SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/MAURITANIE/SOLIDARITE
Le Président de la République condamne "l’acte terroriste odieux" contre la garnison militaire mauritanienne




14.06.05




Bir Lehlu (territoire libéré), 14/06/2005 (SPS) Le Président de la République, M. Mohamed Abdelaziz, a exprimé lundi la forte condamnation et le rejet total par son Gouvernement et son peuple de "l’acte terroriste odieux" perpétué contre la garnison militaire mauritanienne à Lemgheity, dans un message qu’il a adressé le même jour à son homologue mauritanien, M. Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya.

Voilà le texte intégral de la lettre, reçu par SPS:

"Son Excellence le Président Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya
Président de la République Islamique de Mauritanie,
Nouakchott

Bir Lehlu,  le 13 juin 2005

Excellence,

Suite à l'ignoble attaque menée contre la garnison militaire mauritanienne à Lemgheity, je voudrais vous exprimer, au nom du gouvernement et du peuple de la République Arabe Sahraouie Démocratique et en mon nom propre, notre forte condamnation et notre rejet total de cet acte terroriste odieux.

Je saisis cette occasion pour vous exprimer, comme je l'ai fait au cours de la conversation téléphonique que j'ai eue avec vous, aujourd'hui lundi, notre profonde solidarité avec le gouvernement et le peuple de la République Islamique de Mauritanie, implorant Allah le Tout Puissant d'accorder sa miséricorde aux victimes, de les accueillir en son Saint Paradis et de vous inspirer ainsi qu'à votre peuple et aux familles des victimes courage.

En vous réaffirmant notre condamnation de cet acte criminel, nous vous renouvelons notre volonté constante de renforcer les liens de fraternité et les relations de coopération et d'amitié existant entre nos deux peuples et nos deux pays dans l'intérêt des peuples de notre région de sa prospérité et de sa stabilité.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération et de mon respect.

Mohamed Abdelaziz
Président de la République Arabe
Sahraouie Démocratique. " (SPS)

060/090/100 142326 Juin 05 SPS





SPS
RASD/ONU/MQROC/INTIFADA
Le Président de la République appelle le Conseil de sécurité à la protection de la population sahraouie de la répression marocaine






Bir Lehlu (territoires), 14/06/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a appelé le Conseil de sécurité onusien à protéger la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental contre la répression marocaine, suite à la réaction répressive des forces coloniales marocaines contre des manifestations de Sahraouis fin de mai dernier dans les principales villes sahraouies, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Le Chef de l’Etat a en effet envoyé une lettre au Président du Conseil de sécurité, l’Ambassadeur français Jean Marc de la Sabliere, après une première missive sur la situation précaire qui prévaut dans les territoires occupés du Sahara Occidental envoyée à son prédécesseur, l’ambassadrice Ellen Margrethe Løj.

Voila le texte intégral de la lettre, originellement en Arabe.

"Son Excellence, Ambassadeur Jean-Marc de la Sabliere,
Président du Conseil de sécurité,
Nations Unies
New York

Bir Lehlu, le 12 juin 2005

Excellence,

Pour la second fois, je m’adresse à votre honorable Conseil après la première lettre que j’ai adressé, le 26 mai 2005, à votre prédécesseur, Ambassadeur Ellen Margrethe Løj, pour vous exprimer de nouveau mon inquiétude vis à vis de la situation dangereuse qui prévaut dans les territoires du Sahara Occidental sous l’occupation marocaine, depuis le 21 mai 2005 dernier.

Rappelant le contenu de la lettre précédente, je voudrais attirer votre attention au fait que la situation dans ces territoires est encore caractérisée par l'accroissement d’une tension très alarmante. Les autorités marocaines poursuivent leurs politiques répressives plaçant le territoire tout entier sous un état de siège et un black-out médiatique complet. Ils ont, en plus, déployé un grand nombre de leur armée et de leur groupes de polices et autres services de sécurité dans toutes les villes et villages occupées, renforçant leur appareil répressive par des forces additionnelles venus d’autres positions y compris les forces stationnant tous au long du mur de la honte, qui constitue en lui même un crime contre l’humanité divisant le peuple sahraoui et son territoire en deux.

Cette présence militaire massive et la surveillance rapprochée sous laquelle tous les sahraouis sont mis sont loin d’être les seules facettes de la politique répressive adoptée par le Gouvernement marocain.
 
Le 5 juin 2005, une délégation est arrivé à l’aéroport d’El Aaiun, la capital sahraouie occupée. Elle comportée un groupe de parlementaires et responsables de la région espagnol de Madrid, à coté de représentant de moyens de communications et d’organisations des droits humains. L’objectif primordial des membres de la délégation était de s’enquérir de la situation sur le terrain et collecter des informations des différentes sources pour avoir une idée sur la véracité de ce qui a été rapporté par plusieurs moyens de communications internationales à propos de la situation dans le territoire.

Malheureusement, les autorités marocaines ont refusé de permettre aux membres de la délégation de pénétrer à l’aéroport de El Aaiun les considérant "personas non grata" malgré le fait qu’ils se sont rendu sur place seulement pour exiger le respect des principes internationaux et convictions relatives aux droits humains.

Le 8 juin 2005, les autorités marocaines ont une fois de plus intercepté une autre délégation composée cette fois de membres du Parlement de Catalogne et du Parlement national espagnol en plus de quelques journalistes et représentants de la société civile espagnole. Plus encore, des rapports concordants indiquent que les autorités poursuivent leur harcèlements contre les médias internationales et à même expulser plusieurs journalistes du territoire.

Nous rejetons les arguments avancés par les autorités marocaines pour justifier leur rejet des organisations non gouvernementales parce qu’ils sont complètement incompatibles avec l’esprit de la démocratie et du respect des libertés fondamentales, qui restent inconcevable sans l’existence de composants actifs de la société civile tels que les ONG empêchées de pénétrer à El Aaiun par les autorités marocaines.

Il est certainement surprenant et inquiétant, pour nous, que la communauté international a choisit de rester inactive face à cet acte intransigeant marocain et face à cette politique de blocage et de délais, malgré ce qu’a rapporté la presse internationales sur le refus marocains de donner libre accès aux délégations mentionnées.

Excellence,

Le refus des autorités marocaines de donner libre accès au territoire aux représentant de la société civile, parlementaires, représentants d’ONG et des médias, qui voulaient seulement s’enquérir de la situation sur le terrain, est indicatif d’un acte dilatoire délibéré qui démasque l’existence d’objectives cachés et d’odieux schémas que les autorités marocaines veulent exécuter. Il ne serait guère surprenant que l’un de ces objectifs serait de masquer les conséquences de leurs pratiques répressives et par la suite cacher la vérité à l’opinion publique internationale.

Le black out médiatique complet ajouté au siège inhumain brutal imposé sur le territoire, est une pratique contraire aux principes de liberté et de démocratie prônés par le monde tout entier et que le Gouvernement marocaine, lui même, prétend de respecter. Cette situation augmente les sentiments de frustrations du citoyen sahraoui face à l’attitude des autorités marocaines qui agissent, sous un silence complet de la part de la communauté international, contre la légalité internationale et en adoptant des principes purement coloniaux, ce qui peut augmenter la tension dans la région.

Le Frente Polisario est profondément préoccupé par la possibilité que les autorités marocaines soient entrain de planifier de commettre de graves crimes et massacres contre la population sahraouie sans défense, sous l’actuelle black out médiatique qui enveloppe le territoire.
 
Dénonçant énergétiquement ce siège marocain imposé sur le territoire sahraoui occupé par le Gouvernement marocain et en vue de réaliser un progrès concret vers la décolonisation du Sahara Occidental, nous vous appelons d’assurer la libération immédiate des prisonnier sahraouis de conscience emprisonnés dans les geôles marocaines, et d’oeuvrer pour la révélation de la vérité sur le sort des disparus.

Nous vous appelons aussi à oeuvrer pour que soit assuré au citoyen sahraoui, dans les territoires sahraouis sous l’occupation marocaine, tous les conditions nécessaire pour exercer ces libertés fondamentales à travers le démantèlement de l’appareil militaire énorme qui pèse sur son dos et en ouvrant le territoire aux observateurs et médias internationales.

Nous vous appelons de même à dénoncer le siège militaire et médiatique marocain, de charger la Minurso de la protection des citoyens sahraouis dans les territoires occupés et de faire pression sur le Maroc pour qu’il applique les résolutions du Conseil du sécurité onusien pertinentes aux conflit,  notamment la résolution 1495 en vue de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance à travers la tenu d’un referendum libre, juste et régulier.

Je vous serais très reconnaissant, Excellence, de bien vouloir faire parvenir le contenu de cette lettre aux membres du Conseil de sécurité.

Finalement, veuillez acceptez, votre Excellence, l’expression de mes plus hautes considérations.

Mohamed Abdelaziz
Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique
Secrétaire général du Frente POLISARIO." (SPS)

060/090/100 142302 Juin 05 SPS

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