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SPS Un eurodéputé espagnol appelle l'UE à condamner la politique «répressive» de Rabat
09.12.05
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Madrid,
09/12/2005 (SPS) Le député espagnol au Parlement européenne, Willy Meyer, du
parti de la Gauche unie (Izquierda unida -IU), a appelé, jeudi, l'Union
européenne (UE) à "condamner sans ambages la politique de répression acharnée
exercée par le Gouvernement marocain contre les populations sahraouies".
Le député a, en outre, appelé l'UE à "intervenir activement" pour exiger que
soit mis un terme à cette politique et à la "violation permanente des droits de
l'homme au Sahara Occidental", indique IU dans un communiqué.
"Le Maroc ne peut pas continuer à agir impunément contre ces populations et l'UE
ne peut pas maintenir une attitude d'indifférence face à une situation d'une
telle gravité", a souligné Willy Meyer, rappelant, dans ce contexte, que Rabat
"s'est engagé dans l'Accord d'association conclu avec l'UE, dans le cadre de la
politique de voisinage, à promouvoir les droits de l'homme".
Après avoir dénoncé le "crime politique" perpétré par les forces marocaines
contre le jeune sahraoui Hamdi Lembarki, le 29 octobre dernier, à El Aaiun, et
le "nombre indéterminé d'agressions, tortures, procès iniques, et persécutions
permanentes commises contre les défenseurs des droits de l'homme", le député
s'est interrogé si le Conseil européen est au courant de ces faits et quelles
actions il entend entreprendre. (SPS)
0101/090/700 091220 dec 05 SPS
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SPS Le Président de la République reçoit des délégations européennes en visite à la RASD
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Chahid El Hafed, 09/12/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a reçu jeudi au siège de la Présidence, des délégations d'Espagne et d'Autriche en visite à la RASD depuis quelques jours, a constaté SPS.
"Votre présence parmi nous témoigne de la solidarité et du soutien indéfectible aux droits légitimes du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance", a souligné le Président de la République au cours d'un déjeuner offert à ces délégations, parmi lesquelles figure l'eurodéputée, la socialiste, Karin Scheele à la tête d'une importance délégation autrichienne.
Il a relevé que cette visite intervient à un moment où les territoires occupés du Sahara Occidental sont soumis à une "répression sans précédant" caractérisée par "les arrestations arbitraires, les tortures, les enlèvements, les procès iniques et la fermeture totale du territoire aux observateurs et médias indépendants", pour le seul motif de réclamer pacifiquement des droits garantis par la Déclaration universelle des droits humains.
A cet égard, le Président de la République a invité les observateurs et les médias à "se rendre dans les villes occupées du Sahara Occidental pour évaluer sur le terrain la situation désastreuse des droits de l'Homme au Sahara Occidental", estimant que si le Maroc continue à bénéficier de la compassion de la communauté internationale pour les crimes commis récemment contre les Sahraouis, "cela peut conduire à un véritable génocide contre le peuple sahraoui".
"Les cris de détenus sont un appel de détresse qu'ils vous adressent pour leur venir en aide", a-t-il martelé au cours de cette réception à laquelle étaient convié également des élus locaux, des parlementaires et des maires et des conseillers municipaux d'Aragon, Castilla et Léon, Catalogne, Galicie, Murcie, La Rioja, l'Andalousie, Extremadura, Valence, Navarre et Pays basque.
Une mention spéciale a été accordée par le Président de la République à Mme Karin Scheele, Présidente de l'Intergroupe du Parlement européen "Paix pour le peuple sahraoui", que "les pressions de toutes sortes n'ont réussi à la dévier d'une position de principe de soutien à un peuple colonisé, qui lutte pour sa liberté et son indépendance".
Le Président de la République a également cité l'entrepreneur aragonais, Alejandro Martinez Callen, auquel il a rendu un hommage pour le projet d'adduction d'eau potable aux malades de l'Hôpital national pour lequel son entreprise "Alejandro Moda" a réuni les fonds nécessaire pour son financement et son exécution.
Par ailleurs, Mme Scheele a déploré, dans une déclaration à la presse nationale, qu'"il n'y ait pas de pression internationale suffisante en ce qui concerne la situation au Sahara Occidental".
Elle a également exprimé son "admiration" pour le combat "pacifique et héroïque" mené par les citoyens sahraouis dans les zones occupés et au sud du Maroc, se montrant "confiante dans leur force pour surmonter les obstacles".
Mme Scheele a rappelé que le Parlement européen avait pris la décision de constituer une commission ad hoc devant se rendre au Sahara Occidental afin de vérifier la situation des droits humains, ajoutant que celle-ci s'y rendra probablement dans "la deuxième semaine de janvier prochain, afin de visiter les prisonniers politiques et rencontrer les activistes sahraouis des droits humains. (SPS)
010/090/000 091158 dec 05 SPS
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SPS "Sahara: la dernière colonie", titre d'un documentaire diffusé par la télévision espagnole
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Madrid, 09/12/2005 (SPS) La 2ème chaîne de la télévision espagnole (TVE 2) a diffusé mercredi soir un documentaire intitulé "Sahara: la dernière colonie" qui retrace la genèse du conflit et apporte un éclairage sur la situation actuelle du dernier territoire à décoloniser en Afrique.
"Depuis le mois de mai dernier, l'attention des Sahraouis dans les camps de réfugiés est suspendue aux nouvelles en provenance de El Aaiun et des autres villes du Sahara occupé par le Maroc", a remarqué la commentatrice de la télévision espagnole au début de ce documentaire où apparaissent des jeunes sahraouis manifestant dans la rue et dans des enceintes universitaires.
Des images choc sur la violence de la répression exercée par les forces marocaines contre la population sahraouie et les conditions inhumaines de détention des prisonniers politiques reflètent la situation explosive prévalant dans ce territoire en dépit du fait que 30 ans soient passé depuis son invasion en 1975.
"Vive le Sahara libre et indépendant", clament avec courage des Sahraouis qui arborent le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) face à un déploiement des forces de sécurité marocaines qui répriment sans ménagement les manifestants et les pourchassent à travers les ruelles de El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental).
"La population sahraouie souffre de l'occupation, de la répression quotidienne, particulièrement en cette conjoncture où la zone vit une situation difficile depuis le début de l'Intifada. Les détentions et les séquestrations sont continuelles", a témoigné Aicha Ramadan, épouse de Ali Salem Tamek, activiste des droits de l'homme et figure emblématique de la résistance sahraouie dans les territoires occupés.
Malgré son état de santé détérioré, en raison des grèves de la faim successives qu'il a observées pour protester contre les violations des droits de l'homme, Tamek est détenu depuis des mois à la Carcel negra (prison noire). Bien que les photos montrant les conditions de détention --dignes d'un autre âge -- aient été qualifiées de "montage" par le procureur de El Aaiun, y compris des associations marocaines de défense des droits de l'homme considèrent qu'elles sont authentiques, a noté la télévision espagnole.
"Durant les 2 ans que j'ai passées en prison, j'ai été soumis à tous types de tortures et de traitements inhumains. Les violations des droits de l'homme sont permanentes dans les territoires occupés, notamment ces derniers temps", a affirmé Mahfoud, résidant à Dakhla, qui préfère ne pas apparaître sur l'écran par crainte de représailles.
Brahim Dahane, président de l'Association sahraouie des droits de l'homme, a opté, lui, pour apparaître à visage découvert. Il a été détenu après son interview et accusé de constitution d'une "organisation criminelle".
"J'ai été arrêté et emprisonné en 1987, parce que j'ai manifesté (en faveur de l'autodétermination) à l'occasion de la visite d'une commission technique des Nations Unies conduite par Abderrahim Farah. Moi et d'autres compagnons sommes passés par plusieurs prisons marocaines dans des conditions terribles. Certains d'entre eux y ont laissé la vie", a-t-il dénoncé.
La commentatrice de la télévision espagnole a observé que le Front POLISARIO fait état de la disparition d'au moins 500 Sahraouis au cours de ces 30 dernières années et réclame la libération de 147 prisonniers de guerre sahraouis, en réciprocité avec la libération de plusieurs centaines de prisonniers de guerre marocains.
Mohamed Bendir, un ancien soldat du Front POLISARIO a témoigné sur le génocide perpétré par l'armée marocaine, en 1975, à Tifariti, une garnison militaire à l'époque coloniale espagnole. "Ils ont tué tout le monde, même les chameaux n'ont pas été épargnés", s'est-il remémoré.
"C'est le début d'un exil qui dure déjà depuis 30 ans et de 16 ans de guerre. L'Espagne, puissance coloniale, abandonne le territoire sans assumer ses obligations internationales de décolonisation", a souligné la commentatrice.
Evoquant la période coloniale, la télévision espagnole a relevé qu'au fur et à mesure qu'augmentait l'intérêt économique de l'Espagne pour le Sahara Occidental, les demandes de décolonisation du territoire se multipliaient aux Nations Unies et de la part des Sahraouis.
"1975 est une année cruciale pour la question du Sahara. Alors que (le général) Franco agonise, une mission de l'ONU constate le souhait d'indépendance de la population sahraouie et recommande l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Au mois d'octobre de la même année, la Cour internationale de justice de La Hayes estime qu'il n'existe pas de liens de souveraineté entre, d'une part, le Maroc et la Mauritanie et, de l'autre, le Sahara Occidental. Cependant, Rabat fait une interprétation distincte de l'avis de la Cour et Hassan II annonce une marche de quelque 350.000 Marocains vers le Sahara, la marche verte'', a rappelé le commentaire.
"Au milieu de cette tension, le gouvernement de Franco entretient une double politique: l'une auprès de l'ONU, favorable à la décolonisation, l'autre vis-à-vis de Rabat avec lequel il négocie en secret. Le résultat, sont les accords de Madrid signés le 14 novembre 1975. l'Espagne se retire et cède le territoire au Maroc et à la Mauritanie qui s'empressent de l'occuper. Le 26 février 1976, le drapeau espagnol est ramené et cette même nuit-là le Front POLISARIO proclame, à Bir Lehlu, la République sahraouie", a encore rappelé la commentatrice.
Abordant la question du pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental, le président de la RASD, secrétaire général du Front POLISARIO, M. Mohamed Abdelaziz, a affirmé "nous ne comprenons pas comment l'Union européenne, qui soutient s'en tenir à la loi, au respect de la légalité internationale et à la démocratie, signe en 2005 un accord de pêche avec le Maroc qui incluse les eaux territoriales sahraouies, en contradiction avec l'avis du département juridique des Nations Unies qui stipule que les ressources du Sahara ne doivent pas être exploitées avant la résolution du conflit".
La télévision espagnole a rappelé, à cet égard, que ces ressources sont exclues de l'accord de libre commerce conclu entre Rabat et Washington et que ni les Nations Unies, ni aucun état, ne reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara.
"Le Sahara Occidental est l'un des plus vieux conflits internationaux posés aux Nations Unies. Pour l'ONU et le droit international, c'est un cas clair de décolonisation inachevée dont la solution passe par l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. L'Espagne, en tant qu'ancienne puissance coloniale, assume toujours une responsabilité dans ce conflit et la partie sahraouie souhaite qu'elle joue un rôle plus décisif et plus actif", a souligné la télévision espagnole.
Une responsabilité "politique et historique" admise par le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, Bernardino Leon, qui a indiqué que l'actuel Gouvernement espagnol est "déterminé à impulser une solution et croit avoir la capacité de la faire". "Quant au fond, a-t-il ajouté, le Gouvernement actuel, comme les précédents Gouvernements espagnols, considère que le rôle central (dans le règlement du conflit) revient aux Nations Unies".
"La solution doit être politique, juste, durable et mutuellement acceptable pour les parties. Et c'est dans ce sens que nous devons travailler, sur la base du Plan Baker et du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", a déclaré Bernardino Leon.
Le temps joue-t-il en faveur du Maroc dans ce conflit ? Le Secrétaire général du Front POLISARIO a catégoriquement réfuté cette thèse. "Je crois que le moment est venu d'organiser un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. L'indépendance et l'avènement d'un Etat sahraoui sont irréversibles. Cet aboutissement étant inéluctable, celui contre qui le temps court est le Maroc", a-t-il affirmé. (SPS)
010/090/700 091233 dec 05 SPS
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SPS L'émissaire Président de la République reçu à Pretoria
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Pretoria, 09/12/2005 (SPS) Porteur d'un message du Président de la République, Mohamed Abdelaziz, à son homologue sud-africain, Thabo Mbeki, M. Mhamed Khadad, Membre du Secrétariat National du Front Polisario et coordinateur avec la MINURSO, a été reçu à Pretoria, le 6 décembre 2005, en l'absence du pays du Président Mbeiki, par Sue van der Merwe, vice ministre des affaires étrangères, a-t-on annoncé de source officielle sahraouie.
Le message porte sur "les relations bilatérales entre la RASD et la République d'Afrique du Sud et les derniers développements au Sahara occidental", a-t-on indiqué.
Khadad a également été reçu par M. Ronnie Kasrils, ministre de la sécurité du Gouvernement sud-africain et a eu à Johannesburg, des entretiens avec Kgalema Motlanthe, Secrétaire général de l'African National Congress (ANC), a ajouté la même source.
Les relations aussi anciennes que fraternelles entre le Front Polisario et l'ANC et les perspectives de leur développement ont accaparé une bonne partie des entretiens.
M. Khadad a informé M. Motlanthe des derniers développements que connaît la question sahraouie et notamment la poursuite, depuis plus de six mois, de la résistance pacifique héroïque des populations sahraouies contre l'occupation coloniale marocaine.
Il a en particulier demandé le soutien de l'ANC pour prendre part à une compagne internationale pour condamner les crimes commis par le Maroc à l'encontre des populations civiles sans défense dont le seul crime est d'avoir exprimé pacifiquement leur opinion.
Comme il a appelé pour une action urgente pour la libération immédiate et inconditionnelle des détenus sahraouis qui gisent, dans des conditions inhumaines, dans la prison de la Carcel Negra.
Une invitation, au nom de la direction Sahraouie, pour visiter les territoires libérés de la RASD a été remise au Secrétaire général de l'ANC.
M. Khadad qu'accompagnait M. Tayeb Sadik, chargé d'affaires de l'ambassade de la RASD en Afrique du Sud, a également accordé des interviews à des moyens de la presse écrite et parlée. (SPS)
010/090/100 091246 dec 05 SPS
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