SPS 001
RASD/ITALIE
Signature d'un accord de jumelage entre une ville italienne et une
daira sahraouie
Medicina (Italie), 10/10/01 (SPS) - Un accord de jumelage a été signé mardi entre cette ville et la daira de Tifariti pour "le renforcement des relations de coopération et d'aide humanitaire entre les deux villes" a indiqué le maire de Medicina, Nara Rebeki, au cours de la cérémonie de signature de cet accord, assistée par une délégation sahraouie dirigée par le wali de Smara, Abdelakader Taleb Oumar.
"Ces accords de jumelage interviennent à ce moment précis pour renouveler notre engagement aux côtés des Sahraouis dans leur combat légitime pour l'autodétermination et l'indépendance" a souligné Mme Rebeki.
De son côté M. Abdelkader a renouvelé l'engagement du Front Polisario à coopérer avec l'ONU "dans le cadre de l'application du plan de règlement au Sahara Occidental", rejetant "toute autre alternative au référendum".
La délégation qui sillonne l'Italie depuis deux semaines déjà avait visité lundi Rimini, où elle eu des entretiens avec les responsables locaux de cette province italienne.
Le jumelage de Medici porte à 256 le nombre total de villes italiennes jumelées jusqu'à présent avec des dairas et des provinces sahraouies. Les divers responsables italiens rencontrés par les responsables sahraouis, ont été unanimes pour soutenir que l'Italie et l'Europe doivent jouer "un rôle constructif" dans la région du Maghreb, allant dans un sens "conforme au droit et à la légalité internationale" à travers "un soutien actif aux efforts menant au respect du droit du peuple sahraoui à décider librement de son devenir. (SPS)
010/090/100 101750 oct 01 SPS
SPS 002
TERRITOIRES OCCUPES/EXACTIONS
Les geôliers de Tounsi Bechir menacent de l'impliquer dans un
trafic de drogue dans la prison d'El-Aaiun
El-Aaiun (Territoires Occupés), 10/10/01 (SPS) - Les geôliers du prisonnier sahraoui, Tounsi Bechir l'ont menacé de l'impliquer dans un trafic de drogue dans la
prison d'El-Aaiun après lui avoir confisqué son transistor au cours d'une fouille expresse dans sa cellule, a-t-on appris de source digne de foi.
Arrêté en septembre 1999 au cours de l'intifada de "La place D'Cheira", Bechir qui purge une peine de quatre ans, avait observé une grève de la faim de 24 heures en signe de solidarité avec le plus ancien prisonnier politique sahraoui, Sidi Mohamed Deddach. Un geste qui avait fait éclater les foudres du directeur de ce pénitencier qualifié de "prison noire" par les Sahrouis par l'absence de lumière dans ses cellules
Les familles des prisonniers sahraouis craignent maintenant que cette nouvelle forme d'intimidation envers ces hommes détenus pour leur opinion, ne fassent une tache d'huile pour l'utiliser contre les autres détenus dans les prisons de Marrakech, Kenitra, Sough El-Arboua et El-Aaiun.
Par ailleurs, une grève de 24 heures a été observée mardi par les étudiants du lycée d'El-Aaiun pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis au Maroc et dans les territoires occupés. A Assrir (Sud Maroc) cette fois, un Sahraoui, Jaber Arbaui, a été trouvé mourant sur la chaussée près de sa demeure. L'homme est toujours dans le coma à l'hôpital de la ville et son milieux famillial craint qu'il n'ait été précipité du quatrième étage où il habite par des colons marocains, ses voisins. (SPS)
010/090/100 102105 oct 01 SPS
SPS 003-004
RASD/ALGÉRIE/ONU/
La mise en oeuvre du plan de paix est la seule voie vers un
règlement définitif au Sahara Occidental, affirme M.
Baali
New York (Nations Unies), 09/10/2001 (SPS) - L'Algérie s'est déclarée, mardi à New York, convaincue que, malgré les obstacles auxquels le processus de paix se trouve confronté, la seule voie à même de mener à un règlement juste et définitif de la question du Sahara Occidental réside dans la mise en oeuvre du plan de règlement.
Intervenant devant la 56 ème assemblée de l'ONU, M. Abdallah Baali, représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations Unies, a appelé, dans ce contexte, la communauté internationale ''à ne pas faiblir dans son engagement aux côtés de la justice et de la légalité'' et la commission "question de décolonisation" à réitérer ''la validité et la rectitude'' du plan de règlement.
Il a également appelé la commission à souligner ''la nécessité'' de sa mise en oeuvre ''intégrale'' jusqu'à la tenue du référendum d'autodétermination dont le peuple sahraoui, a-t-il relevé, ''n'a jamais douté qu'il aura bien lieu un jour''.
Selon M. Baali, la mise en oeuvre du plan de règlement a rencontré, au fil des ans, des obstacles de différents natures, ''sans jamais cependant remettre en question sa validité ou faire douter de son aboutissement final, tant l'appui de la communauté internationale à la solution référendaire a été ferme, constant et entier''.
''Ces obstacles, a-t-il précisé, ont pu être surmontés grâce à la coopération des deux parties, mais grâce également à l'apport des deux états observateurs du plan de règlement, l'Algérie et la Mauritanie''.
Au cours de son intervention, M. Baali a salué la position de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui ont insisté pour que l'application du plan de règlement se poursuive et ont invité, à cet effet, les deux parties (le Maroc et le Front Polisario) à ''oeuvrer à l'élimination des obstacles auxquels fait face le processus de règlement et à coopérer, à cette fin, avec le Secrétaire Général (de l'ONU) et son Envoyé Spécial''.
Par contre, il a dénoncé la réaction du Secrétariat des Nations Unies qui a tout mis en oeuvre ''pour démontrer l'inapplicabilité du plan de règlement, voire justifier son abandon'' et ''s'est lancé, de son propre chef, sans mandat des Nations Unies, sur une voie parallèle dans la vaine recherche d'une solution politique fondée sur une pseudo-autonomie du territoire''.
Selon M Baali, cette dernière solution s'est révélée ''n'être qu'une formule visant à la consécration du fait accompli et à l'intégration programmée'' du Sahara Occidental à la puissance occupante.
L'ambassadeur Algérien a aussi relevé que ''le glissement insidieux'' dans le langage utilisé dans les derniers rapports du Secrétaire Général de l'ONU, où l'état occupant le territoire du Sahara Occidental est qualifié de ''puissance administrante'', est ''révélateur de la légèreté avec laquelle le Secrétariat s'acquitte des mandats que lui confient les états membres''.
Enfin, M. Baali a affirmé qu'il est établi que le projet d'accord-cadre ''ne peut, en aucune circonstance, servir de base à une solution juste et durable'' de la question du Sahara Occidental et que le plan de règlement continue d'être le seul cadre accepté par les deux parties et bénéficiant de l'appui de la communauté internationale dans son ensemble''. (SPS)
SPS 005-006
RASD/ONU/DECOLONISATION
Les intervenants devant la Commission de décolonisation de
l'ONU continuent à appeler à l'application du plan de
règlement
New-York, 10/10/2001 (SPS) - La Commission de l'Assemblée Générale de l'ONU chargée des questions de décolonisation qui a entamé lundi à New-York son examen annuel des questions de décolonisation, a été marquée par l'intervention de plusieurs pays pour réaffirmer le droit des peuples des territoires encore sous domination coloniale à l'auto-détermination. La situation particulière du Sahara Occidental a été largement évoquée à l'occasion de ce débat. Tous les intervenants ont en effet réaffirmé le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'auto-détermination à travers l'organisation d'un référendum juste, libre et régulier.
A l'instar de la séance de mardi, les débats ont été dominés par la question du Sahara Occidental. Les délégations ont été, en effet, nombreuses à évoquer l'évolution du processus de paix dans le territoire et à faire part de leurs préoccupations quant aux obstacles qui continuent à se dresser sur le chemin du référendum tant attendu par le peuple sahraoui et qui bénéficie du soutien et de l'appui de la communauté internationale.
Un large consensus s'est ainsi dégagé sur la nécessité pour les Nations Unies, le Secrétaire général et son Envoyé Personnel, M. Baker, de continuer les efforts en vue de surmonter ses difficultés et permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination.
Certains pays, dont le soutien et l'engagement aux côtés de la cause du peuple sahraoui sont connus, tels que la Namibie, le Mozambique, Madagascar et le Nigeria ont saisi l'occasion de ce débat pour rappeler l'importance qu'ils attachaient à la mise en oeuvre du plan de règlement et des accords de Houston en ce qu'ils représentent le seul cadre accepté par les deux parties et bénéficiant, de surcroît, du soutien de la communauté internationale.Les intervenants devant la Commission La Namibie et le Mozambique qui ont consacré l'essentiel de leur intervention à la question, ont tenu a rappeler que le Sahara Occidental était une question de décolonisation que les Nations-Unies se doivent de la parachever conformément à leurs responsabilités. La Namibie a indiqué que le plan de règlement demeure le seul cadre pour la résolution du conflit du Sahara Occidental et qu'elle s'oppose et s'opposera toujours à toute tentative visant son abandon. Le Mozambique a estimé, pour sa part, que le temps est venu pour l'ONU et pour la MINURSO de reprendre le processus d'identification devant mener à la tenue du référendum au profit du peuple du Sahara Occidental.
Trinidade et Tobago, intervenant au nom des pays membres du Caricom, a tenu à exprimer les préoccupations du groupe quant au fait que la lutte du peuple sahraoui pour l'exercice de son droit à l'autodétermination n'ait pas abouti et que le référendum prévu par le plan de règlement ne soit toujours pas tenu.
A noter que les délégations du Sénégal et du Burkina Faso se sont singularisées par des prises de positions franchement pro-marocaines en défendant le projet de l'accord cadre comme une alternative au plan de règlement, un point de vue en porte à faux avec la tendance majoritairement exprimée en faveur du plan de règlement, de sa validité et de la nécessité de sa mise en oeuvre. (SPS)
010/090/700 101906 oct 01