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RASD/ONU
Le Président de la République: "Le Plan Baker demeure la solution politique optimale" pour la décolonisation du Sahara Occidental

 

16.10.05



Chahid El Hafed (camps des réfugiés), 16/10/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a réaffirmé, lors de son entretien avec l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, l’ambassadeur, Peter Van Walsum vendredi soir à la Présidence, l’attachement du Front Polisario à une solution pacifique du conflit qui oppose le Maroc au peuple sahraoui, soulignant que "Le Plan Baker demeure la solution politique optimale" pour la décolonisation du Sahara Occidental, a indiqué le Ministre de l’Information, Sid Ahmed Batal à SPS.

Le Secrétaire général du Front Polisario a tenu a réaffirmé, à son hôte, "l'engagement du Front Polisario à coopérer avec l’ONU en vue de l’avènement d’une paix durable dans la région, soulignant que le ‘Plan de Paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental', adopté par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1495 (2003), demeure la solution politique optimale à même de conclure équitablement le processus de décolonisation du Sahara Occidental", a indiqué le ministre sahraoui.

"L’application du Plan de paix est dorénavant un défi que l’ONU se doit de relever", avait précisé M. Abdelaziz, exprimant la préoccupation du Front Polisario du manque de volonté politique chez le Gouvernement marocain, "qui refuse toujours d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU relatives au conflit", a ajouté la même source.

Le Front Polisario, a quatre principales préoccupations, dans la conjoncture actuelle avait relevé M. Mohamed Abdelaziz durant son entretien avec Walsum, précise la même source.

"D’abord, une préoccupation politique. Nous sommes très préoccupé par l’intransigeance du Maroc et son refus de se soumettre à la légalité internationale, ce qui apparemment ne peut être résolu, que si l’ONU entreprend des sanctions fermes à l’encontre de Rabat", a assuré le ministre.

La question humanitaire est également un volet de préoccupation permanent pour le Polisario. "Le Maroc ne s’est pas contenté d’envahir et d’occuper le Sahara Occidental illégalement pendant 30 ans, mais il persiste à violer tous les droits, politiques, économiques, culturels et humains du peuple sahraouie, notamment dans les territoires occupés du Sahara Occidental, qui  reste fermé aux observateurs et à la presse internationale", a-t-il ajouté.

La troisième préoccupation pour le Polisario, qui résume un autre aspect des souffrances endurées par le peuple sahraoui, a-t-il relevé, concerne le refus marocain de coopérer sans obstacles au bon déroulement du programme onusien d’échange de visites entre les familles sahraouies, séparées depuis 1975 en raison de l’occupation de leur pays et à cause d’un mur militaire marocain de séparation de plus de 2.400 Km, qui coupe le territoire sahraoui en deux du nord au sud ainsi que la situation alimentaire des réfugiés sahraouis qui connaît une détérioration préoccupante.

Enfin, le ministre a confirmé que le Secrétaire général du Front Polisario avait clairement exprimé sa préoccupation "par un nouveau crime contre l’Humanité, perpétré par Rabat contre des centaines de nos frères africains, à savoir des centaines d’immigrés clandestins des pays de l’Afrique sub-saharienne, qui ont été arrêtés, brutalisés, regroupés dans des camps de concentrations, puis transportés dans des conditions inhumaines pour être abondons en plein désert du Sahara Occidental, livrés à eux-mêmes".

Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait reçu, vendredi à la Présidence, l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, l’ambassadeur, Peter van Walsum, au terme d’une visite de 24 heures à la RASD dans le cadre de sa première tournée dans la région après sa désignation à ce poste le 1er août dernier, rappelle-t-on.

Auparavant M. Walsum a été reçu par le Premier ministre Abdelkader Taleb Oumar à la wilaya de Smara. Ce dernier a souligné que le peuple sahraoui "continue à placer de grands espoirs dans les efforts de l’ONU tendant à dépasser les obstacles dressés devant l’application du plan de paix", exprimant la disponibilité du Front Polisario à coopérer pleinement dans ce sens, rappelle-t-on encore. (SPS)

060/090/000 161328 Oct 05 SPS

 

 

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

La RASD appelle l'ONU à protéger la population sahraouie de Boujdour contre la répression marocaine
 

 

 


Chahid ElHafed, 16/10/2005 (SPS) Le Ministère des Territoires occupés et des communautés a appelé l'ONU à intervenir d'urgence pour protéger la population sahraouie sous occupation marocaine, dénonçant la répression marocaine, jeudi à Boujdour (territoires occupés), contre des manifestants sahraouis pacifiques, causant au moins 27 blessés, 9 détenus et une personne disparus, a indiqué un communiqué de presse rendu public dimanche par le ministère.

"Le Ministère des Territoires occupés et des communautés appelle l'ONU et ses forces en urgence pour qu'ils assument leurs responsabilités, en tant que responsables direct du territoire, en garantissant la sécurité des citoyens sahraouis dans les territoires sahraouis occupés et en parachevant le processus de décolonisation du Sahara Occidental à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination libre, juste et transparent", a souligné le communiqué.

La ville de Boujdour a connu, depuis le 06 octobre dernier, l'organisation d'un sit-in illimité organisé par la population sahraouie de Boujdour pour réclamé l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, le respect des droits humains au Sahara Occidental et l'amélioration de la situation économique et sociale précaire des familles et diplômés sahraouis, a indiqué le ministère.

Le bilan de ce nouvel acte de répression marocaine s'est élevé, selon des listes nominales présentées par le ministre, à 27 blessés, 9 personnes arrêtées et 1 autre portée disparue, selon le communiqué, qui a indiqué que ces victimes ont été maltraités, brutalisés et mis en détention au commissariat de la ville.

Plusieurs de ces blessés se trouvent à l'hôpital de la ville, alors que leurs familles ont été empêchées de leur rendre visite en les dispersant par la force devant l'entrée de l'hôpital, où elles se sont rassemblées, alors qu'un des victimes, M. Hamadi Toueir, a été transféré d'urgence, blessé gravement à la tête, à l'hôpital Bel Mehdi de la capitale occupée du Sahara Occidental, El Aaiun.

Une femme sahraouie, Mme. Hanan Chaib, qui se trouve maintenant en un état lamentable, a avorté après avoir été attaqué à sa maison par les forces du GUS marocain, qui n'ont pas hésité à la maltraiter et à la battre alors qu'elle criait leur informant de son cas, en veine.

Les forces d'occupation ont en outre saccagé plus de 7 maisons de la ville et emporté les biens des locataires, alors qu'un camion du Groupe Urbain de Sécurité (GUS) dépêché depuis El Aaiun s'est encastré dans la voiture d'un citoyen sahraoui, Ahmedou Najem, qui, après être sorti indemne de l'accident, a été roué de coups de matraques et crosse de fusils, rappelle-t-on encore

Les étudiants sahraouis à Marrakech ont organisé, jeudi soir à l'université de Marrakech, un sit-in de solidarité avec la population sahraouie de Boujdour, réprimée le même jour, selon des témoins oculaires. (SPS)

060/090/000 161833 Oct 05 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES LIBERES/EMIGRATION

22 autres émigrants clandestins sauvés par le Polisario et la Minurso
 

 

 

 
Mhairiz (territoires libérés), 16/10/2005 (SPS) Le Front Polisario annonce avoir retrouvé 2 émigrés clandestins sortis de la région de Mahbes (Est du Sahara Occidental) et que la Minurso a également retrouvé 20 autres sortis dans de Smara (300 Km à l’ Est El Aaiun), "tous refoulés par la Maroc dans le cadre d’une campagne de nettoyage par le vide que Rabat a entrepris en début de la semaine", selon un porte parole de l’armée sahraouie.

Les deux groupes, de différentes nationalités, étant distants de 200 Km, le dernier (20 personnes) se trouve actuellement à M’Hairiz (150 Km au sud-est de Smara) sous la protection des unités de l’armée sahraouie et de la Minurso, alors que les deux derniers rejoindront leurs autres compagnons d’infortunes à Bir Lehlu dans quelques heures après qu’ils aient récupéré, sous des tentes de fortunes, de cette traversée du désert, a indiqué la même source, qui précisent qu’ils ont eu toute l’assistance nécessaire.

Ces groupes s’ajoutent à 92 autres rescapés refoulé du nord du Maroc et jeté en plein désert, actuellement regroupés à Bir Lehlu (Est du Sahara Occidental) et qui ont été visités ce dimanche par des équipes de journalistes étrangers.

Ces personnes de différentes nationalités africaines affirment qu'elles ont été  contraintes à se jeter en plein désert sous la bastonnade et la menace des armes à feu par les forces armées marocaines sur différents points du mur de défense militaire érigé en 1986, qui partage le Sahara Occidental et son peuple en deux parties du nord au Sud.

Les recherches qui s'effectuent depuis mardi dernier par les unités de l'armée sahraouie sont très difficile en raison de la grande distance à parcourir pour le dépistage, qui s'effectue en longeant ce mur de plus de 2.400 Km, sachant que les émigrés ont été déversés dans plusieurs points de ce rempart militaire, truffé de millions de mines anti-personnels, a-t-on indiqué.

Le Front Polisario a alerté depuis trois jours la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), présente sur le terrain depuis 1991, et particulièrement dans cette localité de Bir Lehlu, qui a rendu visite à ces candidats malheureux à l'émigration, a ajouté la même source.

"Le Maroc doit être sanctionné pour ces pratiques inhumaines", avait récemment estimé le Gouvernement sahraoui, soulignant que "si des mesures internationales urgentes ne sont pas prises pour épauler les efforts de recherches de ces personnes condamnées à la mort par Rabat, pour les sauver, les nourrir et les héberger, en attendant de les rapatrier vers leur pays dans des circonstances garantissant leur sécurité et leur dignité, on pourra assister à une tragédie humaine".

Dans une lettre au SG de l'ONU, Kofi Annan, le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait averti, le 11 octobre dernier, du danger pour leur vie à des milliers d'émigrants convoyés par le Maroc depuis le nord du royaume vers les zones désertiques du Sahara Occidental, appelant l'ONU à oeuvrer pour éviter cette tragédie.

010/090/100 161856 oct 05 SPS


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