SAHARA PRESS SERVICE


SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/DISPOSITIF SECURITAIRE

20.000 nouveaux soldats marocains en civil, dans les villes occupées du Sahara Occidental
 

14.12.05


 

El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental), 14/12/2005 (SPS) Le Gouvernement marocain a renforcé son dispositif militaire et sécuritaire dans les villes occupées du Sahara Occidental "par des unités militaires, de 20.000 soldats, vêtus en civil", ont affirmé les sources de SPS sur place.

 

"Les premières unités d’un totale de 20.000 soldats marocains, entraînés aux opérations de combats des villes, ont étaient déployé par Rabat dans les villes occupées du Sahara Occidental pour renforcer le dispositif militaire et sécuritaire déjà sur place. Ces nouvelles unités sont vêtu en civil, et auront à aider les autres corps sécuritaires et militaires marocains dans leur répression quotidienne de la population sahraouie, en Intifada depuis presque 7 mois", a indiqué l’une des sources.

 

Ce lundi, "des unités de ce nouveau corps répressive ont été déployé dans des écoles et des lycées à El Aaiun, alors que des bus accompagnés de jeeps militaires ont poursuit leur route vers Boujdour et Dakhla occupées après un bref passage à la capitale sahraouie", a-t-elle ajouté.

 

"La question est: pourquoi des militaires en civil dans les rues et les écoles sahraouies?", c’est interrogé l’une des sources, estimant que la seule possibilité est que Rabat est décidé "de soutenir sa politique de répression rapprocher contre la population sahraouie, accentuant l’état de siège visible déjà assuré par la police, les GUS, les forces armés, les services secrets dans les différentes villes occupés et au sud du Maroc, par un autre siège invisible, ou au moins difficilement détectable".

 

"Pis encore, ajoute-t-elle, je dirais que Rabat est décidé de poursuivre sa stratégie d’intimidation, de torture et d’assassinat en publique adoptée à l’encontre des manifestants sahraouis. D’ailleurs nous avons encore un exemple très récent de cette stratégie en les deux crimes odieux commis contre les deux martyres, Hamdi Lembarki et Lekhlifi Aba Cheikh", deux jeunes sahraouis assassinés de sang froid par les autorités marocaines le moi d’octobre dernier à El Aaiun pour le premier et décembre 2005 pour le second à Tan Tan.

 

Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait récemment interpellé le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan à protéger la population civile dans les territoires occupés du Sahara Occidental, soulignant que les mesures de répression contre ces populations, en plus d’être "en violation des normes les plus élémentaires des droits humains et du Droit international, poussent la situation vers des massacres collectifs qui peuvent survenir à tout moment", rappelle-t-on. (SPS)

 

 

060/090/000 140135 Dec 05 SPS

 

haut de page

SPS
MAROC/SAHARA OCCIDENTAL/DROITS HUMAINS

Intervention musclée et confrontations entre les étudiants sahraouis à Marrakech et les corps marocains de répression
 

 

 

 

Marrakech, 14/12/2005 (SPS) Les corps de sécurités marocains ont attaqué, mardi, les étudiants sahraouis, qui organisaient deux journées informatives sur les violations marocaines des droits humains au Sahara Occidental et sur la nature de la question sahraouie, à l’université de Marrakech, blessant quelques uns d’entre eux et détruisant les expositions et matériaux utilisés par les étudiants dans cet action, a rapporté une source estudiantine à la SPS.  

 

"Vue le succès des expositions, conférences et discussions, entamés avec les étudiants marocains pendant le premier jour de cet initiative sur la question sahraouie et les violations marocaines des droits humains au Sahara Occidental, les autorités marocaines ont riposté, attaquant les étudiants sahraouis dans les lieux des activités saccageant et détruisant tous", a indiqué la même source.

 

Les étudiants sahraouis ont résisté l’attaque, et ont pu repousser les attaquants en dehors de l’université, après une vrais bataille, à laquelle ont pris part des unités du GUS, des forces d’intervention et des plus de 50 agents en civil, a-t-on ajouté de même source.

 

Les étudiants sahraouis ont ensuite organisé une manifestation de protestation, scandant des slogans sahraouis en faveur du droit du peuple sahraoui à la liberté tels que: "la violence ne nous intimide pas et la mort ne nous anéantira pas", "pas d’autre alternative à l’autodétermination", "Non à l’autonomie l’indépendance du Sahara va venir", "vive le front populaire", entre autres.

 

Les étudiants sahraouis des universités de Marrakech avaient entrepris depuis le lundi matin "une action informative très constructive", a souligné la même source, "animant des discussions au sein de l’université avec les étudiants marocains, exposant les photos des victimes sahraouis des derniers événements, présentant aux étudiants les rapports d’organisations internationales sur la situation, entre autres activités. Mais les autorités marocaines n’ont pas tardé à se manifester comme d’habitude".

 

Le but de ces journées était "de sensibiliser le citoyen marocain, et lui présenter la vérité sur les agissement du Gouvernement marocain dans les territoires sahraouis, qu’il occupe illégalement depuis son invasion du Sahara Occidental en 1975, et d’initier le dialogue entre les étudiants des deux peuples", a affirmé la même source. (SPS)

 

060/090/000 140240 Dec 05 SPS

 

haut de page

SPS
MAROC/DROITS HUMAINS

Des ONG dénoncent l'inhumation rapide des victimes des événements de juin 1981 au Maroc
 

 

 

 

Rabat, 14/12/2005 (SPS) Trois ONG marocaines de défense des droits de l'homme ont exprimé mardi leur inquiétude devant "la destruction de preuves matérielles" des victimes des manifestations du 21 juin 1981, dont les dépouilles, retrouvées jeudi dernier dans des fosses communes à l'intérieur d'une caserne de pompiers à Casablanca, ont été inhumées deux jours après.        

Dans une lettre adressée au procureur près la cour de Casablanca par les avocats de l'Association marocaine de défense des droits humains (AMDH), le Forum Vérité et Justice et l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) estiment que l'inhumation des victimes des événements de juin 1981 procède de "la destruction de preuves matérielles du crime commis et la détérioration des dépouilles".      

De son côté, le comité des victimes des événements de juin 1981 a dénoncé l'inhumation des dépouilles de 77 personnes retrouvées dans trois fosses communes, estimant que cette opération, effectuée sous la supervision des autorités judiciaires de Casablanca et l'instance Equité et Réconciliation, "est une façon de cacher la vérité" sur ce qui s'est passé ce jour là.        

"L'inhumation des victimes des événements de juin 1981 est une autre façon de cacher les preuves du crime", estime le même comité qui n'avait pas été averti pour assister à l'opération d'exhumation des dépouilles des trois fosses communes et leur inhumation dans des tombes individuelles, dans un endroit isolé de cette caserne de pompiers à Casablanca.              

Les organisations marocaines de défense des droits de l'homme ainsi que le comité des victimes des événements de juin 1981 ont appelé à "la nécessité d'identifier les victimes" et de poursuivre en justice les responsable de cette répression de l'armée et de la police marocaines qui avait suivi les "manifestations du pain" de Casablanca.
(SPS)

010/090/700 141550 dec 05 SPS

 

haut de page

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MANIFESTATIONS/REPRESSION

Plusieurs blessés dans les rangs de manifestants à El Aaiun
 

 

 

 


El Aaiun (territoires occupés), 14/12/2005 (SPS) Plusieurs dizaines de sahraouis sont sortis mardi dans une grande manifestation à El Aaiun, la capitale occupée du Sahara Occidental, appelant à la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques et activistes des droits humains sahraouis et réclamant le départ immédiat de l'occupant marocain de leur territoire, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Au cours de cette grande manifestation pacifique qui a coïncidé avec le procès des 14 détenus politiques sahraouis, les manifestants ont brandi les drapeaux de la RASD dans les avenues de Skeikima et Maatallah, scandant des slogans hostiles à l'occupation marocaine, ont souligné les mêmes sources.

Les forces d'occupation marocaine comme d'accoutumée sont intervenues brutalement pour disperser les manifestants causant des blessés dont sept femmes, Zarga Boujemaa, Khadija Moulaye Ahmed Breika, Mariem El Mami Maatallah, Doueya Moulaye El Hacen, Tagheila Salek Siblekheir, Fatimetou Mohamed Selma Mouftah et une enfant âgée à peine de dix ans, Ghlana Hamad, ainsi que cinq hommes, El Gheilani  Maatallah, Alla El Mami, Khatri  Kharoub, Labeid Kharoub, Aziz Mohamed Selma Mouftah.

Elles ont également saccagé plusieurs maisons sahraouies notamment celles des familles de Salek Khalil, Khatri Boujemaa Nasri, El Mami, El Gheilani Maatallah, Selma Oumar, Labeid et El Arbi Cheikh qui a été arrêté, a-t-on précisé de mêmes sources.

D'autre part les drapeaux de la RASD ont été arborés, lundi soir, par les habitants de l'avenue Sidi Mohamed Deddach (El Aaiun), qui scandaient des slogans réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.

Les autorités coloniales ont procédé au verrouillage des avenues et des rues de toute la ville ainsi que tous les établissements scolaires d'El Aaiun, par les forces de répression marocaines en plus du déploiement d'un grand nombre des unités de l'armée marocaine auxquelles s'est ajouté  un contingent de militaires marocains en provenance du Maroc déguisés en civil. (SPS)

020/090/000 141700 déc 05 SPS

haut de page

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/PROCES

Peines de prison ferme de 6 mois à 3 ans pour 14 prisonniers politiques sahraouis
 

 

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés), 14/12/2005 (SPS) Le tribunal colonial marocain d'El Aaiun a condamné ce mercredi les 14 prisonniers politiques sahraouis à des peines allant de six mois à 3 ans de prisons fermes après avoir été reportés pour la deuxième fois depuis le 22 novembre dernier, selon des sources concordantes.

 

L'audience qui a débuté le 13 décembre à neuf heures du matin jusqu'au lendemain à 6 heures trente minutes a tenu à condamner les détenus sahraouis: El Wali Amaydan 6 mois de prison ferme, Aminatou Haidar 7 mois de prison ferme, Ali Salem Tamek 8 mois de prison ferme, Mohamed El Moutawakil, Houssein Lidri, Larbi Massoud, Brahim Noumria, à 10 ans de prison ferme chacun, tandis que Mohamed Tahlil à 3 ans de prison ferme, alors que Hmad Hammad, Balla Mohamed, El Moussaoui Mohamed, Mahjoub Chtioui, Jenhi Lekhlifa et El Moussaoui Sidi Mohamed à de deux ans de prison ferme, ont précisé les mêmes sources.

 

Parmi ces 14 prisonniers politiques sahraouis, 7 militants sahraouis, Ali Salem Tamek, Hmad Hamad, Brahim Noumria, Aminatou Haidar, Larbi Messaoud, Hocine Lidri et Mohamed Moutaouakil, sont considérés par les autorités d'occupation marocaines comme les instigateurs des manifestations en faveur de l'indépendance qui se déroulent au Sahara Occidental depuis le 21 mai 2005.

 

La défense des accusés, qui a constaté lors de la dernière audience, que le retard du procès de plusieurs heures intervient afin de "décourager les avocats et les observateurs étrangers" ayant fait le déplacement d'El Aaiun, a annoncé son retrait, après le refus du président du tribunal de répondre à sa requête de juger ses clients. Ce dernier s'est contenté de juger des prisonniers de droit commun durant toute la matinée, rappelle-t-on.

 

Les quatorze prisonniers politiques ont comparu plus tard par groupe, scandant des slogans appelant à l'autodétermination du peuple sahraoui et condamnant l'occupation coloniale marocaine du Sahara Occidental.

 

Human Rights Watch a souligné dans une lettre envoyée récemment au Roi Mohammed VI, que "les procédures suivies jusqu'à présent indiquaient que le droit des accusés à un procès équitable était menacé", précisant qu'aux termes de la constitution marocaine, le roi préside le Conseil Supérieur de la Magistrature, rappelle-t-on encore.  (SPS)

 

020/090/000 141820 Déc 05 SPS

 

haut de page

SPS
RASD/MAROC/PROCES/REACTION

Le Gouvernement sahraoui interpelle l'ONU à assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara Occidental
 

 

 

 

Bir Lehlu (Territoires libérés), 14/12/2005(SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz a appelé mercredi l'ONU présente sur le terrain,à travers sa mission pour l'organisation du référendum, la MINURSO, à garantir la sécurité des citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, en attente d'un parachèvement urgent de sa mission de décolonisation du territoire non autonome.

 

Le Chef de l'Etat dans une déclaration exclusive à la SPS, après les procès iniques cotre les quatorze sahraouis aujourd'hui à El Aaiun, a lancé un appel aux Gouvernements et aux organisations des droits de l'Homme partout dans le monde à "exercer toutes les pressions sur le Gouvernement marocain afin de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques sahraouis qui purgent des peines de détention arbitraires ou ceux qui croupissent dans les geôles marocaines sans jugements".

 

A cet effet, le Gouvernement sahraoui, réaffirme que ces pratiques  illégales ne prendront fin que par l'instauration de la légalité au Sahara Occidental et par le respect de la volonté du peuple sahraoui dans la liberté et l'indépendance à travers l'organisation rapide d'un référendum libre juste et transparent sous les auspices de l'ONU.

 

M. Abdelaziz a en outre indique que l'enlèvement et la détention de ces prisonniers politiques sahraouis "sont illégaux et n'ont aucun fondement juridique", ce qui appelle logiquement et de toute urgence à leur libération "sans conditions". Ces détenus n'ont commis aucun délit sauf qu'ils ont réclamé par des moyens pacifiques et légaux l'exercice du peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination, un droit qui lui est garanti par l'ONU depuis les années soixante et le respect des droits les plus élémentaires, a-t-il précisé.

 

Il a par ailleurs souligné que "les procès du tribunal de l'occupant contre des citoyens qui réclamaient l'autodétermination et l'indépendance de leur pays ne peuvent qu'un prolongement des pratiques répressives qu'exercent le Gouvernement marocain depuis son invasion du Sahara Occidental en 1975". Ce qui constitue une violation du Droit et de la légalité internationale, a-t-il martelé.(SPS)

 

020/090/100 141920 Déc 05 SPS

haut de page

 

Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<

HOME

© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info