SAHARA PRESS SERVICE
06.10.99
TERRITOIRES OCCUPES / SOLIDARITE : L'association Hourriya/Liberté condamne avec fermeté les agissements répressifs marocains et réclame une enquête.
MAROC /DROITS DE L'HOMME : Le président se réjouît du retour d'Abraham Serfaty
RASD /POLITIQUE : Le conseil des ministres invite le gouvernement marocain à lever les obstacles sur la voie du plan de paix
TERRITOIRE OCCUPE / REPRESSION : Incorporation forcée d'une centaine de jeunes Sahraouis dans l'armée marocaine
RASD/JAPON / SOLIDARITE : L'association Japon-Sahara condamne le Maroc et exige des mesures urgentes des Nations-Unies
RASD / VATICAN : Le président appelle le pape pour une intervention urgente en faveur des droits de l'homme dans les territoires occupés
03.10.99
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION : Roundup
RASD/HONGRIE/SOUTIEN : Les observateurs hongrois préoccupés par les violences de "la place de Dcheira"
RASD/ESPAGNE/PAYS BASQUE/SOLIDARITE : Le parlement basque condamne la répression a el-Aaiun
TERRITOIRE OCCUPE / MANIFESTATION / APPEL : Le gouvernement appelle la communauté internationale à intervenir pour faire cesser le carnage
TERRITOIRE OCCUPE / MANIFESTATIONS/ MEDIAS : Une trentaine d'étudiants blessés, selon l'AFP
SPS 001
TERRITOIRES OCCUPES / SOLIDARITE
L'association Hourriya/Liberté condamne avec fermeté
les agissements répressifs marocains et réclame une
enquête.
Chahid el-Hafed, 06/10/99 (SPS) - L'association française Hourriya/Liberté, prenant connaissance des événements sanglants survenus dernièrement dans les territoires occupes de la RASD "condamne avec fermeté de tels agissements" et "réclame qu'une enquête soit menée sur les circonstances dans lesquelles des personnes sont décédées et d'autres ont été blessées", alors qu'elles manifestaient pacifiquement et exige que tous ceux qui sont détenus recouvrent immédiatement leur liberté. Elle juge que la répression d'une manifestation pacifique constitue "une violation flagrante du droit fondamental à la liberté d'expression garantie à ce titre par la déclaration universelle des droits de l'homme et par les traités internationaux relatifs aux droits humains que le Maroc a ratifiés", rapporte un communiqué qu'elle avait publié mardi à Paris.Le communiqué relate les faits depuis le 10 septembre, et dénonce "la répression que pratiquent les autorités marocaines à El Ayoune au Sahara Occidental" et rappelle que des centaines de familles de Sahraouis sont toujours dans l'attente d'informations sur le sort des membres de leur famille "disparus" et lance un appel pour qu'une nouvelle approche soit adoptée en vue du règlement définitif et équitable du dossier de la disparition forcée au Maroc.
Le bilan de cette intervention meurtrière, souligne le communiqué serait, "au moins, de deux morts, des dizaines de blessés et des centaines de disparus". et que "les forces de sécurité ont poursuivi les personnes blessées dans l'hôpital Moulay al-Mahdi, ce qui a empêché nombre d'entre elles de recevoir les soins nécessaires", ajoutant que les médecins ont reçu l'ordre des autorités Marocaines de ne délivrer aucun certificat médical.
L'association avise que depuis le 29 septembre, l'état d'éxception est décrété sur tout le territoire, sous le commandement du général Hosni Benslimane, dépêché deRabat, entraînant la prise en charge par l'armée des opérations de police. (SPS)
030/090
061205 oct 99retour
SPS 002
MAROC /DROITS DE L'HOMME
Le président se réjouît du retour d'Abraham
Serfaty
Chahid el-Hafed, 07/10/99 (SPS) - Le président, M. Mohamed Abdelaziz, "se joint à ceux qui se réjouissent du retour de l'opposant marocain, M. Abraham Serfaty, dans son pays" et exprime au nom du peuple sahraoui l'expression de leur reconnaissance à un frère marocain qui a su "prendre tous les risques" à ses côtés, a indiqué un message rendu public mardi par la présidence. "Sachant compter sur votre vigilance et votre charisme" qui ne manqueront pas de contribuer au recouvrement des droits du peuple sahraoui, a escompté le président, soulignant que les peuples sahraoui et marocain sauront "construire ensemble un avenir de paix et de fraternité dans le respect mutuel", ouvrant ainsi à l'ensemble du Maghreb la voie pour son plein épanouissement.Le chef de l'état qui a relaté brièvement le parcours glorieux du militant marocain et les souffrances qu'il a enduré pour le triomphe de la liberté et de la justice a rappelé ses positions courageuses vis a vis de l'annexion du Sahara Occidental par le Maroc de Hassan II en 1975, rappelant sa dénonciation de cette agression et louant sa conscience, sa préoccupation et ses avertissements des dangers du chauvinisme et des menaces que fait peser une telle action sur la stabilité dans la région.
M. Serfaty s'est engagé aux côtés du peuple sahraoui dans ses revendications légitimes des les premières heures pour la souveraineté et l'independance totale. il avait été libéré le 13 septembre 1991 après 17 (dix sept) années passées en prison et banni pendant pendant 8 (huit) ans avant d'être réhabilité par Mohamed VI le 30 septembre dernier qui lui a permis de rentrer au pays ou il fut accueilli en héros, rappelle-t-on. (SPS)
030/090/100
071156 oct 99retour
SPS 003
RASD /POLITIQUE
Le conseil des ministres invite le gouvernement marocain à
lever les obstacles sur la voie du plan de paix
Chahid el-Hafed, 06/10/99 (SPS) - Le conseil des ministres a invité le gouvernement marocain à lever "les obstacles qu'il ne cesse de créer" sur la voie de la mise en oeuvre du plan de règlement et "notamment sa dernière tentative pernicieuse visant à transformer le droit de recours en une nouvelle identification du requérant", a annoncé un communiqué publié mercredi par le ministre de l'information.Passant en revue les derniers développements du plan de règlement, l'exécutif, réuni sous la présidence de M. Mohamed Abdelaziz, président de la RASD, a réitéré son adhésion aux efforts visant l'organisation d'un référendum libre et juste en juillet 2000, réaffirmant que la solution du problème du Sahara Occidental "réside dans les urnes".
Réuni pour la première fois après sa formation, le nouveau gouvernement a salué "hautement les courageux soulèvements" des populations dans les territoires occupés et leur "résistance farouche face aux méthodes de répressions sauvages commises par les forces d'occupation" réaffirmant ainsi leur refus du fait accompli de l'occupation marocaine et de leur volonté de vivre libres et indépendantes, a ajouté le communiqué.
Le conseil des ministres a lancé un "appel pressant" en direction de la communauté internationale et des forces de défense des droits de l'homme pour garantir la protection des populations civiles qui ne font "qu'exprimer pacifiquement" leurs revendications légitimes, invitant le peuple sahraoui à se solidariser avec ses frères éprouvés par les souffrances physiques et morales. (SPS)
030/090/150
071210 oct 99retour
SPS 004
TERRITOIRE OCCUPE / REPRESSION
Incorporation forcée d'une centaine de jeunes Sahraouis dans
l'armée marocaine
Chahid el-Hafed, 07/10/99 (SPS) - Un groupe d'une centaine de jeunes sahraouis d'El Aaiun, la capitale occupée du Sahara Occidental, de Tan-Tan et Assa (sud du Maroc) ont été incorporés de force dans l'armée marocaine et au "Makhzen" et déplacés à Agadir (à l'intérieur du Maroc), pour passer l'instruction militaire dans la perspective de les éloigner de leur patrie et de les contenir, a-t-on appris de source proche du ministre des territoires occupés et de la diaspora.Cette campagne de recrutement obligatoire qui vise les jeunes Sahraouis vivant dans les territoires occupés et au sud du Maroc dans les rangs de l'armée et du "Makhzen" a été lancée après les émeutes sanglantes de "la place de Dcheira" survenues la nuit du 22 au 23 septembre dernier à El Aaiun dans une tentative des nouvelles autorités militaires qui ont succédé à la direction de la sécurité du territoire, la fameuse DST, de forcer la jeunesse à la soumission et au fait accompli de la colonisation, a relevé la même source.
Les chefs des tribus sahraouiess (chioukhs) ont été forcés à coopérer dans cette nouvelle manoeuvre et à présenter aux autorités marocaines leurs fils et leurs parents, fichés par les services de sécurité comme éléments "subversifs", a ajouté la même source.
La campagne d'incorporation forcée intervient après les manifestations réprimées dans le sang qu'avaient connu la semaine dernière les territoires occupés et le sud du Maroc, rappelle-t-on. (SPS)
030/410/210
071315 oct 99
SPS 005
RASD/JAPON / SOLIDARITE
L'association Japon-Sahara condamne le Maroc et exige des mesures
urgentes des Nations-Unies
Chahid el-Hafed, 07/10/99 (SPS) - L'association Japon-Sahara a "condamné énergiquement l'atrocité" avec laquelle ont été réprimé dernièrement les manifestations pacifiques dans les territoires occupeés et a exigé des Nations-Unies et du Conseil de sécurité des "mesures urgentes et concrètes" pour assumer leurs responsabilités de protéger les populations civiles sahraouies exposées à toutes les formes de répressions, a annoncé un communiqué qu'elle a rendu public mardi à Tokyo.L'association a exprimé en même temps ses préoccupations pour la vie et le devenir de centaines de jeunes Sahraouis détenus à la suite des "représailles", qualifiant cette façon d'agir du Maroc d'humiliante.
Le communiqué souligne que le gouvernement marocain ne montre aucun signe de bonne volonté pour organiser un référendum objectif, juste et libre au Sahara Occidental, mais cherche seulement la possibilité d'ignorer ce résultat et imposer sa thèse imitant Djakarta dans le cas du Timor Oriental.
L'association a lancé un appel pour que le gouvernement espagnol "liquide toute sa dette historique envers le peuple sahraoui" qui vit depuis un quart de siècle sous l'occupation militaire illégale du Maroc contraire au droit international. (SPS)
030/090
071703 oct 99retour
SPS 006
RASD / VATICAN
Le président appelle le pape pour une intervention urgente en
faveur des droits de l'homme dans les territoires occupés
Chahid el-Hafed, 07/10/99 (SPS) -Le président M. Mohamed Abdelaziz a demandé au pape Jean-Paul II "une intervention urgente pour alléger les souffrances des innocents Sahraouis sans défense" qui ont été brutalisés sauvagement par les forces de sécurité marocaines" durant les dernières semaines du mois de septembre dans les territoires occupés de la RASD, a indiqué un message de la présidence publié le 2 octobre à Bir Lahlou.Le chef de l'état a relaté au pape le début du conflit du Sahara Occidental et ses péripéties depuis l'agression marocaine en 1975 jusqu'aux derniers développements qui ont abouti à l'accord des deux parties d'organiser un référendum libre, juste et transparent qui permettra au peuple sahraoui d'exercer son droit légitime à l'autodétermination et à l'independance.
M. Mohamed Abdelaziz a affirmeé que les dernières semaines de septembre au Sahara Occidental ont été une "répétition de l'expérience tragique du Timor Oriental" demandant au pape d'user de son influence pour apporter la protection aux civils sahraouis "victimes des atrocités, du vandalisme et de la destruction de leur foyer".
Faisant remarquer que l'atrocité a dépassé ces derniers jours un stade qu'elle n'a jamais atteint depuis l'occupation du territoire, le président a signalée que le Maroc continue à user de "nouveaux subterfuges" pour empêcher l'organisation du référendum au moment où tous les efforts de la communauté internationale sont concentrés sur les voies et moyens à même de mettre fin à l'injustice et à rapprocher le jour ou le peuple sahraoui retrouvera enfin un toit sous le soleil.(SPS)
010/090/100
071757 oct 99
SPS 001
Territoires occupés / répression 1/5
Roundup
Chahid el-Hafed, 03/10/99 (SPS) - La semaine sanglante qu'a connu la capitale sahraouie sous l'occupation marocaine, el-Aaiun, à partir du 23 septembre dernier et qui avait culminé par la boucherie de "la place de Dcheira", avait débuté par un sit-in organisé par quelques centaines d'étudiants dans six tentes qu'ils avaient dressées devant le siège de l'administration marocaine pour protester contre la politique d'obstruction de Rabat à l'encontre du plan de règlement onusien au Sahara Occidental et ses manoeuvres dilatoires qui visent chaque fois à retarder la date du référendum.
Ces manifestations pacifiques vont dégénérer par la suite. Des émeutes sanglantes entre les forces de l'ordre aidées par des miliciens déguisés en civils s'étaleront tout au long de la semaine et les manifestations embraseront les autres villes occupées et les villes marocaines frontalières qui regroupent une importante diaspora sahraouie.Le bilan, encore provisoire puisque les informations filtrent difficilement, fait état de deux morts, une femme, Taoubali Khnatha et un homme, Latrach, des dizaines de blessés qui ont été poursuivis même à l'hôpital et des milliers de disparus.
Selon des sources dignes de foi les observateurs de la MINURSO ont été éloignés de leur hôtel qui se situe en face de "la place de Dcheira" pour permettre aux forces de police, de gendarmerie et aux forces auxiliaires d'opérer sans témoins.
Driss Basri dépêché depuis Rabat prend le commandement des opérations et lance, tard dans la nuit du 23 septembre, une intervention meurtrière contre les manifestants en utilisant les armes à feu, les gaz lacrymogènes et les jets d'eau bouillante.
Le 25 septembre le président Mohamed Abdelaziz demande à l'ONU d'assurer la protection des populations civiles dans les territoires occupés dans un message qu'il envoie au secrétaire général de l'ONU M. Kofi Annan. Le chef de l'état a attiré son attention sur ces violences policières , déplorant que la MINURSO n'a pas voulu intervenir pour apporter le minimum de secours aux civils livrés à la "persécution des forces de répression marocaines", précisant que les forces de sécurité marocaines ont fait usage d'armes à feu contre des manifestations pacifiques.
La barbarie a été telle que les journaux marocains n'ont pas pu passer sous silence cette boucherie. Le journal "al-Mounaddama" reconnaissait que "les forces de l'ordre sont intervenues violemment pour disperser des manifestations à durée illimitée, organisée à el Aaiun, depuis vendredi 10 septembre", déplorant que "les forces de sécurité aient poursuivi les personnes blessées dans l'hôpital, empêchant nombre d'entre elles de recevoir les soins nécessaires".
Le ministre de l'urbanisme marocain, Mohamed Yazgui, humilié par le carnage à el-Aaiun, avait exprimé ouvertement son opposition aux "méthodes policières" pratiquées au Sahara Occidental. Le porte parole du palais reconnaissait que "le conflit du Sahara Occidental a été mené avec une main de fer", et sa gestion avait été "durant les deux dernières décennies, le monopole exclusif du ministre de 'intérieur, Driss Basri et du roi".
Les manifestations reprendront dans la nuit du lundi à mardi à el-Aaiun. Les manifestants brûleront cette nuit cinq voitures dont un véhicule cellulaire de la police. des milliers de personnes en provenance de Smara et de Tan-Tan viendront par la suite soutenir les doléances des manifestants et proclamer leur rejet de la politique du régime de Rabat vis-à-vis du plan de paix et exigeant un minimum de dignité pour les Sahraouis sous l'occupation.
La ville de Smara occupée se joint le 24 septembre au mouvement et organise des manifestations réclamant l'indépendance nationale et protestant contre les pratiques médiévales du régime de Rabat.
A Tan-Tan et devant l'hôtel de ville une autre manifestation sera organisée par la diaspora sahraouie pour protester contre le massacre de "la place de Dcheira". Les participants à cette manifestation brandissaient des pancartes réclamant la libération des disparus et affirmant leur solidarité avec leurs frères victimes de la répression.
Après un mutisme total sur ces événements, Patricia Tomé, porte parole de la MINURSO, affirmait que "les manifestants ont lancé des pierres, incendié des voitures et brisé des fenêtres de boutiques pour protester contre la violence de la police marocaine lors de son intervention pour disperser une marche pacifique la semaine passée". L'agence Reuters qui a rapporté cette déclaration constatait que des affrontements d'une telle ampleur n'ont jamais eu lieu depuis le cessez-le-feu en 1991, précisant que des officiers marocains ont reconnu qu'il y a "des blessés parmi les manifestants".
Selon les témoignages recueillis sur place par l'AFP, les policiers ont recruté des civils pour les aider a "mater les Sahraouis". Plusieurs maisons de citoyens sahraouis ont été saccagées et brûlées dans les journées du 27, 28 et 29 septembre. "A plusieurs endroits de la ville les policiers et miliciens ont également été vus pillant des magasins appartenant à des Sahraouis et chargeant les marchandises ainsi volées dans des fourgons cellulaires", a ajouté une dépêche de l'AFP datée du 1er octobre.
"La police a été aussi violente à l'égard des 150 à 200 jeunes qui ont été appréhendés" et ceux qui ont été relâchés sont sortis avec "des visages tuméfiés et souvent avec des dents cassées", a constaté sur place un journaliste de l'AFP, qui indique que les mères de familles ont également manifesté dans la principale artère d'el-Aaiun "pour réclamer la libération des Sahraouis arrêtés la veille".
Des milliers de militaires ont été "amenés en renfort pour assurer la sécurité" dans la ville et contrôler les bidonvilles où réside la population sahraouie à Hay Maatala, Zemla et les campements dits "el Wehda", rapporte toujours l'AFP qui souligne que le wali de el-Aaiun aurait reçu des pouvoirs de Mohamed VI "qu'il n'avait pas dans le passé" et que le roi a nommé un nouveau directeur de la DST, le colonel-major Hamidou Laanigri.
Des affrontements auront lieu entre les Sahraouis qui brandissaient le drapeau de la RASD et les colons marocains organisés en milice, encadrés par les forces de sécurité, se déplaçant en groupe de 40 a 60 personnes et saccageant tout ce qui appartenait aux Sahraouis, avait indiqué un communiqué du ministère des territoires occupés et de la diaspora. Plusieurs voitures de l'état ont été incendiées. Un véhicule de la MINURSO a été abîmé
Ce mouvement insurrectionnel a embrasé toutes les villes du Sahara Occidental et du sud du Maroc où réside une communauté sahraouie, des actions d'insubordination et des manifestations ont eu lieu à Goulimine et Tan-Tan, les établissements scolaires et publics ont été fermés, un couvre feu instauré à el-Aaiun.
Dans une dépêché publiée jeudi dernier l'AP constate que el-Aaiun "a connu ces derniers jours des troubles" marqués par des manifestations "sévèrement réprimées par la police marocaine et par quelques scènes de pillages" et confirmé la nomination de Laanigri qu'elle considère "comme l'une des clefs de voûte des puissants relais de Driss Basri" dans l'appareil répressif marocain.
Les semaines de violences au Sahara Occidental et au Sud Maroc ont occasionné des pertes en vies humaines, des blessés et des milliers de disparitions selon la radio nationale sahraouie qui se fait l'écho depuis le début des événements des activités de solidarité et des meetings organisés par les réfugiés dans leurs camps en signe de solidarité avec leurs concitoyens soumis à toutes les formes de répressions dans les territoires occupés.
Le gouvernement sahraoui lancera jeudi un "appel pressant" à la communauté internationale pour intervenir en ces moments douloureux auprès des autorités marocaines dans le but de "faire cesser le carnage au sein des populations civiles dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a rapporté un communiqué du ministère des territoires occupés et de la diaspora.
Le communiqué dresse un bilan sombre des événements durant les trois semaines d'émeutes et met en relief "l'intervention brutale" des forces de répression contre les civils "qui protestaient pacifiquement devant les locaux de l'ONU à el-Aaiun" affirmant que les forces de sécurité "n'ont pas hésité à tirer a bout portant sur les manifestants" tuant ou blessant un grand nombre d'entre eux.
L'état d'exception décrété depuis mercredi sur l'ensemble du territoire du Sahara Occidental et la prise en charge des affaires du pays par le général Hosni Bensliman dépêché depuis Rabat n'est pas de bonne augure, souligne le communiqué, qui constate que les premières mesures "musclées" entreprises par "le nouvel état major" à el-Aaiun ont commencé par le "quadrillage" de la ville et la "substitution" des commissaires de police par des officiers supérieurs de l'armée en plus d'un "black out général" qui a obligé des touristes en provenance des Iles Canaries de rebrousser chemin.
Un calme relatif règne à l'état actuel dans la ville d'el Aaiun qui demeure en état de siège depuis mercredi dernier quadrillée par des milliers de militaires sous le commandement du général Hosni Bensliman qui ont remplacé la police. Une nouvelle édition du colonel Bigeard, version Maroc, est en train de se renouveler au Sahara Occidental à la veille du 21ème millénaire sous le nez de l'ONU et de la communauté internationale. (SPS)
010/090
031102 oct 99
SPS 006
RASD/Hongrie/soutien
Les observateurs hongrois préoccupés par les violences
de "la place de Dcheira"
Chahid el-Hafed, 03/10/99 (SPS) - Le groupe des observateurs hongrois pour l'organisation du référendum au Sahara Occidental a exprimé mercredi "sa très grande préoccupation" vis-à-vis des "violences entreprises par les forces marocaines" au Sahara Occidental la semaine dernière.Le groupe d'observateurs qui dépend du centre de documentation et d'information pour les droits de l'homme hongrois (INDOK), qui reste attentif aux développements des événements au Sahara Occidental, a souligné que "ces pratiques mettent en danger l'organisation d'un référendum libre, juste et transparent qui garantira l'autodétermination du peuple sahraoui". (SPS)
SPS 007
RASD/Espagne/pays basque/solidarité
Le parlement basque condamne la répression a el-Aaiun
Chahid el-Hafed, 03/10/99 (SPS) - Le parlement basque a "condamné les graves événements à el Aaiun provoqués par les forces d'occupation marocaines" a annoncé un communiqué publié vendredi par le parlement basque.Le communiqué a souligné "la nécessité d'exiger du Maroc l'application des accords qu'il a signés et le respect des droits humains" étant une condition "indispensable pour la réussite du plan de paix", sollicitant des Nations Unies "l'adoption des mesures nécessaires" pour garantir la finalisation du corps électoral de manière à empêcher un autre retard dans l'organisation du référendum.Les gouvernements de la communauté européenne, du pays basque et la société basque toute entière ont été sollicités par le parlement pour continuer à "s'intéresser" de près et à appuyer l'organisation d'un référendum juste, libre et transparent au Sahara Occidental en juillet 2000, conformément au calendrier présenté par le secrétaire général de l'ONU considéré par le parlement comme "une garantie d'une paix durable au Maghreb" (SPS).010/090
031205 oct 99
SPS 001
TERRITOIRE OCCUPE / MANIFESTATION / APPEL
Le gouvernement appelle la communauté internationale à
intervenir pour faire cesser le carnage
Chahid-el-Hafed, 01.10.99 (SPS) - Le gouvernement sahraoui a lancé un "appel pressant" à la communauté internationale pour "intervenir en ces moments douloureux" auprès des autorités marocaines dans le but de "faire cesser le carnage au sein des populations civiles dans le territoire occupé du Sahara Occidental", rapporte un communiqué publié jeudi par le Ministère des territoires occupés et de la diaspora.Le communiqué qui dresse un bilan sombre des événements durant les trois dernières semaines a mis en relief "l'intervention brutale" de la police et des forces de sécurité contre les populations civiles "qui protestaient pacifiquement devant les locaux de l'ONU à El Aaiun", affirmant que les forces de sécurité "n'ont pas hésité à tirer à bout portant sur les manifestants" tuant ou blessant un grand nombre d'entre eux.
Les manifestations ont dégénéré en "émeutes sanglantes" dans lesquelles "des centaines de Sahraouis ont été tués, blessés ou portés disparus" alors que des milliers d'autres font l'objet de détentions arbitraires dans "des camps de concentration improvisés dans les casernes militaires", a ajouté le communiqué.
Les forces de sécurité et paramilitaires, précise le communiqué, "se sont adonnées au pillage, au vol et au vandalisme" contre les biens des populations "incendiant" leurs foyers et leurs propriétés après les avoir saccagées.
Le communiqué constate que les manifestations et les actes de protestation et de solidarité qui continuent toujours dans la capitale occupée se sont étendues depuis le 24 septembre dernier à plusieurs autres villes du territoire et aux villes marocaines frontalières qui regroupent une diaspora sahraouie.
L'état d'éxeption décrété depuis mercredi sur l'ensemble du territoire du Sahara Occidental et la prise en charge des affaires du pays par le général Hosni Benslimane, dépêché depuis Rabat, n'est pas de bonne augure, souligne le communiqué, qui constate que les premières mesures "musclées" entreprises par "le nouveau état major" à El Aaiun ont commencé par le "quadrillage" de la ville et la "substitution" des commissaires de police par des officiers supérieurs de l'armée en plus d'un "black out général" qui a obligé des touristes en provenance des Iles Canaries de rebrousser chemin. (SPS)
101/090/210
011045 sept 99TERRITOIRE OCCUPE / MANIFESTATIONS/ MEDIAS
Une trentaine d'étudiants blessés, selon l'AFPChahid-el-Hafed, 01.10.99, (SPS) - "Une trentaine d'étudiants ont été blessés dont au moins cinq ont été transportés dans un hôpital militaire" durant la semaine de violence policière à l'encontre des manifestants sahraouis à El Aaiun, rapporte l'AFP dans une dépêche publiée jeudi depuis El Aaiun, capitale du territoire occupé.
Selon plusieurs témoins, a indiqué l'AFP,. "les policiers, parfois aidés de miliciens en civil, ont saccagé des meubles, téléviseurs et appareils électroménagers dans la plupart des appartements dans lesquels ils on pénétré", ajoutant que plusieurs estimations donnent le nombre d'un "centaine de jeunes Sahraouis arrêtés".
L'AFP rapporte que dans la nuit du lundi à mardi une manifestation est descendue dans la rue pour réclamer "des sanctions contre les violences policières" et que des incendies de voitures, pillages de petits négoces et jets de pierre ont eu lieu, avant que "des policiers, à la recherche de manifestants, ne mettent à sac plus d'un trentaine d'habitations de Sahraouis.
Dans la journée du mardi une délégation de mères de famille "venues protester contre les exactions policières et l'arrestation de leurs fils", a manifesté devant l'hôtel de ville à El Aaiun, au moment où "environ 600 Sahraouis ont manifesté dans la principale artère d'El Aaiun" pour réclamer eux aussi "la libération des jeunes Sahraouis arrêtés la veille," a indiqué l'AFP.
Environ un millier de militaires ont été "amenés en renfort pour assurer la sécurité" dans la ville et contrôler les bidonvilles où réside la population sahraouie, à Hay Maatalla, Zemla et les campements dits "El Wihda", a rapporté l'AFP, qui souligne que le wali d'El Aaiun aurait reçu des pouvoirs de Mohamed VI "qu'il n'avait pas dans le passé" et que le roi a nommé un nouveau directeur du DST, le colonel major Hamidou Laanigri.
De son côté l'AP a constaté, dans une dépêche publiée jeudi, qu'El Aaiun "a connu ces derniers jours des troubles sociaux" marqués par des manifestations "sévèrement réprimées par la police marocaine et par quelques scènes de pillage" et confirmé la nomination de Laanigri qu'elle considère "comme l'une des clés de voûte des puissants relais de Driss Basri" dans l'appareil répressif marocain.
Les semaine de violence dans les territoires occupés et au Sud du Maroc ont occasionné des pertes en vies humaines, des blessés graves et des milliers de disparitions, a estimé la radio nationale sahraouie, qui se fait l'écho, depuis le début des événements, des activités de solidarité et des meetings organisés par les réfugiés dans leurs camps, en signe de solidarité avec leurs concitoyens, soumis à la répression sanglante dans les territoires occupés.
010/090/650
011345 Oct 99