SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/DIPLOMATIE/REUNION
Les diplomates sahraouis s’activent à sensibiliser sur le drame du peuple sahraoui

12.07.05



Madrid, 12/07/2005 (SPS) Les représentants du Front Polisario en Europe et dans les régions autonomes d’Espagne ont adopté lundi "un programme d’action" pour les prochains mois axé sur la sensibilisation de l’opinion publique internationale au drame du peuple sahraoui et à sa lutte pour ses droits nationaux, auxquels "s’oppose le Maroc par la terreur et la violence", rapporte un communiqué sanctionnant cette rencontre.

La réunion qui s’est déroulée lundi à Madrid, en présence du Secrétaire général du Front Polisario, Président le République, Mohamed Abdelaziz, qui séjourne  actuellement en Espagne, a accordé une attention toute particulière à la situation des populations civiles sahraouies "vivant sous le joug de l’occupation marocaine", relevant que la résistance pacifique des Sahraouis, "réprimée dans le sang par le Maroc", prouve "leur attachement et détermination à défendre mordicus les droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance".

En outre, le communiqué a enregistré avec satisfaction "les prises de position exprimées en Europe et ailleurs pour dénoncer et condamner l’escalade dans la répression menée  par le Maroc contre ces populations sahraouies sans défense,  exiger l’arrêt de la répression et  demander la libération immédiate et inconditionnelle de Mme Aminetou Haidar et de tous les détenus d’opinion sahraouis".

Enfin, les diplomates sahraouis ont rappelé à l’ONU ses responsabilités dans "la protection des populations sahraouies des territoires occupés et des richesses naturelles du territoire contre le pillage et le bradage ainsi que dans le parachèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental actuellement bloqué par l’intransigeance de l’agresseur marocain", a conclu le communiqué, dont une copie est parvenue à SPS. (SPS)

010/090/100 121045 Jul 05 SPS




SPS
RASD/ESPAGNE/FORUM
L’Intifada sahraouie met en relief "l’urgence" d’une solution au conflit, affirme le Président Abdelaziz au Forum Europe de Madrid



Madrid, 12/07/2005 (SPS) - L’Intifada que vivent présentement les territoires occupés du Sahara Occidental met en relief "l’urgence d’une solution juste et définitive" à un conflit qui sévit depuis 30 ans, faute de quoi la "dynamiqueaction-réaction dégénérerait en un bain de sang", a affirmé, mardi à Madrid, le Président de la République, M. Mohamed Abdelaziz.

Un tel bain de sang rendrait "extrêmement précaires les perspectives pacifiques" de règlement du conflit, a estimé M. Abdelaziz, lors d’une conférence-débat sur les derniers développements politiques et économiques de la question sahraouie,animée à l’invitation du Forum Europe.

Le Chef de l’Etat a relevé que le blocage par le Maroc des différents plans de paix élaborés et approuvés par les Nations Unies, tels le Plan de règlement de 1990 et le Plan Baker de 2003, ainsi que la violente répression exercée contre les populations civiles sahraouies dans les zones occupées, placent la direction politique sahraouie devant un "dilemme".

Les éléments de ce dilemme sont, a-t-il précisé, d’un côté, l’affaiblissement de la perspective pacifique, résultant de "l’absence d’une réponse appropriée de la part de la communauté internationale à l’attitude intransigeante prolongée du Maroc". De l’autre, la "frustration, justifiée, du peuple sahraoui dans sa longue attente de l’avènement d’une solution pacifique au conflit, en laquelle il a cru, soumette le cessez-le-feu en vigueur à une sévère pression".

"Nous devons convenir que la persistance du statu quo, découlant de l’obstruction marocaine aux multiples tentatives tendant à trouver une solution juste et définitive au conflit, ne peuvent aboutir qu’à une répression de plus en plus brutale dans les zones occupés, à un retour aux hostilités ou à l’un et l’autre en même temps", a-t-il averti.

Le président de la RASD a observé que, à la lumière de l’expérience de ces 30 dernières années, il apparaît que "certains autres pays européens (...) ont suivi une politique par rapport au Sahara Occidental et au Maghreb (...) qui a tenté d’établir, en marge et, parfois, en opposition diamétrale avec la légalité internationale, une relation avec la région sur la base de dividendes économiques et commerciaux que le conflit (sahraoui) rend ou rendait possible" : accords de pêche et vente d’armement.

Une telle vision, a-t-il souligné, est "prisonnière de sa propre logique" en ce qu’elle suppose la "persistance, indéfiniment, de la tension et du conflit", elle est "contreproductive" et ne bénéficie à personne. "Le Maroc, bien qu’occupant le Sahara Occidental et spoliant ses richesses naturelles, n’est pas, aujourd’hui, plus sûr, plus démocratique ou plus prospère qu’en 1976", a-t-il dit.

Le président Abdelaziz a dénoncé, dans ce contexte, l’implication de certaines entreprises étrangères dans le pillage des richesses du Sahara Occidental. "La cause sahraouie, une cause juste et légitime, a été, d’une certaine manière, sacrifiée (…) sur l’autel du gain éphémère", a-t-il déploré.

S’agissant du rôle de l’Espagne dans le règlement du contentieux, il a souligné que ce pays peut contribuer à impulser le processus de paix. Certains milieux, a-t-il cependant observé, pour différentes raisons, ont tente d’"appuyer, y compris de proposer, d’autres voies de solution, sachant, pertinemment, qu’elles omettent l’essentiel de la référence à la légalité internationale, le droit à l’autodétermination, dans un cas qualifié par les Nations Unies de décolonisation".

"Nous ne sommes pas satisfaits de la position du gouvernement (espagnol) et du Parti socialiste", a affirmé, avec franchise, M. Abdelaziz, notant que cette position n’est pas en syntonie avec la gravité qui caractérise la situation au Sahara Occidental, marquée par la répression de manifestations pacifiques en faveur de l’autodétermination, la détention de militants sahraouis, dont Aminetou Haidar et Hamad Hamad (ce dernier a été interpellé lundi à l’intérieur de l’ancien centre culturel espagnol à Al Aaiun), les tortures infligées à ces militants et l’expulsion de plusieurs délégations, espagnoles et norvégiennes, du Sahara Occidental.

Pour le leader sahraoui, la seule solution "viable" pour le conflit du Sahara Occidental est le référendum d’autodétermination. Il a rappelé, à cet égard, que toutes les autres options ont échoué: partage du Sahara entre le Maroc et la Mauritanie, annexion du territoire, force militaire, tentative d’impliquer les multinationales et efforts vains du Maroc de faire croire que les populations sahraouies vivant dans les territoires occupés lui étaient acquises. "La poursuite du conflit ne fait qu’accroître l’isolement du Maroc", a-t-il constaté. (SPS)

010/090/700 121757 Jul 05 SPS





haut de page

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/NTIFADA/JUGEMENT INIQUE
Jugement inique et lourdes peines de prison pour Quinze détenus politiques sahraouis à El Aaiun



El Aaiun (capitale occupée de la RASD), 12/07/2005 (SPS) Quinze de 16 détenus politiques sahraouis ont été conduit mardi devant la cour coloniale marocaine et condamnés à des peines allant de deux ans de prison avec sursis à huit ans ferme, lors d’un jugement qualifié "d’inique et ridicule" par des activistes sahraouis des droits humains, a reporté le correspondant de la SPS sur place.
 
Arrêtés à la suite de la répression brutale perpétuée par les autorités d’occupation marocaines contre la population civil sahraouie lors des soulèvements populaires pacifiques, mai et juin derniers à El Aaiun, "4 de ses victimes de la répression marocaine ont été condamné à 8 ans de prison ferme, 2 ont été condamnés à 6 ans, un septième à 4 ans de prison ferme, tandis que 2 autres ont écopé de 2 ans. La cour coloniale a également condamné 3 autres jeunes gens à 2 ans avec sursis et 3 ont été acquitté", a rapporté la même source.

"Un seizième détenus, qui aurait du comparaître devant la cour de l’occupation 0 coté de ses compatriotes est toujours ‘imprésentable’ à cause, de raison de santé, selon les autorités coloniale. Il est en hôpital dans dans une des villes marocaines, et il est en un état critique à cause de la torture qu’il a subit", a affirmé un activiste sahraoui des droits humains à la SPS.

Alors qu’ils ont participé aux manifestations pacifiques organisées par la population sahraouie le mois de mai et juin dernier pour réclamer le droit du peuple sahraoui à l’indépendance, les seize détenus politiaues sont accusés par les autorités coloniales marocaines de "constitution d'une bande criminelle en vue de commettre des actes criminels, sabotage d'un bien d'utilité publique, violence contre des fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions avec préméditation et usage d'arme et participation à un attroupement armé", a-t-on indiqué.

Les accusés "n’ont pas manqué d’exprimer leur condamnation de ce jugement inique, scandant des slogans appelant à l'autodétermination du peuple sahraoui et au retrait du colonisateur marocain", refusant cette "nouvelle acte de répression et de violation des droits du peuple sahraoui à la justice, à la liberté et à la dignité", a ajouté la même source.

Déjà conduis le 5 juin dernier devant la cour coloniale marocaine, en trois groupes, alors que le seizième, Daoudi Mouloud, n'a pu être présenté pour être hospitalisé, la défense devait évoquer plusieurs vices de formes à savoir le caractère expéditif de ces jugements pour lesquels la défense n'a pas eu le temps de se préparer et a annoncé son retrait du tribunal.

L'atmosphère de panique des autorités coloniales est à son paroxysme. La ville occupée d’El Aaiun est quadrillée de toute part et les autorités coloniales ont procédé la veille du 4 juillet dernier au refoulement par la force d'un groupe norvégien de cinq membres, dont le Président de la fondation Rafto des droits humains, qui s'étaient déplacée pour assister à cette mascarade de jugement.

La veille également les autorités coloniales ont arrêté un chanteur sahraoui, M'Barek Maainiya, qui glorifiait par un album de chansons sur l'Intifada, les actions courageuses et héroïques des révoltés de mai dernier. Son sort demeure inconnu, selon des sources proches de sa famille.

L’activiste sahraoui des droits humains et ex-victime de déportation forcée, Latif Alal, a été enlevé, l’après midi du 4 juillet à 17.30, par des membres des services marocains de répression, parce qu’il accompagnait la délégation norvégienne refoulée.

L’ancien prisonnier politique, activiste des droits humains, Hmad Hamad, a été délogé lundi par la force d’un ancien centre culturel espagnol, "Casa Espana", où il s’est retranché la matinée du lundi pour protester contre les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental et réclamer la libération des prisonniers politiques sahraouis aux mains du Maroc, ont indiqué des sources concordantes. Il est toujours sous détention et sa famille est sans nouvelles de lui depuis. (SPS)

060/090/ALG 122332 Jul 05 SPS

Annexe

Les détenus et les sentences :

-         El HAfed Touballi ; Baba El Aarabi ; Aalouat Sidi Mohamed et Hammadi El Karcha 8 ans de prison ferme.

-         Bachir Yaya; Lehssen Ndour (qui se rétabli encore d’une opération) 6 ans de prison ferme.

-         Abdelaziz Day 4 ans de prison ferme.

-         Naffaa Bouchama ; Badda Lamin 2 ans de prison ferme.

-         Radi Malainin ; Abich Farrah ; Mujtar Lebeihi 2 ans de prison avec surcis.

-         Mbarek El Machi ; Ayub Lehbib  et Badr El KEntaoui acquittés (Ayub Lehbib est encore sous détention alors qu’il est acquitté selon la sentence)




Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info