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SPS
Conférence
de solidarité avec le peuple sahraoui : l'autodétermination "unique voie"
pour le règlement du conflit 12.11.05
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Madrid, 12/ 11/2005 (SPS) Les participants à la Conférence internationale de solidarité avec le peuple sahraoui, qui s'est tenue samedi à Madrid, ont été unanimes à souligner que "l'unique voie" pour le règlement du conflit du Sahara Occidental est le référendum d'autodétermination, appelant, dans ce contexte, le Gouvernement espagnol à jouer un rôle leader au sein de la communauté internationale dans les efforts visant à son organisation, selon l'APS.
La conférence, à laquelle a assisté le président de la République, Mohamed Abdelaziz, a commencé par une minute de silence à la mémoire du jeune martyr
Lembarki Hamdi, torturé à mort par les forces marocaines à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Le président de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui, Pierre Galland, qui a été le premier à intervenir, a affirmé que l'objet de la conférence est de "lancer un appel au Gouvernement espagnol qui, il y a 30 ans, a abandonné ses responsabilités vis-à-vis d'un peuple africain qui, au même titre que tous les peuples africains, avait droit au processus de décolonisation qui avait été entrepris en Afrique".
"Ce processus, initié à Bandung, s'est développé sous l'exemplarité exceptionnelle d'un peuple frère, le peuple algérien", a-t-il dit, cité par la même source.
M. Galland a ensuite rappelé que les accord tripartites de Madrid, par lesquels l'Espagne cédait le territoire du Sahara au Maroc et à la Mauritanie, n'ont jamais été reconnus par les Nations Unies et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) et on n'en trouve nulle trace dans aucun document de l'Union Européenne (UE).
Malgré le désengagement de la Mauritanie, "qui a rendu caducs ces accords, s'il en était encore besoin", la reconnaissance de la RASD par l'OUA et la confirmation de cette reconnaissance par l'Union africaine (UA), l'Espagne "maintient l'aspect formel d'un accord qui permet, aujourd'hui, au Maroc d'occuper illégalement le Sahara Occidental et d'en exploiter les multiples ressources naturelles", a-t-il noté, dénonçant, dans ce cadre, l'accord de pêche conclu entre l'UE et le Maroc.
M. Galland a souligné que l'occupation du Sahara Occidental demeurera illégale, se félicitant, dans ce sens, de la résolution adoptée, récemment, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui réaffirme le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et de celle, "extrêmement précise et claire", approuvée par le Parlement européen sur le conflit sahraoui et l'attitude du Maroc au Sahara Occidental.
De même, a-t-il rappelé, la 32ème Conférence européenne de coordination et soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), tenue en Belgique, appelle l'Espagne et la France à "ne pas jouer ce jeux unilatéral de soutien au Maroc dans la situation qui prévaut aujourd'hui dans le Maghreb", une "situation déplorable, qui pèse sur le droit du peuple sahraoui mais aussi sur tous les peuples de la région en les empêchant de pouvoir (...) vivre ensemble au sein d'un Maghreb unifié et partenaire en Méditerranée".
Le président de la Fédération étatique des institutions solidaires du peuple sahraoui (FEDISSAH), Carmelo Ramirez, a, pour sa part, salué la participation d'une délégation officielle du Timor oriental à la conférence, relevant, à cet égard, que la "lutte héroïque du peuple timorais a été un exemple pour nous tous et constitue une référence dans notre stratégie de libération du peuple sahraoui".
M. Ramirez a réitéré la conviction que "l'unique voie pour le règlement du conflit du Sahara Occidental est la reconnaissance expresse du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et son exercice à travers un référendum libre et transparent".
"Nous sommes devant un problème de décolonisation inachevé et, par conséquent, nous devons appliquer la résolution 1495 du Conseil de Sécurité, le Plan Baker, qui représente le consensus arbitré par la communauté internationale. Il n'y a pas à explorer de nouvelles voies de consensus. Le Front POLISARIO a fait montre de flexibilité en acceptant la proposition du Conseil de Sécurité qui implique une augmentation risquée du recensement électoral", a-t-il ajouté.
Le président de la FEDISSAH a, par ailleurs, dénoncé la brutale répression que subissent les populations civiles sahraouies dans les territoires occupés, qui connaissent une "véritable Intifada", et l'expulsion d'une douzaine de délégations étrangères qui se sont rendues à El Aaiun pour s'enquérir de la situation des droits de l'homme.
"Nous exigeons la cessation de la répression, la protection de la population sahraouie, la mise en liberté de tous les prisonniers politiques, l'intervention immédiate de la communauté internationale, particulièrement les Nations Unies, et que le Gouvernement espagnol assume sa responsabilité historique, politique, morale, humanitaire et juridique envers le peuple sahraoui", a affirmé M. Ramirez.
Le délégué sahraoui à Madrid, Brahim Ghali, a souligné que la "répression que le Gouvernement policier et colonialiste du Maroc exerce sur notre population sans défense nous engage, aujourd'hui plus que jamais, à maintenir vivaces nos légitimes aspirations à l'indépendance".
"Combien de jeunes devront encore mourir pour que le monde entier se rende compte de la tyrannie qu'exerce le Maroc sur nos enfants, nos femmes et nos hommes", s'est interrogé le représentant sahraoui à Madrid.
Le secrétaire aux relations extérieures au Parti populaire, Jorge Moragas, a demandé au président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, de "ne pas avoir peur" de soutenir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui car, a-t-il dit, "il ne sera pas seul, il aura avec lui le peuple sahraoui, beaucoup de Marocains et tout le peuple espagnol".
Le coordinateur d'Izquierda unida (Gauche unie), Gaspar Llamazares, s'est dit "honteux" de la manière dont l'Espagne a abandonné le Sahara Occidental, sans accomplir son obligation de décolonisation, et de le "passivité" de son Gouvernement actuel face la répression qui sévit dans le territoire.
La coordinatrice de l'intergroupe parlementaire "Paix pour le peuple Sahraoui", la socialiste Clemencia Torrado, a formulé le souhait que le Gouvernement espagnol assume le "leadership" d'une solution au conflit du Sahara Occidental, conforme à la légalité internationale.
Les représentants des autres partis représentés au Parlement ont abondé dans le même sens et exprimé leur solidarité avec le peuple sahraoui.
La conférence, organisée à l'occasion du 30ème anniversaire des accords tripartites de Madrid, a été clôturée dans la soirée du vendredi, alors qu'une marche dénonçant les accords tripartites de Madrid est prévu ce samedi dans la capitale espagnole, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/700 120959 nov 05 SPS
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SPS
Seule la
légalité internationale doit primer dans le règlement du conflit du
Sahara, réaffirme M. Mahrez Lamari
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Madrid, 12/11/2005 (SPS) "Seule la légalité internationale doit primer"
dans le règlement du conflit du Sahara Occidental, a réaffirmé, vendredi à
Madrid, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple
sahraoui (CNASPS), M. Mahrez Lamari, qui a réitéré la solidarité de l'Algérie
avec la juste cause du peuple sahraoui, selon l'APS.
"La délégation algérienne est là pour témoigner de la solidarité de l'Algérie
avec la juste cause du peuple sahraoui en cette étape cruciale où le Maroc érige
de nouveaux obstacles dans la voie du règlement du conflit et continue à défier
la communauté internationale", a déclaré M. Lamari dans son intervention devant
les participants à la conférence internationale de soutien au peuple sahraoui,
organisée dans la capitale espagnole à l'occasion du 30ème anniversaire des
accords tripartites de Madrid.
"Nous sommes ici pour lancer un appel au Conseil de Sécurité et à toutes les
instances internationales afin que des mesures urgentes soient prises pour
protéger le peuple sahraoui contre les exactions graves et les violations des
droits de l'homme perpétrées quotidiennement par les forces marocaines dans
les territoires occupés", a-t-il ajouté.
Le président de la CNASPS a rappelé que "seule la légalité internationale doit
primer dans le règlement du conflit" dans le cadre du consensus qui s'est dégagé
aux Nations Unies pour une solution juste, équitable et définitive du conflit, à
travers la résolution 1495 du Conseil de Sécurité, adoptée à l'unanimité de ses
membres, qui consacre définitivement le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination.
"A aucun moment de l'histoire de la décolonisation, le Timor en est la dernière
démonstration, une situation n'a été réglée par une solution qui renforce la
position de l'occupant au détriment des droits imprescriptibles d'un peuple sous
domination coloniale", a-t-il souligné.
"Il ne s'agit donc pas de trouver, comme tente de le faire le Maroc par son
obstruction à la légalité internationale et son irresponsabilité, une formule
permettant de légaliser l'occupation d'un territoire défini par les Nations
Unies, depuis 1963, comme non autonome", a-t-il ajouté.
"Il s'agit, plutôt, de trouver une solution permettant de sortir de l'impasse.
Le seul engagement valable accepté internationalement est le plan de M. James
Baker", a dit M. Lamari qui a appelé le Conseil de Sécurité et les Nations Unies
à "ramener le Maroc à la raison et à faire en sorte qu'il permette au peuple
sahraoui de décider lui-même de son destin". (SPS)
010/090/700 121022 nov 05 SPS
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SPS
La
déclaration de Madrid appelle l’Espagne à assumer sa responsabilité
historique dans la décolonisation du Sahara Occidental
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Madrid, 12/11/2005(SPS) La déclaration de Madrid, adoptée à l’issue de la conférence internationale de soutien au peuple sahraoui qui s’est tenue le 11 novembre à Madrid, sous le thème "30 années d’injustice et de souffrance, ça suffit", a dénoncé les accords tripartites de Madrid de 1975, appelant "l’Espagne à assumer sa responsabilité historique dans la décolonisation du Sahara Occidental".
Pour les nombreux participants européens, africains et latino américains à cette conférence, le conflit dont souffre actuellement le peuple sahraoui "n’est autre qu’un problème de décolonisation", qui a été interrompu en 1975.
La déclaration de Madrid a déploré qu’au 21ème siècle et à la moitié de la première Décennie internationale pour l’élimination du colonialisme (2001-2010), "le Sahara continue à être l’unique territoire du continent africain encore non décolonisé".
Elle a en outre exhorté le Gouvernement marocain à "cesser immédiatement la répression, à libérer tous les prisonniers politiques sahraouis, à respecter les droits humains et à permettre l’accès des observateurs internationaux aux territoires occupés".
Elle a enfin manifesté la "volonté de tous les représentants de différentes organisations sociales, partis politiques, syndicalistes et personnalités du monde de l’art et de la culture, ayant signé la déclaration de Madrid, de contribuer dans cette tache", assurant le Gouvernement sahraoui, son Président et son peuple de leur soutien afin de "rendre au peuple sahraoui ce qui lui appartient" et de permettre à l’Espagne de récupérer la dignité perdue". (SPS)
040/090/000 121755 nov 05 SPS
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