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SPS Abdelaziz interpelle Annan pour la libération des 29 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim 14.09.06
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Bir Lahlou (territoires libérés), 14/09/2006 (SPS) Le Président de la
République, Mohamed Abdelaziz, a interpellé mercredi, le Secrétaire Général de
l'ONU, Kofi Annan pour "la libération immédiate et sans condition" des 29
prisonniers et activistes sahraouis des droits humains en grève de la faim
depuis le début du mois de septembre courant dans les prisons marocaines, dont
l'état de santé de certains d'entre eux s'est considérablement détérioré.
"L'extrême gravité de la situation plus que précaire dans laquelle se trouvent
les prisonniers politiques sahraouis, m'incitent à solliciter, de manière
urgente, votre intervention pour mettre fin à l'injustice qui frappe des
innocents, et pour oeuvrer en toute urgence pour la libération immédiate et sans
conditions de tous les prisonniers politiques et les activistes sahraouis
détenus dans les geôles marocaines", a écrit le Président de la République dans
sa lettre adressée au SG de l'ONU, Kofi Annan.
"Je m'adresse à Votre Excellence pour vous réitérer notre appel concernant la
mise en place d'un mécanisme de prise en charge par l'ONU de la protection des
civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du
Maroc et ce, dans l'attente de l'application, dans les plus brefs délais, du
Droit international et des résolutions onusiennes qui permettraient au peuple
sahraoui de choisir librement son destin à travers l'organisation d'un
référendum d'autodétermination libre et démocratique", a souligné le du
Président sahraoui.
Voici le texte intégral de la lettre du Président de la République adressée à M.
Annan:
"Bir Lahlou, le 13 Septembre 2006
M. Kofi ANNAN,
Secrétaire général des Nations Unies
New York.
Monsieur le Secrétaire général,
Depuis le 31 octobre 1975, date de l'occupation illégale et brutale d'une partie
du territoire du Sahara Occidental par le Maroc, les autorités d'occupation
marocaines ont perpétré de graves violations des droits de l'homme qui couvrent
de très nombreux domaines : bombardement des populations sahraouies au napalm et
au phosphore blanc, armes prohibées sur le plan international, le jet en chute
libre de dizaines de sahraouis à partir d'avions militaires, ensevelissement de
dizaines d'autres dans des fosses communes, disparitions forcées et autres
méthodes cruelles sans nom qui ont imprimé, à jamais des séquelles indélébiles
sur les victimes qui en gardent aujourd'hui encore des traumatismes
psychologiques profonds.
Depuis le 21 mai 2005, la situation s'est empirée à la suite des manifestations
pacifiques, demeurées dans le cadre des revendications légales de la loi et du
droit internationaux, et auxquelles le Maroc a opposé une répression
n'épargnante ni vieille, ni jeune, ni invalide. Cette énième campagne répressive
a été caractérisée par une série d'enlèvements, la torture sous toutes ses
formes, des intimidations, des harcèlements et des parodies de justice,
destinées à conférer un semblant de légitimités à des détentions arbitraires.
Et comme les moyens de tortures contres les détenus sahraouis sont sans limites,
et que leurs geôliers s'ingénient à innover et varier leurs méthodes de
supplice, ceux-ci n'hésitent pas à asperger les détenus sahraouis d'un liquide
inflammable et d'y mettre le feu comme ça été le cas pour le détenu politique
Saidi Salek. Cette répression violente a pris dans un passé récent une tournure
dangereuse avec les meurtres prémédités des deux jeunes sahraouis Lembarki Ali
Salek et Hamdi Lekhlifa Abba Cheikh.
La situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du
Maroc s'est beaucoup aggravée suite à la détention arbitraire d'un groupe de
prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les sinistres geôles de la
prison noire d'El Aaiun, Ait Melloul, Inzegan, Kenitra et Tiznit. L'unique tort
de ces prisonniers politiques sahraouis est d'avoir revendiqué les droits et
principes qui constituent la pierre angulaire de la doctrine des Nations Unies
en matière de décolonisation, et ceux non moins importants qui concernent la
libre détermination des peuples, la liberté d'expression, de réunion,
d'association et de mouvement, principes qui justifient, par la même occasion,
la présence de la MINURSO au Sahara Occidental.
Depuis le 29 juillet 2006, et à plusieurs intervalles, un groupe d'activistes
des droits de l'homme et de prisonniers politiques sahraouis (liste jointe), ont
observé une grève de la faim en signe de protestation contre l'injustice qu'ils
subissent, et pour faire valoir leurs droits en tant que prisonniers d'opinion
ayant la possibilité de rencontrer leurs familles et de disposer de moyens de
communication et de la presse.
La situation sanitaire de ces prisonniers politiques est en constante régression
du fait des maladies chroniques dont ils souffrent, d'autant que plusieurs
d'entre eux sont d'ex-prisonniers et disparus ayant enduré la torture et les
souffrances multiples de la détention et de grève précédentes.
IL n' y a aucun motif qui justifie la détention de ces prisonniers politiques
sahraouis dans les geôles marocaines, et il est illogique que ce groupe, paye, à
lui seul, le prix fort de la défense des principes et la charte des Nations
Unies sous les yeux de la MINURSO qui ne daigne même pas lever le petit doigt.
Monsieur le Secrétaire général,
L'extrême gravité de cette situation, et la situation plus que précaire dans
laquelle se trouvent les prisonniers politiques sahraouis, m'incitent à
solliciter, de manière urgente, votre intervention pour mettre fin à l'injustice
qui frappe des innocents, et pour oeuvrer en toute urgence pour la libération
immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques et les
activistes sahraouis détenus dans les geôles marocaines. En sauvant ces vies
humaines et en éclaircissant le sort de tous les disparus sahraouis, civils et
prisonniers de guerre, cela renforcera inéluctablement le rôle des Nations Unies
et constituera pour sa charte un succès indéniable.
Je m'adresse à Votre Excellence pour vous réitérer notre appel concernant la
mise en place d'un mécanisme de prise en charge par l'ONU de la protection des
civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du
Maroc et ce, dans l'attente de l'application, dans les plus brefs délais, du
droit international et des résolutions onusiennes qui permettraient au peuple
sahraoui de choisir librement son destin à travers l'organisation d'un
référendum d'autodétermination libre et démocratique.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire général, les assurances de ma
haute et parfaite considération.
Mohamed ABDELAZIZ,
Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique,
Secrétaire général du Front POLISARIO". (SPS)
020/090/100 141720 Sept 06 SPS
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SPS Enlèvement d'un défenseur sahraoui des droits humains à Tan Tan (Maroc)
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Tan Tan (Maroc), Les forces spéciales marocaines ont procédé dans la nuit
du mercredi à jeudi à l'enlèvement dans la rue, (Boulevard Hassan II) du
défenseur sahraoui des droits humains, Ettarrouzi Yahdih, alors qu'il se
dirigeait vers un cybercafé à Tan Tan, selon un communiqué publié jeudi par sa
famille dans cette ville située au Sud du Maroc, à majorité sahraouie.
"Des témoins ont affirmé qu'un agent de la DST (Direction de la sécurité du
territoire) marocaine à TanTan surveillait notre fils quelques minutes avant son
enlèvement et que le véhicule des renseignements marocains utilisé pour
l'enlèvement venait d'arriver à TanTan", a précisé le communiqué dont une copie
est parvenue à SPS.
La famille du défenseur sahraoui des droits humains , Ettarrouzi Yahdih a,
condamné cet enlèvement, appelant à la libération immédiate de son fils dont
elle demeure sans nouvelles depuis son enlèvement.
Elle a également lancé un appel en direction des organisations de défense des
droits de l'homme, des organisations démocratiques et toutes les personnes
éprises de liberté à "intervenir auprès des autorités marocaines, afin
d'éclaircir le sort de notre fils Ettarrouzi Yahdih", a conclu le communiqué.
M. Yahdih Ettarrouzi est né en 1981 à Tan Tan, diplômé en mécanique et en
informatique, licencié abusivement de son poste en 2002, en raison de ses
activités de défense des droits de l'Homme au Sahara Occidental.
(SPS)
020/090/110 141910 Sept 06 SPS
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SPS Des associations porteront plainte contre des responsables marocains pour violations des droits de l'homme
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Madrid, 14/09/2006 (SPS) Un collectif d'associations de défense des
droits de l'homme déposera ce jeudi une plainte auprès de l'Audience nationale
(plus haute instance pénale en Espagne) contre des ''dirigeants et militaires
marocains'' pour violations des droits de l'homme au Sahara Occidental, annonce
mercredi la Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple
sahraoui (CEAS-Sahara) dans un communiqué.
Cette action en justice, qui sera introduite en vertu du ''principe de
juridiction universelle des tribunaux de justice'', porte sur la
''responsabilité'' de ces dirigeants dans le ''génocide, torture, détentions
illégales, séquestrations et disparitions pratiquées par le royaume du Maroc
contre le peuple sahraoui'', indique-t-on de même source.
Parmi les responsables marocains contre lesquels est dirigée la plainte le
communiqué cite notamment une demi douzaine d'anciens et actuels hauts
responsables des différents corps de sécurité marocains et, en général, contre
''tous ceux qui assument une responsabilité en qualité d'auteur, complice ou qui
ont fourni une couverture'' aux actes précités.
Le collectif des organisations qui ont engagé cette action en justice est
constitué, outre de la CEAS-Sahara, de l'Association des familles de prisonniers
et disparus sahraouis (AFAPREDESA), la Fédération espagnole des associations de
promotion de la défense des droits de l'homme, l'Association de défense des
droits de l'homme d'Espagne (APDHE) et la Fédération étatique des institutions
espagnoles solidaires du peuple sahraoui (FEDISSAH). (SPS)
010/090/700 140955 sept 06 SPS
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SPS Visite à Washington de Mme Aminetou Haidar
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Washington (DC), 14/09/2006 (SPS) Mme Aminetou Haidar, militante des
droits de l'homme au Sahara Occidental se trouve en visite , mercredi et jeudi,
à Washington, répondant à une invitation de membres du Congrès et de
responsables d'associations de défense des droits de l'homme et d'organisations
humanitaires des Etats Unis.
Cette visite de deux jours, dans la capitale fédérale américaine, survient au
lendemain de la publication par l'organisation Freedom House d'un rapport sur la
violation des droits de l'homme et des libertés civiles au Sahara Occidental par
les forces d'occupation marocaines. Elle donnera l'occasion à la rescapée des
geôles du gouvernement marocain, après une détention sans procès de près de cinq
ans (1987-1991), d'informer ses différents interlocuteurs de la gravité de la
situation qui prévaut dans son pays, indiquent à l'APS les organisateurs de
cette tournée qui mènera ensuite Mme Haidar dans d'autres villes américaines.
Pendant son séjour, Mme Aminetou Haidar rencontrera plusieurs personnalités
politiques, parlementaires et des faiseurs d'opinions, aux Etats Unis, pour
évoquer également l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le conflit du
Sahara Occidental et aussi attirer leur attention sur la poursuite des
violations et de la violence dans son pays du fait de l'intransigeance de Rabat
à souscrire aux résolutions internationales en la matière.
Plusieurs rencontres et réceptions seront organisées, ces deux jours, en
l'honneur de la militante sahraouie, qui, à cette occasion recevra le prix de la
liberté 2006 " Freedom award 2006", qui lui sera décerné par l'association
Défense Forum Foundation, pour son combat et la défense des libertés civiles et
des droits de l'homme dans son pays. Cette distinction lui sera remise jeudi par
des membres du Congrès américain au cours d'une réception organisée au Capitol
Hill (siège du Congrès).
Il est à rappeler que la question sahraouie préoccupe de plus en plus les
milieux politiques américains. Des Sénateurs et Députés américains avaient
saisi, par deux lettres, la Secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, en avril
dernier, lui demandant notamment de "peser de tout son poids pour aider au
règlement de la situation critique qui prévaut au Sahara Occidental".
Nombre de congressmen sont en effet partisans d'un référendum pour
l'autodétermination du peuple sahraoui , comme le recommandent plusieurs
résolutions des Nations Unies.
Le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, avait, rappelle-t-on, effectué les
5 et 6 avril dernier, une visite de travail à Washington, après une rencontre, à
New York, avec le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan.(SPS)
010/090/700 141002 sept 06 SPS
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SPS Réduction de la peine d'emprisonnement de deux prisonniers politiques sahraouis
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El Aaiun (territoires occupés), 14/09/2006 (SPS) La cour coloniale
d'appel d'El Aaiun, a réduit lundi, d'un mois, la peine de deux mois prononcée
en août dernier par le tribunal de première instance, contre les détenus
politiques sahraouis, Torqui Ali et Laaraibi Mohamed Ali, ont rapporté des
sources concordantes.
Les deux prisonniers politiques sahraouis ont été mis en liberté lundi après
avoir purgé une peine d'emprisonnement d'un mois dans la carcel negra d'El Aaiun
occupée, ont précisé les mêmes sources.
MM. Torqui Ali et Laaraibi Mohamed Ali, ont été arrêtés pour leur participation
à une manifestation appelant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination,
torturés "sauvagement" avant d'être transférés à la Carcel negra (prison noire
d'El Aaiun), le 15 août dernier, rappelle-t-on.
D'autre part, les autorités coloniales marocaines, ont ajourné pour le 19
septembre 2006, le jugement des huit prisonniers politiques Sahraouis,
emprisonnés dans la prison d'Inzegan (Agadir).
Il s'agit de : Bouregaa Omar, Banga Cheikh, Lefkir Lehsen, Najiaa Bachir, Waissi
Elkharchi, Elmansouri Driss, Tamek Mohamed, Kajout Brahim, qui continuent à
croupir derrière les barreaux "sans jugement" depuis leur arrestation en avril
dernier, à la prison marocaine d'Inzegan, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 141220 Sept 06 SPS
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SPS Le Président de la République ratifie trois accords pétroliers et gaziers pour des firmes britanniques
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Chahid El Hafed, 14/09/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a ratifié jeudi au siège de la Présidence, trois accords pétroliers et gaziers signé en mars derniers à Tifariti dans les territoires libérés de la RASD, avec trois firmes britanniques, Maghreb Exploration Limited, Osceola Hydrocarbon Limited, Nighthawk Energy Limited, a constaté SPS.
"Nous sommes particulièrement sensibles à la signature de ces accords avec nous qui auront une grande valeur dans le futur et aussi de l'intérêt que vous portez à la cause juste du peuple sahraoui", a indiqué le Président de la République au cours de la remise de décret ratifiant ces conventions, qui s'est déroulée en présence du ministre chargé des relations avec l'Europe, Mohamed Sidati, du Président du Croissant rouge sahraoui, Yahia Bouhoubeini et du conseiller à la Présidence, Bechir Sghair.
"Nous sommes convaincus que vous avez misé sur le bon cheval et nous ne ménagerons aucun efforts pour être à la hauteur de vos espoirs, parce que notre peuple est fort des ses droits spoliés par l'occupant marocain et est décidé à les recouvrir quelques soient les sacrifices", a ajouté M. Abdelaziz à l'attention des deux directeurs des firmes (Nighthawk Energy Limited et Maghreb Exploration Limited), respectivement Roger Norwich et Frederik Dekker.
En vertu de ces accords, les trois firmes britanniques mèneront des opérations d'exploration, on shore et off shore dans la région de Boujdour a-t-on indiqué.
Dans des déclarations à la presse, les deux entrepreneurs se sont montrés satisfaits des entretiens qu'ils ont eu avec le Gouvernement sahraoui et de la visite, la première de son genre, dans las camps de réfugiés sahraouis.
"Nous sommes venus pour tisser des relations d'amitiés constante et participer à la construction de la République sahraouie indépendante", a précisé M. Frederik Dekker.
Ces accords "démontrent que la RASD est déterminée à élargir progressivement sa coopération avec les parties internationales, qui affirment à travers ces contrats, être convaincues que l'indépendance du Sahara Occidental est inéluctable ", avaient précisé le membre du Secrétariat national, M'Hamed Khadad, lors de la signature des ces accords le 16 mars 2006 à Londres.
"La conclusion de ces accords confirme également la détermination du peuple sahraoui à aller de l'avant pour consacrer son indépendance nationale et recouvrer sa souveraineté sur l'ensemble de ses richesses naturelles", a-t-il ajouté.
Outre ces trois compagnies, cinq autres avaient signé des conventions similaires dans d'autres régions du Sahara Occidental à savoir: Haouza, Mahbes, Bir Lehlu, Hagounia, Mijek, Laguera et Guelta. Il s'agit notamment de Premier Oil Limited, Ophir Energy company Limited, Europa Oil and Gas plc, Encore Oil Plc et Comet Petroleum limited, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/100 141740 06 SPS
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SPS M. Mhamed khadad reçu par le Ministre finlandais des Affaires étrangères
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Bruxelles, 14/09/2006 (SPS) Le membre du Secrétariat National du Front Polisario et coordinateur sahraoui avec la Minurso, M. Mhamed khadad, a été reçu ce jeudi par le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Erkki Tumioja au siège de la représentation diplomatique de son pays auprès de l'Union Européenne à Bruxelles.
Les discussions ont porté sur la situation au Sahara Occidental et les perspectives des efforts de la communauté internationale en vue d'une solution juste du conflit de décolonisation qui dure depuis plus de trois décennies.
Khadad a rappelé à son interlocuteur que "l'Europe doit s'impliquer en favorisant une solution conforme à la légalité internationale", soulignant à cet égard, que "seul le respect du droit du peuple sahraoui de décider démocratiquement de son avenir est à même de mettre un terme au conflit" du Sahara Occidental.
Le diplomate sahraoui a également ajouté, "qu'essayer d'ignorer cette réalité ne fera que pérenniser le conflit avec tous les risques de dérapage que cela comporte pour la paix et la stabilité dans la région".
Enfin, Khadad a appelé pour une action de l'Europe pour l'arrêt des violations par le Maroc des droits de l'homme dans les territoires occupés sahraouis et la protection de la population civile.
M. Erkki Tumioja a réaffirmé la position de son pays en faveur du respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et a rappelé l'intérêt que porte son pays au respect des droits de l'homme au Sahara occidental, à la poursuite du programme d'échange de visite entre les familles sahraouies ainsi que l'aide humanitaire pour les réfugiés sahraouis.
Etaient présents également à ces entretiens du côté finlandais Mme Pilvi Sisiki Viorros, directeur des affaires politiques, Mme katri Viinikka, conseillère du Ministre et du côté sahraoui, Lamine Yahiaoui, Représentant du Front Polisario dans les pays nordiques.
Il est à rappeler que la Finlande préside actuellement l'Union Européenne et ce jusqu'à la fin de l'année 2006. (SPS)
020/090/000 141930 Sept 06 SPS
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SPS Intimidation et terreur dans les villes occupées du Sahara Occidental
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El Aaiun
(territoires occupés), 14/09/2006 (SPS) Les forces coloniales marocaines ont
déclenché depuis dimanche une large campagne d'intimidation et de recherche
d'activistes sahraouis, afin de semer la terreur au sein de la jeunesse sahraoui
pour l'empêcher d'organiser d'éventuelle manifestation, notamment à l'approche
de la rentrée scolaire, 2006-2007, ont indiqué des sources dignes de foi.
Dans ce contexte des officiers de la police marocaine ont en outre procédé aux
visites des magasins de vente de tissu à El Aaiun, "les avertissant de ne pas
vendre les tissus aux jeunes sahraouis, qui, selon ces officiers, pourront les
utiliser pour la confection des drapeaux de la RASD", ont précisé les mêmes
sources.
Plusieurs familles sahraouies ont été également menacées par les forces de
répression marocaines dans plusieurs quartiers de la ville occupée d'El Aaiun.
Plusieurs couleurs nationales sahraouies ont été accrochées sur des poteaux
électriques de la ville de Smara, ont ajouté les mêmes sources.
A la ville de Bojador, des graffitis réclamant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et le rejet de l'occupation marocaine ont été aperçus sur
des murs de maisons dans plusieurs quartiers de cette ville occupée du Sahara
Occidental.
Les établissements scolaires de la ville de Bojador ont été "littéralement
assiégés" depuis quelques jours par les différents corps des forces coloniales
marocaines, dans le but de "réprimer toute manifestation qui se déclencher dans
l'avenir", selon les mêmes sources.
(SPS)
020/090/110 141325 Sept 06 SPS
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