SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/JURISTES
L’Association Internationale des Juristes Démocrates dénonce la répression au Sahara Occidental


13.06.05




Paris, 13/06/2005 (SPS) Le XVI ème Congrès de l’Association Internationale des Juristes Démocrates, tenu à Paris du 7 au 11 juin 2005, a dénoncé "la persistance des flagrantes violations des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental et tout particulièrement la violente répression des manifestants pacifiques réclamant la tenue d’un referendum d’autodétermination et le respect des droits de l’homme, depuis le 23 mai 2005", a rapporté une résolution du congrès.

"Profondément préoccupé par le déni de justice dont continue de souffrir le peuple sahraoui" (…) "extrêmement frustré par les reports incessants de la tenue d’un Referendum d’autodétermination libre et régulier au Sahara Occidental", le congrès a réaffirmé son "ferme engagement avec le peuple sahraoui et son soutien à ses aspirations légitimes à l’expression libre et démocratique sur son futur", soulignant "l’importance pour la région de Maghreb de la résolution pacifique du conflit du Sahara Occidental".

Il a en outre appelé l’ONU, le Conseil de sécurité à mener à bien "le processus de décolonisation du Sahara occidental conformément à la légalité internationale", exigeant  qu'une solution globale soit trouvée pour "la libération des disparus et les prisonniers de guerre sous les auspices du Comité International de la Croix Rouge", a ajouté la résolution

Le Secrétaire Général de l'Union des Juristes Sahraouis (UJS), Abba El Haissan, qui a participé à ce Congrès a eu des nombreux contacts avec les délégations des différents pays de l'Afrique, l'Europe, l'Amérique et l'Asie pour les informer des derniers développements de la situation au Sahara Occidental et tout particulièrement la répression exercée par les forces d'occupation dans les territoires occupés. En outre, il a invité l’Association Internationale des Juristes Démocrates à se rendre dans les territoires occupés du Sahara Occidental pour "s'enquérir de la graves situation qu'y prévaut". 

L’Union des Juristes Sahraouis (UJS) salue les efforts inlassables de l’Association Internationale des Juristes pour un monde où régnerait le Droit et la Justice et se félicite de l'intérêt spécial qu'elle accorde à la question du Sahara Occidental en tant que problème de décolonisation non achevé. (SPS)

010/090/666 131200 jun 05 SPS






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SPS
TERRITOIRE OCCUPES/INTIFADA/HARCELEMENT
Harcèlement continue des participants à l’Intifada et des activistes des droits humains au Sahara Occidental






Dakhla (territoires occupés), 13/06/2005 (SPS) Les harcèlements des participants à l’Intifada de mai dernier dans les territoires s’est radicalisé pour englober également les activistes des droits humains au Sahara Occidental et les parents proches de ces personnes "pour les intimider et les terroriser, afin de mettre un terme à leurs revendication de l’indépendance de leur pays", a-t-on appris de source proche des familles des victimes.

Dans la nuit du 11 au 12 juin, l’activiste sahraoui des droits humains, Hamia Ahmed Ould Moussa, a été pris en filature par deux voitures de la police, qui l’ont poursuivit jusqu’à sa maison où ils ont monté la surveillance jusqu’au matin. Les autorités coloniales marocaines lui reprochent ses activités au sein du Comité contre la torture de Dakhla, du Comité des familles des disparus sahraoui, du Comité de soutien à la campagne internationale de protection des activistes sahraouis des droits humains et enfin d’être parmi le groups empêché par le Maroc de témoigner devant la Commission onusienne des Droits humains à Genève en 2003.

Pour sa part, Wenna Baba Beida a été coincé dans un bar par la police qui voulait le kidnapper. N’aurait été l’intervention des ses amis présents, il serait maintenant sous la torture dans les locaux des autorités coloniales marocaines. "Une manière de le dissuader et de le terroriser après sa participation dans les dernières manifestations qui réclamaient la libération des détenus et le départ de la puissance coloniale marocaine", a-t-on soutenu.

En outre, un vieux de plus de soixante dix ans, Oulad Chikh Mahjoub Ben Beida, père d’un disparu, Oulad Chikh Abdel Jelil, des années de l’invasion militaire marocaine du territoire en 1975, et d’un autre fils, activiste des droits humains, Oulad Chikh Mohamed Fadel, a été malmené par la police qui maintient sa famille sous haute surveillance jour et nuit devant sa maison lui proférant des menaces à chaque passage de quelqu’un de sa famille, qui est à bout des nerfs. Il aurait également un troisième fils qui avait scandé des slogans en faveur de l’indépendance du Sahara Occidental du toit de sa maison, la semaine dernière.

A El Aaiun cette fois, le jeune El Foughraoui Sid’Ahmed Taleb sera jeter du toit d’une maison qu’il a grimpé durant une traque du GUS. Plusieurs fractures dans la colonne vertébrale, le bassin, les côtes, le bras droit et la jambe droite, le jeune aurait été admis à l’hôpital Bel Mehdi après plusieurs heures d’attente dans son hall, a-t-on indiqué.

Les activistes sahraouis des droits humains ont lancé un appel pressant en direction des organisations internationales des droits de l’Homme pour "intervenir afin de desserrer l’étau qui se referme chaque jour davantage sur eux et sur les participants aux dernières manifestations de l’Intifada de mai".

Dans toutes les villes occupées l’appareil répressif marocain poursuit les activistes des droits humains et les manifestants qu’ils ont identifiés dans les reportages de télévisions espagnoles et dans des enregistrements vidéo filmés par la police dans les villes sahraouis et dans les universités marocaines, a-t-on indiqué.

Dans son dernier message à l’Union européenne, le Président de la République Mohamed Abdelaziz, avait diagnostiqué qu’une telle situation est appelée "à perdurer et malheureusement à s’aggraver", tant il est vrai que ces manifestations, au-delà de "la frustration et de la déception" qu’elles véhiculent face à "la passivité de la Communauté Internationale et l’abdication de l’ONU", sont avant tout l’expression "d’un rejet, on ne peut plus clair, de trois décennies d’occupation et de faits accomplis par la colonisation marocaine", rappelle-t-on. (SPS)

010/090/110 131250 jun 05 SPS





SPS
RASD/FINLANDE
Le Front Polisario invité du Parti Social-démocrate finlandais






Jyvaskylassa (Finlande), 13/06/2005 (SPS) Une délégation du Front POLISARIO conduite par M. Mhamed Khadad, membre du Secrétariat National et coordinateur avec la MINURSO qu'accompagne Lamine Yahiaoui, représentant dans les pays nordiques a pris part au Congrès du Parti Social-démocrate finlandais qui s'est tenu du 9 au 11 juin 2005 à Jyvaskylassa.

La délégation qui a eu de nombreux contacts avec les délégations étrangères présentes a été reçue par le nouveau Président du Parti, Eero Heinaluoma et par le Ministre des affaires étrangères finlandais, Erkki Tuomioja, a-t-on appris de source officielle sahraouie.

M. Khadad a informé ses interlocuteurs des derniers développements de la question sahraouie et notamment la résistance civile des populations sahraouies contre l'occupation marocaine qui s'est amplifiée et renforcée ces dernières semaines ainsi que "la répression abjecte et féroce" avec laquelle les forces coloniales marocaines ont répondu.

Il a expliqué que la situation est "dangereuse" et peut déborder à tout moment. "Le bouclage du territoire, l'état de siège qui prévaut ainsi que le refus de permettre à des délégations étrangères de se rendre sur place fait craindre le pire: Un massacre planifié contre des populations civiles sans défense", a ajouté la même source.

M. Khadad a appelé à "une implication de l'Europe pour amener le Maroc à mettre un terme à ses pratiques répressives, à libérer les détenus et à coopérer pour la mise en application des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité", qui demandent le respect des droits inaliénables du peuple sahraoui à l'autodétermination.

A Helsinki, la délégation sahraouie s'est entretenue, au siège du Parlement finlandais, avec les présidents de la commission pour les droits de l'Homme et celui du groupe Maghreb. Comme elle a rencontré des membres du groupe finlandais de solidarité avec le peuple sahraoui qui regroupe entre autres d'éminentes personnalités du monde politique et syndical. (SPS)

010/090/100 131138 jun 05 SPS





SPS
RASD/ALGERIE
Le Réseau des femmes algériennes pour la paix réitère son appui à la cause sahraouie






Alger, 13/06/2005 (SPS) La présidente du Réseau des femmes algériennes pour la paix, MME. Saida Benhabyles a réitéré lundi à Alger son soutien au peuple sahraoui et à "son représentant légitime, le Front Polisario" pour le droit à la liberté et à l'autodétermination.

Intervenant lors d'une rencontre organisée par le Réseau à Sidi M'hamed (Alger) en signe de solidarité avec le peuple sahraoui, MME. Benhabyles a souligné le "droit du peuple sahraoui à l'autodétermination pour une vie décente dans le cadre de la démocratie et de la liberté", réitérant "l'appui total des femmes algériennes et du peuple avec toutes ses franges à la cause sahraouie en tant que question de décolonisation".

MME. Benhabyles a mis l'accent, dans ce sens, sur l'importance du "travail sur le terrain pour faire entendre la voix du peuple sahraoui sur le plan international et convaincre le monde de la justesse de sa cause pour l'indépendance".

Pour sa part, une délégation du Front Polisario présidée par MM. Mahfoudh Ali Beiba, président du parlement sahraoui, Khalil Sid M'hamed, ministre des territoires occupés ainsi que Mohamed Islem Bisset, ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) à Alger a salué "le soutien que l'Algérie n'a cessé d'apporter au peuple sahraoui".
 
Le président du parlement sahraoui a affirmé, à cette occasion, que le peuple sahraoui "aspire à l'indépendance de manière pacifique et au recouvrement de tous ses droits en tant que peuple digne et libre".

Le Réseau des femmes algériennes pour la paix, rappelle-t-on, est membre du Réseau mondial des femmes pour la paix. Le Réseau algérien compte 30 associations algériennes composées de représentants de la société civile, d'intellectuels, d'étudiants et de travailleurs. (SPS)

010/090/700 131631 jun 05 SPS





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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/MEDIAS
Les quotidiens ABC et El Periodico mettent en relief l’attachement des Sahraouis à l’indépendance






Madrid, 13/06/2005 (SPS) Les quotidiens espagnols ABC et El Periodico publient ce lundi des reportages sur la situation au Sahara Occidental dans lesquels est mis en relief l’attachement des jeunes Sahraouis, qui se sont retrouvés en 1975 dans les territoires occupés du Sahara, à l’indépendance de leur pays et au droit à l’autodétermination de leur peuple.

Sous le titre “Quelque chose bouge au Sahara’’, l’envoyé spéciale d’ABC à El Aaiun, Luis de Vega, note, tout d’abord, que de nouvelles manifestations contre la répression et en soutien au droit à l’autodétermination, faisant suite à celle du mois de mai dernier, se sont produites, vendredi et samedi, dans la ville de Dakhla, posant, à nouveau, le “problème d’un processus de décolonisation qui s’éternise, au moment où les Nations Unies sont accusées de passivité’’.

Ces mouvements de protestation sont les plus importants de ces cinq dernières années et donnent l’impression que les Sahraouis vivant dans les territoires occupés “n’ont plus peur’’, relève ABC.

Le quotidien écrit que depuis que l’Espagne avait pris en 1975 la décision “d’abandonner cette énorme parcelle de désert, riche en phosphates et en ressources halieutiques, les choses ont beaucoup changé’’. Il rappelle, dans ce contexte, que le roi Hassan II avait, alors, ordonné “l’occupation’’ du Sahara à travers “l’envoi de centaines de milliers de marocains dans ce qui avait été appelé la marche verte’’.

Mahmoud Kharbiche, un jeune Sahraoui de 24 ans qui a participé aux dernières manifestations, cité par le journal, déclare : “Je ne sais pas combien de temps durera cette situation, mais un jour les marocains devront partir du Sahara Occidental’’. “Avant ma famille, mon travail, ma vie…il y a l’indépendance de mon peuple’’, affirme Mahmoud, licencié en langue anglaise.

ABC fait remarquer que, bien que les autorités marocaines réduisent leur nombre à une “minorité’’, les Sahraouis qui partagent les mêmes convictions que Mahmoud sont “très nombreux’’. “Les gens en ont marre, parce qu’ils se rendent compte que le Maroc n’est pas disposé à résoudre le problème de manière pacifique’’, déclare, de son côté, Brahim Noumria, ancien prisonnier politique et militant des droits de l’homme.

“Ce que la population sahraouie réclament actuellement n’a rien à voir avec un poste de travail, un logement ou de la nourriture. C’est pour cela que les manifestants ont arboré des drapeaux du Front POLISARIO’’, explique-t-il.

Le quotidien catalan El Periodico publie un reportage similaire intitulé “L’amer réveil d’El Aaiun’’. Son envoyé spécial, Nacho Parra, constate que la “résistance sahraouie à El Aaiun s’est intensifiée (...) 30 ans après la marche verte (occupation marocaine du Sahara Occidental) et de l’opération Golondrina (abandon par l’Espagne de sa colonie)’’.

“En 1975, la majorité des jeunes avaient rallié le Front POLISARIO et seuls les femmes, les personnes âgées et les enfants étaient restés à El Aaiun. Ces enfants représentent, aujourd’hui, la nouvelle Intifada’’, affirme Khamad Hmad, 46 ans, cité par El Periodico.

En dépit du fait que les autorités coloniales marocaines à d’El Aaiun soutienne que le nombre de manifestants sahraouis “ne dépasse jamais les 300’’, il suffit de passer par le quartier de Maatala, “assiégé durant des semaines par les forces marocaines’’, pour découvrir que les sahraouis, “mécontents et qui osent le dire ouvertement, sont très nombreux’’, assure l’envoyé spécial du journal.

“Les gens s’approchent des journalistes pour assurer qu’ils sont en faveur de l’indépendance, puis s’éloignent rapidement par peur des représailles’’, témoigne Nacho Parra.

“Nous somme dans une fausse démocratie. Nous sommes des citoyens de seconde catégorie sur notre propre terre. Les postes de responsabilité qui sont confiés à des Sahraouis sont vide de contenu et les entrepreneurs autochtones ne peuvent progresser face au lobby des colons (marocains). Ils profitent de la passivité internationale pour spolier notre territoire’’, dénonce Brahim Dahan, 39 ans.

Mohamed Omar, activiste des droits humains affirme, lui, que la “clef’’ pour la résolution du problème se trouve entre les mains de l’Espagne. “Ils veulent faire des affaires ? Nous ne sommes pas contre, mais pas en alliance avec un régime d’invasion et au détriment des droits d’un peuple’’. “Et si nous sommes aussi peu nombreux qu’ils le disent, pourquoi  refusent-ils l’organisation d’un référendum sous les auspices des
Nations Unies?’’, s’interroge-t-il. (SPS)

010/090/700 131641 jun 05 SPS


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