SAHARA PRESS SERVICE


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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION
Arrestation d'un citoyen sahraoui à la suite de la répression d'un
sit - in à Dakhla

10.03.04


Dakhla (territoires occupés), 10/03/2004 (SPS) - Un citoyen sahraoui, Mohamed Fadel Sidina Beray, a été arrêté mardi à la ville occupée de Dakhla par les autorités d'occupation marocaine après la répression d'un sit - in organisé par des citoyens sahraouis, réclamant l'emploi, et des logements octroyé, selon eux ''aux seuls colons marocains'', a indiqué un communiqué de ministère des territoires occupés.

La soeur de la victime, Azouha Beray, a été ''tabassée par les forces de sécurité, et traînée par une voiture de police sur 50 mètres'' alors qu'elle s'opposait à l'arrestation de son frère. ''Elle souffre de graves blessures aux membres et à la tête'', selon ce communiqué publié mercredi, dont une copie est parvenue
à SPS.

''Les forces d'intervention rapide dirigées par le commissaire, Abdessalam, secondé par le directeur des Renseignements généraux, Abderrahman, ont dispersé les manifestants à coups de matraques'', a précisé la même source.

M. Beray ''se trouve toujours aux mains de la police qui le soumet à un interrogatoire musclé depuis 24 heures, interdit de visite de sa famille et d'avocat de défense'', a-t-on ajouté. (SPS)

010/090/110 101950 mar 04 SPS

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SPS
RASD/HCR/MESURES DE CONFIANCES
Le Président de la République appelle le HCR à persuader le Maroc de respecter le caractère humanitaire des mesures de confiance
r

Bir Lehlu, 09/03/2004 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a appelé le HCR à persuader le Maroc de respecter le caractère humanitaire des échanges de visites entre familles sahraouies et à arrêter les manipulations politiques et médiatiques et autres chantages économiques contre les réfugiés et leurs familles.

Dans une lettre adressée au Haut Commissaire du HCR, Ruud Lubbers, le Chef de l'Etat cite des cas de violations des termes des accords convenus entre les parties et "notamment le caractère strictement humanitaire de l'opération", qui a débuté le 5 mars dernier.

A cet égard, il évoque l'organisation à l'aéroport d'El Aaiun, au moment de l'arrivée du premier groupe de famille en provenance des camps de réfugiés, d'une "manifestation à caractère politique en présence d'autorités marocaines avec grandes tentes, drapeaux, banderoles, portraits géants" du monarque marocain.

En outre, les autorités coloniales marocaines ont utilisé la presse locale pour "provoquer les visiteurs et ce dès leur descente d'avion et tout au long de leur séjour", a-t-il ajouté.

"Le lynchage médiatique visait à leur arracher coûte que coûte des déclarations politiques en faveur du Maroc", a relevé le Président de la République, soulignant que "l'affront subi par les forces marocaines en présence de leurs médias a entraîné les prestations injustifiées de celle-ci".

Aussi, a-t-il relevé, "l'encadrement par la police et les services spéciaux des visiteurs" et "le chantage économique" exercé sur les familles hôtes pour persuader leurs proches de ne pas retourner dans les camps de réfugiés, sont entre autres des cas de violations des termes de l'accord convenu entre les parties.

Pour le Président de la République, "une telle attitude est de nature à saper les efforts notables et patients qui ont abouti au lancement de l'opération", appelant le HCR à demander au Maroc de "laisser les visites se poursuivre dans un climat serein et confiant pour le bien des familles concernées".

Revenant sur les clauses des mesures de confiance prônées par l'ONU depuis plusieurs années, le Président de la République a renouvelé la détermination du Front Polisario à coopérer pleinement avec le HCR "en vue de la poursuite et de l'intensification de cette opération".

Toutefois, M. Abdelaziz, réclame "la mise en exécution des autres mesures de confiance" adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU, que le Maroc bloque toujours.

En plus des échanges de visites entre familles séparées par un conflit  de trente ans entretenu par le colonialisme marocain au mépris du Droit et de la légalité internationale, l'ONU propose également l'échange de courrier, des communications téléphoniques et l'organisation de séminaires. Des mesures toujours bloquées par Rabat, rappelle-ton. (SPS)

010/090/100 092140 mar 04 SPS

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SPS
RASD/TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/VISITES
Retour triomphal des visiteurs sahraouis dans les territoires occupés

Chahid El Hafed, 10/03/2004 (SPS) Les familles sahraouis qui étaient en visite à El Aaiun, la capitale occupée du Sahara occidental, dans le cadre des mesures de confiance de l'ONU, sont rentrées mercredi dans les camps de réfugiés, alors que ceux en provenance du territoire sahraoui ont eux aussi regagné le pays, a constaté SPS.

"Nous avons eu un accueil triomphale et très chaleureux de la part non seulement de nos familles respectifs, mais aussi de la part de tous les Sahraouis résidant à El Aaiun et ailleurs", a déclaré à SPS M. Bachir Rir, à sa descente de l'avion de la Minurso qui assure cette liaison hebdomadaire en collaboration avec le HCR.

Dénonçant les "manoeuvres médiatiques marocaines tendant à nous extorquer des déclarations en faveur de la colonisation de notre territoire", il a relevé également que les autorités d'occupation "ont essayé tous les moyens : corruption, chantage des familles hôtes, collaborateurs etc... pour nous amener à cautionner leur occupation" (...) "nos réponses ont parfois été interprétées pour justifier des protestations auprès du HCR", a-t-il ajouté.

Une dame accompagnée de ses quatre enfants s'indigne d'être obligée de remplir des formalités auprès d'agents marocains de sécurités sur son propre territoire, relevant que "la carte démographique du pays a été complètement modifiée en faveur des colons marocains dont le pourcentage avoisine 75% par rapport aux habitants autochtones".

Un jeune de 30 ans, ayant foui l'occupation depuis peu, a exprimé quant à lui sa satisfaction de "pouvoir exprimé librement ses idées dans la ville".

Scandalisé par les tentatives de Rabat de vouloir stopper les visites, M. Amar a déclaré : "Que le Maroc ne s'imagine pas que le HCR remplacera les agents du Makhzen pour étouffer la liberté d'expression à laquelle nous sommes habitués chez nous".

Ils sont 40 personnes au total à bénéficier de cette initiative humanitaire de l'ONU devant permettre à des familles séparées par le mur marocain de défense d'échanger des visites.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, a été envahi en novembre 1975 par les forces armées marocaines qui en occupent les principales villes. Le Maroc a construit autour des ces villes un mur de défense long de plus de 2.000 Km, défendu par plus de 120.000 soldats et autant d'armement lourd, des millions de mines et des milliers de blindés, rappelle-t-on.

Pour l'instant, le Maroc n'a permis qu'aux habitants d'El Aaiun de s'inscrire auprès du HCR, chargé de l'opération, alors que le Front Polisario a ouvert tous les camps de réfugiés aux fonctionnaires de l'organisation pour distribuer les formulaires de demande de visite.

La prochaine navette de cette liaison hebdomadaire doit commencer vendredi prochain. Le HCR n'a pas encore donné le nombre exact des deux côtés. (SPS)

010/090/000 101741 mar 04 SPS 

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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION
Une ONG sahraouie dénonce les menaces et intimidations contre les familles sahraouies bénéficières d'échanges de visites


Aaiun, 10/03/2004 (SPS) L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) a dénoncé les pressions exercées par les services de sécurité et d'intelligence marocains contre la population sahraouie dans les territoires occupés, en marge des échanges de visites récemment organisé par l'UNHCR, exhortant l'ONU et notamment la MINURSO à agir pour la protection de ces citoyens.

Dans un communiqué rendu public mardi, l'Association a indiqué que "la ville de El Aaiun occupé a vécu, pendant plus de cinq jours, un état d'alerte", à la suite de l'arrivée "du premier groupe de 21 membres des familles provenant des camps de réfugiés sahraouis dans le cadre du programme des visites entre famille sahraouies organisé sous les auspices du HCR".

Le Capitaine Hariz El Arbi, "fameux tortionnaire", Directeur des services de Renseignement Général (RG), et l'un des principaux responsables de la séquestration et de la torture de centaines de sahraouis dans les centres de détentions marocains dans les territoires occupés, poursuit ses crimes de violation des droits de l'Homme accompagné par son adjoint, Rabii Abdelhak, qui était à la tête de l'oppression barbare de l'Intifada de El Aaiun en 1999.

Les autorités marocaines, "mobilisent tous les services d'intelligence et tous le système de sécurité dans les rues de El Aaiun", a indiqué l'Afapredesa.

Les dénommés Hariz et Rabii, ont lancé une campagne d'intimidation à l'encontre "des activistes sahraouis", de leurs familles et "de tous ceux qui osent visiter les maisons où se trouvent les cousins venus des camps de réfugiés, ou prendre contact avec eux", a ajouté le communiqué.

En effet, les activistes sahraouis, ex-prisonniers et défenseurs des droits humains, notamment le prix Rafto, Sidi Mohamed Daddach, Mr. Baba Mayara, Salek Bazeid, prisonnier politique récemment libéré avec le groupe d'Ali Salem Tamek, Ghalia Abdellahi Mohamed, activiste et ex-disparue, Ehmad Hammmad, Al ismaili Brahim, Mousamih El Arbi, ont tous été victimes "d'insultes, injures et humiliations", ont reporté des témoins sur place.
  
Ces actes et ces exactions reflètent "la profonde préoccupation du régime de l'occupation", par les conséquences et résultats de ces visites, susceptibles de démentir sa propagande longuement usée, dans laquelle il prétendait que les réfugiés sahraouis "sont des séquestrés contre leur volonté et souffrent de toute sorte d'agression et manque de liberté", selon le texte. (SPS)

060/090/360 101241 mar 04 SPS


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