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SPS 14.11.04
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Madrid,
14/11/2004 (SPS) Le Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, a souhaité que le Gouvernement espagnol soit
"sincère et clair" dans son intention d'appuyer l'organisation
d'un référendum d'autodétermination au Sahara
Occidental tel que prévu dans le Plan Baker.
"Au jourd'aujourd'hui, la position diplomatique espagnole nous
paraît équivoque et obscure", a estimé le Chef de
l'Etat dans un entretien au quotidien El Mundo publié dimanche.
"Depuis l'installation du Gouvernement socialiste, nous assistons
à une fluctuation incompréhensible de la diplomatie
espagnole. Un jour, le ministère des Affaires Etrangères
assure appuyer le Plan Baker et, le jour suivant, soutient le
contraire. Une semaine, il déclare que le Plan Baker est la
voie, et l'autre, il évoque la nécessite de
procéder à des ajustements (de ce Plan)", a
souligné le Président Abdelaziz.
A cet égard, il a fait valoir que la Plan Baker est "un paquet
à prendre ou à laisser". Le Front Polisario n'acceptera
"aucun ajustement" qui altérerait ce Plan.
"Nous avons négocié avec James Baker durant des
années, parfois en nous affrontons à lui, et à la
fin nous avons accepté son Plan. Nous ne pouvons pas être
d'accord maintenant pour permettre à l'autre partie, de modifier
ce que nous avons du négocier intensément durant tant
d'années", a-t-il affirmé, en référence au
Plan Baker.
Interrogé sur la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du sud,
M. Abdelaziz a indiqué que cette reconnaissance est due à
l'attitude des responsables marocains.
"Ce sont eux qui se sont écartés du chemin tracé
par le défunt roi Hassan II depuis 1981 pour organiser un
référendum d'autodétermination du peuple
sahraoui. (...). Ce sont eux qui ont rompu le consensus", a-t-il
affirmé.
Le Président de la République a précisé que
Rabat, après avoir proposé au président
sud-africain Thabo Mbeki une rencontre entre le Maroc et le Front
Polisario, pour "négocier directement" a finalement
décidé de ne pas assister à la réunion qui
devait se tenir les 5 et 6 septembre à Pretoria, en
présence de représentants des Nations
Unies.
A la question de savoir s'il peut y avoir une issue autre que le
référendum au conflit du Sahara Occidental, le
Président Abdelaziz a déclaré qu'il "n'y a
pas d'autre solution et ne peut pas y avoir. Ce que nous demandons,
c'est que les sahraouis disent ce qu'ils veulent faire de leur futur.
S'ils veulent être marocains, le Front Polisario sera
disposé à l'accepter", a-t-il
observé.
Interrogé si la lutte armée est la seule option qui reste
au Front Polisario, il a indiqué que le retour aux armes est une
"probabilité" mais qu'il y en a d'autres, qualifiant de
"compréhensible" l'envie des jeunes sahraouis à reprendre
les armes.
"Ils attendent le référendum depuis 1991. Comment
voulez-vous qu'ils réagissent quand ils ont l'impression
que le Maroc se moquent d'eux. Le comportement des responsables
marocains est dangereux (...) je suis convaincu que si le Roi
Hassan II n'était pas décédé en 1999, le
conflit serait (aujourd'hui) résolu", a-t-il
estimé. (SPS)
060/090/700 141610 Nov 04 SPS
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SPS
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Madrid, 14/11/2004 (SPS) Le
Representant du Front Polisario à Madrid, Brahim Ghali, a
formulé le voeu samedi que la prochaine rencontre entre le
Président du Gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez
Zapatero, et le Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, contribue à "hâter la solution" au Sahara
Occidental, a rapporté samedi l'agence de presse algerienne, APS.
"Je souhaite que cette rencontre soit le début d'une action
concertée (entre l'Espagne et le Front Polisario) au sein des
Nations Unies et de l'Union Européenne, en vue de
hâter la solution (au conflit du Sahara Occidental) et
permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à
l'autodétermination", a souligné M. Brahim Ghali
dans une déclaration à
l'APS.
M. Ghali a également souhaité que cette rencontre soit
l'occasion de "clarifier" la position du Gouvernement socialiste en
Espagne sur la question sahraouie.
Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, aura le
26 novembre prochain des entretiens à Madrid avec le
président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez
Zapatero, a-t-on annoncé vendredi de source officielle
espagnole, citée par
EFE.
Cette rencontre, la première entre les deux chefs d'Etats,
s'inscrit dans le cadre de "la volonté du Gouvernement
(espagnol) de résoudre le problème du Sahara" Occidental,
a indiqué la même source. (SPS)
060/090/700
141710 Nov 04 SPS
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