croire à la viabilité d’un partenariat qui pourrait nous être offert.

 

Le peuple Sahraoui est une réalité nationale et internationale que personne ne peut nier. Le peuple marocain et ses rêves légitimes pour un lendemain meilleur  sont une réalité qui doit être présente dans nos esprits. Nous ne  pouvons  nous exclure l’ un  ou l 'autre dans une si vaste région  pleine de ressources. Nous pouvons y vivre ensemble avec  les peuples voisins en toute fraternité, sur le même pied d’égalité et sans exclusion aucune.

 

C’est avec cette paix que nous comptons nous compromettre. Je ne dis pas que le chemin choisi sera facile, dépourvu d’embûches,  surtout sur le plan  psychologique, mais je suis fermement convaincu que cette paix concrétisera nos espoirs d’un futur radieux et prospère qui nous aidera à dépasser avec succès toutes ces difficultés. Tous les peuples de notre région et de l'Afrique, qui ont déjà reconnue à la RASD comme facteur stabilité et sécurité nécessaire pour l'équilibre maghrébin,  sont en attente d’une décision cohérente, juste et historique de la partie marocaine  pour entreprendre ensemble, avec l’appui et l’encouragement de l'Europe et du reste du monde, le chemin d'une paix authentique qui réaffirme le précieux contenu  du droit à la libre autodétermination, droit essentiel et fondamental des droits de l’homme, droit gravé dans toutes les chartes internationales  et dans la loi humaine.

 

 Merci." (SPS)

 

06/090/100 161444 Dec 05 SPS 

 

 

 

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