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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/PRISONNIERS Quatre formations marocaines de droits humains sollicitent de Rabat la visite des 37 Sahraouis grévistes de la faim 11.09.05
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Rabat, 11/09/2005 (SPS) Quatre formations marocaines de droits
humains, l’Organisation Marocaine des Droit de l’Homme (OMDH),
l’Association Marocaine des Droits de l’Homme AMDH), le Forum
Vérité et Justice (FVJ) et l'Observatoire
Marocain des Prisons, ont adressé une lettre commune au ministre
de la justice marocain, sollicitant une visite aux 37 prisonniers
politiques sahraouis en grève de la faim dans des geôles
marocaines, selon un communiqué des associations publié
à Rabat.
Les signataires ont indiqué qu’ils suivent avec "une grande
préoccupation" la situation des prisonniers politiques sahraouis
"en grève de la faim", qui "n’a pas été interrompu
jusqu’à la publication de cette lettre" écrite mardi
dernier, "selon les sections de nos formations et de la défense
des grévistes" (…) "contrairement au communiqué
publié par votre ministère".
Quelques uns des 37 prisonniers politiques, que les associations citent
par leur nom, "ont été transférés à
l’hôpital pour cause de la détérioration de leur
état de santé", ont précisé les
signataires, soulignant que "face au danger qui guette leur
santé et à leur droit à l’intégrité
physique", les quatre formations se sont vues obligées de
réagir par cette lettre au ministre marocain de la justice pour
leur permettre de visiter les prisons marocaines de Oukacha et de Ait
Melloul et celle d’El Aaiun au Sahara Occidental, "afin de
s’enquérir de la véracité de la situation et
participer à l’information de l’opinion publique nationale et
internationale".
L’Association Marocaine des Droits Humains, (AMDH) a appelé
Rabat à ouvrir un dialogue avec les 37 prisonniers politiques
sahraouis, grévistes de la faim dans les prisons marocaines pour
"sauver leur vie" en danger et a condamné les autorités
marocaines pour avoir empêché l’organisation de visiter
quelques uns de ces prisonniers à El Aaiun, selon un
communiqué de l’AMDH publié le 24 août dernier.
Le Bureau exécutif du Forum Marocain Vérité et
Justice (F.M.V.J.) avait réclamé, le 4 août
dernier, des autorités marocains "la remise en liberté de
Mohammed El Moutawakil ", dont il est membre, ainsi que les autres
détenus sahraouis, critiquant la manière dont ils furent
arrêtés et dénonçant la torture qu’ils ont
eu a subir des mains de leurs tortionnaires à Casablanca et
à El Aaiun, rappelle-t-on.
Les trois organisations marocaines des droits humains, AMDH, OMDH et
FVJ, ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis de
l’état de santé critique de ces 37 prisonniers politiques
sahraouis, en grève de la faim affirmant que leur état de
santé a commencé à "s’empirer d’une manière
dangereuse, surtout que quelques uns parmi eux ont été
torturés durant leur arrestation", selon un communiqué
commun, publié le 29 août dernier à Rabat, par les
trois organisations, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/666 110854 sept 05 SPS
| SPS TERRITOIRS OCCUPES/PRISONNIERS/GREVE DE FAIM Aminatou Haidar perde conscience pour la 2ème fois en une semaine et refuse toujours de recevoir des soins des mains des médecins marocains
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El Aaiun (capital occupée de la RASD), 11/09/2005 (SPS) L’activiste sahraouie des droits humains et détenus politique à la Carcel Negra (Prison noire à El Aaiun), Aminatou Haidar, en grève illimité de faim à l’instar des autres prisonniers politiques sahraouis dans les différentes prisons marocaines depuis le 8 août dernier, a perdu conscience pour la 2ème fois en moins de huit jours, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.
"Déjà affaiblit par sa santé très fragile, par plus de 33 jours de grève de faim, les répercussions des blessures qu’elle avait contracté le jour de son arrestation et suite aux séances de torture qu’elle a subit des mains des fameux bourreaux marocain, Ishi Aboulhassan, Rabi et autres officiers marocains, Mme. Haidar a une fois de plus perdu conscience, samedi 10 septembre 2005, et est incapable de bouger", a précisé la même source.
"Les informations que nous avons disent que Mme. Haidar est en un état des plus critiques, ce qui a poussé les fonctionnaires de la prison à 'supplier' leur prisonnière de mettre fin à sa grève de faim, chose qu’elle a refusé disant qu’elle préfère mourir que de subir de nouvelles humiliations et offenses de la part des forces coloniales, ou d’avoir à subir les violations dont souffre son pays sous le joug coloniale marocain qui pèse sur le Sahara Occidental depuis son invasion militaire par Rabat en 1975", a ajouté le correspondant de la SPS.
Mme. Haidar, avait "perdu conscience mercredi" le 07 septembre 2005, et a refusé tout soin médical de la part de médecins marocains "connus par leur complicité avec les autorités répressives", rappelle-t-on.
"L’activiste sahraouie soufre d’une faiblesse et une dégradation générale de sa santé, déjà très sensible en raison de ses 4 années de disparition forcé, de 1987 à 1991, et parce qu’elle a refusé de mettre fin à sa grève de faim à l’instar de ses 36 compatriotes, prisonniers politiques sahraouis à la Carcel Negra (Prison noire à El Aaiun), Prison Oukacha (Casablanca-Maroc) et la Prison locale de la ville d’Ait Melloul (Agadir- Maroc)", qui en sont à leur 33ème jours de grève, avait alors, rapporté le correspondant de la SPS.
"Les autorités marocaines assument la responsabilité totale de la situation dramatique que vivent les prisonniers politiques sahraouis, en grève de la faim depuis le 08 août dernier dans les différentes prisons du Maroc, a déclaré la prisonnière politique adressant la direction de la prison, qui tentait de la contraindre à mettre terme à sa grève sous intimidation.
Mme Aminetou Haidar, a été sauvagement brutalisée par le Groupe Urbain de Sécurité marocain le 17 juin dernier dans la rue avant de la torturer au siège du commissariat de police à El Aaiun. Elle a eu droit à 14 point de suture au niveau de la tête en plus de plusieurs autres blessures et fut mise en prison dans un état de santé critique, rappelle-t-on.
Après l’harcèlement de sa famille, ses enfants et ses parents ont été expulsés le 19 juin de leur maison, alors que l’activiste a été présentée le jour suivant au parquet du tribunal des autorités d’occupation à El Aaiun sous haute surveillance, pour lui intenter un procès hâtif illégal devant permettre de la mettre sous les verrous pour quelques temps.
D’autre part, l’intergroupe du Parlement européen "Amitié avec le peuple sahraoui" a proposé de nouveau l’activiste sahraouie des droits humains, Mme Aminetou Haidar, comme lauréat du prix Sajarov des droits humains, qui a été adopté par le Parlement européen en décembre 1985.
Ce prix, rappelle-t-on, fut dédié à plusieurs personnalités de renommé mondiale tel que la légendaire sud-africain, Nelson Mandela, les Présidents de Timor de l’Est, Xanana Gusmao, et du Kosovo, Ibrahim Rugova, le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Anna et plusieurs autres figures internationales connus par leur activismes et contribution dans la défense des droits humains.
En recevant ce prix, Mme Haidra joindra ses deux autres compatriotes et activistes sahraouis des droits humains, Sidi Mohamed Daddach et Ali Salem Tamek, tous les deux lauréat de prix internationaux des droits humains, à savoir le prix Rafto 2002 pour le premier et le prix Juan Antonio Gonzales Carballo 2005 pour Ali Salem Tamek. (SPS)
060/090/ALG 111555 sept 05 SPS
| SPS RASD/PRISONNIERS POLITIQUES/MAROC/ONU Ambassadeur Beissat: "Le Maroc est l’ONU assument seules la responsabilité de la détérioration de l’état de santé des 37 grévistes sahraouis"
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Alger, 11/09/2005 (SPS)
L’ambassadeur sahraoui à Alger, Mohamed Yeslem Beissat, a
considéré que "Le Maroc est l’ONU assument seules la
responsabilité de la détérioration de
l’état de santé des 37 grévistes sahraouis",
appelant la communauté et l’opinion publique internationale
à intervenir d’urgence pour "épargner la vie des
prisonniers politiques sahraouis, en grève de faim pour le
34ème jours déjà", a déclaré
l’ambassadeur sahraoui lors d’une conférence de presse qu’il a
tenu dimanche à l’ambassade sahraouie en présence des
médias algériens.
"Le Maroc, en la personne de son roi, Mohamed VI, est l’ONU,
représentée par sa mission pour l’organisation du
referendum d’autodétermination, Minurso, assument seules la
responsabilité totale de la détérioration de
l’état de santé des 37 grévistes sahraouis, et
assument toutes les répercussions possibles qui peuvent
écouler" de la grève illimité de faim entreprise
par les prisonniers politiques sahraouis depuis le 8 août
dernier, a-t-il déclaré lors de la conférence.
Il a en outre estimé que l’opinion publique et la
communauté internationale, ne peuvent rester inertes "pour voir
Mme. Aminatou Haidar, M. Ali Salem Tamek et leurs camarades mourir
à petit feu devant leurs yeux sans rien tenter", invitant tous
le monde à travailler de concert pour "épargner la vie
des prisonniers politiques sahraouis, en grève de faim pour le
34ème jours déjà, et dont l’état a atteint
un stade critique ".
Beissat a, d’autre part, considéré que
l’indifférence des autorités marocaine, qui observent
sans ébranler la mort d’hommes et de femmes qui n’ont fait que
défendre leur droits légitimes à
l’autodétermination et à une vie digne avec des moyens
civilisés et pacifiques, reflète le vrai visage du Maroc
colonial et donne une nouvelle preuve irréfutable de son
intransigeance et son mépris de la légalité
internationale et des droits humains.
"Alors que nous nous attendions à ce que Rabat libère nos
prisonniers voila que ses autorités ont procédé
à l’arrestation de 3 nouveaux jeunes, ce qui fait que nous avons
maintenant 40 prisonniers politiques sahraouis au lieu de 37", a
indiqué le diplomate sahraoui.
"Quel horizons et quel crédibilité reste-il donc aux
méthodes de lutte pacifiques après cette compagne de
répression, arrestations, enlèvements et tortures que les
activistes pacifiques subissent chaque jours?", s’est-il
interrogé indigné, considérant que le comportement
marocain ne peut que mettre "la stabilité et la
sécurité de toute la région en péril".
Abordant la récente nomination des représentant
spécial pour le Sahara Occidental et envoyé personnel du
Secrétaire général de l’ONU, M. Beissat a
considéré que le problème ne réside pas
là, mais plutôt dans "le manque de volonté
politique chez le Maroc", qui refuse, en toute impunité, de
respecter la volonté de la communauté internationale et
les résolutions pertinentes des Nations Unies. (SPS)
060/090/ALG 111922 sept 05 SPS
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