SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ENLEVEMENT
Hmad hammad localisé dans les locaux de la police judiciaire marocaine après 14 heures de disparition forcée

10.08.05




El Aaiun (territoires occupés) 10/08/2005 (SPS) L’activiste sahraoui des droits humains et ancien prisonnier politique, Hmad Hamad, a été localisé dans les locaux de la police judicaire à El Aaiun, mardi soir au environs de 22.00 h (GMT), après avoir été enlevée dans la matinée par 8 agents de police marocains, à 08.30h (GMT) de sa maison, et conduit vers une destination inconnu, a rapporté le correspondant de la SPS.

"Enlevé le matin, il n’a pas été localisé par sa famille dans les locaux de la police judiciaire que 14 heures après. La famille a pu le voir et il leur a affirmé qu’il a été menotté et les yeux bandées pendant toute la journée", indiqué la même source, ajoutant que l’activiste a déclarée son "adhésion à la grève de faim lancée mardi par tous les prisonniers politiques sahraouis à la Caercel Negra d’El Aaiun, à la prison local d’Ait Melloul et dans la prison d’Oukacha à Casablanca".

Ce fervent militant sahraoui récupérait des blessures profondes infligées par les forces du GUS pour avoir transporté des blessés sahraouis au cours des manifestants pacifiques le 17 juin dernier à El Aaiun.

L’homme s’était retranché le 12 juillet dernier dans un ancien centre culturel espagnol, "Casa Espana", pour protester contre les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental et réclamer la libération des prisonniers politiques sahraouis aux mains du Maroc, avant d’en être délogé le même jour par la force. Il sera libéré deux jours après, grâce à l’intervention du Gouvernement d’Espagne.

Agé de 45 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait en 1990 demandé l'asile politique à l'ambassade d'Espagne à Rabat, avant que celle-ci ne le remette aux autorités marocaines. Arrêté en 1997 et soumis à toute sorte de tortures physique et morale durant 12 jours dans les locaux de la police coloniale marocaine à El Aaiun, il sera par la suite licencié et ses biens confisqués en 2002 comme mesures de dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits humains, rappelle-t-on.

Les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir)  ont déclenché mardi une grève illimitée de faim pour réclamer le retour des cinq activistes sahraouis des droits humains déportés le 1er août dernier vers des prisons marocaines, a annoncé un communiqué du ministère des territoires occupés, publié mardi.

Les autorités coloniales marocaines avaient déporté dans la nuit du 31 juillet au 1er août, cinq des activistes sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud dans des coffres de voitures de police sur une longue distance pour échouer dans les prisons de Ait Melloul pour le premier et dans celle d’Oukacha pour les quatre autres.

Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août dernier, a passé à une deuxième phase de sa grève en refusant à partir du mardi de prendre de l’eau et du sucre. Son état de santé, très précaire traînant plusieurs maladies chroniques, s’empire toutes les heures, a indiqué une source proche de sa famille (SPS)

060/090/ALG 100129 Août 05 SPS





SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/GREVE DE FAIM
Un prisonnier politique sahraoui transporté en urgence à l’hôpital de la ville après 8 jours de grève de faim





El Aaiun (territoires occupés) 10/08/2005 (SPS) Le prisonnier politique sahraoui, Abdelaziz Day, condamné le 7 juillet dernier à une peine de 4 ans  de prison ferme réduite le 5 août dernier à 2 ans de prison ferme par la cour coloniale marocaine d’appel, à été "transporté à l’hôpital d’El Aaiun suite à la grève de la faim, qu’ont entamé les détenus politiques sahraouis à  la Carcel Negra depuis le 2 août dernier, a indiqué le correspondant de la SPS sur place.

"Affaiblit par son séjour forcée dans la prison noire depuis les débuts du mois de juin, il n’a pas pu supportée la grève de faim lancé depuis le 2 août dernier par les prisonniers politiques sahraouis dans la Carcel Negra en protestation contre l’enlèvement, de la même prison, de 5 de leurs compatriotes, et a refusé de s’alimenter malgré les pétitions de ses camarades. Le jeune homme a finalement perdu conscience et a été transporté à l’hôpital d’El Aaiun dans un état, qualifié de grave", a indiqué la même source.

"Ce n’est que le premier cas, car il est à noter que la santé de plusieurs détenus en grève est critique à cause des sévices et de la torture qu’ils endurent depuis leurs arrestations passant par les interrogatoires et le mauvais traitement", a-t-on indiquée.

Plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé le 2 août dernier une grève de faim illimitée comme une première étape de protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de 5 de leur compatriotes, à savoir Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud, rappelle-t-on.

Cette grève de la faim, a été précédée par une grève de faim de 48 h lancée le même jour par l’activiste sahraouie et prisonnière politique, Aminatou Haidar.

D’autre part, tous les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir) ont déclenché mardi une grève illimitée de faim pour réclamer le retour des cinq activistes sahraouis, joignant ainsi leur autres compatriotes dans une deuxième phase de protestation.

Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août dernier, a passé à une deuxième phase de sa grève en refusant à partir du mardi de prendre de l’eau et du sucre. Son état de santé, très précaire traînant plusieurs maladies chroniques, s’empire toutes les heures, a indiqué une source proche de sa famille.

Le Gouvernement sahraoui avait prévenu que "le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut arriver à Tamek et à ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri", rappelle-t-on. (SPS)

060/090/ALG 100204 AOUT 05 SPS

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ARRESTATIONS
Nouvelles arrestations et tortures de manifestants à El Aaiun

 

 



El Aaiun, (territoires occupés), 10/08/2005 (SPS) Les autorités coloniales marocaines ont arrêtés cinq manifestants sahraouis, parmi lesquels on dénombre deux femmes, qu’ils ont passé à tabac tous les cinq dans différents locaux de la police de la ville avant de les libérer quelques heures plus tard, a constaté le correspondant de la SPS.

Trois de ces manifestants, Boussaoula Ahmed, Balla Mohamed, Chtioui Mahjoub et Ahmed ont été arrêtés durant une manifestation qui s’est déroulée le 8 août aux environs de 20 :00 (GMT et locale) devant le parc provinciale des automobiles à El Aaiun, alors que les femmes, Um Saad Deida Ali Yezid et sa sœur Toumana ont été appréhendées dans une deuxième manifestation qui a eu lieu mercredi à 16 :00 dans la banlieue de la capitale occupée du Sahara Occidental.

Les deux groups ont été passés à tabac dans les locaux de la police et ont été torturés sauvagement par des policiers, ont-ils déclaré.

Par ailleurs, l’activiste de droits humains, Hamiya Ahmed Ould Moussa, doit comparaître ce mercredi devant la justice coloniale marocaine à Dakhla, après un premier report de son jugement le 3 août dernier.

Depuis le 11 juin dernier, M. Hamia, à l’image des autres activistes sahraouis, est sujet aux harcèlements. Les autorités coloniales marocaines lui reprochent ses activités au sein du Comité contre la torture de Dakhla, du Comité des familles des disparus sahraouis, du Comité de soutien à la campagne internationale de protection des activistes sahraouis des droits humains et enfin d’être parmi le groupe empêché par le Maroc de témoigner devant la Commission onusienne des Droits humains à Genève en 2003. (SPS)

010/090/110 101004 Août 05 SPS


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SPS
RASD/ONU/MAROC/INTIFADA
Le Chef de l’Etat appelle l’ONU à "intervenir en urgence" pour protéger les citoyens sahraouis de la répression marocaine

 

 



Bir Lehlou, 10/08/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a lancé "une nouvelle fois", ce mercredi, un appel urgent au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour intervenir immédiatement et assurer la protection des citoyens sahraouis de la répression marocaine, l’appelant à faire pression sur le Maroc pour éclaircir les circonstances et raisons de l’enlèvement mardi dans la matinée par les forces marocaines de l’activiste sahraoui des droits humains, Hmad Hamad.

Le Chef de l’Etat a réitéré l’appelle de son Gouvernement "au Nations Unies, représenté dans le territoire par sa Mission la Minurso, à assurer la protection des citoyens sahraouis des pratiques marocaines, de répression, enlèvements, arrestations, procès iniques et sentences injuste, et de garantir toutes les conditions de sécurité, sûreté ainsi que la liberté de l’expression, la circulation et de démonstration", a notamment souligné le Président de la République dans sa 5ème lettre à Annan en moins de 2 mois.

"L’enlèvement de Hamad Hamad est loin d’être le premier" cas de violations des droits humains dans le territoire, a déploré le Président de la République, qui a insisté à étaler des informations sur les multiples cas d’enlèvements d’activistes sahraouis de droits humains, et de citoyens innocents, qui ne sont coupable que de manifester pacifiquement pour réclamer des droits légitimes reconnus par la communauté internationale, à savoir le droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

Il a en outre tenu à exhorter Annan à sauver La vie des prisonniers politiques sahraouis en grève de faim, pour la plus part depuis le 2 août dernier, dans les prisons de El Aaiun, Ait Melloul et Casablanca, en protestation contre l’enlevement le 1er août dernier de la Carcel Negra des activistes sahraouis, Ali Salem Tamek, Mohamed El moutawakil, Lidri El Houssein, Brahim Noumriya et Laarbi Massoud.

"Nous vous exhortons d’intervenir en toute urgence pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis en grève de faim, face à l’indifférence des autorités coloniale à leurs légitimes doléances, visant sans doute à les liquider physiquement", a averti M. Abdelaziz.

D’autre part, il a appelé part appelé le Secrétaire général des Nations Unies "une nouvelle fois, face à cette escalade de répression marocaine, et à travers vous la communauté international, à intervenir d’urgence" en vue de créer les conditions nécessaires à même de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, à travers un referendum libre, juste et régulier et achever ainsi le processus de décolonisation du Sahara Occidental", a-t-il précisé.

Cette lettre, la 5eme de son genre, intervienne après 4 précédentes lettres que le Président de la République à envoyer à Kofi Annan, le 18 juin, le 19 juillet, le 20 juillet et le 3 août, rappelle-t-on.

Huit agents de police marocains ont enlevé ce mardi à 08 :30 (GMT et locale), l’activiste sahraoui des droits humains et ancien prisonnier politique, Hmad Hamad, de sa maison  à El Aaiun, pour le conduire vers une destination inconnue, a constaté le correspondant de la SPS.

Ce fervent militant sahraoui récupérait des blessures profondes infligées par les forces du GUS pour avoir transporté des blessés sahraouis au cours des manifestants pacifiques le 17 juin dernier à El Aaiun.

L’homme s’était retranché le 12 juillet dernier dans un ancien centre culturel espagnol, "Casa Espana", pour protester contre les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental et réclamer la libération des prisonniers politiques sahraouis aux mains du Maroc, avant d’en être délogé le même jour par la force. Il sera libéré deux jours après, grâce à l’intervention du Gouvernement d’Espagne.

Agé de 45 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait en 1990 demandé l'asile politique à l'ambassade d'Espagne à Rabat, avant que celle-ci ne le remette aux autorités marocaines. Arrêté en 1997 et soumis à toute sorte de tortures physique et morale durant 12 jours dans les locaux de la police coloniale marocaine à El Aaiun, il sera par la suite licencié et ses biens confisqués en 2002 comme mesures de dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits humains, rappelle-t-on.

Plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé le 2 août dernier une grève de faim illimitée comme une première étape de protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de 5 de leur compatriotes, à savoir Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud, rappelle-t-on.

Cette grève de la faim, a été précédée par une grève de faim de 48 h lancée le même jour par l’activiste sahraouie et prisonnière politique, Aminatou Haidar.

D’autre part, tous les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir) ont déclenché mardi une grève illimitée de faim pour réclamer le retour des cinq activistes sahraouis, joignant ainsi leur autres compatriotes dans une deuxième phase de protestation.

Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août dernier, a passé à une deuxième phase de sa grève en refusant à partir du mardi de prendre de l’eau et du sucre. Son état de santé, très précaire traînant plusieurs maladies chroniques, s’empire toutes les heures, a indiqué une source proche de sa famille.

Le Gouvernement sahraoui avait prévenu que "le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut arriver à Tamek et à ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri", rappelle-t-on. (SPS)


060/090/ALG 101834 Août 05 SPS



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