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SPS La légalité internationale "doit s'imposer à tous", affirme M. Bouteflika 13.03.05
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Alger, 13/03/2006 (SPS) Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a souligné vendredi à Alger que la "légalité internationale doit s'imposer à tous" dans le conflit au Sahara occidental, à travers l'application "intégrale" du plan de paix des Nations unies.
"Le conflit qui oppose le royaume du Maroc au Front Polisario au Sahara Occidental (...) ne peut trouver sa solution qu'à travers l'application du principe du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et la mise en oeuvre intégrale du plan de paix" de l'ONU, a déclaré M. Bouteflika lors d'un toast à l'occasion du déjeuner officiel offert en l'honneur du président russe, M. Vladimir Poutine, en visite d'une journée vendredi à Alger.
Ce plan "constitue non seulement le cadre idoine pour le règlement de ce conflit, mais encore l'expression de la légalité internationale qui devrait s'imposer à tous", a affirmé le chef de l'Etat, en rappelant la nature du conflit au Sahara occidental qui "demeure un cas de décolonisation inachevée". (SPS)
010/090/700 131158 mars 06 SPS
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SPS Soutien et plein engagement à la cause sahraouie en Italie
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Rome, 13/03/2006 (SPS) La semaine de solidarité avec le peuple sahraoui, organisée par le Conseil de la province de la capitale italienne, dans le cadre de la commémoration du 30eme anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), a pris fin vendredi soir avec la tenue d'une conférence au siège du Conseil provincial en présence des autorités locales et du wali des camps de réfugiés d'El Aaiun, M. Omar Mansour.
Une rencontre de clôture qui a permis aux autorités de la province de Rome et de sa région de renouveler une nouvelle fois leur ''fort engagement'' et leur solidarité ''pleine et entière'' avec le peuple sahraoui dans son ''juste combat pour l'autodétermination et l'indépendance''.
Après avoir rappelé que le conflit du Sahara Occidental est un ''problème de décolonisation'' et qu'il doit trouver sa solution dans les résolutions des Nations Unies, notamment l'application du plan Baker prévoyant l'organisation d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, le président du conseil provincial de Rome, M. Adrianno Labbucci, a salué la ''lutte et les revendications pacifiques et non violentes d'un peuple martyr confiné au statut de réfugié, par l'intransigeance et le blocage des autorités marocaines et le silence des institutions internationales''.
M. Labbucci s'est félicité de la réussite de la semaine de solidarité, affirmant que la province et la région de Rome et du Lazio, ne lésineront sur aucun moyen dans leur engagement avec le peuple sahraoui. ''Notre conviction est forte en faveur de la cause sahraouie et notre solidarité et notre présence à ses cotés se poursuivront inlassablement jusqu'à l'aboutissement de ses revendications'', a t-il souligné.
Dans ce cadre, Il a appelé le Maroc à ''cesser ses violations systématiques des résolutions internationales et des droits de l'homme''. ''Le peuple sahraoui, a t-il affirmé est un peuple pacifique qui lutte depuis trente ans pour faire entendre sa voix. Il est aujourd'hui temps que le Maroc comprenne cela et accepte la légalité internationale pour sortir de cette spirale (...).
Le co-président du groupe interparlementaire ''paix pour le Sahara occidental'' M. Carlo Leoni a souligné pour sa part que la démarche initiée au niveau du parlement italien, consiste à soutenir la légalité internationale. ''Les résolutions de l'ONU sont sans équivoques et claires. Le Maroc doit se plier à ces résolutions et à les respecter dans l'intérêt de tous'', a-t-il affirmé appelant le gouvernement italien à s'engager activement pour la cause du peuple sahraoui.
''30 ans ça suffit'', s'est exclamé de son coté Marisa Rodano, la Secrétaire nationale de l'association nationale de solidarité avec le peuple sahraoui (ANSPS), soulignant que les nations éprises de paix et de justice ne peuvent plus tolérer cette situation. ''Pourquoi le Maroc refuse-t-il l'application du Plan Baker?, pourquoi la communauté internationale ne réagit -elle pas à ces violations des résolutions internationales?'', a t-elle lancé à la nombreuse assistance avant d'appeler les Nations Unies et les institutions internationales à "s'impliquer pleinement pour trouver une issue à un conflit qu'on tente d'occulter en créant d'autres zones de tension".
Après s'être félicité de l'impact de cette semaine de solidarité qui a permis de sensibiliser davantage les italiens sur la cause sahraouie, notamment sur leurs conditions de vie dans les camps de réfugiés et dans les territoires occupés par le Maroc, ainsi que sur les ''violations des droits de l'homme par les autorités marocaines'', le responsable sahraoui M. Omar Mansour, a souligné lors de son intervention que cette semaine de solidarité avec son peuple "vient se greffer aux nombreuses initiatives d'associations italiennes, et contribuera incontestablement à élargir le champ d'action et avoir des répercussions positives sur le plan politique et humanitaire concernant la question sahraouie''.
Des conférences, des rencontres débats ainsi que des expositions photos et des projections de films dans des universités, instituts et lycées de la capitale romaine ont été programmés durant cette semaine de solidarité avec le peuple sahraoui, afin de ''faire connaître les réalités et les souffrances du peuple sahraoui et de sensibiliser la société italienne sur cette situation qui dure depuis 30 longues années''.
La Province de Rome est, rappelle-t-on, jumelée depuis 1988 avec la wilaya d'El Aaiun. Plusieurs actions humanitaires et de solidarité ainsi que des échanges officiels ont été concrétisés dans le cadre de la coopération et de l'acte de jumelage signé entre les deux parties. (SPS)
010/090/700 131143 mars 06 SPS
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SPS Des parlementaires appellent l'Etat espagnol à "assumer ses responsabilités historiques"
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Madrid, 13/03/2006 (SPS) Les intergroupes parlementaires espagnols "Paix et Liberté pour le peuple sahraoui" ont appelé "instamment", samedi, le Gouvernement à "assumer les responsabilités historiques qui correspondent à l'Etat espagnol" dans le conflit du Sahara Occidental en promouvant les actions politiques et diplomatiques permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination à travers un référendum.
Dans une déclaration rendue publique à l'issue des travaux de sa 10ème conférence tenue à Tolède (centre de l'Espagne), les intergroupes des deux chambres du Parlement espagnol, Congrès et Sénat, et les Assemblées des communautés (régions) autonomes ont rappelé que ces responsabilités «historiques, politiques et éthiques'' incombent "fondamentalement" à l'Etat espagnol, ancienne puissance coloniale au Sahara Occidental.
La déclaration, diffusée par l'APS, réaffirme, "en accord avec le droit international", que le conflit dont est victime le peuple sahraoui est, essentiellement, un "processus de décolonisation inachevé" dont la solution réside dans l'application, "dans les plus brefs délais", du droit à l'autodétermination.
Les parlementaires espagnols ont demandé, dans ce contexte, au Gouvernement d'"intensifier les actions d'ordre politique, diplomatique et économique" en direction du Maroc afin d'amener ce pays à se conformer aux résolutions des Nations Unies relatives au conflit.
Dans le même ordre d'idée, ils ont appelé les parlements et les exécutifs des régions autonomes à exiger, à travers des actions politiques, sociales et institutionnelles, "l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et le respect des droits humains dans les territoires occupés de la part des autorités, du Gouvernement et de l'armée marocains".
Ils ont exprimé, dans ce cadre, leur solidarité avec "ceux qui, dans les territoires occupés par le Maroc risquent, quotidiennement, leur vie et leur liberté pour exercer, pacifiquement, leurs droits légitimes de réunion et de libre expression", et exigé la «libération de tous les prisonniers politiques sahraouis sans exception''
"Nous dénonçons les violations réitérées des droits humains et des libertés élémentaires que les autorités marocaines commettent" dans les territoires occupés, souligne la déclaration qui rappelle que ces pratiques ont été condamnées par l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et Amnesty International, entre autres.
Les intergroupes parlementaires ont dénoncé, en outre, les autorités marocaines qui empêchent le libre accès aux territoires occupés du Sahara Occidental aux observateurs indépendants, des représentants des organisations de défense des droits de l'homme et à la presse internationale.
"Nous déplorons, dans ce sens, l'expulsion de plusieurs délégations de l'Etat espagnol et d'autres pays européens", relève le texte.
Ils ont appelé, d'autre part, les organisations internationales, particulièrement les Nations Unies, et l'Union européenne (UE), à faire les démarches nécessaires pour que la légalité internationale prévale au Sahara Occidental et pour mettre fin à la "souffrance injuste" dont est victime le peuple sahraoui depuis plus de 30 ans.
Les intergroupes parlementaires ont demandé, par ailleurs, aux Nations Unies et à l'UE de "redoubler d'efforts pour éviter l'exploitation et veiller à la préservation des ressources naturelles du Sahara Occidental, principalement énergétiques et halieutiques, jusqu'à ce que le processus de décolonisation soit conclu".
S'agissant de la situation humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis, ils ont tenu à rappeler aux organismes internationaux, spécialement le HCR, le PAM et l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), leurs "obligations" d'assurer aux réfugiés sahraouis des "conditions de vie dignes" et ont déploré les "carences" observées en la matière.
Les intergroupes parlementaires espagnols "Paix et Liberté pour le peuple sahraoui" ont, enfin, félicité le Front Polisario pour les "efforts déployés en vue de parvenir à une solution juste et définitive au conflit, particulièrement la libération des derniers prisonniers de guerre marocains et la destruction d'un important arsenal de mines anti-personnel". (SPS)
010/090/700 131127 mars 06 SPS
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SPS Des municipalités catalanes accordent 100.000 euros au profit des réfugiés sahraouis
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Madrid, 13/03/ 2006 (SPS) Trente deux municipalités des 4 provinces de la région de la catalogne (est de l'Espagne) ont accordé récemment 100.000 euros au profit des réfugiés sahraouis dont les camps ont été affectés dernièrement par de graves inondations qui ont laissé plus de 60.000 personnes sans abris.
Ces dons ont été recueillis dans le cadre d'une campagne de solidarité entreprise par le Fond catalan de coopération au développement, a rapporté dimanche l'agence d'information Europa Press.
L'objectif de cette campagne, ont précisé ses promoteurs, est de financer des projets de reconstruction des infrastructures détruites lors de ces inondations.
Par ailleurs, la Diputacion (Conseil) de la province de Séville (sud) a octroyé 50.000 euros pour pallier les conséquences des pluies torrentielles enregistrées entre le 9 et le 11 février dans les camps de réfugiés sahraouis.
Le responsable de la coopération internationale au sein du Conseil, Francisco Morales Zurita, a déclaré que l'octroi de cette aide d'urgence n'affectera pas les autres projets humanitaires (alimentation en eau potable et éducation, notamment) dont son département finance actuellement la réalisation dans les camps. (SPS)
010/090/700 131055 mars 06 SPS
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SPS L'accord de pêche UE-Maroc viole la légalité internationale, affirme un constitutionnaliste espagnol
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Madrid, 13/03/ 2006 (SPS) - L'accord de pêche conclu entre l'Union européenne (UE) et le Maroc "viole la légalité internationale", a affirmé le professeur de droit constitutionnel à l'Université de Santiago de Compostelle, Carlos Ruiz Miguel, cité par le quotidien espagnol ABC.
''Des analystes comme le professeur de droit constitutionnel Carlos Ruiz Miguel estiment que Bruxelles et Rabat font fi de la légalité internationale en signant ce type d'accords'' étant donné que, conformément à cette légalité, ''la puissance administrante au Sahara Occidental continue à être l'Espagne alors que le Maroc est la puissance occupante'', a écrit ABC.
''Le Maroc ne peut, en aucun cas, négocier sur les eaux (territoriales) du Sahara Occidental, en ce sens que sa présence dans ce territoire est dépourvue de toute légitimité juridique. L'UE n'a pas non plus la capacité de le faire en vertu de ses traités constitutifs (...) qui l'obligent à ne pas faire abstraction du statut juridique que les Nations Unies attribuent au Maroc au Sahara'', a déclaré le professeur Ruiz Miguel au journal.
''La signature de l'accord de pêche avec le Maroc, incluant (les eaux territoriales du Sahara Occidental (...) est une tentative de concéder au Maroc ce que les Nations Unies ne lui ont pas accordé : la qualité de puissance administrante'', a souligné le juriste espagnol.
Le quotidien ABC a rappelé, dans ce contexte, que les Etats-Unis, qui ont signé un accord de libre échange avec le Maroc, ont exclu dudit accord les eaux du Sahara Occidental.
Deux congressistes américains, Joseph Pitts et Donald M. Payne, a relevé en outre ABC, ont remis, récemment, une lettre au Commissaire européen à la pêche, Joe Borg, dans laquelle ils avertissent que l'accord entre l'UE et le Maroc ''viole la légalité des Nations Unies et les lois régissant les territoires en litige''.
Le journal a également rappelé que plusieurs pays membres de l'UE, dont la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark, ont protesté contre l'inclusion des eaux territoriales sahraouies dans l'accord.
Le journaliste britannique, Toby Schelley, spécialisé dans le conflit du Sahara Occidental, cité par le même quotidien, a noté, pour sa part, que l'accord de pêche serait perçu ''comme un appui au projet marocain de s'établir dans le territoire et minerait le processus mis en oeuvre par les Nations Unies''. (SPS)
010/090/700 131112 mars 06 SPS
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SPS M. Abdelaziz appelle l'ONU à empêcher une visite imminente du Roi du Maroc au Sahara Occidental
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Bir Lehlu (Territoires libérés), 13/03/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz a demandé avec "insistance" au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, son intervention presser Mohamed VI de ne pas visiter que le Sahara Occidental, estimant que cela constituera une "véritable provocation", précédée comme toujours par "une campagne de terreur et d'intimidation" contre les Sahraouis dans les territoires occupés, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.
Plusieurs sources médiatiques ont annoncé la visite imminente du roi du Maroc dans les principales villes occupées du Sahara Occidental pour "vanter les mérites de ce que le Maroc appelle communément l'initiative de l'autonomie qui n'est rien d'autre qu'un discours passé en désuétude et une manoeuvre visant a contourner le droit international", a écrit M. Abdelaziz dans lettre adressé à M. Annan, dont la SPS a reçu une copie.
Selon le Président de la République, "le Sahara Occidental, territoire non autonome, se trouve toujours sous la responsabilité légale, morale et effective des Nations Unies"qui doit "s'acquitter de ses obligations et assumer pleinement ses responsabilités en protégeant, notamment la population civile sahraouie et en préservant ses droits à la libre expression, à manifester pacifiquement, à se déplacer librement et à l'ouverture du territoire devant les observateurs internationaux, les médias et les organisations internationales".
La visite du souverain marocain, que Rabat n'a pas encore annoncée officiellement, "si elle se concrétise" (...) "ne manquera pas d'avoir des conséquences néfastes sur les perspectives d'une solution pacifique du conflit et sur la sécurité et la stabilité de la région", a averti le Président de la république.
Voici le texte intégral de cette lettre:
Bir Lehlu, le 13 Mars 2006
Monsieur Kofi Annan,
Secrétaire général des Nations Unies
New York.
Monsieur le Secrétaire général,
Depuis quelques jours, les différents organes et agences de presse internationaux, en plus de rapports concordants et des sources dignes de foi en provenance des territoires occupés du Sahara Occidental, évoquent avec insistance la visite imminente du Roi du Maroc au Sahara Occidental. A cet effet, les autorités marocaines ont consolidé et intensifié leur présence militaire sur le territoire à travers des milliers de soldats des forces armées royales (FAR), de la gendarmerie, de la police et autres forces auxiliaires qui ont procédé à l'édification de barrières et postes de contrôle avant d'expulser, manu militari, les familles et les universitaires dont les résidences se trouvaient à proximité des rues principales. L'on assiste, actuellement à une nouvelle campagne de terreur et d'intimidation, qui constitue une violation flagrante des droits de l'homme qui n'a pas affecté seulement les sahraouis dans les territoires occupés, mais aussi ceux qui vivent au sud du Maroc, ainsi que les étudiants sahraouis qui poursuivent leurs études dans les universités marocaines.
Monsieur le Secrétaire général,
Le développement de tels événements, qui affectent, au plus haut point, la sécurité des populations sahraouies, accentuent davantage une situation déjà plus que tendue, une situation quasi explosive qui date du 21 mai 2005, et dont les caractéristiques essentielles sont la répression féroce et sans précédent à l'encontre des populations civiles, la torture sous toutes ses formes, les assassinats, les emprisonnements dans une promiscuité extrême, en plus de condamnations injustes et des jugements sommaires annonciateurs du maintien de la tension et des risques réels qu'encourent une population livrée à elle même.
Ces événements d'une extrême gravité surviennent au moment ou le Maroc persiste dans sa politique consistant à l'escalade, à la rupture perpétuelle avec la légalité internationale et au refus d'appliquer les résolutions des Nations Unies, notamment la résolution 1495 du Conseil de sécurité. Ces événements, qui surviennent à un moment ou l' accès du territoire sahraoui demeure hermétiquement fermé aux médias et aux observateurs internationaux, ne constituent pas seulement une entrave sérieuse devant les perspectives d'une solution juste et définitive du conflit conformément aux principes du droit international, mais une fuite en avant, un véritable affront à la Communauté internationale et un défi constant à la charte, aux textes et résolutions onusiennes . Ces tentatives marocaines visent à confiner le plan de paix de l'ONU dans une impasse mortelle et à une consécration du fait colonial par le recours à l'escalade et à travers des discours au ton belliqueux qui ravivent la tension et l'instabilité dans la région.
Monsieur le Secrétaire général,
La visite du Roi du Maroc au Sahara Occidental sera l'occasion idéale pour renforcer l'état exceptionnel instauré par les autorités marocaines dans les territoires sahraouis occupés qui prive, depuis fort longtemps, la population de son droit au respect et à la dignité humaine et accentue, chaque jour ses souffrances, mais sera aussi une opportunité pour vanter les mérites de ce que le Maroc appelle communément "l'initiative de l'autonomie" qui n'est rien d'autre qu'un discours passé en désuétude et une manoeuvre visant a contourner le droit international, à gagner plus de temps, et qui démontre, si besoin est, la mauvaise foi du Maroc qui persiste plus que jamais dans son intransigeance coutumière. Une telle initiative, que le Front POLISARIO et le peuple sahraoui rejettent dans sa globalité comme dans ses détails, réduit a néant les efforts et les principes d'une solution onusienne et constitue une contradiction flagrante de la charte des Nations Unies et de la position affichée depuis des lustres par l'ensemble de la Communauté internationale.
Monsieur le Secrétaire général,
Le Sahara Occidental, territoire non autonome, se trouve toujours sous la responsabilité légale, morale et effective des Nations Unies. A cet effet, je demande avec insistance votre intervention pour faire pression sur le Maroc afin d'empêcher cette visite qui, si elle se concrétise, constituera une véritable provocation et ne manquera pas d'avoir des conséquences néfastes sur les perspectives d'une solution pacifique du conflit et sur la sécurité et la stabilité de la région. Je vous demande avec insistance, une fois de plus, d'entreprendre les démarches nécessaires afin que la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental (MINURSO) puisse s'acquitter de ses obligations et assumer pleinement ses responsabilités en protégeant, notamment la population civile sahraouie et en préservant ses droits à la libre expression, à manifester pacifiquement, à se déplacer librement et à l'ouverture du territoire devant les observateurs internationaux, les médias et les organisations internationales.
Recevez, Monsieur le Secrétaire général, les assurances de ma haute et parfaite considération.
Mohamed Abdelaziz,
Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique,
Secrétaire général du Front POLISARIO". (SPS)
010/090/100 131407 Mars 06 SPS
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SPS Le Président de la République exprime à Girma Wolde-Giorgis sa gratitude pour son message de soutien à la RASD
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Bir Lehlu, 13/03/2006(SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz a adressé un message réponse au Président éthiopien, Girma Wolde-Giorgis, dans lequel il a exprimé ses remerciements pour le soutien de son pays à la cause sahraouie et au parachèvement de sa souveraineté nationale.
"Nous avons reçu avec un grand plaisir, votre message que vous nous avez adressé à l'occasion du trentième anniversaire de la proclamation de la République Arabe sahraouie Démocratique (RASD), accueillant avec enthousiasme le contenu de ce message que vous avez adressé au peuple sahraoui dans son mémorable anniversaire, dont une copie est parvenue à la SPS.
"Il est un grand honneur pour moi, au nom du peuple sahraoui et du Gouvernement de la RASD, d'exprimer à votre Excellence et au peuple de la République Fédérale démocratique d'Ethiopie, nos meilleurs voeux de paix, de développement et de prospérité pour les années à venir".
Le Président sahraoui a en outre, renouvelé la détermination de la RASD à "renforcer les liens d'amitié et de fraternité entre les deux pays" (SPS)
090/070/110 131523 mar. 06 SPS
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