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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES/FAMILLES Les familles des prisonniers politiques sahraouis en sit-in devant la prison Oukacha à Casablanca 12.08.05
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Casablanca (Maroc), 12/08/2005 (SPS)
Les familles des prisonniers politiques sahraouis, El Moutawakil
Mohamed, Laarbi Massoud, Brahim Noumria et Lidri El houssein, sont en
sit-in, ce vendredi depuis 10.30 GMT, devant la prison Oukacha à
Casablanca, pour protester contre la décision de
l’administration pénitentiaire marocaine de les empêcher
de visiter leur proches en détention dans cette prison depuis
leur enlèvement de la prison d’El Aaiun le 01 août
dernier, a rapporté le correspondant de la SPS sur les lieux.
"Les familles des 4 prisonniers politiques ont décidé
d'organiser ce sit-in aujourd’hui à partir de 10h30
jusqu'à ce que la direction de cette administration
pénitentiaire marocaine les autorisent de visiter leurs fils, en
grève de faim depuis le 08 août dernier, et leurs faire
parvenir des articles personnelles", a indiqué la même
source.
Les 4 prisonniers politiques sahraouis dans la prison Oukacha,
rappelle-t-on, avaient entamé, à l’image de tous les
prisonniers politiques sahraouis séquestrés dans les
prisons d’Ait Melloul (Agadir-Maroc) et d’El Aaiun le 8 août
dernier, une grève de la faim illimitée en protestation
contre le mauvais traitement, tortures et enlèvement auxquels
ils ont été soumis depuis leurs arrestations en juillet
dernier par les autorités marocaines.
Les autorités coloniales marocaines avaient
déporté dans la nuit du 31 juillet au 1er août,
cinq des activistes sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek,
Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi
Massoud dans des coffres de voitures de police sur une longue distance
pour échouer dans les prisons de Ait Melloul (Maroc- 600 km au
nord du Sahara Occidental) pour le premier et dans celle d’Oukacha
(Maroc plus de 1200 km au nord du Sahara Occidental) pour les quatre
autres.
L’activiste sahraouie des droits humains, Mme. Aminetou Haidar, avait
entamé, le 01 août à la Carcel negra d’El Aaiun
où elle est emprisonnée sans jugement depuis le 17
juillet dernier, une grève de faim limitée de 48 heures,
pour exiger un traitement décent et des conditions minimales de
détention, et a déclaré sa condamnation
catégorique de l’enlèvement par les autorités
coloniales marocaines de ses activistes.
Le même jour plus de 29 prisonniers politiques sahraouis,
détenus dans la prison noire d’El Aaiun, ont
décidé d’entamer, le 2 août 2005, une grève
de faim illimitée de protestation contre l’enlèvement par
les autorités de répression marocaines des 5 activistes.
Le 8 août 2005 tous les prisonniers politiques sahraouis,
détenus à la Carcel negra (prison noire à El
Aaiun), à Oukacha (Casablanca- Maroc) et à Ait Melloul
(Agadir- Maroc) ont décidé de déclencher ensemble
"une grève de faim illimitée générale" pour
réclamer le retour à la Carcel Negra à El Aaiun de
Tamek et ses 4 compatriotes détenus à Oukacha.
Cette grève se poursuit toujours, engendrant jusqu’à
présent quatre victimes, dont une seule, Abdelaziz Day, a
été transporté en urgence à l’hôpital
Belmehdi à El Aaiun le 10 août dernier, alors que les
trois autres demeurent à la prison dans un état critique.
Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août
dernier, a passé à une deuxième phase de sa
grève en refusant à partir du 09 août 2005 de
prendre de l’eau et du sucre. Traînant plusieurs maladies
chroniques, son état ce santé s’empire toutes les heures,
avait indiqué une source proche de sa famille.
Un autre activiste sahraoui des droits humains et ancien prisonnier
politique, Hmad Hamad, fut enlevé, le 09 août 2005
à 08 :30 (GMT et locale) de sa maison à El Aaiun,
par 8 agents de police marocains, pour atterrir à la Carcel
negra (prison noire) après trois jours d’interrogatoires
musclés dans les locaux de la police coloniale marocaine, avait
indiqué sa famille.
Par ailleurs trois manifestants sahraouis, Mohamed Balla et Chtioui
Mahjoub, appréhendés durant une manifestation qui s’est
déroulée le 8 août dernier devant le parc
provinciale des automobiles à El Aaiun, ont transité eux
aussi par les tortures durant trois jours avant d’être
transférés, le 11 août 2005, à la Carcel
negra.
En outre, l’activiste de droits humains, Hamiya Ahmed Ould Moussa, a
comparu mercredi devant la justice coloniale marocaine à Dakhla,
après un premier report de son jugement le 3 août dernier.
La victime a été condamnée à deux mois de
prison ferme et à une amande de 1.000 Dirhams marocains.
Depuis le 11 juin dernier, M. Hamia, à l’image des autres
activistes sahraouis, est sujet aux harcèlements. Les
autorités coloniales marocaines lui reprochent ses
activités au sein du Comité contre la torture de Dakhla,
du Comité des familles des disparus sahraouis, du Comité
de soutien à la campagne internationale de protection des
activistes sahraouis des droits humains et enfin d’être parmi le
groupe empêché par le Maroc de témoigner devant la
Commission onusienne des Droits humains à Genève en 2003.
D’un autre côté, l’activiste sahraoui des droits humain,
Ajaim Mohamed, a déclenché une grève de la faim,
mercredi devant le portail de la prison d’Oukacha (Casablanca) pour
l’avoir empêché de visiter les quatre activistes
sahraouis, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Hussein, Brahim Noumriya et
Laarbi Massoud, déportés le 1er août dernier d’El
Aaiun vers cette prison distante de plus de 1.000 Kms de leurs
familles, rappelle-t-on. (SPS)
060/090/ALG 121532 Août 05 SPS
| SPS TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES/DEFENSE La défense de Tamek: Le transfert des 5 prisonniers politiques sahraouis au Maroc est "illégale" et les allégations des autorités coloniales "fallacieuses"
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El Aaiun (territoires occupés),
12/08/2005 (SPS) Les avocats de la défense des prisonniers
politiques sahraouis, Noumria Brahim, Lidri El Houssein, El Arbi
Messaoud , Moutawakil Mohamed et Ali Salem Tamek, ont appelé
l’opinion publique nationale et internationale, vendredi, à
faire pression sur le Maroc pour qu’il respecte les droits de ses
détenus, réfutant toutes les allégations
avancées dans plusieurs déclarations des autorités
judiciaires et médiatiques marocaines au sujet des raisons et
circonstances du transfert forcé, le 1 août dernier, de
ses prisonniers vers des prisons au Maroc.
"Les détenus politiques ont été
transférés illégalement puisque c’est
l’administration de la prison qui a ordonné un tel transfert en
lieu et place du juge d’instruction", ont souligné, Maître
Challouk Abdellah, Représentant de la défense,
Maître Rgueibi Lehbib, Maître Antar Louaffi et Maître
Hassan Benman, les avocats des détenus politiques sahraouis,
dans un communiqué à l’opinion publique locale et
internationale, dont SPS a reçu une copie.
Voila le texte intégrale du communiqué,
060/090/ALG 121815 Août 05 SPS
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