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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ENLEVEMENT Hmad hammad localisé dans les locaux de la police judiciaire marocaine après 14 heures de disparition forcée 10.08.05
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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/GREVE DE FAIM Un prisonnier politique sahraoui transporté en urgence à l’hôpital de la ville après 8 jours de grève de faim
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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ARRESTATIONS Nouvelles arrestations et tortures de manifestants à El Aaiun
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El Aaiun,
(territoires occupés), 10/08/2005 (SPS) Les autorités
coloniales marocaines ont arrêtés cinq manifestants
sahraouis, parmi lesquels on dénombre deux femmes, qu’ils ont
passé à tabac tous les cinq dans différents locaux
de la police de la ville avant de les libérer quelques heures
plus tard, a constaté le correspondant de la SPS.
Trois de ces manifestants, Boussaoula Ahmed, Balla Mohamed, Chtioui Mahjoub et Ahmed ont été arrêtés durant une manifestation qui s’est déroulée le 8 août aux environs de 20 :00 (GMT et locale) devant le parc provinciale des automobiles à El Aaiun, alors que les femmes, Um Saad Deida Ali Yezid et sa sœur Toumana ont été appréhendées dans une deuxième manifestation qui a eu lieu mercredi à 16 :00 dans la banlieue de la capitale occupée du Sahara Occidental.
Les deux groups ont été passés à tabac dans les locaux de la police et ont été torturés sauvagement par des policiers, ont-ils déclaré.
Par ailleurs, l’activiste de droits humains, Hamiya Ahmed Ould Moussa, doit comparaître ce mercredi devant la justice coloniale marocaine à Dakhla, après un premier report de son jugement le 3 août dernier.
Depuis le 11 juin dernier, M. Hamia, à l’image des autres activistes sahraouis, est sujet aux harcèlements. Les autorités coloniales marocaines lui reprochent ses activités au sein du Comité contre la torture de Dakhla, du Comité des familles des disparus sahraouis, du Comité de soutien à la campagne internationale de protection des activistes sahraouis des droits humains et enfin d’être parmi le groupe empêché par le Maroc de témoigner devant la Commission onusienne des Droits humains à Genève en 2003. (SPS)
010/090/110 101004 Août 05 SPS| SPS RASD/ONU/MAROC/INTIFADA Le Chef de l’Etat appelle l’ONU à "intervenir en urgence" pour protéger les citoyens sahraouis de la répression marocaine
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Bir Lehlou, 10/08/2005 (SPS) Le
Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a
lancé "une nouvelle fois", ce mercredi, un appel urgent au
Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour
intervenir immédiatement et assurer la protection des citoyens
sahraouis de la répression marocaine, l’appelant à faire
pression sur le Maroc pour éclaircir les circonstances et
raisons de l’enlèvement mardi dans la matinée par les
forces marocaines de l’activiste sahraoui des droits humains, Hmad
Hamad.
Le Chef de l’Etat a réitéré l’appelle de son
Gouvernement "au Nations Unies, représenté dans le
territoire par sa Mission la Minurso, à assurer la protection
des citoyens sahraouis des pratiques marocaines, de répression,
enlèvements, arrestations, procès iniques et sentences
injuste, et de garantir toutes les conditions de
sécurité, sûreté ainsi que la liberté
de l’expression, la circulation et de démonstration", a
notamment souligné le Président de la République
dans sa 5ème lettre à Annan en moins de 2 mois.
"L’enlèvement de Hamad Hamad est loin d’être le premier"
cas de violations des droits humains dans le territoire, a
déploré le Président de la République, qui
a insisté à étaler des informations sur les
multiples cas d’enlèvements d’activistes sahraouis de droits
humains, et de citoyens innocents, qui ne sont coupable que de
manifester pacifiquement pour réclamer des droits
légitimes reconnus par la communauté internationale,
à savoir le droit à l’autodétermination et
à l’indépendance.
Il a en outre tenu à exhorter Annan à sauver La vie des
prisonniers politiques sahraouis en grève de faim, pour la plus
part depuis le 2 août dernier, dans les prisons de El Aaiun, Ait
Melloul et Casablanca, en protestation contre l’enlevement le 1er
août dernier de la Carcel Negra des activistes sahraouis, Ali
Salem Tamek, Mohamed El moutawakil, Lidri El Houssein, Brahim Noumriya
et Laarbi Massoud.
"Nous vous exhortons d’intervenir en toute urgence pour sauver la vie
des prisonniers politiques sahraouis en grève de faim, face
à l’indifférence des autorités coloniale à
leurs légitimes doléances, visant sans doute à les
liquider physiquement", a averti M. Abdelaziz.
D’autre part, il a appelé part appelé le
Secrétaire général des Nations Unies "une nouvelle
fois, face à cette escalade de répression marocaine, et
à travers vous la communauté international, à
intervenir d’urgence" en vue de créer les conditions
nécessaires à même de permettre au peuple sahraoui
d’exercer son droit à l’autodétermination, à
travers un referendum libre, juste et régulier et achever ainsi
le processus de décolonisation du Sahara Occidental", a-t-il
précisé.
Cette lettre, la 5eme de son genre, intervienne après 4
précédentes lettres que le Président de la
République à envoyer à Kofi Annan, le 18 juin, le
19 juillet, le 20 juillet et le 3 août, rappelle-t-on.
Huit agents de police marocains ont enlevé ce mardi à 08
:30 (GMT et locale), l’activiste sahraoui des droits humains et ancien
prisonnier politique, Hmad Hamad, de sa maison à El Aaiun,
pour le conduire vers une destination inconnue, a constaté le
correspondant de la SPS.
Ce fervent militant sahraoui récupérait des blessures
profondes infligées par les forces du GUS pour avoir
transporté des blessés sahraouis au cours des
manifestants pacifiques le 17 juin dernier à El Aaiun.
L’homme s’était retranché le 12 juillet dernier dans un
ancien centre culturel espagnol, "Casa Espana", pour protester contre
les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental et
réclamer la libération des prisonniers politiques
sahraouis aux mains du Maroc, avant d’en être
délogé le même jour par la force. Il sera
libéré deux jours après, grâce à
l’intervention du Gouvernement d’Espagne.
Agé de 45 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait en 1990
demandé l'asile politique à l'ambassade d'Espagne
à Rabat, avant que celle-ci ne le remette aux autorités
marocaines. Arrêté en 1997 et soumis à toute sorte
de tortures physique et morale durant 12 jours dans les locaux de la
police coloniale marocaine à El Aaiun, il sera par la suite
licencié et ses biens confisqués en 2002 comme mesures de
dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits
humains, rappelle-t-on.
Plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la
prison noire d’El Aaiun ont entamé le 2 août dernier une
grève de faim illimitée comme une première
étape de protestation contre l’enlèvement par les
autorités de répression marocaines de 5 de leur
compatriotes, à savoir Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed
El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud, rappelle-t-on.
Cette grève de la faim, a été
précédée par une grève de faim de 48 h
lancée le même jour par l’activiste sahraouie et
prisonnière politique, Aminatou Haidar.
D’autre part, tous les prisonniers politiques sahraouis à la
Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait
Melloul (Agadir) ont déclenché mardi une grève
illimitée de faim pour réclamer le retour des cinq
activistes sahraouis, joignant ainsi leur autres compatriotes dans une
deuxième phase de protestation.
Par ailleurs, M. Tamek, en grève de faim depuis le 4 août
dernier, a passé à une deuxième phase de sa
grève en refusant à partir du mardi de prendre de l’eau
et du sucre. Son état de santé, très
précaire traînant plusieurs maladies chroniques, s’empire
toutes les heures, a indiqué une source proche de sa famille.
Le Gouvernement sahraoui avait prévenu que "le Gouvernement
marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut arriver
à Tamek et à ses autres compatriotes, El Moutawakil,
Noumria, Massoud et Lidri", rappelle-t-on. (SPS)
060/090/ALG 101834 Août 05 SPS
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