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SPS 16.10.04
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Alger, 16/10/04 (SPS) Le ministre
délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, a
déclaré que "le caractère colonial du conflit du
Sahara Occidental est mis en évidence" par toutes les instances
internationales, estimant que "la fuite en avant du Maroc est mise
à nu", et appelant la communauté internationale à
plus de fermeté pour faire respecter la légalité
internationale en vue du parachèvement du processus de
décolonisation du territoire.
Dans une interview publiée jeudi par le quotidien
algérien "El Watan", M. Sidati a souligné que "le
caractère colonial du conflit (du Sahara Occidental) est mis en
évidence", comme en ont témoingné
récemment, au cours des débats de la 4ème
Commission de l'Assemblé générale, les "avis de la
majorité des pays de l'ONU", qui ont tous appelé à
la décolonisation du territoire à travers un
référendum d'autodétermination.
"Le Maroc est dans une situation des plus critiques", a-t-il
assuré, car "toute sa politique extérieure est
bâtie sur une volonté de légitimer l'occupation et
la répression au Sahara Occidental", alors que "le conflit est
en débat à l'ONU, au sein de la commission de
décolonisation, au Conseil de sécurité. Tous
insistent sur le principe de l'autodétermination. A travers le
plan Baker", et en applicant les résolutions onusiennes
pertinentes, a souligné le ministre.
"La politique de confusion menée par le pouvoir marocain" visant
à banaliser le conflit et l'occupation du Sahara Occidental,
traduit le "désarroi de la diplomatie marocaine et ses revers",
qui se sont multipliés dernièrement surtout que "le
problème de la décolonisation n'a jamais
été aussi présent dans les instances
internationales qu'aujourd'hui", a-t-il assuré.
"Voyez sa réaction face à la reconnaissance de la RASD
par l'Afrique du Sud, la solidarité du Venezuela, l'attitude des
institutions européennes qui ne cessent de répéter
leur pleine adhésion aux résolutions du Conseil de
sécurité de l'ONU, la mobilisation de la
société civile européenne pour la cause
sahraouie", le pouvoir marocain et mis par tous le monde devant ses
responsabilités, a encore souligné le ministre.
Néanmoins, le pouvoir marocain "acculé par la
communauté internationale, veut déplacer le
problème et faire diversion", tantôt en revenant "aux
vieux réflexes en accusant l'Algérie", ou encore en
bloquant "toute possibilité d'évolution pacifique". Le
Maroc, a-t-il souligné, "ne veut pas d'une solution pacifique".
La tactique de ni paix ni guerre adoptée par le Maroc "pour
faire durer l'occupation et tenter de la légitimer par la
suite", doit être sanctionnée fermement par la
communauté internationale, qui "a déclaré que le
plan Baker offre des opportunités politiques pour régler
le problème du Sahara Occidental", a relevé le ministre.
L'UE, par exemple ajoute le ministre, "doit être plus ferme,
moins frileuse avec le Maroc pour l'obliger à respecter cette
légalité internationale", puisque chaque pays
européen, pris individuellement, reconnaît le statut non
autonome du territoire du Sahara Occidental, "quant à l'UE,
officiellement, elle se rallie à la légalité
internationale et fait siennes les résolutions du Conseil de
sécurité qui prévoient un référendum
d'autodétermination pour le peuple sahraoui", a-t-il
certifié.
"Le peuple sahraoui a dit qu'il défendra ses droits
pacifiquement. Si le Maroc refuse, resteront, hélas, les armes!
La balle est dans le camp du Conseil de sécurité pour
exiger du Maroc de respecter ses engagements, de respecter le plan
Baker, de protéger le peuple sahraoui. Il y va de la
crédibilité de l'ONU", a-t-il conclu. (SPS)
060/090/000 161128 OCT 04 SPS
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