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SPS 09.11.04
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LONDRES, 09/11/2004 (SPS) -
L'Algérie a refusé d'assister à un sommet
quadripartite sur le Sahara Occidental "car non directement
concernée par le conflit", a affirmé le
Ministre d'état, Ministre des affaires étrangères,
M. Abdelaziz Belkhadem.
"L'Algérie a reçu une invitation à assister
à un sommet quadripartite sur le Sahara occidental
initié par des pays avec lesquels elle entretient
d'excellents rapports. Mais l'Algérie a informé ces
parties que la première partie concernée par la
participation à un tel sommet est le Front Polisario, seul et
légitime représentant du peuple sahraoui et que
l'Algérie n'est pas concernée par ce genre de
sommet ", a précisé M. Belkhadem.
Dans un entretien à l'hebdomadaire "El Haouadith" publié
dans sa dernière édition, le chef de la diplomatie
algérienne a indiqué que "les relations
algéro-marocaines s'acheminaient vers un
développement positif n'étaient-ce les revirements
de la partie marocaine et sa tentative d'inclure la question du
Sahara Occidental dans les dossiers bilatéraux".
"Il y a eu des initiatives louables et encourageantes à travers
des contacts et des échanges de visites entre les
responsables des deux pays pour relancer la coopération
bilatérale sur des bases saines et ce après
l'examen de toutes les questions en suspens", a-t-il
rappelé.
"Les
commissions des affaires économiques et des affaires
consulaires se sont réunies à Alger et à
Rabat et nous aurions aimé que l'action se poursuive sur
ce rythme n'étaient-ce les revirements de la partie marocaine,
tantôt à travers ses tentatives d'intégrer la
question du Sahara Occidental dans les dossiers bilatéraux
et tantôt par des décisions concernant les deux pays
sans coordination ni consultation préalables" a-t-il
ajouté en référence à la
décision marocaine d'annuler le visas pour les
algériens sans daigner en informer la partie
algérienne à travers les canaux conventionnels.
M. Belkhadem a réaffirmé la position de l'Algérie
pour une solution dans le cadre de la légalité
internationale estimant que les relations
algéro-marocaines doivent être perçues dans
le cadre de liens unissant deux pays voisins basés
sur la communauté religieuse, historique et
socioculturelle.
Pour le chef de la diplomatie algérienne, le Maroc est
responsable des entraves à l'évolution positive des
relations bilatérales en persistant à
considérer la question du Sahara Occidental comme un
conflit algéro-marocain. L'Algérie considère
que c'est un conflit qui oppose le Maroc et le Front Polisario,
et qu'elle n'est qu'un observateur qui aide à trouver une
solution dans le cadre de la légalité
internationale et conformément au principe du droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination, a-t-il dit.
(SPS)
010/090/700
090904 NOV 04 SPS
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SPS
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Alger, 09/11/2004 (SPS)
L'ancien ministre marocain de l'Intérieur, Driss Basri, a
plaidé lundi en faveur du retour au plan de paix onusien de 1991
qui "demeure toujours valable", estimant que c’est la seule voie
à même de régler définitivement le conflit
du Sahara Occidental sur la base de la légalité et du
Droit internationale.
M. Basri, qui était l'invité de la rubrique "un jour, un
invité" de la chaine III de la Radio nationale
algérienne, a abordé le plan de paix de 1991, qui
précisait les étapes, conditions, voies et moyens
à même d'organiser un référendum
d'autodétermination sous l'égide des Nations
unies.
Pour M. Basri,ce plan de paix onusien, "demeure toujours
valable", rappelant que les "blocages techniques et politiques
des deux côtés dressés devant l'application
de ce plan" ont été surmontés par James Baker
à travers les accords de Houston signés en 1997 entre les
deux partie au conflit, le Front Polisario et le Maroc.
"Que vient faire dans ce plan la période d'autonomie en
question?", s'est interrogé M. Basri, en référence
au dernier plan Baker, "le plan de paix pour l’autodétermination
du peuple du sahara Occidental".
"M. Baker a tenu avec les responsables marocains et ceux du Front
POLISARIO aussi bien à Lisbonne, à Londres
qu'à Houston des séances de travail pour
préciser les normes qui étaient
énoncées dans le plan de paix de 1991. Les
problèmes posés par l'application pratique de ce
plan étaient examinés et amendés en commun
accord avec les représentants du Gouvernement marocain et
onusiens, ainsi que ceux qui représentaient le mouvement
de libération qui est le front POLISARIO", a-t-il
jouté.
L'ancien ministre marocain de l'Intérieur, qui défend
toujours l'organisation d'un référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui, a en outre
indiqué que "tout le problème a tourné
autour de la question de l'identification des sahraouis", en
prévision du
référendum.
"Il fallait arriver conformément aux décisions des
Nations Unies et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA)
entérinées par feu le roi Haasan II, à
Naïrobi (Kénya), à l'organisation d'un
référendum d'autodétermination" au Sahara
Occidental", a rappelé M. Basri, précisant qu'"il fallait
parvenir à un référendum
d'autodétermination clair, loyal, transparent, en dehors de
toute pression militaire ou administrative, et de toutes
pressions
coercitives".
Rappelant que "l'idée du référendum était
acceptée par toutes les parties, à l'organisation
duquel tout le monde travaillait", il a relevé que "ce
sont les mécanismes et les techniques de ce
référendum qui étaient posés ainsi
que la clarification des
concepts".
Dans ce contexte, il a assuré que "le roi Hassan II, d'autres
responsables marocains et lui même avaient travaillé
pour l'organisation d'un référendum", avant de faire part
de ce qu'il a appelé "la déviation" ayant
affecté le processus, à savoir "une période
d'autonomie précédant la tenue de ce
référendum". (SPS)
010/090/700
090929 NOV 04 SPS
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