SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ETATS DE SIEGE/MEDIAS
L’Agence France Presse dévoile la vérité sur le quadrillage militaire imposé par le Maroc sur le Sahara Occidental




10.06.05




El Aaiun (territoires occupés), 10/06/2005 (SPS) "Le quartier Maatalh, à El Aaiun quadrillé par la police et l’armée", a titré jeudi l’Agence de presse française, AFP, sa dépêche, reporté par son correspondant sur le terrain, assurant que se quartier est "cible d’une violente répression", commise par les forces coloniales marocaines.

"Magasins fermés, rues désertes avec à chaque croisement une présence policière ou militaire bien visible, le quartier était entièrement contrôlé par les forces de l’ordre" marocaines, a notamment souligné cette dépêche citant un photographe de l’agence.

"Quadrillé jeudi par la police et l’armée marocaines", les citoyens sahraouis ont confirmé aux journaliste qu’ils "vivent dans la peur" à cause de la répression qu’ils ne cessent de vivre sous l’occupation coloniale.

Le quartier visité par le journaliste de la AFP, était complètement saccagé et portait encore les traces des représailles des autorités coloniales contre la population sans défense du quartier, durant les manifestations pacifiques fin mai dernier.

"Portes, fenêtres, lits, télévisions, tous les meubles ont été brisés par les forces de l’ordre marocaines qui ont aussi volé des bijoux et des pièces d’électroménagers" (…) "une vingtaine de maisons ainsi saccagés dans le quartier", a-t-il témoigné.

Les habitants du quartier, qui "ne voulaient pas qu’un journaliste soit vu passant leur seuil, de peur des forces de l’ordre marocaines", ont pu néanmoins lui faire visiter leur maisons et quelques victimes.

"Des femmes, assure-t-il, montraient ecchymoses et blessures en affirmant avoir été battues lors de la répression de fin mai".

Les territoires occupés du Sahara Occidental sont soumis à un quadrillage militaire mais aussi médiatique depuis le début de l’invasion marocaine du territoire. Plusieurs délégations d’élus locaux, personnalités, représentants de la société civile espagnole et journalistes se sont vu expulser du territoire non autonome par les forces de l’occupation.

Le 8 juin dernier, les autorités coloniales marocaines ont expulsé de l’aéroport d’El Aaiun vers les Iles canaries, une deuxième délégation, composée par une majorité de parlementaire catalans mais aussi un membre du Parlement national espagnol, et des représentants de la société civile catalane.

Trois jours plus tôt, soit le 5 juin mai 2005, une première délégation d’élus, d’organisations sociales et de journalistes espagnols a été refoulée vers les îles canaries de la capitale sahraouie, El Aaiun, l’empêchant ainsi de s’informer sur place sur la situation des droits humains dans le territoire sahraoui, après la répression barbare perpétrée dernièrement par les forces coloniales contre la population sahraouie sous l’occupation marocaine. (SPS)

060/090/000 110120 Juin 05 SPS




SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/DAKHLA
Des dizaines de blessés et plusieurs arrestations dans les rangs de manifestants à Dakhla







Dakhla (territoires occupés), 11/06/2005 (SPS) Des dizaines de blessés dénombrés et plusieurs arrestations ont été opérés, dans la nuit du vendredi à samedi, dans les rangs de manifestants sahraouis à Dakhla par la police marocaine et les forces d’intervention rapides qui sont intervenus brutalement pour disperser ce rassemblement organisé en signe de solidarité avec les détenus de l’Intifada de mai dernier, a constaté SPS.

La manifestation qui a débuté à 20 heures GMT réclamait également la libération d’une femme sahraouie de 70 ans, Ehel Najem Fatma, dite Laribiya, enlevée la veille par la police marocaine, soupçonnée de soigner des manifestants blessés dans sa maison.

A l’instar des populations sahraouis dans les autres villes occupées et au Maroc, les citoyens de Dakhla ont également scandé des slogans appelant à l’indépendance de leur pays colonisé depuis 1975 par le Maroc, qui y maintient une force militaire de plus de 20.000 hommes en plus des forces paramilitaires, des forces d’intervention rapides, et du GUS.

La ville est soumise à un état de siège et les quartiers de Lebrarik, Lebeichat, Kseikssat, Oum Tounsi  et Al Ghoufran, peuplés en majorité par les Sahraouis, sont quadrillés par les forces d’occupations, qui contrôlent tous les passants.

Par ailleurs à Boujdour, un citoyen sahraoui, Maaras Abderaahman, a été enlevé dans la rue par des policiers marocains déguisés en civil. L’homme avait été l’objet de plusieurs séances d’intimidation dans les locaux de la police où il a été torturé à deux reprises, a-t-on indiqué.

"L’Intifada de l’indépendance", comme l’ont baptisé les Sahraouis dans les zones occupées, avait repris vendredi à EL Aaiun, la capitale sahraouie occupée, avec une manifestation ayant rassemblée les parents et les familles de victimes des dernières émeutes soutenus par des activistes des droits humains, qui réclamaient la libération des détenus et l’indépendance du Sahara Occidental, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/110 111042  jun 05 SPS



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SPS
ALLEMAGNE/TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA
Le SPD averti que la dégradation de la situation au Sahara Occidental risque de déstabiliser le Maghreb




Berlin, 11/06/2005 (SPS) Le groupe parlementaire Socio- démocrate (SPD) au Bundestag (Parlement allemand) a averti que les derniers  "affrontements violents" entre manifestants sahraouis et la police marocaine au Sahara Occidental sont précurseurs de "danger de déstabilisation de l'ensemble du Maghreb", rapporte un communiqué du groups publié vendredi.

Le porte-parole de SPD, M. Rudolf Bindig, constatera devant ses pairs réunis au Bundestag qu’après la démission de l'Envoyer personnel du SG des Nations Unies, James Baker l'année dernière, et l'échec de son plan, qui prévoit l´organisation d'un référendum sur l'indépendance du Sahara Occidental, "la situation politique est bloquée", a souligné le communiqué, traduit de l’Allemand par SPS.

M. Bindig devait déplorer qu’au Maroc "il n’y a aucun signe qui montre que le Gouvernement de ce pays pourrait un jour accepter l'indépendance du Sahara Occidental qu’il a annexé".

"Cette situation a fait que la population et notamment les jeunes se sentent  victime d’une pression croissante. Chômage, discrimination, une situation humanitaire précaire et un avenir sans perspectives caractérisent leur vie. Le faite que la légalité internationale et le droit des peuples est de leur coté ne les aide pas beaucoup dans cette situation", a-t-il ajouté.

"Les activistes sahraouis de droit de l’Homme et les personnes qui se prononcent pour l’indépendance sont victime d’intimidation et de répression. La liberté n’existe pas quand il s’agit du thème du Sahara Occidental", a-t-il martelé.

Il citera comme exemples récents ceux de "la condamnation du journaliste critique marocain, Ali Lemrabet à ne pas exercer son métier pendant 10 ans et l’interdiction de séjour d’une délégation espagnole composée d’hommes politiques et journalistes qui voulaient s’enquérir sur place de la situation des droits de l’Homme".

Enfin pour le PSD, "les Nations Unies sont appelées plus que jamais à multiplier leurs efforts pour trouver une solution pacifique à ce conflit", dont la résolution constituera "une base solide pour l’évolution de l’Union des états du Maghreb". (SPS)

010/090100 111730 jun 05 SPS



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SPS
RASD/MAROC
Le Président sahraoui: la "résistance pacifique" pour l'autodétermination va continuer




Alger, 11/06/2005 (SPS) Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, a qualifié samedi à Alger d'"explosive" la situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental et affirmé que la "résistance pacifique" allait se poursuivre pour obtenir la tenue du référendum d'autodétermination.

"Nous voulons exprimer notre profonde préoccupation pour la situation explosive dans les territoires occupés du Sahara Occidental et qui menace d'un grand danger", a déclaré M. Abdelaziz au forum du journal Al-Bilad organisé au Centre international de presse (CIP).

Le peuple sahraoui "a tenu des protestations pacifiques, sous la forme de manifestations, grèves et sit-in, dans un but légitime, obtenir que l'ONU organise et supervise le référendum d'autodétermination", a souligné le Chef de l’Etat.

"Malheureusement, ces manifestations pacifiques" déclenchées le 23 mai dernier à El Aaiun, ont été "réprimées par les autorités d'occupation marocaines, qui ont procédé à des arrestations, des enlèvements et des tortures, faisant des dizaines de blessés et de disparus", a-t-il déploré. "Nous craignons que les autorités d'occupation marocaines ne commettent un génocide contre la population sahraouie", a-t-il ajouté.

Interrogé par un journaliste sur l'éventualité de la reprise de la lutte armée par le Front Polisario, M. Abdelaziz, qui est également a affirmé que "la phase actuelle du combat du peuple sahraoui est pacifique". "Nous sommes actuellement dans une situation de lutte pacifique non-violente et nous espérons que le Gouvernement marocain ne nous poussera pas à reprendre les armes", a-t-il dit.

Le Front Polisario "a scrupuleusement respecté le cessez-le-feu instauré le 6 septembre 1991", a affirmé M. Abdelaziz. "Les canons et les fusils se sont momentanément tus, mais les voix des Sahraouis continueront à appeler à l'autodétermination", a-t-il ajouté.

Le cessez-le-feu "supervisé par les Nations Unies a été décidé après la promesse faite par l'ONU et le Maroc également de tenir le référendum d'autodétermination dans un délai ne dépassant pas les huit mois", a rappelé le Chef de l’Etat. "Les dernières manifestations des Sahraouis sont un message au Maroc et à la communauté internationale disant qu'ils n'acceptent pas le fait accompli colonial", a-t-il affirmé.

Les Sahraouis "vivent une grande déception, non seulement vis-à-vis du Maroc qui a renié ses engagements en dénigrant leurs revendications nationales, mais aussi envers la communauté internationale et l'ONU, qui n'a pas su faire preuve de la fermeté nécessaire à l'organisation du référendum d'autodétermination", a-t-il dit.

"L'ONU et le Conseil de sécurité doivent prendre leurs responsabilités au Sahara Occidental, comme ils l'ont fait dans d'autres parties du monde", a encore dit M. Abdelaziz.

Le Président de la RASD a appelé le Secrétaire général de l'ONU à nommer un nouveau Représentant personnel pour le Sahara Occidental, en remplacement de M. James Baker qui a démissionné en 2004 "à cause de l'intransigeance marocaine face au référendum", a-t-il ajouté.

M. Abdelaziz a également demandé à M. Annan de pourvoir au poste de Représentant spécial pour le Sahara Occidental, devenu vacant après que M. Alvaro De Soto eut été nommé par M. Annan à d'autres fonctions.

"Nous voulons que les envoyés personnel et spécial soient désignés le plus tôt possible, afin de poursuivre les efforts sur la voie de l'application de ce qui a été convenu entre les parties au conflit, le Polisario et la Maroc, c'est-à-dire le référendum d'autodétermination", a poursuivi le président sahraoui.

Interrogé sur la récente visite dans les camps de réfugiés sahraouis et au Maroc du secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères, M. Bernardino Léon, M. Abdelaziz a indiqué que l'"intérêt témoigné par le Gouvernement
espagnol pour le Sahara Occidental est en soi positif". "La clé de la solution du conflit au Sahara Occidental est le référendum d'autodétermination", a-t-il toutefois précisé. (SPS)

010/090/700 111815 jun 05 SPS





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SPS
RASD/ESPAGNE /INTIFADA
La CEAS-Sahara demande à faire partie de la délégation espagnole devant visiter prochainement le Sahara



Madrid, 11/06/2005 (SPS) - La Coordination étatique des associations espagnoles solidaires du Sahara Occidental (CEAS-Sahara) a demandé, samedi, à faire partie de la délégation du Congrès des députés et du Sénat qui devrait visiter prochainement les territoires occupés du Sahara Occidental, estimant qu'une telle délégation ne doit pas être à caractère exclusivement parlementaire, les autres organisations ayant également ''beaucoup à dire'' sur la question sahraouie.

La CEAS-Sahara, une organisation qui compte des centaines 'associations, s'est interrogée, dans un communiqué, ''comment l'Espagne peut-elle accepter une commission (parlementaire) imposée par le Maroc sur un territoire sur lequel elle continue à assumer une responsabilité historique?''.

La visite d'une délégation du Parlement espagnol, pour s'enquérir de la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental après les dernières manifestations de protestation, avait été convenue lors de la rencontre tenue le 6 juin dernier à Madrid entre le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, et le ministre marocain des affaires étrangères Mohamed Benaissa.

Le Parti populaire (PP, opposition) et Izquierda unida (un des alliés politiques du Gouvernement socialiste au Parlement) ont annoncé qu'il ne participeront pas à cette mission, dont les conditions de visite au Sahara Occidental ont été fixées, selon eux, par le Maroc.
 
Pour la CEAS-Sahara, si la délégation espagnole devant se rendre au Sahara Occidental veut être ''crédible'', elle devra intégrer les organisations de défense des droits de l'homme et d'autres ONG.

La CEAS-Sahara, dont le président, M. José Taboada, faisait partie de la délégation espagnole refoulée le 5 juin dernier de l'aéroport d’El Aaiun par les autorités marocaines, a réfuté l'argument selon lequel son organisation serait antimarocaine''.

''Nous ne sommes pas antimarocains, notre unique objectif est que soit effectif le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, reconnu tant par le Tribunal international de La Haye que par les Nations Unies dans plus de 50 résolutions'', a affirmé la Coordination. (SPS)

010/090/700 111826 jun 05 SPS

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