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SPS 10.06.04
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Dans un
communiqué rendu publique vendredi, suite à la
présentation de sa démission du poste d’Envoyé
personnel du Secrétaire général
de l’ONU pour le Sahara occidental, le MAE a considéré
que cet évènement n’est
autre que la pure expression d’indignation du diplomate
américain face à "l'attitude
intransigeante du régime marocain", qui n’a cessé
"délibérément de
saboter" toute solution " juste et pacifique" au conflit du
Sahara occidental.
L’intransigeance
marocaine "qui a bénéficié à tout moment de
l'appui et de l'alliance
active de la France, pays qui dans la question du Sahara Occidental, a
gravement manqué aux responsabilités qui lui sont
confiées en sa qualité de
membre permanent du Conseil de sécurité", est le motif
non révélé qui a
mis un terme aux " efforts énormes investis par M. Baker",
durant
sept ans, a souligné le texte.
Néanmoins,
l’ex-secrétaire d’Etat américain, a laissé
à la communauté internationale
" un legs précieux, représenté par un Plan de paix
qui jouie de l'appui du Conseil de sécurité", qui doit
être pris en compte pour toute éventuelle
recherche de solution au conflit, " ayant consacré le droit du
peuple
sahraoui à l'autodétermination", en conformité
avec la légalité et
la loi internationale, a ajouté le texte.
D’autre
part, le peuple sahraoui "qui rend hommage aux efforts inestimables
développés par M. Baker pour une paix juste et
définitive dans le Sahara
occidental, ne concédera jamais
à sa
détermination ni à sa résistance contre
l'occupation marocaine, jusqu'à le plein
achèvement de ses droits légitimes à la
liberté et à l'indépendance", a
conclu le communiqué.
M.
James
Baker avait présenté sa démission vendredi
à Kofi Annan, qui doit à son tour
informer le Conseil de Sécurité de la nouvelle.
Il est à
signaler que Baker est à l’origine du Plan de Paix
présenté en janvier
2003 et qui porte désormais son nom, dans lequel il a
préconisé l’organisation
d'élection d’une autorité sahraouie autonome dans un
délai d'un an suivi d’un
referendum d’autodétermination prévu cinq ans plus tard.
Fidèle
à
sa politique d’intransigeance , le Maroc a rejeté cette
proposition, alors que
le Polisario l’a adopté y voyant un compromis acceptable tant
qu’il a respecté
le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et
à l’indépendance. (SPS)
060/090/100
120110 juin 04 SPS
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