SPS
TERRITOIRES
OCCUPES/NTIFADA/JUGEMENT INIQUE
Jugement inique et lourdes peines de prison pour Quinze détenus
politiques sahraouis à El Aaiun
|
|
El Aaiun (capitale occupée de la
RASD), 12/07/2005 (SPS) Quinze de 16 détenus politiques
sahraouis ont été conduit mardi devant la cour coloniale
marocaine et condamnés à des peines allant de deux ans de
prison avec sursis à huit ans ferme, lors d’un jugement
qualifié "d’inique et ridicule" par des activistes sahraouis des
droits humains, a reporté le correspondant de la SPS sur place.
Arrêtés à la suite de la répression brutale
perpétuée par les autorités d’occupation
marocaines contre la population civil sahraouie lors des
soulèvements populaires pacifiques, mai et juin derniers
à El Aaiun, "4 de ses victimes de la répression marocaine
ont été condamné à 8 ans de prison ferme, 2
ont été condamnés à 6 ans, un
septième à 4 ans de prison ferme, tandis que 2 autres ont
écopé de 2 ans. La cour coloniale a également
condamné 3 autres jeunes gens à 2 ans avec sursis et 3
ont été acquitté", a rapporté la même
source.
"Un seizième détenus, qui aurait du comparaître
devant la cour de l’occupation 0 coté de ses compatriotes est
toujours ‘imprésentable’ à cause, de raison de
santé, selon les autorités coloniale. Il est en
hôpital dans dans une des villes marocaines, et il est en un
état critique à cause de la torture qu’il a subit", a
affirmé un activiste sahraoui des droits humains à la SPS.
Alors qu’ils ont participé aux manifestations pacifiques
organisées par la population sahraouie le mois de mai et juin
dernier pour réclamer le droit du peuple sahraoui à
l’indépendance, les seize détenus politiaues sont
accusés par les autorités coloniales marocaines de
"constitution d'une bande criminelle en vue de commettre des actes
criminels, sabotage d'un bien d'utilité publique, violence
contre des fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions avec
préméditation et usage d'arme et participation à
un attroupement armé", a-t-on indiqué.
Les accusés "n’ont pas manqué d’exprimer leur
condamnation de ce jugement inique, scandant des slogans appelant
à l'autodétermination du peuple sahraoui et au retrait du
colonisateur marocain", refusant cette "nouvelle acte de
répression et de violation des droits du peuple sahraoui
à la justice, à la liberté et à la
dignité", a ajouté la même source.
Déjà conduis le 5 juin dernier devant la cour coloniale
marocaine, en trois groupes, alors que le seizième, Daoudi
Mouloud, n'a pu être présenté pour être
hospitalisé, la défense devait évoquer plusieurs
vices de formes à savoir le caractère expéditif de
ces jugements pour lesquels la défense n'a pas eu le temps de se
préparer et a annoncé son retrait du tribunal.
L'atmosphère de panique des autorités coloniales est
à son paroxysme. La ville occupée d’El Aaiun est
quadrillée de toute part et les autorités coloniales ont
procédé la veille du 4 juillet dernier au refoulement par
la force d'un groupe norvégien de cinq membres, dont le
Président de la fondation Rafto des droits humains, qui
s'étaient déplacée pour assister à cette
mascarade de jugement.
La veille également les autorités coloniales ont
arrêté un chanteur sahraoui, M'Barek Maainiya, qui
glorifiait par un album de chansons sur l'Intifada, les actions
courageuses et héroïques des révoltés de mai
dernier. Son sort demeure inconnu, selon des sources proches de sa
famille.
L’activiste sahraoui des droits humains et ex-victime de
déportation forcée, Latif Alal, a été
enlevé, l’après midi du 4 juillet à 17.30, par des
membres des services marocains de répression, parce qu’il
accompagnait la délégation norvégienne
refoulée.
L’ancien prisonnier politique, activiste des droits humains, Hmad
Hamad, a été délogé lundi par la force d’un
ancien centre culturel espagnol, "Casa Espana", où il s’est
retranché la matinée du lundi pour protester contre les
violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental et
réclamer la libération des prisonniers politiques
sahraouis aux mains du Maroc, ont indiqué des sources
concordantes. Il est toujours sous détention et sa famille est
sans nouvelles de lui depuis. (SPS)
060/090/ALG 122332 Jul 05 SPS
Annexe
Les
détenus et les sentences :
-
El HAfed Touballi ; Baba
El Aarabi ; Aalouat Sidi Mohamed et Hammadi El Karcha 8 ans de prison
ferme.
-
Bachir Yaya; Lehssen Ndour (qui se
rétabli encore d’une
opération) 6 ans de prison
ferme.
-
Abdelaziz Day 4 ans de prison ferme.
-
Naffaa Bouchama ; Badda Lamin 2 ans de prison ferme.
-
Radi Malainin ; Abich Farrah ;
Mujtar Lebeihi 2
ans de prison avec surcis.
-
Mbarek El Machi ; Ayub Lehbib et
Badr El
KEntaoui acquittés (Ayub Lehbib est encore sous
détention alors qu’il est
acquitté selon la sentence)