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| SPS VENEZUELA/RASD/FESTIVAL MONDIAL DE LA JEUNESSE La jeunesse du monde dénonce la répression marocaine de la population civile sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental 14.08.05
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Caracas (Venezuela), 14/08/2005
(SPS) Des centaines de jeunes participants au 16ème Festival
Mondiale de la Jeunesse et des Etudiants, qui se tient depuis le 8
août dernier à Caracas, ont exprimé leur
condamnation et indignation face à "la répression
barbare" exercer par les services marocains de répression contre
la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara
Occidental et au sud du Maroc, a rapporté le correspondant de la
SPS sur place.
Dans le cadre des ateliers prévus au programme du festival, un
atelier
sur 'les droits humains dans les zones
occupés du Sahara
Occidental' a été organisé et
assisté par
"des centaines de jeunes de plusieurs pays, qui ont pu assister pendant
3 heures avec attention à une intervention du membre de
l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis
(AFAPREDESA), Mohamed Laabeid, qui les a informé sur les cas de
disparitions, tortures, enlèvements et répression
systématiques subis chaque jour par la population sahraouie
sous l’occupation marocaine", a-t-il ajouté.
M. Laabeid a dénoncé "l’état de siège
auquel les zones occupés sont soumises, les violations
flagrantes des droits humains et le mépris marocain de la
légalité internationale en faisant obstacle à
l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable
à
l’autodétermination et à l’indépendance, a
indiqué la même source.
Il a exposé des centaines de photos des victimes de tortures et
des activistes et prisonniers politiques sahraouis, notamment Aminatou
Haidar,
Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El
Houssine, Larbi Massoud et autres, à un publique très
ému par ces images de violence et de souffrance.
"Le moment le plus intense en émotion fut vécu par
l’audience en suivant un film dans lequel les victimes de la
répression marocaine contaient leur expériences et leurs
souffrances", a souligné le correspondant de la SPS, indiquant
que l’audience présente a unanimement exprimé sa
condamnation aux pratiques barbares marocaines.
Un accord de jumelage entre la ville de Caracas et la Wilaya d'El Aaiun
(camps de réfugiés sahraouis) a été
signé, vendredi en marge des activités de ce 16ème
festival, entre le gouverneur de la capitale
vénézuélienne et l’ambassadeur sahraoui au
Venezuela, M. Haj Ahmed.
Une importante délégation de jeunes sahraouis
présidé par le Secrétaire général de
l’Union de la Jeunesse sahraoui, Mohamed Mouloud, participe activement
aux différentes activités de ce 16ème Festival de
la jeunesse et des étudiants qui se déroule actuellement
à Caracas, en présence de 17.000
délégués venus de 144 pays, rappelle-t-on.
D’autre part, Plusieurs conférences ont été
organisées mercredi à la capitale
vénézuelienne sur le droit des peuples à
l'autodétermination.
A cet égard, M. Mohamed Mouloud, a animé une
conférence sur le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination lors de laquelle il a abordé la
situation prévalant dans les territoires occupés du
Sahara Occidental et au sud du Maroc.
Le chef de la délégation sahraouie a, à cet
égard, appelé les peuples et la jeunesse du monde
à soutenir le combat du peuple sahraoui afin de lui permettre de
recouvrer sa souveraineté et sa liberté et afin de faire
prévaloir la légalité internationale dans la
région.
Pour sa part, l'ambassadeur de la RASD à Caracas, M. Haj Ahmed a
animé une conférence sur la situation dans les
territoires sahraouis lors de laquelle il a passé en revue les
différentes étapes de la question sahraouie notamment les
aspects diplomatique et juridique. Il a en ce sens souligné la
nécessité d'organiser un référendum sur
l'autodétermination du peuple au Sahara Occidental.
Le coup d'envoi de la 16ème édition du festival mondial
de la jeunesse et des étudiants (FMJE) a été
donné le 8 août dernier en fin de journée à
Caracas lors d'une cérémonie présidée par
le Président vénézuélien, Hugo Chavez, en
présence de plusieurs personnalités politiques des
différents pays du monde, dont le ministre sahraoui de la
Coopération, Salek Baba Hasanna, et l’ambassadeur de la RASD au
Venezuela, Haj Ahmed, rappelle-t-on.
20 conférence, 24 séminaire et 60 ateliers
consacrés à des dialogues sur quatre thèmes
majeurs ont été retenus pour ce festival, à savoir
"la paix, la guerre et l'impérialisme", "l'éducation, la
science, la culture, la communication et la technologie", "l'emploi,
l'économie et le développement" et "la démocratie,
la liberté, les droits de l'homme et
l'autodétermination", sont également prévus au
programme de cette 16ème édition du festival,
rappelle-t-on encore. (SPS)
060/090/ALG 140206 Août 05 SPS
| SPS TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ESPAGNE Une association canarienne exige la libération de M. Tamek et de ses compagnons
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Las Palmas (Espagne), 14/08/2005
(SPS) L’Association canarienne de solidarité avec le peuple
sahraoui a exigé la libération de Ali Salem Tamek et de
tous les détenus politiques sahraouis aux mains du Maroc, en
grève de la faim depuis le 9 août dernier dans la Carcel
negra (El Aaiun), Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir), a
indiqué l’Association, cité par EFE.
Dénonçant "la répression à laquelle le
Gouvernement marocain soumet le Sahara Occidental", l’Association
espère une implication du Gouvernement canarien dans l’aide aux
prisonniers politiques sahraouis dans ces prisons, a indiqué un
représentant de l’Association cité par la même
source.
A cet égard, l’Association a remis à l’adjoint du
délégué du Gouvernement autonome canarien deux
rapports se rapportant à la répression marocaine contre
les Sahraouis dans les territoires occupés et au Maroc, a-t-on
indiqué.
M. Tamek poursuit une grève de la faim illimitée
déclenchée depuis six jours à la prison d’Ait
Melloul, refusant toujours de prendre de l’eau sucrée. Son
état de santé s’empire au fil des heures, a
indiqué sa famille, qui déplore l’indifférence des
autorités marocaines.
Les autorités coloniales marocaines avaient
procédé, le 1er août dernier, à
l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains,
détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le
20 juillet derniers, à savoir Ali Salem Tamek, Mohamed
Elmoutawakil, El Hussein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud,
rappelle-t-on.
"Nous vous exhortons d’intervenir en toute urgence pour sauver la vie
des prisonniers politiques sahraouis en grève de faim, face
à l’indifférence des autorités coloniale à
leurs légitimes doléances, visant sans doute à les
liquider physiquement", avait écrit mercredi dernier, le
Président de la république, Mohamed Abdelaziz, dans une
lettre au SG de l’ONU, Kofi Annan, la cinquième depuis le 18
juin dernier. (SPS)
010/090/666 141719 Août 05 SPS
| SPS MAROC/INTIFADA/ESPAGNE/DROITS HUMAINS/MEDIAS Un groupe de prêtres espagnols dénonce les violations des droits humains au Sahara Occidental
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Madrid, 14/08/2005 (SPS) Un
groupe de quatre prêtres espagnols ayant effectué une
visite du 3 au 5 août dernier à El Aaiun, a
dénoncé "les violations des droits humains au Sahara
Occidental, l’état de siège imposée à la
ville et le climat de terreur et de répression" qui y
règnent, dans un témoignage publié samedi dans les
colonnes du journal espagnol "Canarias ahora".
Sous le titre "El Aaiun est une ville assiégée", les
témoins affirment que la ville est "prise par l’armée
marocaine, il y a des militaires partout et dans tous les coins" (…)
"Une sensation de ville prise qui augmente dans l’après-midi"
(…) "La présence des militaires est manifeste dans toute la
cité, mais spécialement dans les quartiers habités
majoritairement par les Sahraouis, auxquels sont interdites toutes
concentrations ou réunions pacifiques, réprimés
avec force".
Les ecclésiastiques se sont montrés spécialement
écoeurés par le "climat de terreur et de
répression" qui règne en maître dans la ville,
soulignant qu’ils ont observé "des blessures et des cicatrices
de coups reçus durant les manifestations de mai dernier, signes
de tortures et de violences sur certaines personnes" parmi les
activistes des droits humains, les anciens prisonniers politiques, les
anciens disparus, les familles de disparus, ainsi que d’autres victimes.
"Ils se sont montrés (les sahraouis) anxieux de la solitude dans
laquelle ils se trouvent et aussi pour l’ambiguïté des
gouvernements vis-à-vis de leur sort, ainsi que la lenteur de
tous les processus et l’indifférence internationale", ont
souligné les prêtres espagnols.
Ils ont en outre indiqué que les Sahraouis ne se entent pas en
confiance dans les hôpitaux marocains de crainte d’être
assassinés par des médecins à la solde du
régime et encore moins dans la justice marocaine "sauf s’il y
des observateurs étrangers".
Selon eux "la Minurso a perdu son prestige au niveau de tous les
secteurs de la population", alors que circule à leur sujet
"l’opinion de corrompus". "La population sahraouie est très
critique vis-à-vis de la fonction de la Minurso. Ils
(observateurs Minurso) n’ont pas empêché la
répression de la police marocaine sur la population
civiles sahraouie, ils détournent le regard, ils ne
préoccupent pas de la situation des prisons", ont-ils
relevé.
Indignés, les prêtres ont indiqué que "à El
Aaiun les droits humains sont violés par le Gouvernement
marocain" (…) "imposant un état de siège qui tente de
soumettre le peuple sahraoui par la terreur, la répression
brutale, la torture, les jugements sommaires les emprisonnements, les
violations…, qui dénotent une réalité d’horreurs
et de brutalités".
Ils ont réclamé "maintenant plus que jamais" le libre
accès au territoire pour permettre de voir de près qu’il
y a ici "un peuple innocent qui souffre, qui supporte, qui est
désespéré, qui crie justice et qui clame pour le
respect d’une vie digne".
Enfin, les ecclésiastiques ont lancé un appel "urgent"
à la communauté internationale pour "la libération
de tous les prisonniers et prisonnières politiques, la
majorité en grève de la faim : Aminetou Haidar, Ali Salem
Tamek, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Hussein, Larbi Massoud, Noumria
Brahim, Hacenna El Hairech …." (…) "dont l’unique délit est
d’avoir réclamé de vivre dans la dignité et
être libres".
Enfin les quatres prêtres, Angel Rodriguez Hernandez, Ricardo
Miranda Marrero Jorge Hernandez Duarte, et Sergio Afonso Miranda se
sont montré particulièrement touchés par
l’arrestation récente de Hmad Hamad, avec lequel ils ont eu
à converser, exprimant la crainte que cette arrestation ne soit
pas "la conséquence des entretiens qu’il a eu avec nous". (SPS)
010/090/666 141932 Août 05 SPS
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