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SPS L'Intifada est une réponse naturelle à la politique de répression et de pillage des richesses (Hmad Hamad) 16.07.06
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Nouakchott, 16/07/2006 (SPS) L'activiste sahraoui des droits humains,
Hmad Hamad, a affirmé que l'Intifada dans les territoires occupés du Sahara
Occidental constitue "une réponse naturelle à la politique de répression et de
pillage des richesses", ainsi qu'à la négative du Gouvernement marocain de se
conformer à la légalité internationale", selon l'hebdomadaire mauritanien, Al
Alam.
L'ancien prisonnier politique sahraoui subit depuis 1977 les foudres de la
machine répressive de l'occupant qui l'a soumise à toutes sortes de tortures
physiques et morales et d'emprisonnement pour ses activités en faveur des droits
humains dans son pays et la défense du droit à l'autodétermination de son peuple
colonisé.
M. Hmad Hamad a répondu à plusieurs questions relatives au rôle que jouer la
Mauritanie dans le conflit, ainsi que le futur du règlement du contentieux
sahraoui avec le Maroc.
Voici le texte intégral de cette interview traduite de l'araba par la SPS.
Al Alam : Comment valorisez-vous la situation des droits humains
sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental ?
Hmad : Premièrement je voudrai exprimer mes vives remerciements pour le
journal mauritanien "Al Alam" et à ses journalistes qui oeuvrent pour propager
la question du Sahara Occidental, qui est considéré comme le dernier cas de
décolonisation encore en attente en Afrique.
Pour répondre à votre question, il suffit de voir les rapports de organisations
internationales comme Amnesty international, Human Rights Watch, la Fédération
internationale des droits humains et l'Association marocaine des droits humains,
pour être édifié sur les violations des droits humains dans les territoires
occupés du Sahara Occidental.
Il suffit aussi de voire la grand nombre de victimes des ces violations à la
cruelle offensive qu'affrontent nos compatriotes dans la ville de Smara et
spécialement dans les rangs de femmes sahraouies.
Al Alam : Quel rôle peut jouer l'Intifada sahraoui pour résoudre la
question sahraouie ?
Hmad : L'Intifada sahraouie dans les villes occupées est en réalité
l'expression du rejet de l'occupation marocaine et la négative du Gouvernement
marocain de se plier à la légalité internationale qui appelle au respect du
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et son droit de vivre libre,
digne et uni.
Elle est également le résultat irréversible de l'évolution de la pensée du
militantisme dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Enfin, elle
constitue une réponse naturelle à la politique de pillage des richesses par le
Gouvernement colonial marocain qui ravage depuis plus de 30 ans les ressources
halieutiques et phosphatiques sahraouies.
Al Alam : Croyez-vous que la Mauritanie peut jouer un rôle positif pour
accélérer le règlement du problème sahraoui ?
Hmad : Le peuple mauritanien frère est le peuple le plus proche du peuple
sahraoui partant des traditions, des coutumes, de la constitution sociale,
culturelle et même linguistique.
Toutefois, ce qu'a fait le Gouvernement mauritanien en 1975, selon notre point
de vue comme activistes des droits humains et représentants de la société civile
sahraouie, fait incomber à l'Etat mauritanien à l'époque une responsabilité
historique, sachant que sa participation aux accords de Madrid, le 14 novembre
1975, a été la principale cause des souffrances du peuple sahraoui.
Nous espérons aujourd'hui de la Mauritanie, libre et démocratique, de soutenir
le droit du peuple sahraoui pour son autodétermination et qu'elle y joue un rôle
d'avant-garde.
Nous apprécions à sa juste valeur les efforts du l'actuel Président, Ely Ould
Mohamed Val, qui a ouvert la porte aux partis politiques et à la société civile
pour se prononcer sur les questions fondamentales. Ceci n'est pas une immixtion
dans les affaires internes de la Mauritanie.
Al Alam : Jusqu'à quelle limite le Maroc est-il disposé à organiser le
référendum?
Hmad : Je pense que le Maroc qui entreprend depuis 1975 une guerre de
génocide contre les Sahraouis n'acceptera jamais de souscrire à la légalité
internationale puisqu'il craint les résultats du référendum et puisqu'il sait
pertinemment que les Sahraouis ne cherchent autre chose que de bâtir l'Etat
sahraoui. Donc il n'ira pas au référendum tant qu'il n'y a pas de pression
internationale qui l'obligerait à organiser ce référendum.
Al Alam : Comment valorisez-vous la conduite diplomatique du Front
Polisario ?
Hmad : Le Front Polisario, le représentant légitime du peuple sahraoui, a
réussi à mouvoir la société sahraouie d'une société traditionnelle noyée dans le
tribalisme et les structures sociologiques antiques pour le propulser vers une
société moderne, dynamique qui aspire au nouveau et à la présence sur la scène
internationale. Elle s'est accommodée avec la modernité, les moyens de
communication et s'est adaptée aux valeurs de la démocratie et des droits
humains.
010/090/100 161244 JUL 06 SPS
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SPS Plus de onze arrestations et quatre femmes blessées dans des manifestations à Smara
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Smara (territoires occupés), 16/07/2006 (SPS) Plus de onze
personnes ont été arrêtées, des dizaines d'autres ont été blessées et qu'autant
de maisons saccagées par les forces d'occupation marocaines à l'issue de
manifestations pacifiques qui ont eu lieu mercredi dernier dans plusieurs
quartiers de la ville spirituelle sahraoui, Smara, ont indiqué des sources
concordantes.
Les manifestants ont arboré des drapeaux sahraouis et des pancartes réclamant le
droit à l'autodétermination et l'indépendance, le départ de l'occupant, ainsi
que le respect des droits de l'homme au Sahara Occidental, a-t-on indiqué.
On note parmi les personnes arrêtées MM. Rgueibi Old Kamid, Ali Aillal, Lehbib
Mneissir, Sid'Ahmed Ben Allal, El Kouri Mbeirik, Wahid Ould El Moustapha, Hamza
Ould Mohamed Ould Hmednah, Oumar Ould Elemnine, Cheikh Ould Dada Ould Boumrah et
Ghali Ould Soueiidi Ould Baha.
Parmi les femmes blessées on cite notamment Zauria Talbi, Taghla mint Lebat Ould
Meilled, Guebel mint Bennahi et Nassira mint Meilled, on précisé les mêmes
sources.
Trois parmi les détenus, malmenés dans les locaux de la police de la ville, ont
été relâchés quelques heures plus tard dans des états comateux, alors que les
autres demeurent sous les interrogatoires dans des centre de détentions secret
de la ville, ont ajouté les mêmes sources.
Toutefois des témoins oculaires affirment que trois parmi ces détenus : Oumar
Ould Elemnine, Cheikh Ould Dada Ould Boumrah et Ghali Ould Soueiidi Ould Baha,
ont été transférés à la capitale (El Aaiun) pour des interrogatoires plus
poussés.
(SPS)
070/010/TRD//090/100 161916 JUL 06 SPS
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