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SPS 10.09.04
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Bir
Lahlou, 10/09/04 (SPS) Le Président de la République,
Mohamed Abdelaziz, a déclaré samedi que la mission du
Représentant spécial du Secrétaire
général des Nations Unies, Alvaro de Soto, "ne peut
sortir du cadre défini par les résolutions 1495 et 1541
du Conseil de sécurité", rejetant "toute tentative visant
à sortir le problème du Sahara occidental de son cadre de
décolonisation".
Le problème du Sahara Occidental est un problème de
décolonisation qui reste à achever, il demeure "par
conséquent justiciable de l'exercice par le peuple sahraoui de
son droit inaliénable à l'autodétermination et
à l'indépendance", a tenu à précisé
le Président de la République Arabe Sahraoui
Démocratique (RASD).
Le Front Polisario, a-t-il ajouté, "réitère sa
disponibilité à continuer à collaborer avec les
Nations Unies" pour la mise en application des résolutions 1495
et 1541 du Conseil de Sécurité et "rejette toute
tentative visant à sortir le problème du Sahara
occidental de son cadre de décolonisation opposant le peuple
sahraoui à l'occupant marocain", préconisant "la mise en
application du Plan de Paix de M. Baker, en tant que solution politique
optimale du conflit du Sahara occidental".
Voilà ci-dessous le texte intégral de la
déclaration :
"
République
Arabe
Sahraouie Démocratique
La Présidence
Déclaration
de S.E.M. Mohamed Abdelaziz Président de la République,
Secrétaire Générale du Front Polisario
Dans le cadre des
efforts des Nations Unies pour une solution juste et durable du conflit
du Sahara occidental, M. Alvaro DE SOTO entreprend actuellement une
tournée dans la région pour rencontrer les deux parties
au conflit, le Front POLISARIO et le Maroc.
A cette occasion le Front POLISARIO
tient à rappeler ce qui suit :
1- La
question du Sahara occidental est un problème de
décolonisation inscrit, depuis quatre décennies, à
l'ordre du jour de la quatrième Commission de l'Assemblée
générale et par conséquent justiciable de
l'exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable
à l'autodétermination et à l'indépendance.
2- Le Front
POLISARIO a toujours coopéré pleinement avec les Nations
Unies en vue du succès de leur entreprise de paix au Sahara
occidental. M. James Baker, dont nous regrettons sincèrement et
profondément la démission en tant qu'Envoyé
Personnel du Secrétaire général de l'ONU, a
trouvé toute la disponibilité et l'engagement du Front
POLISARIO pour l'aider dans ses efforts méritoires pour
l'avènement d'une paix juste et définitive au conflit que
l'agression et l'occupation coloniale marocaine imposent à notre
région depuis presque trente ans.
3- Les
efforts des Nations Unies au Sahara occidental n'ont pu aboutir, les
treize années écoulées, à cause de
l'intransigeance du Maroc et les reniements répétitifs de
ce pays de ses engagements pris devant la Communauté
internationale. C'est le Maroc qui, après l'avoir
accepté, a bloqué l'application du plan de
règlement de 1991 ; C'est encore le Maroc qui, après les
avoir signés, a empêché l'aboutissement des accords
de Houston ; C'est, enfin, le Maroc qui refuse, aujourd'hui, de
souscrire au plan Baker intitulé "Plan de Paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental"
adopté à l'unanimité par le Conseil de
sécurité dans ses résolutions 1495 et 1541.
4- Les
données du problème sont claires et les
responsabilités du blocage bien établies.
Aussi, le Front
POLISARIO recevra, M. Alvaro DE SOTO en sa qualité de
Représentant spécial du Secrétaire
général des Nations Unies dont la mission ne peut sortir
du cadre défini par les résolutions 1495 et 1541 du
Conseil de sécurité qui appellent pour la mise en
application du Plan de Paix de M. Baker, en tant que solution politique
optimale du conflit du Sahara occidental.
5- Le Front
POLISARIO réitère sa disponibilité à
continuer à collaborer avec les Nations Unies pour la mise en
application des résolutions mentionnées du Conseil de
Sécurité et rejette toute tentative visant à
sortir le problème du Sahara occidental de son cadre de
décolonisation opposant le peuple sahraoui à l'occupant
marocain, et à mettre en cause les droits légitimes de
notre peuple à décider librement de son destin.
Le Front Polisario
appelle la communauté des nations à défendre la
légalité internationale au Sahara Occidental et exiger la
tenue d'un referendum d'autodétermination libre, juste et
régulier du peuple sahraoui.
060/090/100 102300 SEPT 04 SPS
SPS
TERRITOIRES
OCCUPES/MANIFESTATION/REPPRESSION
La ville occupée de Smara respire le défi à
l'oppression colonialiste marocaine après la répression
d'un sit-in pacifique
Smara
(territoires occupés) 10/09/04 (SPS) La ville de Smara, Capitale
spirituelle occupée du Sahara Occidental, s'est
réveillé mercredi sous les couleurs du drapeau national
et des pancartes qui portent des slogans hostiles à l'occupation
illégale du Sahara Occidental, suite à la
répression par les autorités coloniales marocaines d'un
sit-in des diplômés-chômeurs sahraouis, qui s'est
tenu du 06 au 07 septembre courant.
Selon une source proche du ministère des territoires
occupés et des communautés, la ville de Smara a
été le théâtre d'un nouveau défi
à l'oppresseur marocain, suite à la répression par
les autorités marocaines d'un sit-in organisé lundi et
mardi derniers par les diplômés chômeurs sahraouis,
qui "revendiquaient leur droits usurpés par l'administration
marocaine".
En réponse aux revendications de ce sit-in pacifique, les CMI et
les forces auxiliaires mobiles du Makhzen avaient "brutalement
dispersé" les manifestants mardi dernier, blessant un nombre de
diplômés et forçant les manifestants à se
disperser.
Le jour suivant, toutes les rues de la ville de Smara ont
été colorés par des ripliques du drapeau national
sahraoui et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans
tels que : " Le POLISARIO est notre représentant, le
militantisme est notre choix et l'indépendance est notre but",
"Nos masses seront un volcan sous les pieds de l'envahisseur
jusqu'à l'indépendance totale", " Il n'y pas de solution
autre que l'indépendance", "Toute la patrie ou le martyr", entre
autres.
Devant cette réaction nationaliste de grande envergure les
forces de l'ordre ont réagi avec rage et frustration,
déployant tous les moyens disponibles pour une réplique
répressive en renforcent l'état de siège dans la
ville occupée et en multipliants les postes de contrôles
à l'intérieur même de Smara pour intimider la
population sahraoui.
Smara aujourd'hui "est dans un état de défi à
l'oppresseur marocain et les sahraouis sont prêts à
affronter tout acte de représaille de la part des forces de
l'administration coloniale", a indiqué par
téléphone le correspondant de SPS dans les territoires
occupés.
Ces événements, a-t-il assuré, coïncident
"intentionnellement avec la 5eme anniversaire de la glorieuse intifadha
d'El Aaiun de 1999, qui s’est propagé dans toutes les villes
occupés du Sahara Occidental du 09 septembre 1999 jusqu'au
début de l'an 2000, et durant laquelle toutes les composantes du
peuple sahraoui se sont clairement prononcé contre le fait
accomplit marocain au Sahara Occidental, exprimant leur rejet de
l'occupation illégale de leur territoire et condamnant la
passivité de l'ONU, représenté par sa mission sur
le terrain, la Minurso".
Durant cette intifadha de septembre 1999, rappelle-t-on, des centaines de sahraouis, notamment des étudiants, des chômeurs diplômés, des travailleurs, des femmes, et des handicapés, s'étaient entassées dans six tentes qu'elles ont dressées devant le siège de l'administration marocaine et en face de l'hôtel de "Negjir", où résident les membres de la MINURSO à El Aaiun, située dans l'avenue de la Mecque, pour protester contre la politique d'obstruction de Rabat à l'encontre du Plan de règlement onusien au Sahara Occidental et contre la politique coloniale répressif adopté par Rabat contre la population sahraoui.
Cette manifestation pacifique a été réprimée dans le sang, le 23 septembre 1999, par les forces de la Gendarmerie royale, la police, les forces auxiliaires et les forces d'intervention rapides, sous la conduite directe du tristement célèbre ex-ministre marocain de l'Intérieur Driss Basri, dépêché pour les circonstances depuis Rabat.
Des centaines de personnes blessées au cours de ces manifestations n'ont pas été admises dans les hôpitaux et ont été laissées à leur sort tandis que des centaines d'autres ont été portées par les forces d'oppression et abandonnées à leur sorts et blessures en dehors de la ville.
La barbarie de l'oppresseur a été telle, que même les journaux marocains réputés pour leur alignement sur la politique de Rabat sur le Sahara Occidental n'ont pu passer sous silence cette boucherie.
Le journal "Al Mounaddama", porte-parole du Parti de gauche l'Organisation du Travail Démocratique du fameux opposant Ben Saaid Ait Idder, avait révélé le 25 septembre 1999 que "les forces de l'ordre sont intervenues violemment pour disperser des manifestations à durée illimitée, organisées à El Aaiun depuis le vendredi 10 septembre", déplorant que "les forces de la sécurité aient poursuivi les personnes blessées dans l'hôpital, ce qui a empêché nombre d'entre elles de recevoir les soins nécessaires".
Le ministre de
l'urbanisme, Mohamed el Yazghi, membre du gouvernement Youssoufi en
pouvoir à cette date, s'était déclaré alors
humilié par le massacre d'El Aaiun, exprimant son opposition aux
"méthodes policières" pratiquées au Sahara
Occidental, avait rapporté un journaliste espagnol, Pedro
Canales, depuis Rabat.
Le 27 septembre 1999, les victimes de cette oppression ont organisé une nouvelle manifestation de protestation, appelant le Gouvernement marocain à ouvrir une enquête pour établir la vérité sur les événements de El Aaiun et juger les responsables de cet acte barbare.
Une fois de plus, les autorités de l'oppression avaient opté pour la politique de main de fer en mobilisant les colons marocains, qui ont formé des milices armées pour soutenir leur force d'occupation dans sa répression de la population sahraoui.
A défaut d'intervenir pour protéger ces innocents livrés à leur bourreau, la Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum (MINURSO) s'était retranchée dans un mutisme complet, se refusant à tout commentaire public sur ces événements, rappelle-t-on encore. (SPS)
060/090/000
101329 SEPT 04 SPS
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