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TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ARRESTATIONS
Les forces coloniales marocaines répriment une manifestation pacifique et arrêtent trois enfants à El Aaiun

16.08.05



El Aaiun (territoires occupés), 16/08/2005 (SPS) les forces de l'oppression marocaines ont brutalement réprimé des manifestants sahraouis, lundi au environ de 18.00 GMT à El Aaiun, arrêtant 3 enfants, et renforçant le siège militaire dans toutes les artères de la ville occupée, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.

Des manifestants pacifiques se sont regroupés à la place Dcheira près de l'hôtel Negjir (où réside la mission onusienne -Minurso-) "pour exprimer leur refus de la politique répressive marocaine et exiger la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis en détention dans les prisons, Carcel negra d'El Aaiun, à Ait Melloul (Agadir) et à la prison Oukacha à Casablanca", a ajouté la même source.

"Les agents du Groupe Urbain de Sécurité (GUS) et des autres corps des forces coloniales sont aussitôt intervenu, brutalement, dispersant les manifestants et arrêtant 3 enfants, à savoir: Rifaai Naama Ould Lehbib (10 ans), Bouden Brahim Laaroussi (13 ans) et son petit frère Bouden Oumar Laaroussi (08 ans)", a-t-on ajouté. 

Les autorités marocaines continues depuis le déclenchement de "l'Intifada de l'Indépendance", le 21 mai dernier, à renforcer leur machine sécuritaire dans la capitale occupée du Sahara Occidental, a-t-on indiqué.

"De nouveaux agents du GUS et d'autres corps marocains de répression s’ajoutent chaque jours au dispositif colonial marocain en place à El Aaiun. Un atmosphère de terreur règne dans la ville, où il n'est plus question de se sentir en sécurité, nulle part. Tu es sahraoui, donc une victime probable de la répression. "Même les enfants et les femmes ne sont plus épargnés des violations marocaines des droits de l'homme", s'est indigné un père de famille abordé par le correspondant de la SPS.

Les autorités coloniales marocaines avaient déporté dans la nuit du 31 juillet au 1er août, cinq des activistes sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud dans des coffres de voitures de police sur une longue distance pour échouer dans les prisons de Ait Melloul (Maroc- 600 km au nord du Sahara Occidental) pour le premier et dans celle d'Oukacha (Maroc plus de 1200 km au nord du Sahara Occidental) pour les quatre autres. 

L'activiste sahraouie des droits humains, Mme. Aminetou Haidar, avait entamé, le 01 août à la Carcel negra d'El Aaiun où elle est emprisonnée sans jugement depuis le 17 juillet dernier, une grève de faim limitée de 48 heures, pour exiger un traitement décent et des conditions minimales de détention, et a exprimé sa condamnation catégorique de l'enlèvement par les autorités coloniales marocaines de ses activistes.


Le même jour, plus de 29 prisonniers politiques sahraouis, détenus dans la prison noire d’El Aaiun, ont décidé d’entamer, le 2 août 2005, une grève de faim illimitée de protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines des 5 activistes.

Le 8 août 2005 tous les prisonniers politiques sahraouis, détenus à la Carcel negra (prison noire à El Aaiun), à Oukacha (Casablanca- Maroc) et à Ait Melloul (Agadir- Maroc) ont décidé de déclencher ensemble "une grève de faim illimitée générale" pour réclamer le retour à la Carcel Negra à El Aaiun de Tamek et ses 4 compatriotes détenus à Oukacha.

Cette grève se poursuit toujours, engendrant jusqu’à présent quatre victimes, dont une seule, Abdelaziz Day, a été transporté en urgence à l’hôpital Belmehdi à El Aaiun le 10 août dernier, alors que les trois autres demeurent à la prison dans un état critique.

Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août dernier, a passé à une deuxième phase de sa grève en refusant à partir du 09 août 2005 de prendre de l’eau et du sucre. Traînant plusieurs maladies chroniques, son état ce santé s’empire toutes les heures, avait indiqué une source proche de sa famille.

Un autre activiste sahraoui des droits humains et ancien prisonnier politique, Hmad Hamad, fut enlevé, le 09 août 2005 à 08 :30 (GMT et locale) de sa maison  à El Aaiun, par 8 agents de police marocains, pour atterrir à la Carcel negra (prison noire) après trois jours d’interrogatoires musclés dans les locaux de la police coloniale marocaine, avait indiqué sa famille.

Par ailleurs trois manifestants sahraouis, Mohamed Balla et Chtioui Mahjoub, appréhendés durant une manifestation qui s’est déroulée le 8 août dernier devant le parc provinciale des automobiles à El Aaiun, ont transité eux aussi par les tortures durant trois jours avant d’être transférés, le 11 août 2005, à la Carcel negra.

En outre, l’activiste de droits humains, Hamiya Ahmed Ould Moussa, a comparu mercredi devant la justice coloniale marocaine à Dakhla, après un premier report de son jugement le 3 août dernier. La victime a été condamnée à deux mois de prison ferme et à une amande de 1.000 Dirhams marocains.

Depuis le 11 juin dernier, M. Hamia, à l’image des autres activistes sahraouis, est sujet aux harcèlements. Les autorités coloniales marocaines lui reprochent ses activités au sein du Comité contre la torture de Dakhla, du Comité des familles des disparus sahraouis, du Comité de soutien à la campagne internationale de protection des activistes sahraouis des droits humains et enfin d’être parmi le groupe empêché par le Maroc de témoigner devant la Commission onusienne des Droits humains à Genève en 2003.

D’un autre côté, l’activiste sahraoui des droits humain, Ajaim Mohamed, a déclenché une grève de la faim, mercredi devant le portail de la prison d’Oukacha (Casablanca) pour l’avoir empêché de visiter les quatre activistes sahraouis, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Hussein, Brahim Noumriya et Laarbi Massoud, déportés le 1er août dernier d’El Aaiun vers cette prison distante de plus de 1.000 Kms de leurs familles, rappelle-t-on. (SPS)

060/090/ALG 162331 Août 05 SPS


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SPS
RASD/VENEZUELA/FESTIVAL
Le XVIème Festival international de la jeunesse appelle à l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental




Caracas, 16/08/2005 (SPS) Le XVIème Festival international de la jeunesse et des étudiants a appelé à l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental et a exigé la libération des prisonniers politiques sahraouis, selon la Déclaration finale du Festival, clôturé lundi à Caracas.

"Nous réaffirmons notre solidarité et notre soutien au peuple et à la jeunesse du Sahara Occidental dans leur lutte pour le droit à la liberté et à l’autodétermination du peuple sahraoui, sur la base des résolutions de l’Onu", ont souligné les 17.000 délégués présent à ce Festival dans une déclaration finale.

"Nous exigeons la libération des prisonniers politiques sahraouis", a martelé la député vénézuelienne, Tania D. Melo, à la lecture de la Déclaration finale, applaudie par toute l’audience.

"Vous pouvez compter avec l’appui et la solidarité du Venezuela avec l’héroïque peuple sahraoui dans sa lutte pour l’autodétermination", avait déclaré le Président vénézuelien, Hugo Chavez Arias, à l’intention de la délégation sahraouie présente à la dernière session du tribunal anti impérialiste organisé en marge de cette XVIème édition du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants.

Auparavant, le vice ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Reinaldo Bolivar, avait déclaré, samedi dernier, au cours de la cérémonie de signature des accords de jumelages entre la wilaya d’El Aaiun et Caracas, que "le Venezuela est engagé pour l’autodétermination du peuple sahraoui et, parallèlement à son soutien politique, elle entreprendra des actions sur la plan de la coopération avec le Gouvernement sahraoui".

Le Venezuela, qui reconnaît la RASD, s’est engagé à déployer toute une offensif diplomatique "à un niveau international, en Amérique Latine, en Afrique, au niveau des pays de l’OPEP et en Asie conjointement avec nos amis du monde entier", pour "que la paix soit protégée par la justice" et non imposé "par des murs, des mines anti-personnels et des troupes d’occupations", avait martelé M. Chavez devant le Président sahraoui au cours de la visite de ce dernier au Venezuela le 3 septembre 2004, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/666 161907 août 05 SPS


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