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RASD/ESPAGNE
Des intergroupes parlementaires espagnols adoptent une résolution en faveur de la décolonisation du Sahara Occidental

16.03.05




Palma de Mallorca, 15/03/2005 (SPS) Les intergroupes parlementaires espagnols "Paix et liberté au Sahara Occidental", ont adopté à l'unanimité, au cours de leur 9ème conférence qui  s’est tenue du 11 au 12 mars courant aux Iles Baléares, une résolution en faveur de la décolonisation du Sahara Occidental, dont une copie est parvenue à SPS.

Les intergroupes ont appelé "le Président du Gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, à assumer la responsabilité historique de l'Espagne envers le peuple sahraoui", incitant leur pays à défendre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à se souscrire "à la légalité internationale qu'il a abandonné depuis 1975", écrit la résolution.

Le texte a, en outre, sollicité "la mise à terme immédiate des violations des droits de l'homme dans les territoires occupé du Sahara Occidental", réclamant "l'ouverture" du territoire devant les observateurs internationaux, les médias et les ONGs, et demandant "l'arrêt du pillage des ressources naturelles et culturelles" du peuple sahraoui.

Les intergroupes ont dénoncé la "maintenance" du mur de la honte, qui  constitue "une atteinte" contre la population sahraouie dans les territoires occupés et dans les camps de réfugiés.

Ils ont, par ailleurs, souhaité "l'accroissement de l'aide humanitaire" provenant de l'Europe en faveur des quelques 200.000 réfugiés sahraouis, sachant que "les stocks des provisions de la population sahraoui dans ces camps accusent un déficit dangereux", avaient averti le croissant rouge sahraoui récemment.

Des copies de cette résolution "ont été remise, au Secrétaire Général de l’ONU, au conseil de sécurité, à l’Intergroupe (Paix  pour le peuple sahraoui) du Parlement Européen, aux intergroupes du Congrès des députés, du sénat, ainsi qu’aux parlements des assemblées des CC.AA", a indiqué le texte.

D’autres copies, a-t-on précisé, ont été adressée aux ambassades et aux consulats des pays membres du Conseil de sécurité onusien, au Royaume et à l’ambassade du Maroc, au Roi et au président du Gouvernement d’Espagne, au ministre des affaires étrangères d’Espagne, à la délégation du Front Polisario en Espagne et à la Fédération des Institutions solidaires avec le Sahara (FEDISSAH).

020/090/000 161149 MARS 05 SPS 





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SPS
RASD/UNION EUROPEENE
M. Sidati exhorte l'UE à "condamner publiquement" les pratiques répressives marocaines contre le peuple sahraoui






Bruxelles, 16/03/2005 (SPS) Le ministre conseiller à la Présidence Délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, a exhorté mardi depuis Bruxelles, l'Union Européenne (UE), à "condamner publiquement" les pratiques répressives marocaines contre la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du Maroc.

Dans une lettre, qu’il a adressé à la présidence de l'UE, dont une copie est parvenue à SPS, M. Mohamed Sidati a souligné que l'institution européenne "doit condamner publiquement les pratiques répressives dégradantes" perpétrés récemment par l’Etat marocain contre la population sahraouie dans plusieurs lieux des territoires occupés et au sud du Maroc ainsi que dans les universités marocaines, l'exhortant à "diligenter au besoin une enquête sur les faits".

Le diplomate sahraoui a estimé que par ces nouvelles violations des droits du peuple sahraoui, "l’Etat Marocain porte un coup sérieux aux principes qu’il s’est engagé à respecter lors de la signature de son accord d’association avec l’Union Européenne" et  "semble ne retenir aujourd’hui de ces accords que leur aspect économique", mercantile ou militaire.

D'autre part, le silence international face à ces éxactions marocaines, tel que la répression des étudiants sahraouis à Rabat, semble encourager le Maroc à "renforcer sa politique répressive et autoritaire, particulièrement à l'endroit du peuple sahraoui et de ses revendications légitimes à l'autodétermination et à la liberté", a-t-il martelé.

L’Union Européenne se doit d'"invoquer le droit d’ingérence humanitaire" dans le Sahara Occidental en vue "de contribuer à protéger des populations en détresse", a-t-il considéré, ajoutant que le Maroc "ne peut continuer à sévir contre elles en toute  impunité et dans l’indifférence" de la communauté internationale.

Les femmes sahraouis avaient organisé, samedi le 5 mars dernier, un sit-in devant l'hôtel "Negjir" à El Aaiun occupée pour protester contre la visite que projettent de faire la "coalition watanuna" (une ONG du Makhzen) à la capitale sahraoui, une visite qui rentre dans le cadre d’une campagne de diffamation conduite par l’Etat du Maroc contre les réfugiés sahraouis, rappelle-t-on.
 
La police marocaine n’avait pas tardé à se faire entendre en réprimant, mardi le 8 mars, une manifestation d'étudiants sahraouis à Rabat, parce qu’ils réclamaient l’autodétermination du peuple sahraoui et son droit à l’indépendance, ainsi que le respect des droits de l’Homme au Sahara Occidental. L’intervention de la police avait causé plus de 20 blessés dans les rangs des étudiants parmi lesquels 4 jeunes filles.

Deux jours plus tard à Tan Tan, "Six blessés et 4 arrestations", ont été dénombrés dans des affrontements qui ont eu lieu entre la police marocaine et les diplômés chômeurs sahraouis, avait indiqué un communiqué de l’association de ces chômeurs, reçu par SPS.

Plusieurs manifestation et sit-in de solidarité avec les étudiants de Rabat ont été organisé depuis dans les différentes universités marocaines où les jeunes étudiants sahraouis sont forcés de poursuivre leur études à cause de l’inexistence d’universités dans les villes sahraouies occupées par le Maroc. (SPS)

060/090/000 161842 MAR 05 SPS



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